Prieuré de Serrabone

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Prieuré de Serrabone
Image illustrative de l'article Prieuré de Serrabone
Présentation
Nom local Serrabona
Culte Aucun aujourd'hui
Type Prieuré
Rattachement Règle de Saint Augustin
jusqu'en 1592
Début de la construction XIe siècle
Fin des travaux XIIe siècle
Style dominant Roman
Protection Logo monument historique Classé MH (1875)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Commune Boule-d'Amont
Coordonnées 42° 36′ 00″ N 2° 35′ 01″ E / 42.600027777778, 2.583529722222242° 36′ 00″ Nord 2° 35′ 01″ Est / 42.600027777778, 2.5835297222222  

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Prieuré de Serrabone

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(Voir situation sur carte : Pyrénées-Orientales)
Prieuré de Serrabone

Le prieuré de Serrabone, fondé au début du XIe siècle, est situé dans le département des Pyrénées-Orientales, à une trentaine de kilomètres de Perpignan, dans le massif des Aspres sur les contreforts orientaux du massif du Canigou. Il est situé à proximité des gorges du Boulès), et demeure encore aujourd'hui d'accès difficile.

Il est surtout connu pour sa tribune en marbre, datée du XIIe siècle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le prieuré est situé sur l'ancienne commune de Serrabonne, aujourd'hui rattachée à Boule-d'Amont.

Historique[modifier | modifier le code]

Prieuré de Serrabone : vue de la galerie du cloître

La plus ancienne mention du lieu remonte à 1069, date à laquelle une église paroissiale dédiée à la Vierge est citée. Treize ans plus tard, en 1082, un collège de chanoines de l'ordre de Saint Augustin est établi dans les lieux.
L'édifice fera alors l'objet d'importants travaux d'agrandissement et d'embellissement. La nouvelle collégiale est consacrée en 1151 par l'évêque d'Elne. Le collège était mixte, car comprenant des hommes et des femmes (qualifiées de converses).
L'apogée du prieuré fut de courte durée : les troubles commencent aux XIIIe et XIVe siècles avec l'individualisme croissant des chanoines (maisons privatives au lieu de partager des lieux de vie commune comme le stipulait la règle). La décadence devient alors inéluctable et atteint un tel degré au cours du XVIe siècle que le pape sécularise alors le prieuré, comme tous ceux rattachés à la règle de Saint Augustin en Espagne.
Rattachée à Solsona en Catalogne (nouveau diocèse établi à cette époque), la collégiale devient église paroissiale et tombe lentement dans l'abandon et l'oubli.
Au début du XIXe siècle, toute la partie occidentale de l'église s'effondre, minée par les intempéries. On n'hésite pas non plus à démonter, dans le cloître, la rangée intérieure de colonnes et chapiteaux pour constituer un retable dans l'abside.
Les lieux deviennent par la suite la propriété d'un particulier, qui entreprend des travaux de restauration dans les années 1900 (le début du XXe siècle marque le début d'une période, déjà amorcée au XIXe siècle, de redécouverte du patrimoine local) et qui se poursuivirent tout au long du XXe siècle.

Description[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

Prieuré de Serrabone : galerie du cloître

L'église actuelle est formée par la nef de l'église antérieure (celle de la mention de 1069), à laquelle fut adjoint un collatéral, un transept, une galerie de cloître et les absides lors des travaux d'agrandissement du XIIe siècle. C'est cet édifice, consacré en 1151, que l'on peut voir aujourd'hui. Cependant, toute la partie occidentale, effondrée au début du XIXe siècle, a été refaite dans les années 1950-1960. La façade ouest a alors été dotée d'une baie bien trop large par rapport aux autres ouvertures de l'église.
Au chevet, les deux absidioles du transept ne sont pas visibles car intégrées au massif de l'édifice, par contre l'abside centrale est bien visible.
La nef est voûtée en berceau brisé et le collatéral en demi-berceau. Les deux vaisseaux communiquent entre eux par deux arcades percées dans le mur les séparant (mur faisant partie de l'édifice du XIe siècle). Les trois absides sont voûtées en cul-de-four.
Il reste peu de choses de la décoration intérieure en dehors de la tribune, si ce n'est des traces de fresque sur le mur sud de la nef.

Le cloître[modifier | modifier le code]

Il est accolé au côté sud de l'église, et ses arcades ouvrent sur le ravin à proximité du prieuré. Un petit jardin s'étend à son pied, sur une des terrasses ménagées pour soutenir le prieuré. Ses arcades sont ornées de colonnes et de chapiteaux en marbre.
La galerie possède encore un enfeu dans lequel subsiste des traces de fresque.

La tribune[modifier | modifier le code]

Tribune de Serrabone

Elle a été réalisée avec du marbre rose provenant des carrières de Bouleternere, cette découverte se fit grâce à un incendie qui mis au jour une veine de marbre qui après examen géologique s’avérera être le même que celui du prieuré. Ce marbre orne de nombreuses autres églises romanes des environs.
Elle est située à peu près au milieu du vaisseau central. On peut remarquer quelques non-ajustements dans l'assemblage des blocs et des sculptures la constituant : cela résulte dans le fait qu'ils ont probablement été taillés avant d'être assemblés dans l'église même, ce qui a alors nécessité des ajustements de dernière minute.
La tribune a une forme à peu près rectangulaire de 5,60 x 4,80 mètres pour une hauteur avoisinant les 3 mètres. Une balustrade dominae cet ensemble sur une hauteur d'environ 1,50 mètre. Il est à noter que les croisées d'ogives présentes sous la tribune ne sont en aucun cas une forme primitive de voûte gothique : elles ont ici un rôle purement décoratif, afin de cacher la voûte d'arête les surplombant sans jamais les toucher.
Une telle tribune est une forme architecturale rare : seule l'abbatiale de Cruas en présente une de cette époque.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Prieuré de Serrabone : vue d'ensemble

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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