Presles (Val-d'Oise)

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Presles
La mairie.
La mairie.
Blason de Presles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton L'Isle-Adam
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l’Oise et des Trois Forêts
Maire
Mandat
Pierre Bemels (UMP)
2014-2020
Code postal 95590
Code commune 95504
Démographie
Gentilé Preslois, Presloises
Population
municipale
3 745 hab. (2011)
Densité 376 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 00″ N 2° 18′ 00″ E / 49.1167, 2.349° 07′ 00″ Nord 2° 18′ 00″ Est / 49.1167, 2.3  
Altitude Min. 26 m – Max. 210 m
Superficie 9,95 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-presles.fr

Presles est une commune du Val-d'Oise située à environ 30 km au nord de Paris.

Ses habitants sont les Preslois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le vallon du ru de Presles, à flanc de coteau, entre les forêts de Carnelle et de L'Isle-Adam.

Presles est limitrophe de L'Isle-Adam, Mours, Nointel, Beaumont-sur-Oise, Saint-Martin-du-Tertre, Maffliers et Nerville-la-Forêt.

Communes limitrophes de Presles[1]
Mours Nointel Beaumont-sur-Oise
L'Isle-Adam Presles[1] Saint-Martin-du-Tertre
Nerville-la-Forêt Maffliers

La commune est desservie par la gare, située sur la ligne d'Épinay - Villetaneuse au Tréport - Mers et desservie par les trains de la ligne H du Transilien de la relation Paris-Nord - Persan - Beaumont par Montsoult.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est attesté sous les formes Prataria et Pretarium en 862, de Pratariis en 1110, de Praeris en 1184, de Praeres en 1210, Pratellas 1223[2].

Il s'agit d'un toponyme médiéval issu de l'ancien français proiere, praiere « grande étendue de prés » confondu plus tard avec le vieux français praël « petit pré » et peut-être « espace découvert entouré de bâtiments » (attesté vers 1165) > préau (issu du pluriel préaux, le singulier s'étant aligné sur le pluriel en francien) qui a fini par désigner tout autre chose au XIXe siècle[3].

Le passage d'un terme à l'autre s'observe bien dans les formes latinisées entre 1210 : Praeres et 1223 : Pratellas. L'un comme l'autre de ces deux mots remontent au gallo-roman, *PRATARIA pour le premier et PRATELLU pour le second.

La même confusion s'est opérée pour Presles-en-Brie (Praeres vers 1222, Praesles 1276).

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune possède sur son territoire plusieurs sépultures néolithiques, témoignages d'une occupation fort ancienne. La première mention écrite du village date de 862, comme indiqué précédemment.

Au Moyen Âge, la seigneurie située sur la route des Flandres appartient à la famille de Presles. Le fief passa ensuite en 1580 à la famille Baillet, conseillers au Parlement, puis en 1707 appartient à la famille de Turmenyes, enfin, par alliance, Presles est devenu possession du prince de Conti.

Dès 1756, la commune est sur la route de voitures publiques cheminant de Paris à Beauvais.

Au XVIIIe siècle, le territoire est partagé en plusieurs fiefs : Nantouillet (longtemps propriété des Nicolay), Remi, Rouvray, Prerolles, Courcelles, Valpendant, de Montbray. La commune est érigée en commune en 1790. La plupart des châteaux sont reconstruits durant le XIXe siècle. Honoré de Balzac a évoqué Presles dans Un début dans la vie.

La commune possédait jadis de nombreux moulins. Elle conserve aujourd'hui son caractère rural.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Presles (Val-d’Oise).svg

Les armes de Presles se blasonnent ainsi :"D'argent fretté de huit pièces de sinople (vertes)."

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la juridiction d’instance, de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[4],[5].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 2008 Régis Humbert UMP  
mars 2008 2014 Pierre Bemels UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 745 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 268 1 298 1 303 1 338 1 541 1 575 1 663 1 650 1 586
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 584 1 638 1 241 1 203 1 180 1 161 1 251 1 179 1 307
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 238 1 227 1 319 1 523 1 615 1 642 1 539 1 635 1 959
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 076 2 450 2 927 3 117 3 566 3 728 3 815 3 827 3 745
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Presles compte trois monuments historiques sur son territoire.

  • Église Saint-Germain-l'Auxerrois, rue Pierre-Brossolette (inscrite monument historique par arrêté du 16 juin 1926[8]) : Elle a été bâtie à partir du XIIe siècle mais reconstruite à partir de 1480. Le chœur gothique est flanqué au nord d'un double collatéral voûté d'arêtes avec une colonne centrale romane, vestige de l'édifice primitif. Le clocher date du XVIe siècle. Les vingt-deux stalles du XVIIe siècle furent achetées par l'abbé Galet et proviennent de l'église abbatiale de Saint-Cloud (détruite en 1778). Les miséricordes Renaissance des stalles sont sculptées de sujets satiriques et des scènes de métiers[9].
  • Allée couverte du Blanc Val, en écart, entre les dernières maisons du village et la RD 64e, chemin rural no 8 dit du Blanc-Val (classée monument historique par arrêté du 10 avril 1951[10]) : Ce monument funéraire est une allée couverte enterrée de 6 m de longueur, découverte en 1949. Il s'agissait d'une sépulture collective, où cinquante corps furent retrouvées[11].
  • Dolmen de la Pierre Plate, en forêt de L'Isle-Adam, parcelle 12 (classé monument historique par arrêté du 19 octobre 1932[12]) : Cette allée couverte de 12 m sur 2,30 m fut restaurée en 1974. Elle est composée de trois tables de couverture. L'accès au vestibule se fait à travers une dalle perforée. Les restes humains d'une centaine d'individus ainsi que le mobilier funéraire dégagés en 1926 sont exposés au Musée départemental de Préhistoire d'Île-de-France, à Nemours[11].
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Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Les Grands Moulins de Presles, en écart, 112 rue Pierre-Brossolette (RD 78) : Cette minoterie industrielle est implantée sur un site utilisé dès le XVIe siècle[13].
  • Château de Bellevue, sur un grand domaine boisé immédiatement à l'ouest du bourg : Il fut édifié au XIXe siècle par un tailleur de Paris. Ce château de brique et pierre remplace un pavillon de chasse du prince de Condé. Ce fut la propriété et le lieu de décès de l'entrepreneur et fondeur d'art Antoine Durenne, mort en 1895[14]. Le général Jacquin y ajoute deux ailes en 1912[13]. Sans illustration.
  • Le coffre de Bellevue : Situé sur le domaine du château de Bellevue. Cette allée couverte est une petite sépulture collective, composée de 4 dalles de calcaire. Elle fut découverte en 1901 et contenait les restes de 8 individus ainsi que 4 objets[11].
  • Ferme fortifiée de Valpendant, au bout d'un chemin d'exploitation partant du carrefour de la Libération, RD 64e : Elle domine le hameau de Courcelles. Cette ancienne forteresse donnée par Louis XI à l'abbaye de Royaumont en 1249 devient la propriété au XIVe siècle de la puissante famille de Chambly qui en fait le chef-lieu du comté de Beaumont. Le donjon de 16 m de hauteur fut érigé au XIIIe siècle, on peut encore y voir les meurtrières ; sa partie supérieure fut transformée en colombier au XVIIe siècle. Le logis seigneurial comprenant plusieurs fenêtres à meneaux date lui du XVIe siècle. Les douves en partie comblées remontent au XIIe siècle. La grange, d'une longueur de 47 m, remonte au XIIe siècle, mais ses ouvertures ont été remaniées au XIXe siècle et sa charpente médiévale a malheureusement disparue au cours d'un incendie en 1992[15].
  • Ferme de la Cave, RD 64 / carrefour de la Libération : Elle est installée dans un ancien relais de poste décrit par Balzac, qui résidait alors à L'Isle-Adam dans son roman « Un début dans la vie ». Le chenil du prince Murat est installé dans un ancien relais de chasse du prince de Conti[16].
  • Château de Courcelles, au hameau du même nom, rue Alexandre-Prachay : De style néo-classique, il fut édifié à partir de 1709. Acheté par le prince de Conti, seigneur de L'Isle-Adam à Marie de Turmenyes, il est ensuite revendu à François Bergeret puis vendu à M. Perrot, président de la chambre des comptes guillotiné en 1794. Les aménagements intérieurs du château datent de la fin du XIXe siècle et furent remodelés dans les années 1930. Son parc, vraisemblablement l'œuvre de Louis-Sulpice Varé, compte parmi les plus beaux ensembles paysagers du Val-d'Oise. Il s'étend sur 30 hectares et comprend plusieurs pièces d'eau alimentées par des sources et par le ru de Presles ainsi que plusieurs fabriques, notamment une passerelle, une fausse ruine, un embarcadère, un belvédère et un kiosque. On trouve sur le domaine une grange, un ancien chenil et l'hôpital de Courcelles, aujourd'hui maison d'accueil de la DDASS[17].
  • Lavoir de Courcelles : Alimenté par une source, il est situé en contrebas de la rue. Il a été restauré en 1990[13]. Sans illustration.
  • Moulin de Montbray, rue du bois Belle-Fille : Ne restent que des ruines de ce moulin à eau médiéval[9].
  • Route forestiere du bois belle fille de la foret de Canelle date du XVIIIe siècle.

Insolite, une maison du village, la maison Notre-Dame, présente des sculptures en bois (porche, salle à manger) d'inspiration indonésienne achetées par Louis Hayaux du Tilly. Elles ornaient le pavillon indonésien de l'exposition universelle de 1900. Sans illustration.

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Fête de Lutte ouvrière[modifier | modifier le code]

La fête annuelle de Lutte ouvrière se déroule le week-end de la Pentecôte dans un parc boisé situé sur la commune de Presles, accueillant environ 40 000 visiteurs. En plus des nombreuses attractions non politiques, cette fête constitue le principal rassemblement de l'extrême-gauche en France, où sont invités des militants de tendances diverses ainsi que la majorité des Preslois[18].

Plaque commémorative sur la salle Jeanne-d'Arc, inaugurée le 4 mai 2010 par Charles Aznavour.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Presles (Val-d'Oise) sur Géoportail.
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 1, Librairie Droz 1991. p. 348
  3. Site du CNRTL : étymologie de préau
  4. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  5. Ministère de la justice - Conseil départemental de l'accès au droit du Val-d'Oise
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  8. « Église Saint-Germain-l'Auxerrois », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. a et b René Botto, Stéphane Gasser et Christophe Gicquelay, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Presles », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 439-445 (ISBN 2-84234-056-6) ; p. 440.
  10. « Allée couverte du Blanc Val », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. a, b et c Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Presles, op. cit., p. 439.
  12. « Dolmen de la Pierre Plate », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. a, b et c Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Presles, op. cit., p. 445.
  14. Georges Rosenberger in Revue Arts et Métiers, n° 608[réf. incomplète].
  15. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Presles, op. cit., p. 439-440.
  16. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Presles, op. cit., p. 442.
  17. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Presles, op. cit., p. 442-444.
  18. Site de la fête de Lutte ouvrière

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Aubert, La Grande Histoire du Val d'Oise - Toutes les communes de Ableiges à Wy-dit-Joli-Village, Edijac, (ISBN 2-904-675-17-5)[réf. incomplète]
  • René Botto, Stéphane Gasser et Christophe Gicquelay, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Presles », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 439-445 (ISBN 2-84234-056-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]