Prince (musicien)

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Prince

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Prince, 2009.

Surnom Love Symbol
Le Kid de Minneapolis
Le Nain Pourpre
The Artist
Nom Prince Rogers Nelson
Naissance 7 juin 1958 (1958-06-07) (53 ans)
Minneapolis, Minnesota Minnesota
Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale Chanteur, musicien
Genre musical Pop, funk, jazz, rock, R&B contemporain
Instruments Voix, guitare, basse, piano, claviers, batterie, percussions
Années d'activité Depuis 1978
Labels NPG Records, Warner Bros., Columbia Records, Universal
Site officiel Néant
Entourage New Power Generation, The Time, Candy Dulfer, Sheila E., Larry Graham, Maceo Parker

Prince Rogers Nelson, né le 7 juin 1958 à Minneapolis aux Etats-Unis, connu sous le nom de scène Prince, est un chanteur, musicien, compositeur et producteur américain de pop, de funk, de rock et de de R&B contemporain. Il est également acteur.

Sa carrière, entamée en 1978, est l'une des plus prolifiques de l'univers de la pop avec plus de trente albums personnels, auxquels il faut ajouter de nombreux disques produits et composés pour des artistes tels que The Time, Sheila E. ou Larry Graham.

Son plus gros succès commercial est la bande originale du film autobiographique Purple Rain, publiée en 1984 et vendu à plus de 20 millions d'exemplaires[1]. Il est également l'auteur de l'album Sign "☮" The Times, de la musique du film Batman de 1989, des tubes 1999, Kiss, Cream ou encore Sexy M.F.

Multi-instrumentiste, il s'est forgé au fil de son œuvre un aura de créateur ambitieux, avant-gardiste, et, via ses concerts, d'une réputation d'artiste scénique hors-pair, multipliant les soli, les danses ainsi qu'en valorisant les musiciens qui l'entourent[2].

Dans les années 1990, il abandonne son pseudonyme au profit de l'imprononçable pictogramme « Love Symbol » en protestation du contrat qui le liait avec la maison de disques Warner Bros. Il a recouvré son nom de scène original en 2000.

Il fut l'un des premiers à expérimenter la diffusion de sa musique via internet.

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Enfance

Prince Rogers voit le jour le 7 juin 1958 au Mount Sinai Hospital de Minneapolis dans le Minnesota. Il doit son prénom au nom du trio de jazz dont son père est membre, le Prince Rogers Trio. Son père, John L. Nelson, qui possède une ascendance italienne, est en effet pianiste, tandis que sa mère, Mattie Shaw, métisse afro-américaine d'ascendance amérindienne et blanche[3], est une chanteuse de jazz. De profession néanmoins, ils sont respectivement plâtrier et travailleuse sociale. Ils ont un second enfant en 1960, une fille prénommée Tyka Evene. Dans une interview en 1991, John déclare : « Je l'ai appelé Prince car je voulais qu'il fasse tout ce que je n'ai pas pu faire.»[3]

A sept ans, Prince, initié à la musique par son père et qui écoute à la radio tous types de musiques, compose au piano son premier morceau, Funkmachine[3].

Ses parents divorcent en 1968, et la garde des enfants est partagée. Sa mère se remarie. En 1970, Prince entre à la Bryant Junior High et fréquente son demi-frère Duane [4], avant de changer d'établissement en 1972 au profit de la Central High. Il part vivre chez sa tante Olivia Nelson puis s'installe dans la cave de la mère d'un ami, André Anderson. Un épisode repris dans le film semi-autobiographique Purple Rain : le personnage qu'il interprète habite également dans une cave, située sous la maison de ses parents. Anderson deviendra plus tard son premier bassiste sous le nom d'André Cymone.

[modifier] Ses débuts de musicien

Prince monte en 1973 sa première formation, Grand Central, dans laquelle il joue de la guitare et des claviers. Ils reprennent principalement des succès du Top 40 de l'époque.

L'année suivante, Morris Day intégre le groupe alors que celui-ci jouit déjà d'une solide réputation à Minneapolis. Ce nouveau personnage charismatique deviendra plus tard le chanteur du groupe The Time. Un temps managé par la propre mère de Morris, le groupe Grand Central évolue plusieurs fois jusqu'à être rémunéré par chèque pour les concerts donnés dans les cours d'école ou associations. Il prend alors le nom de Champagne.

Peu après, une rencontre a lieu avec un musicien et producteur, Pepe Willie, qui prodiguera de nombreux conseils au groupe tout en employant Prince comme guitariste pour des sessions de son propre ensemble, 94 East. C'est la première fois que le jeune homme enregistre en studio, il a alors 16 ans. Un contrat est signé peu après avec Polydor, mais 94 East ne sortira jamais de disque (des bandes seront éditées bien plus tard sous l'appellation 94 East featuring Prince).

Fort de cette première expérience, Prince embarque sa formation début 1976 dans l'enregistrement d'un album au studio Moon Sound de Minneapolis. Le propriétaire, Chris Moon, est impressionné par le talent du musicien et lui propose de travailler sur des publicités en échange de sessions studio gratuites. Au fil des semaines, Prince passe de plus en plus de temps à produire des maquettes sur lesquelles il tient tous les instruments, au détriment de son propre groupe, qui disparaît peu après.

En septembre 1976, l'artiste a complété quatorze titres entièrement seul et part tenter sa chance à New York, sans succès. Chris Moon le rappelle à Minneapolis et lui propose de rencontrer Owen Husney, qui deviendra son premier manager.

Husney élabore avec Prince une stratégie pour conquérir les maisons de disques, notamment en le rajeunissant de deux ans et en le présentant comme le nouveau Stevie Wonder. Les deux hommes exigent des conditions jamais vues pour l'époque : lui permettre d'être son propre producteur (il a alors 18 ans) et d'assurer seul la composition, l'écriture et l'interprétation. Ils obtiennent finalement un contrat avec Warner Bros., assorti d'une avance de 180 000 dollars pour trois albums.

[modifier] For You et fin des années 70

Le 7 avril 1978, Prince sort son premier album, For You, dont il écrit et interprète les 9 titres à l'exception du single Soft and Wet, façonné avec Chris Moon, et joue pour l'occasion de 27 instruments. Le budget accordé pour l'enregistrement sera finalement doublé. Les singles n'atteignent néanmoins pas mieux que la place N°92 au Billboard Hot 100.

Le premier concert de la carrière officielle de l'artiste a lieu le 5 janvier 1979 au Capri Theatre de Minneapolis. Les dirigeants de Warner Bros. assistent au spectacle pour déterminer si Prince est prêt pour une tournée, une question à laquelle ils répondent par la négative.

En octobre 1979, le chanteur sort son second disque, Prince, qui approche le succès d'un peu plus près : il est N°4 au Billboard Top R & B / Black Albums et N°22 au Billboard 200, tandis que le single I Wanna Be Your Lover se classe 11e au Billboard Hot 100 en s'écoulant à 1 million d'exemplaires. Durant l'exercice promotionnel, Prince donne sa première représentation télévisée le 26 janvier 1980 dans l'émission American Bandstand : il y joue I Wanna Be Your Lover, Why You Wanna Treat Me So Bad? et accorde un bref entretien durant lequel il est terrassé par la timidité[5]. Le jeune musicien commence le 28 novembre 1979 une tournée d'une dizaine de dates, qui se poursuit par les premières parties des spectacles de Rick James.

Le 8 octobre 1980 paraît l'opus Dirty Mind, pour lequel la claviériste Lisa Coleman est recrutée, en complément d'André Cymone à la basse, Dez Dickerson à la guitare, Bobby Z. et Morris Day à la batterie ainsi que Matt Fink aux claviers, qui restera en place jusqu'en 1990. Le disque, majoritairement joué par l'artiste principal, est certifié disque d'or et le single Uptown se classe N°5 au Billboard Dance Chart. Les chansons sont à caractère explicitement sexuel, Prince apparaissant en dessous féminins sur la pochette et sur scène. Musicalement, la soul et le funk consensuels des débuts laissent place à une sonorité robotique originale, saupoudrée d'influences pop. Le Dirty Mind Tour est ensuite lancé à travers les États-Unis et ne remporte que de maigres bénéfices. En février 1981, Prince interprète Party Up à l'émission Saturday Night Live. Il assure enfin trois dates en Europe : Paris, Amsterdam et Londres. Le concert au Palace de Paris est retardé de deux heures en raison de problèmes techniques.

[modifier] Début des années 80

Le club où Prince donna ses premiers grands concerts

Tout juste un an après Dirty Mind, Prince sort son quatrième album Controversy qui connaitra un succès similaire au précédent, la musique est d'ailleurs elle aussi très proche. Il est classé 21e au Billboard 200, 3e au Billboard Top R&B/Hip-Hop Albums, quand aux singles Controversy est classé 70e au Billboard Hot 100, 3e au Hot R&B/Hip-Hop Songs et Let's Work est 9e au Hot R&B/Hip-Hop Songs. C'est le premier album à être distribué en France. À cette époque, on peut constater que Prince, dans ses créations, réalise de mieux en mieux. L'album se vend à 2,65 millions d'exemplaires. D'un côté un peu plus sombre, Prince a accepté de réaliser deux concerts d'ouverture de The Rolling Stones au Memorial Coliseum de Los Angeles devant 90 000 personnes. Le premier concert fut un pur désastre, Prince a été hué et insulté par la foule ce qui l'a profondément blessé. Il a donc quitté la scène après seulement dix minutes et est retourné directement chez lui à Minneapolis, mais accepta de revenir jouer le second concert qui se passa mieux après une conversation avec Mick Jagger en personne. Cette expérience marqua un tournant dans la carrière de Prince car depuis on ne l'a plus jamais vu vêtu d'un Slip et d'un trench-coat. Le 20 novembre débute le Controversy Tour. The Time, un groupe dont les chansons ont été composées quasiment toutes par Prince est invité à réaliser l'ouverture. Mais une grande rivalité nait entre les deux groupes qui se finira par le lynchage de plusieurs membres de The Time et une bataille de nourriture en plein dans l'hôtel. Cette tournée comporta 64 dates et se fut la première à obtenir un important crédit de Warner Bros, elle rapporta une assez bonne rentabilité.

27 octobre 1982 sort 1999, l'album qui va faire naître le grand succès de Prince. Avec 3 millions de copie vendues, 1999 s'est classé 163e dans le classement des 500 meilleurs albums d'après The Rolling Stones. Beaucoup le considèrent comme l'un des plus aboutit de Prince qui compose et enregistre là encore la plupart des titres. Ses singles connaissent les uns après les autres un succès colossal, en particulier Little Red Corvette et 1999 qui entrent chacun dans le Top 10 pour la première fois. Le clip de Little Red Corvette sera le premier d'un artiste afro-américain à être diffusé sur MTV et, par la suite, il sera rediffusé régulièrement. Ce qui va rapidement expulser l'album des charts est la sortie le 1er décembre de Thriller, le fameux album de Michael Jackson. Puis vint le 1999 Tour, une longue tournée à travers les États-Unis qui va permettre à Prince de se forger une véritable masse de fans. Pour défavoriser le groupe The Time qui fait à nouveau les premières parties de spectacle, Prince forme un groupe féminin nommé Vanity 6 pensant que la Warner finirait par congédier The Time. Mais The Time ne reçut que des compliments pour ses prestations.

[modifier] The Revolution

Déjà pendant les enregistrements de 1999, Prince avait commencé à créer son nouveau groupe qu'il baptisera The Revolution, mais seulement après le départ de Dez Dickerson remplacé par Wendy Melvoin. Pendant cette même période, Prince a été souvent vu en train de prendre des notes dans un carnet violet. Son projet étant de créer son propre film qui raconterait son histoire. Quand il exposa son projet à Warner Bros l'idée fut entièrement rejetée. Mais Prince était déterminé et comptait à tout prix aller au bout de ce projet.

Se sont les managers de Prince qui ont financé en grande partie le tournage du film réalisé à Minneapolis en novembre 1983. Prince s'est investi énormément dans ce projet, il était présent pour le tournage de toutes les scènes et si un détail ne lui convenait pas il était prêt à refaire la prise jusqu'à ce qu'il soit satisfait. Tous ces efforts ne seront pas inutiles car, à la sortie du film, le 27 juillet 1984, les portes de la gloire allaient s'ouvrir pour lui. Le film rapporta 71 millions de $, la bande-son du film s'est vendue 24 millions de copies dans le monde, les singles de l'album rencontrent eux aussi le succès et, pour finir, le Purple Rain Tour sera pour l'époque l'une des tournées les plus rentables à travers les États-Unis 1,7 millions de billets sont vendus. Prince enchaîna 3 succès en un week-end et 4 en ajoutant la tournée par la suite. Purple Rain reçut l'oscar de la meilleure musique pour un film-musical et l'album obtiendra 6 récompenses comptant 2 Grammy, 3 prix aux American Music Awards et un aux Academy Awards avant d'être mis 72e dans le classement des 500 plus grands albums de tous les temps par le magazine Rolling Stone. Mais Prince ne repose pas sur ses lauriers, à peine la tournée terminée fin 1985 il se remet au travail et a déjà en tête son futur projet: un autre film qu'il veut cette fois tourner en France. En parallèle, il fait débuter la construction de sa future maison d'enregistrement, Paisley Park, tout prêt de Minneapolis et sort l'album Around the World in a Day qui n'eut qu'un bref succès.

Parade sort le 31 mars 1986, Kiss est le seul titre à rencontrer le succès. 5 mois plus tard Under the Cherry Moon arrive dans les salles. Le film a été tourné en grande partie sur la côte d'azur en France, et voit débuter Kristin Scott Thomas. La critique s'attendant à une suite de Purple Rain est alors très sévère et traitera Prince d'égo-maniaque qui ne se refuse rien. Mais Prince ne se rabaisse pas, pour punir la critique il annule la quasi totalité des dates prévus aux États-Unis de la tournée Hit n Run – Parade Tour. Cette tournée marque un tournant important dans la carrière de Prince car, s'entendant de moins en moins bien avec ses musiciens, il s'éloigne peu à peu de The Revolution et ne pense plus qu'à sa carrière solo future. Après l'ultime date au Japon où il avait démoli toutes ses guitares sur le dernier rappel de Purple Rain, il renvoie Lisa Wendy et Bobby, Mark Brown lui s'en ira de lui-même. Il ne reste alors que lui et Matt Fink, mais Prince avait par le passé déjà repéré quelques bons musiciens qu'il souhaitait recruter : Sheila E. avec qui il a depuis peu une relation intime à la batterie, Miko Weaver à la guitare, Bliss Atlanta à la trompette, Eric Leeds au saxophone, Boni Boyer sur les claviers, Levi Seacer Jr. à la basse et Cat Glover à la danse.

[modifier] Carrière solo et nouveaux projets

Avant que The Revolution ne soit dissout, Prince avait des idées pour deux projets. Pour commencer Dream Factory, un album 3 Cd remplis de titres inédits, en grande partie des titres des membres de The Revolution. Warner Bros a refusé de voir Prince sortir un tel nombre de titre en une seule fois, mais accepta qu'il sorte un album 2 Cd à condition qu'il supprime les chansons des membres de The Revolution, ce sera Sign o' the Times qui sortira le 31 mars 1987. Le second projet de Prince était un album nommé Camille qui lui était entièrement crée par Prince. Les chansons étaient très Funk et Prince avait créé un nouveau personnage à la voix féminine, déjà expérimenté dans Erotic City.

Sign O' the Times, à sa sortie, est acclamé par la critique et se vendra à 4 millions d'exemplaires. Le magazine Rolling Stone le classe 93e des 500 plus grands albums de tous les temps. Il sera 6e au Billboard 200 et ses singles tels Sign O' the Times et U Got the Look seront rapidement dans les 5 premiers du Hot 100. D'un point de vue critique c'est le meilleur album de Prince. Prince lance alors en Europe la tournée Sign o' the Times Tour en avril, une tournée qui ne passera que par l'Europe car ses précédents albums s'y sont mieux vendus. Du point de vue spectacle, le public est impressionné et ravit d'assister à de tels shows, mais du point de vue rentabilité c'est un peu limite, la scène et les décors ont couté très cher. Prince sortira une vidéo de la tournée mais certains passages ont dû être améliorés à Paisley Park, la construction du studio est alors terminée. Ce film appelé simplement Sign o' The Time, même si ce n'est qu'un concert, recevra de meilleures critiques que Under the Cherry Moon.

Le projet suivant de Prince devait être The Black Album appelé ainsi pour sa couverture entièrement noire, mais Prince a demandé l'annulation du projet sans en donner de raison. Warner Bros, ne voyant pas dans cet album un succès garanti, ne s'opposa pas, cependant en 1994 la compagnie l'édita. Mais les ventes en seront catastrophiques, étant donné l'annulation brusque en 1987 l'album est devenu le plus piraté de tous les temps. Pour combler cette annulation, Prince s'est vite remis au travail pour sortir, le 10 mai 1988, Lovesexy un album encore une fois solo. Le Lovesexy Tour aura un succès colossal en Europe, la quasi-totalité des concerts se sont joués à guichets fermés. Mais aux États-Unis Prince réalisera une perte, la plupart des salles s'étant retrouvées à moitié pleines, une partie au Japon a alors été imposée à Prince pour rattraper cette perte. Prince ne lancera plus de tournée aux États-Unis avant 1993. Lovesexy se vendra mieux en Europe, il sera N°1 des charts au Royaume Uni, en Suisse et en Suède. Au total seront écoulés 750 000 exemplaires.

Dans les années qui vont suivre, Prince va travailler sur deux films : Batman et Graffiti Bridge. En 1989, Warner Bros lui propose d'écrire la bande-son du film très attendu, Batman, qui sera réalisé par Tim Burton. Prince réalise alors un album de 9 pistes, seulement 2 seront utilisées pour le film. Cependant Batman se vendra à 4,3 millions de copie, sera certifié Double disque de platine et se classera 1er au Billboard 200. En Europe l'album se vend également très bien et sera N°1 dans plusieurs pays. Le single Batdance sera en tête des charts Billboard R & B.

Peu après est entamé le tournage de Graffiti Bridge, un film qui se veut être la suite de Purple Rain. On retrouve les personnages du Kid et de The Time, mais pourtant personne ne considère ce film comme une suite à part entière. La critique et le succès sont mitigés, reprochant à Prince d'avoir tourné le film en grande partie en studio et de ne pas lui avoir donné de sens clair. L'album est lui aussi un nouvel échec dans la carrière de Prince. Paisley Park qui a financé en grande partie le tournage est, d'après une rumeur, au bord de la faillite. Prince entame dès lors une tournée le Nude Tour, qui s'illustrera d'un succès colossal malgré toutes les rumeurs. En raison du conflit mondial de la crise du Golfe, les managers de Prince lui conseilleront de ralentir sa carrière jusqu'à la fin du conflit.

[modifier] Du rebond à la rébellion

En 1991, Prince augmente de beaucoup le nombre de ses apparitions télévisées et donne des représentations impressionnantes avec le trio de Danse NPG Hornz. On notera bien sur cette fabuleuse apparition le 20 juillet au Metrodome de Minneapolis à l'occasion d'un événement Olympique. Prince délivre à cette occasion le titre principal de son futur album et se lance dans une performance toujours aussi impressionnante sur Baby I'm a Star, soutenu par une chorégraphie de taille avec NPG Hornz, le public est conquis. Le 4 septembre, il apparait dans l'émission Arsenio Hall show à Hollywood, une performance ou là encore la qualité ne manque pas. Il livre aux spectateurs son entrée la plus respectée Let's Go Crazy et enchaine par une performance chorégraphique et improvisée sur Kiss d'un niveau incroyable puis plusieurs nouveaux titres sont délivrés contenant aussi une parfaite mise en scène de Daddy Pop, Call the Law et Cream; un final sur Purple Rain vient couronner le tout. Sans oublier sa présence remarquée au MTV Music Awards le 5 septembre avec Gett Off et son solo de guitare flamboyant, encore un titre inédit. Le 1er octobre 1991, après six mois de promotion sort enfin Diamonds and Pearls contenant 13 titres tous acclamés par la critique. N°3 au Billboard 200, les singles donneront lieu à un succès commercial assez moyen mais l'album se vendra bien mieux. Le triomphe se calmait a peine qu'au mois d'avril 1992 Prince lance le Diamonds and Pearls Tour au Japon. Une tournée à spectacle impressionnante qui impose Prince à côté des plus grands show-men du moment, place qu'il mérite depuis déja bien longtemps. 17 musiciens furent réunis chaque soir, la scène et les effets spéciaux coutait 25 000 $ à chaque transport. La tournée passera par l'Australie, une première pour Prince qui fera vendre un nombre de billets colossal. Mais Prince ne veut pas prendre le risque de passer par les États-Unis et termine en Europe le 12 juillet. Depuis peu il entretien une relation avec sa danseuse Mayte.

Mais un orage est sur le point d'éclater, depuis plusieurs années Prince et la Warner Bros ne s'entendent plus du tout. Prince racontera dans une interview que ce qui l'a le plus marqué à cette période était le jour où il croisa un dirigeant de la Warner qui lui demanda : « Vous croyez vraiment que notre but est de vous faire gagner de l'argent ? ». Une vendetta publique débute alors entre Prince et sa production. Octobre 1992, Prince sort son dernier album sous le label de la Warner, Love Symbol Album. La tournée Act I Tour qui fait le tour de salles moyennes des États-Unis est présentée comme la dernière de Prince. Le spectacle, bien que de qualité, ne montrera pas le même Prince que pendant la tournée précédente. Warner Bros sort une compilation et Prince change alors de nom. Quand la nouvelle se répand, tous le traiteront de fou, ce à quoi il réagira violemment. Pendant une représentation de My Name is Prince le 23 février 1993 il brûlera un journal critiquant Love Symbol après avoir uriné dessus. Ce genre de réactions, même si elles pourraient être acceptables rendront ses apparitions plus rares et moins glorieuses.

C'est donc en solo qu'il entreprend de poursuivre la promotion de l'album en Europe pour une trentaine de dates : Act II Tour. Le spectacle prend un tournant, la plupart des hits de l'album sont remplacés par des classiques et de longs discours sur les maisons de disques sont énoncés par Prince. Depuis 1992, Prince est accompagné par son nouveau groupe, la New Power Generation. Le nom venant de la nouvelle section de percussions qu'il avait crée pour le Nude Tour. Le groupe est donc composé de Levi Seacer Jr. à la guitare, Sonny T. à la aasse, Morris Hayes aux claviers et à l'orgue, Tommy Barbarella aux claviers également, Michael Bland à la batterie et aux percussions et Mayte à la danse. Le trio de Danse n'est malheureusement plus de la partie. Love Symbol sera tout de même un grand succès, il se place 5e au Billboard 200, 1er en Australie pour les ARIA Charts et 1er dans de nombreux pays européens. À la fin de la tournée, Prince annonce qu'il se retire de l'industrie et qu'il ne rejouerait plus ses anciens morceaux. Une promesse très vite oubliée...

Warner Bros, après plusieurs échecs (la sortie de The Black Album et d'une compilation qui ne se sont pas vendus du tout), recontacte Prince et trouve avec lui un accord qui conclut à la sortie d'un album ne contenant que des nouveaux titres, mais toujours en petite quantité. Come un album de 10 titres sort quelque mois plus tard, le 16 août 1994. Ironie du sort, l'album ne se vend qu'à 500 000 exemplaires et les tensions augmentent de plus belle. De son côté, Prince sort Exodus sous le label NPG Records qu'il a créé lui-même, c'est un album composé de chansons réalisées avec son groupe. Ces deux albums n'ont pas eu de promotion particulière à l'exception de petits concerts dans quelques villes surtout aux États-Unis. Une autre raison de leur faible succès. Le long de l'année 1994, quelques rares performances télévisées ont été donné. Le 4 mai à Monaco pour les World Music Awards, Prince livre le beau son de The Most Beautiful Girl in The World. Le 26 juin à Los Angeles dans l'émission VH1 Honors trois autres titres inédit sont révélés. Bien sur le talent de Prince et sa maitrise totale des instruments rendent ces performances admirables mais on ne peut malheureusement plus les comparer avec celles qu'il interprétait avec le trio de danse.

Le 26 septembre 1995, Warner Bros accepte de publier The Gold Experience, un album de 18 titres inédits. Prince dira à plusieurs reprises qu'il était fier de cet album qu'il considérait comme une brillante réussite d'un point de vue musical. Il aurait en effet travaillé longtemps dessus et avec acharnement. Cette année-là il se lance dans une série de concert nommé le Love 4 One Another Charities Tour au profit d'associations caritatives, surtout Love 4, jusqu'en 1997. En parallèle Warner Bros lui organise une petite tournée pour faire la promotion de The Gold Experience : The Ultimate Live Experience et Gold Tour. Durant ces concerts Prince s'écrit Slave (esclave) sur la joue pour ironiser de sa soumission envers la Warner. The Gold Experience se classe 6e au Billboard 200[6] et beaucoup reconnaîtront le grand travail de Prince dessus. L'année suivante, Prince sort son dernier album pour la Warner Chaos and Disorder, qui se rangera parmi les fiascos de cette époque.

[modifier] Renaissance et Renouveaux

Prince arrête définitivement de travailler pour la Warner et sort alors un album de trois disque de 60 minutes chacun contenant uniquement des titres inédits : Emancipation. Cette année-là Mayte et Prince venaient d'annoncer qu'il allaient devenir parents et certaines des chansons de l'album traiteront de ce sujet. L'album se place 11e au Billboard 200, quand aux classements en Europe, il reste généralement dans les vingt premiers. Commence alors le Jam of the Year Tour, qui fera le tour complet des États-Unis. C'est la première tournée à travers ce continent depuis le Purple Rain Tour qui réalise des profits très satisfaisant et remplis des salles d'environ 10 000 personnes. Le public est heureux de retrouver un Prince qui se lâche complètement au son de la musique, de plus les anciens grands succès sont enfin rejoués. La tournée aurait permis à Prince de gagner plus de 30 millions de dollars, soit une marge de 70 % sur toutes les ventes de billets, puisque la tournée fut financée en grande partie par son propre label Paisley Park. Une tragédie vient casser toutes ces bonnes nouvelles quand le fils de Prince et Mayte meurt peu après sa naissance. Prince aurait tenté de se suicider en se saoulant et avalant des comprimés.

Mais après ces terribles épreuves, Prince se refait rapidement une santé et poursuit son œuvre. Presque simultanément il sort Crystal Ball et Newpower Soul. Crystal Ball est un album 4cd contenant des chansons datant de 1983 à 1996, en grande partie que la Warner avait interdit à Prince de sortir. Quand à Newpower Soul, c'est là un album fait avec la New Power Generation. Le succès est, pour chacun, mitigé. Mais Prince repart en tournée mondiale pour faire leur promotion. Après le Newpower Soul Tour, Prince et Mayte se séparent. Prince décide de signer un contrat avec Arista Records pour un album : Rave Un2 the Joy Fantastic. Pour commencer la promotion, Prince donne un certain nombre d'interviews, ce qu'il n'aimait pas faire jusque là. L'album sort en 1999 et dans la même année, le contrat de Prince avec la Warner prenant fin, il retrouve son nom de jeunesse. Aucune tournée n'est engagée mais en fin décembre pour fêter l'approche de l'an 2000, Prince organise un grand concert spécial filmé, diffusé en direct sur de nombreuses chaînes à travers le monde le soir de l'an et il sortira plus tard en DVD. Comme invité vedette on vit les apparitions de Lenny Kravitz, Maceo Parker, Johnny Blackshire, Rosie Gaines, Mike Scott et le groupe The Time est réuni pour l'occasion.

Une chose très nouvelle à partir de 2000 est la création d'un site ou les fans peuvent payer pour écouter des centaines de chansons inédites : NPGOnlineLtd.com (plus tard NPGMusicClub.com). Une influence Jazz va s'imposer sur certains albums de cette période, surtout The Rainbow Children, N.E.W.S et Xpectation. C'est le 20 novembre 2001 que sort The Rainbow Children, qui sera applaudi par toutes les critiques, même si ces ventes ne grimpent pas plus que ça. Et pas seulement les critiques, mais des musiciens, certains sont même venus se joindre à la New Power Generation comme Renato Neto. Une autre raison du tournant que prend le style musical de Prince, sa reconversion comme Témoin de Jéhovah. Entre 2000 et 2001, Prince fera deux tournées de concerts rapides annoncés très peu de temps à l'avance. Fin 2001 il promet une tournée mondiale. Elle débute en 2002, le One Nite Alone...Tour coupe catégoriquement avec l'ambiance des tournées mondiales précédentes. Prince innove en choisissant de donner la plupart des concerts dans des théâtres de quelques milliers de places pour pouvoir créer un spectacle se concentrant énormément sur la musique et les impros. Naturellement le prix des billets était plus élevé, mais les arrangements musicaux étaient tellement perfectionnés que les spectateurs se régalaient. À partir de 2002, Prince a permis aux fans du monde entier de venir à Paisley Park où sont régulièrement organisé des visites guidées. Certains auront même la chance de venir discuter avec Prince en personne sur ses dernières créations.

[modifier] Un Éternel Performer

En 2004, Prince, cette fois bien de retour, lance Musicology sous le label Columbia Records, un album qui ne laisse personne indifférent. La critique est une fois encore de son côté, on parle de l'album le plus réussi depuis Diamonds and Pearls, il entre dans le Top 5 aux États-Unis, en Allemagne et au Royaume Uni. En 2005, il est certifié double disque de platine. Cet album lui vaut 2 Grammys : le 8 février 2005 il fait une apparition surprise à l'une des cérémonie en compagnie de Beyoncé Knowles et ouvre le spectacle. Prince est ensuite récompensé au Rock and Roll Hall of Fame pour l'ensemble de sa carrière.

Dans la foulée, le magazine Rolling Stone le déclare comme l'artiste le plus productif du monde et 27e sur la liste des 100 plus grands artistes de tous les temps. Il entame alors une gigantesque tournée à travers les États-Unis : 99 concerts dans plus d'une trentaine de ville pour un total de 87,4 millions de $, c'est le Musicology Tour. Un autre détail assez nouveau, l'album est offert aux spectateurs à l'entrée des salles sous présentation de leurs billets. Quelques jours après l'ouragan Katrina en 2005, Prince décide de créer deux singles qu'il met à disposition d'achat sur internet : SST et Brand New Orlean. Tous les bénéfices ont été versés aux victimes de l'ouragan. À la fin de cette même année, Prince signe un contrat avec Universal Records pour sortir l'album 3121. Le succès immédiat place très vite l'album N°1 au Billboard 200, une première depuis plus de dix ans. Février 2006, Prince fait une apparition sur Saturday Night Live accompagné de sa nouvelle protégée, Tamar, et interprète deux titres de l'album. Pour Tamar, il fera justement une tournée peu après : Tàmar Presentation Tour. Une idée de Prince, pour faire vendre ses albums, était de placer des billets pour assister à un concert privé dans sa résidence de Hollywood dans des pochettes d'albums. Sept billets ont été mit dans des albums et les autres ont été répartis dans divers concours sur Internet. Au final 24 personnes ont pu assister au concert. Toujours en 2006, Crystal Ball est déclaré meilleur album vendus par internet, le site NPG Music Club ferme ensuite ses portes après 5 ans de fonctionnement. Avec le 3121 Las Vegas Residency, Prince innove une fois encore en matière de tournée, car les concerts se concentrent sur une salle venant d'ouvrir à Las Vegas, Rio All Suite Hotel and Casino. 44 concerts sont joués dans la salle et 28 dans une partie plus petite. Fin 2006, Prince participe au film d'animation Happy Feet en créant la chanson clef de la bande son : The Song of the Heart. Il a également autorisé à faire une reprise de Kiss. Janvier 2007 la chanson créée reçoit le Golden Globe de la chanson la plus originale. À cause d'un embouteillage, Prince n'a pu assister à la cérémonie mais l'acteur Hugh Grant prendra le prix à sa place.

Vente de pacotille à l'O2 en 2007

En cette année 2007, Prince est choisi pour donner le spectacle de la mi-temps au Super Bowl, un évènement des plus importants aux États Unis. Pendant la conférence de presse sur l'évènement, il a joué trois chansons dont une reprise de Chuck Berry : Johnny B Good. C'est le 4 février qu'a lieu l'évènement, à Miami. Prince joue les grands classiques : Let's Go crazy, 1999, Baby I'm A Starr, Purple Rain. Et également des reprises : We Will Rock You, All Along the Watchtower, Best Of You et Coincidentally. 74 512 personnes étaient au match. 140 millions de téléspectateurs suivaient le spectacle c'est donc la plus grande audience de sa vie. Par un heureux hasard la pluie s'est mise à tomber pendant le spectacle, les lumières et projecteurs sont donc passés au violet pour donner l'impression d'une pluie violette sur Purple Rain. Le site Billboard.com a déclaré que la performance de Prince était la meilleure que le Super Bowl ait connu. Le 15 juillet sort Planet Earth un album suivi du lancement de Earth Tour. La tournée reprend le même système que l'année précédente et se concentre sur une salle venant d'ouvrir, mais cette fois à l'O2 Arena de Londres. 21 concerts sont donnés devant 20 000 personnes tous les soirs, au départ 7 concerts seulement étaient confirmés, mais après que les 140 000 billets se soient vendus en 20 minutes, 14 ont été rajoutés. En plus 18 aftershows sont donnés dans une autre salle plus petite à proximité. L'album a été distribué aux spectateurs comme précédemment. Prince fait par la suite plusieurs apparitions, aux ALMA Awards avec Sheila E. en juin et à Minneapolis pour 3 concerts dont un au First Avenue en juillet.

En août 2008, Prince réapparaît dans l'émission The Tonight Show où il dévoile un nouveau titre Turn Me Loose, quelques jours plus tard au festival de Coachella 2008 il fait partie des invités vedettes et aurait été payé 5 millions de $ pour le show. Un procès a été engagé contre Prince pour l'annulation de plusieurs concert cette année-là dont un à Dublin le 25 juin, Prince sera condamné rembourser les billets soient presque 3 millions de $. Le 18 décembre sont révélées quatre chansons de son futur album. Le 29 mars 2009 sort cet album nommé Lotusflow3r, qui contient 3CD dont l'un est l'album de sa nouvelle protégée Bria Valente. L'album se classe notamment N°2 au Billboard 200 et N°1 au Billboard Top R&B/Hip-Hop Albums. Le long de l'année, Prince donne quelques concerts qui seront classés dans le LotusFlow3r Tour. On retient surtout cette fabuleuse apparition au Festival annuel du Jazz à Montreux ou Prince enchaînera plus de 4 heures de concert, sans oublier sa visite du Grand Palais à Paris. Prince a, depuis, l'ambition d'acheter une maison en France.

[modifier] Invincible

Purple And Gold et Cause And Effect, deux nouveaux singles, sortent début 2010. Prince est donné, dans un sondage fait en avril par la BBC Music 6, comme N°8 dans le classement des meilleurs guitaristes des 30 dernières années. Le magazine Time le classe parmi les 100 personnes les plus influentes du monde. En juin, il est invité aux BET Awards et reçoit un prix qui le remercie pour l'ensemble de sa carrière. Un mois plus tard débute une tournée européenne 20Ten Tour. L'album titre sortira quelques jours après le lancement de la tournée et sera offert une fois encore à l'entrée des salles. Pour vendre l'album, Prince ne signe plus de contrat avec un label mais avec des magazines qui le vendent avec leur journaux, une idée très controversée. Lorsqu'un reporter demande à Prince en 2010 pourquoi il n'a pas distribué ses deux derniers albums sur Internet, il répondit : « Je ne vois pas pourquoi je devrais vendre ma nouvelle musique sur Internet ou n'importe quoi d'autre. Personne ne me versera d'avance et puis ils se fâcheraient si je tentais de négocier... Bref, tous ces ordinateurs et gadgets numériques ne sont pas bons. Ils ne font que remplir votre tête de choses mauvaises ». En décembre 2010, Prince lance Welcome 2 America Tour, tournée mondiale d'une envergure inégalée depuis presque dix ans.

[modifier] Vie privée

Bien que l'on prête à Prince de nombreuses liaisons, dont Madonna ou Kim Basinger, son premier mariage a lieu en février 1996 avec Mayte Garcia, une danseuse rencontrée en Allemagne en 1990. Prince et Mayte annoncèrent peu après qu'ils allaient devenir parents.

En octobre 1996, un garçon prénommé Gregory vint au monde, mais il apparut rapidement qu'il était victime d'une déformation de la boite crânienne appelée « syndrome de Pfeiffer ». L'enfant décède alors qu'il était âgé de moins d'une semaine, après avoir été vainement opéré à deux reprises. À cette époque, Prince ne communique pas sur la mort de son enfant, et continue même à assurer dans diverses émissions de télévision que tout allait bien. Mayte et Prince divorcent en 1999.

En 2001, Prince épouse Manuela Testolini, une ancienne employée. Ils divorcent à leur tour en 2006. Il vit ensuite et successivement une relation avec deux chanteuses qu'il produit, Bria Valente puis Andy Allo.

En 2004, Prince confirme ouvertement qu'il est devenu Témoin de Jéhovah.

[modifier] Analyse de l'artiste

[modifier] Un contrôle total de son art

Guitare de Prince, exposée au Smithsonian, Washington.
Prince à Bruxelles, 1986

Musicien autodidacte, Prince est capable de jouer de plus de 20 instruments et enregistre ses albums entièrement seul. À l'instar de Stevie Wonder, il enregistre chaque instrument l'un après l'autre pour former la chanson complète. On relate ainsi son processus de création : partant d'un instrument (par exemple le piano), il compose sa mélodie. Puis, il ajoute ou supprime d'autres instruments au fur et à mesure, jusqu'à ce que le résultat lui convienne. Il termine en général par les voix.

En étant seul dans le studio, il peut enregistrer sans aucune limite, avec des ingénieurs du son effectuant un roulement toutes les huit heures à la console. Certaines de ses compositions ont nécessité plus de 24h de travail en continu. Il passe ensuite derrière la console et enregistre lui-même les voix et s'occupe du mix final. À ce rythme, il indiquait à la fin des années 1990 avoir en réserve plus d'un millier de chansons inédites soit l'équivalent de plus de 60 albums d'avance (si on compte 15 titres par album)[7].

Sur scène, Prince est aussi considéré comme un artiste majeur. Ses spectacles reposent sur une structure musicale souvent agrémentée de longs passages improvisés. Le contenu change ainsi très régulièrement. Bien que certaines tournées aient été très élaborées, Prince n'a jamais eu besoin de recourir à des effets spéciaux ou des chorégraphies millimétrées. Ses talents de danseur, de guitariste, de chanteur et de meneur de revue suffisent à produire un spectacle de grande qualité.

Pour arriver à ce niveau de performance, Prince est un perfectionniste : il filme tous ses concerts puis revisionne les bandes dans la nuit et décide de ce qui est à modifier le lendemain.

Les concerts officiels se prolongent occasionnellement dans des salles plus petites. Ce sont les fameux « aftershows », des prestations largement improvisées et jouées jusqu'au lever du jour… ou jusqu'à la fermeture de la salle. Ces concerts intimistes permettent de présenter un autre aspect de l'œuvre de Prince, et parfois d'assister à la création en direct de nouvelles œuvres musicales.

« Real music by real musicians » : tel était son mot d'ordre lors de la tournée de 2002, un principe appliqué depuis les débuts de sa carrière[8].

[modifier] Un artiste déterminé et avant-gardiste

Dès le départ, Prince a souhaité imposer aux maisons de disques sa vision personnelle de l'industrie musicale. En étant son propre producteur et en jouant de tous les instruments, il crée ainsi exactement le son qu'il souhaite sur ses disques. La signature « Produced, Composed, Arranged and Performed by Prince » devint une marque de fabrique constante sur les pochettes.

Cette responsabilité, portée par une seule personne, est pratiquement unique dans le monde du show-biz à ce niveau de notoriété (rappelons que plusieurs albums de Prince ont obtenu des scores de vente supérieurs à 5 millions d'unités). Le revers de la médaille est que Prince est seul à faire tous les choix artistiques, et certains de ses détracteurs estiment qu'il devrait « s'ouvrir » aux meilleurs producteurs du moment.

Tout au long de sa carrière, Prince a constamment cherché à faire évoluer l'industrie du disque tout en essayant de préserver la qualité intrinsèque de la création musicale.

Dès 1981, il commence à produire et enregistrer pour des groupes « satellites », qui lui permettaient d'engager une compétition complice, notamment avec le groupe The Time dans lequel on retrouve son vieux copain Morris Day. Les premières productions de ce type (The Time, puis Vanity 6, puis Sheila E) obtinrent de très bons scores de ventes aux États-Unis. À tel point qu'en 1985, Prince et Warner forment un label conjoint : Paisley Park. Ce label produira aussi des artistes n'ayant rien à voir avec l'univers de Prince (comme The Three O'Clock, Taja Sevelle, ou Good Question...), ou d'anciennes légendes de la soul et du funk comme Mavis Staples, George Clinton, ou Larry Graham.

En 1986, il lance la construction à Minneapolis d'un immense complexe musical, également nommé Paisley Park. Avec ces studios ultra modernes à disposition, Prince n'a plus besoin de définir de budget ou de louer des studios d'enregistrement, ce qui contribue à son autonomie artistique. On y trouve également un atelier de confection, capable de réaliser toutes les excentricités vestimentaires pour Prince et l'ensemble de son groupe, des ateliers de montage de vidéos, des salles de danse, et une salle de répétition grande comme une arène de hockey. Ces studios sont mondialement connus et de nombreux artistes célèbres viennent également y enregistrer, ou y répéter des tournées[9].

Cet univers exclusif permet à Prince de délivrer ses prestations « clef en main », sur tous les stades de la production.

Au fil du temps, sa production devient de plus en plus importante. En 1987 il souhaite sortir un triple album, Crystal Ball, un projet qui sera refusé par la maison de disques pour des raisons commerciales. La même année il souhaita publier le Black Album, un disque livré sous une pochette entièrement noire et ne comportant pas le nom de Prince. La sortie fut annulée une semaine avant la date officielle, mais le contenu du disque fut l'objet de nombreux pressages pirates qui lui ont permis une diffusion mondiale sans précédent. Depuis cette époque un très grand nombre d'œuvres inédites, parfois même des albums entiers, s'échappent des studios Paisley Park et s'échangent sous le manteau. Pourtant, Prince semble très réfractaire au sujet des « bootlegs » (disques pirates).

Son intense productivité va progressivement nuire aux relations avec sa maison de disques. Prince annonce publiquement en avril 1993 son retrait définitif de l'industrie musicale, alors qu'il avait signé moins d'un an auparavant l'un des plus gros contrats de l'histoire du disque.

Engagé alors dans une longue bataille juridique avec la Warner pour la récupération et l'utilisation de ses œuvres, Prince se considéra pendant quelques années comme un « esclave » de l'industrie musicale (il inscrit au feutre le mot « slave » sur sa joue lors de ses apparitions en public). Cette période eut un effet désastreux sur sa notoriété et son public fut déstabilisé. D'autant que le nom de Prince était toujours utilisé pour les albums édités par Warner et délivrés par l'artiste pour remplir ses obligations contractuelles. Dans le même temps, ce dernier avait opté pour un symbole imprononçable et éditait son plus récent matériel sur son nouveau label obscur et mal distribué, NPG Records.

Ce changement de nom, bien que largement répercuté dans les médias, fut souvent l'objet de dérision. Placés devant la nécessité de le nommer malgré tout, les médias l'ont rapidement affublé, entre autres, de l'acronyme TAFKAP pour The artist formerly known as Prince, ou du pseudonyme Love Symbol, qui désigne également le symbole imprononçable dont il est question ci-dessus.

Pour autant, cette décision largement incomprise à l'époque a fait école depuis. Bien que d'autres artistes aient précédemment décidé de quitter leur maison de disques avec retentissement (citons Frank Zappa ou Léo Ferré), Prince fut le premier d'une longue série d'artistes à claquer la porte des majors dans les années 1990, comme Mariah Carey ou George Michael.

L'avènement de l'internet grand public et la possibilité pour les fans de télécharger la musique directement en provenance de l'artiste (à l'aide du peer-to-peer, de sites comme MySpace ou de plate formes de téléchargement légales comme iTunes) ont contribué à renforcer les liens entre artistes et consommateurs de musique. Prince annonçait dès 1995 (sur l'intro de l'album Exodus) que sa musique serait ainsi mise à disposition des fans.

Après bien des rebondissements, Prince est libéré de la Warner le 12 novembre 1996. Il en profite immédiatement pour éditer le premier triple album de sa carrière : le bien nommé Emancipation. Il conservera toutefois l'usage du symbole jusqu'au 31 décembre 1999 et le terme de son contrat d'édition avec cette compagnie.

Par la suite il approcha à nouveau les maisons de disques pour signer des contrats de distribution uniquement, considérant que leur travail se limite à la promotion. Il livrera alors ses albums « clefs en main », sans laisser à la maison de disques une quelconque possibilité de négociation sur le contenu, le livret, ou la qualité des chansons.

Lors de cette période, Prince se prépara également à la distribution directe de ses œuvres auprès de son public. Dans un premier temps, il ouvrit des magasins (les NPG Stores, en 1993), puis il proposa un système de vente par catalogue (1993), puis par téléphone (1994), pendant ses concerts (1995), puis par internet (1999), avant de proposer ses nouveaux morceaux sur le Musicology Download Store (2003-2006), un site de téléchargement légal.

En 2004, Prince crée l'évènement en distribuant son CD Musicology à l'entrée de ses concerts. À côté des ventes en magasin, plus de 400 000 exemplaires seront ainsi écoulés ce qui obligea les organismes américains à revoir leur méthode de calcul des ventes de disques. En effet, le CD est bien vendu puisque son prix est inclus dans le prix du billet de concert.

En 2006, Prince débute une série de concerts en résidence à Las Vegas sur le thème de « 3121 ». Après un passage très remarqué lors de la finale du Superbowl en février 2007, ce concept sera prolongé à Los Angeles.

En 2007, il donne une impressionnante série de 21 concerts à Londres à guichets fermés, dans une salle de 18 000 places (l'O2 Arena). Reproduisant la méthode éprouvée en 2004 avec Musicology, l'album Planet Earth sera distribué gratuitement à l'entrée de la salle sur présentation du billet d'entrée. Au même moment, cet album est distribué en Grande-Bretagne avec l'hebdomadaire Mail on Sunday, tiré pour l'occasion à trois millions d'exemplaires. Ce procédé lui attirera le courroux des disquaires britanniques qui retirèrent immédiatement l'album des rayons.

Autre exemple des nouveaux modes de distribution testés par Prince, le CD « Indigo Nights » est paru en 2008 dans un recueil de photographies issus de ses concerts londoniens.

En 2009, l'artiste met en ligne un tout nouveau site officiel, LotusFlow3r, où les fans peuvent s'inscrire et payer pour accéder à du contenu inédit. En parallèle il met à disposition un triple album du même nom, incluant le volet MPLSoUND, et Elixer, l'album de sa protégée Bria Valente. Une édition spécifique pour la France, proposant le volet MPLSoUND en CD unique, est sortie le 7 septembre 2009. En octobre, il se produit pour deux concerts au Grand Palais à Paris, dont les billets se sont vendus en 77 minutes deux jours avant l'événement.

En 2010, Prince renouvelle le principe de distribution dans des magazines ou des quotidiens pour son nouvel album, 20Ten. En France, c'est l'hebdomadaire Courrier international qui a été sélectionné. Selon les cas, c'est un magazine spécialisé (Rolling Stone, en Allemagne) ou un quotidien national (le Daily Mirror en Grande-Bretagne) (Het Nieuwsblad en Belgique) qui assure la distribution.

D'une façon incontestable tout au long de sa carrière, Prince a profondément modifié les rapports entre artistes et maisons de disques, créant un nombre important de précédents notamment dans le domaine de l'auto-production et de la distribution directe du musicien vers les consommateurs de musique.

[modifier] La scène

Bête de scène incontesté, Prince a su se construire son propre style. D'abords guitariste, son talent lui permet de passer au piano ou à la batterie en plein milieu d'un concert comme il l'entend. Ses légendaires Medley au piano qui durent en général 20 minutes seront toujours dans les parties les plus appréciées des fans. Son autre atout sa danse très influencée de James Brown et Jimi Hendrix. On retrouve facilement chez Prince les mouvements caractéristiques de ces deux artistes : The Trick et The Splits pour James Brown et les signes Love et Peace and Love pour Hendrix. Mais principalement, Prince crée une danse plutôt instinctive et improvisée et ne répète jamais plus que les mouvements principaux. On repère parmi ceux-là notamment le tourniquet et des mouvements au sol se rapprochant du Break-Dance.

Prince est un artiste ayant toujours été très actif au niveau scénique, en moyenne une tournée par année qui, pour l'époque, furent, les unes après les autres, impressionnantes en termes de moyens mis en place, d'effets pyrotechniques et de chorégraphies musicales, sans compter les concerts spéciaux. Ses plus belles performances scéniques commencèrent assurément pendant le 1999 Tour en 1983, une longue tournée à travers les Etats-Unis qui fit augmenter de dix fois sa popularité grâce aux chansons de l'album promut. Il débuta en effet sa tournée dans des théâtres et finit dans des stades. Il pouvait commencer à vraiment compter sur des fans, alors que jusque là son public se composait de musicien et amateurs de R'N'B. Tout le long des années 80 et même jusqu'en 1993, Prince n'a cessé de rendre chaque tournée meilleurs que la précédente et même si l'audience n'apportait pas toujours la rentabilité attendue, le spectacle restait d'un niveau grandiose. Si pendant le Purple Rain Tour un simple escalier fut monté comme décor, pendant le Diamonds and Pearls Tour la scène nécessitait 5 camions de transports coûtant à chaque déplacement plus de 25 000 $.

Ce qui caractérisait Prince c'était son incroyable habilité à rendre chaque concert exceptionnel et cela dans n'importe quelles circonstances. Le public ressortait toujours ému et bluffé. D'après l'un des premier manager de Prince, pendant le Purple Rain Tour, la seul apparition de Prince rendait le public hystérique à un point qu'il n'avait jamais vu auparavant, pas même à un concert de James Brown. Purple Rain est depuis devenu sa signature. L'entrée de Prince la plus impressionnante d'après beaucoup est celle du Diamonds and Pearls Tour en 1992 : Prince est monté sur scène dans une cabine entouré d'un épais brouillard, lorsqu'il sort de la cabine et qu'il vient se placer face au public munit de sa légendaire guitare, un immense hurlement jaillit alors de la foule qui l'aperçoit et Prince attend en général 5 à 10 secondes (voire 2 minutes à Sydney) avant de lancer le spectacle sur Thunder par un puissant geste des bras.

Toujours considéré comme le rival de Michael Jackson, leur style était pourtant très différent. Toutefois, leur carrière était liée, on constatait toujours que l'un des deux allait donner un concert ou l'autre venait de le faire. Ils se sont influencés mutuellement, par le gant sur une seule main ou la voix falsetto. La rivalité était, en fait, née parce que la presse appelait les deux plus grands albums de tous les temps : Thriller VS Purple Rain. Mais aussi, car lors d'un légendaire concert à L'Appolo en 1983 James Brown invite chacun d'eux à monter sur scène, ce que tout le monde voit comme le roi désignant ses successeurs.

En 2011, Prince a fait sur toute sa carrière 26 tournées officielles ce qui en ajoutant les concerts spéciaux donne plus de 1500 concerts. C'est un record. Voir : Liste des tournées de Prince

[modifier] Carrière cinématographique

Bien que globalement peu présent au cinéma, Prince voue une admiration évidente au septième art et il y fit des références constantes.

Prince joua en quelque sorte son propre rôle dans Purple Rain (1984), un film musical qui fut considéré comme une autobiographie largement romancée. Le film se déroule effectivement à Minneapolis et s'inspire de la propre histoire de Prince. Il fut un énorme succès et rapporta plus de 71 millions de dollars, un record dans le genre. D'autre part, Prince fut le premier artiste de l'histoire à être numéro 1 simultanément pour un album, un film et une tournée. Purple Rain reçut également l'Oscar de la meilleure musique de film.

Fort de ce premier succès, Prince embarque dans Under The Cherry Moon (1986), qui fut tourné à Nice et vit débuter Kristin Scott Thomas. Prince a tenu à réaliser le film lui-même mais ce fut un échec commercial retentissant, bien que de nombreux fans estiment qu'il s'agit du film le plus abouti de Prince. Son support sonore est l'album Parade.

Prince revient ensuite au film musical avec Sign O The Times (1987), qui est en fait un concert tourné sous la forme d'un film (ou l'inverse) de la tournée du même nom. Sorti dans un nombre réduit de salles, le film n'eut qu'un succès d'estime mais fut plébiscité par la critique.

En 1989, Prince réalise une partie de la bande originale du premier film Batman (l'autre partie étant composée par Danny Elfman). La bande originale est un succès avec plus de cinq millions d'exemplaires vendus, et le single, Batdance, sera no 1 aux États-Unis.

L'année suivante, le film Graffiti Bridge permet de retrouver les protagonistes de Purple Rain qui s'affrontent dans un quartier fictif de Minneapolis. Ce film n'est sorti qu'aux États-Unis et n'a obtenu qu'un très faible succès.

Par la suite, Prince a participé à la conception et/où la réalisation d'émissions télévisuelles (The Beautiful Experience - 1994, Love 4 One Another - 1996) ou de compilations élaborées de vidéo clips (3 Chains O'Gold - 1993).

En 2006, Prince écrit une chanson pour le film d'animation Happy Feet intitulée The Song From The Heart. La chanson remportera le Golden Globe de la meilleure chanson originale pour un film.

  • Purple Rain (1984) : acteur, compositeur
  • Prince and the Revolution LIVE! (1985) : compositeur, interprète
  • Under the Cherry Moon (1986) : acteur, scénario, compositeur, réalisateur
  • Sign o' the Times (1987) : compositeur, interprète, réalisateur
  • Bright Lights, Big City (1988) : compositeur (chanson) : Good Love
  • Lovesexy (1988) : compositeur, interprète
  • Batman (1989) : compositeur (chansons)
  • Graffiti Bridge (1990) : acteur, compositeur, scénario, réalisateur
  • Gett Off (video single) (1991) : acteur, compositeur, scénario, director
  • Oscar's Greatest Moments (1992) (archive footage)
  • Prince Unauthorized (1992) (archive footage)
  • Sexy MF (video single) (1992) : acteur, compositeur, scénario, réalisateur
  • Diamonds and Pearls (Video Collection) (1992) : acteur, compositeur, scénario, réalisateur
  • The Hits Collection (Prince) (1993) : acteur, compositeur, scénario, réalisateur
  • 3 Chains o' Gold (1994) : acteur, compositeur, scénario, directeur
  • Prince Interactive (1994) (video game) : compositeur, interprète
  • Blankman (1994) : compositeur (chanson) Super Hero
  • Showgirls (1995) : compositeur (chansons) : Ripopgodazippa, 319
  • Girl 6 (1996) : compositeur (chansons)
  • Rave Un2 the Year 2000 (2000) : interprète, compositeur (songs)
  • Bamboozled (2000) : compositeur, interprète (chanson) 2045 Radical Man
  • Live at the Aladdin Las Vegas (2003) : interprète, compositeur (chansons)
  • Happy Feet (2006) : compositeur (chansons) : Song of the Heart

[modifier] Pseudonymes

  • Jamie Starr / The Starr Company - producteur de The Time, Vanity 6, etc.
  • Joey Coco - producteur et auteur pour Kenny Rogers, etc.
  • Alexander Nevermind - producteur et auteur pour divers artistes dans le milieu des années 1980 (parmi eux Sheena Easton)
  • Christopher (Tracy) - auteur de Manic Monday pour The Bangles. Le nom provient du personnage interprété par Prince dans le film Under The Cherry Moon.
  • Paisley Park - utilisé au début des années 1990 pour divers projets
  • Tora Tora - sur l'album des NPG Exodus en 1995
  • Azifwekare - sur la chanson Style de l'album Emancipation
  • Le symbole O(+> connu sous le nom de « Love Symbol » - adopté comme nom officiel (1993-2000)
  • TAFKAP, The Artist (Formerly Known As Prince) - proposé par des journalistes pendant la période du Symbole
  • Gemini - sur l'album Batman
  • Camille - personnage interprété par Prince sur disque en 1986-1988, caractérisé par une voix légèrement accélérée (Housequake, If I Was Your Girlfriend…)
  • The Kid - personnage interprété par Prince dans les films Purple Rain et Graffiti Bridge.

[modifier] Récompenses

[modifier] Discographie

Article détaillé : Discographie de Prince.

Les mieux classés :

[modifier] Bibliographie

  • Valérie Chambat, Prince, Music Book, 1999 
  • Duncan Clarke, L'artiste qu'on appelait Prince, Hors collection, 1995 
  • Prince & Randee St. Nicholas, 21 Nights, Atria, 2008 
  • Jason Draper, Prince : Life & Times, Place des Victoires, 2010, 216 p. (ISBN 9782809901825) 

[modifier] Notes et références

  1. Those chart busters, Hindustantimes.com, 9 décembre 2008.
  2. Vidéo scénique de Prince, Hollywood World Studios, 2004.
  3. a, b et c Jason Draper, Prince : Life & Times, 2010, p.8.
  4. Jason Draper, Prince : Life & Times, 2010, p.9.
  5. Vidéo de Prince à l'émission American Bandstand, 26 janvier 1980.
  6. (en) Gold Experience (Billboard 200) sur billboard.com
  7. biographie de Prince sur www.calhounsquare.info
  8. phrase prononcée notamment sur le CD en concert One Nite Alone... Live! (2002)
  9. lien en anglais vers une liste d'artistes ayant enregistré à Paisley Park: http://prince.org/msg/7/84780

[modifier] Annexes

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[modifier] Liens externes


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