Presbytère de Borley

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Le presbytère de Borley à la fin du XIXe siècle.

Le presbytère de Borley était une grande résidence de style néo-gothique, située dans la paroisse de Borley (en), dans le comté d'Essex en Angleterre. Construit en 1862 pour recevoir le pasteur Henry Bull, le presbytère fut élevé sur le site d’un précédent édifice détruit par un incendie en 1841. Considéré par la légende comme « la maison la plus hantée d’Angleterre »[1] le presbytère de Borley a été à nouveau la proie d’un incendie pendant la Seconde Guerre mondiale et fut définitivement démoli en 1944[2]

Phénomènes et hantises[modifier | modifier le code]

Harry Price en 1922

Théâtre supposé de multiples formes de hantises, qui allaient d’apparitions nocturnes aux phénomènes de poltergeist, d’inscriptions mystérieuses présumées tracées par des mains fantômes, de sonnettes s’agitant seules et de lumières spectrales apparaissant dans des pièces vides, le presbytère de Borley devint la cible de toutes les curiosités, dont celle de la Society for Psychical Research (SPR) et du chasseur de fantômes Harry Price (en). Ce dernier enquêta pendant une année pleine à Borley et publia les résultats de ses investigations, concluant à la présence de multiples phénomènes paranormaux dans le presbytère. Une religieuse fantôme et un cocher sans tête furent ainsi prétendument aperçus dans le parc du presbytère, dont une des allées fut nommée nun's walk (promenade de la nonne).

La SPR, à laquelle Price avait pourtant appartenu, réfuta les affirmations et « preuves » de Price puis publia une contre-enquête dans laquelle la Société concluait qu’Harry Price avait frauduleusement créé les phénomènes de hantise dont il rendait compte[3].

La SPR établit aussi que Marianne Foyster, la femme du révérend Lionel Foyster, qui avaient habité la demeure de 1930 à 1935 avait aussi créé de toutes pièces des éléments paranormaux, en particuliers des « écritures fantômes » qu’elle avait tracée de sa main gauche pour en maquiller le style. Parmi ces textes restés célèbres, il faut citer des appels de l'au-delà réclamant de la lumière et des messes, ainsi que des demandes à l'aide adressées directement à Marianne.

Fiction[modifier | modifier le code]

Les événements de Borley ont donné lieu à une adaptation par l'ORTF, intitulée Qui hantait le presbytère de Borley ?[4], diffusée en 1968. L'épisode était tiré d'une série baptisée Le Tribunal de l'impossible, et fut réalisée par Alain Boudet.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Affirmation reprise du titre du premier ouvrage d'Harry Price sur le sujet paru en 1940 : The Most Haunted House in England. Comme le fait remarquer Daniel Cohen : « Dans un pays où les fantômes paraissent abonder, c'est un remarquable titre. » Encyclopédie des fantômes, Robert Laffont, 1991 p. 96
  2. (en) The Haunted Rectory by The Foxearth and District Local History Society
  3. Dingwall, Goldney et Hall, Le presbytère hanté de Borley, La tour Saint_jacques, Denoël, 1958 (EO anglaise 1956)
  4. Voir à cet égard le site de l’INA.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Harry Price, The Most Haunted House in England: Ten Years Investigation of Borley Rectory, Longmans, Green & Co., 1940.
  • (en) Harry Price, The End of Borley Rectory, Harrap & Co., 1946.
  • Dingwall, Goldney et Hall, Le presbytère hanté de Borley, La tour Saint-jacques, Denoël, 1958
    Traduction par de Hugues de la Chesneray de (en) Dingwall, E. J.; Goldney, K. M.; Hall, T. H. The Haunting of Borley Rectory, Duckworth, 1956
  • Jacques Bergier et le Groupe Info, Le livre de l'inexplicable, Albin Michel, 1972 pp. 233-239
  • Collectif, Les lieux hantés, éditions Time-Life, Amsterdam, 1989 (ISBN 2-7344-0516-4) pp. 65-69
  • Collectif, Fantômes et apparitions, éditions Time-Life, Amsterdam, 1990 (ISBN 27-344-0442-7) pp. 126-127
  • Daniel Cohen, Encyclopédie des fantômes, Robert Laffont, 1991 (ISBN 2-221-06841-6) pp. 96-101

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]