Liste des épouses des présidents de la République française
| Épouse du président de la République française | |
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Titulaire actuel Carla Bruni-Sarkozy[note 1] depuis le 2 février 2008 |
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| Création | 31 août 1871 |
| Premier titulaire | Élise Thiers |
| Résidence officielle | Palais de l'Élysée Rue du Faubourg-Saint-Honoré, VIIIe arrondissement de Paris |
| Site internet | www.elysee.fr/president/la-presidence/la-premiere-dame-de-france/la-premiere-dame-de-france.117.html |
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L'épouse du président de la République française, appelée régulièrement la « Première dame de France », est une personnalité attirant beaucoup d'attention bien que n'ayant aucun statut officiel. Elle est l'épouse du chef de l'État.
Son rôle public s'est accru dans la seconde moitié du XXe siècle, depuis la création de la Ve République.
Sommaire |
[modifier] Dénomination
Pendant longtemps, on appelait l'épouse du président « la présidente[1] », mais cet usage n'a pas résisté à la féminisation des noms de métiers qui attribue cette expression au cas où la fonction présidentielle serait exercée par une femme.
Les journalistes français utilisent depuis peu l'expression « première dame de France », en écho à l'expression américaine First Lady, pour désigner l'épouse du président de la République française[note 2]. Cependant cette expression est utilisée depuis longtemps en France pour désigner le premier personnage féminin dans l'ordre protocolaire, par exemple : la reine, l'impératrice, la régente ou bien la mère du régent[2],[3],[4],[5]. Elle commence à être couramment employée par la presse, au sujet de l'épouse du président de la République, sous la présidence de Vincent Auriol, à propos de son épouse Michelle[6].
Le problème de l'appellation d'un conjoint homme ne s'est encore jamais posé en France en pratique ; certains médias avaient proposé « Premier gentleman » dans l'hypothèse de l'élection de Ségolène Royal[7] en 2007 ou dans la fiction télévisée L'État de Grace. Le titre de « premier magistrat de France[8] » ou plus rarement « premier citoyen de France[9] » employé pour qualifier le président de la République n'est pas lié à des formes protocolaires, il s'agit du sens romain du mot « magistrat » qui s'appliquait aux titulaires des fonctions publiques ; de la même façon on dit que le maire est le premier magistrat de la commune.
En mars 2010, le nouveau site internet de la présidence de la République indique nommément la « première dame de France », dans une rubrique qui lui est consacrée[10].
[modifier] Fonction
[modifier] Le protocole
Le conjoint du président n'a jamais eu de fonction légalement établie, que ce soit sous la Troisième, la Quatrième ou la Cinquième République. En pratique, il a cependant une place dans le protocole institutionnel.
Un usage qui donne une forme de rôle coutumier d'intercession à l'épouse du chef de l'État existe depuis l'élection du président de la République au suffrage universel, usage auquel s'adaptent quelques textes réglementaires. On en trouve ainsi trace dans l’article A40 (M)[11] du code de procédure pénale, qui fixe la liste des autorités politiques et judiciaires avec lesquelles les détenus peuvent correspondre sous pli fermé, c'est-à-dire sans contrôle de l'administration pénitentiaire, dispose dans son III :
« Doit être assimilée à ces autorités : l'épouse du président de la République. »
[modifier] Un rôle qui tend à s'affirmer avec le temps
L'épouse du président de la République est fréquemment présente lors des dîners officiels au palais de l'Élysée et lors de voyages diplomatiques à l'étranger. Même s'il n'est pas encore président, Charles de Gaulle associe en 1940, son épouse Yvonne de Gaulle — à la demande des dirigeants britanniques, dont Winston Churchill — à un reportage visant à le faire connaître au Royaume-Uni, en tant que chef de la France libre et représentant de la France qui poursuit la lutte aux côtés des Alliés[12] . Yvonne de Gaulle est la marraine, en 1960 du paquebot France, et le baptise[13]. Pour les vœux présidentiels du 31 décembre 1975, le président Valéry Giscard d'Estaing y associe son épouse Anne-Aymone[14] : il y a dans cette action, comme il le fait lors de la campagne présidentielle, une réelle volonté de mettre en avant son épouse, notamment pour s'en servir comme un atout en termes de communication ; chose que le président emprunte, sans se cacher, à son modèle en la matière, le président des États-Unis John Fitzgerald Kennedy. Si chaque Première dame a fondé une association caritative, c'est réellement Danielle Mitterrand qui est la première à s'impliquer en matière de politique, en faisant part aux médias de ses vues sur le monde. Le rôle d'épouse du président de la République, s'il n'est en rien défini, est finalement adopté par chacune, en fonction de sa personnalité.
Après le rôle diplomatique joué par Cécilia Sarkozy en tant que « représentante du président de la République », alors épouse du président, dans l'affaire des infirmières bulgares, Patrick Devedjian plaide pour qu'on lui donne légalement un statut la dotant d'un pouvoir[15], comme c'est le cas dans les monarchies. Cette proposition ne fut pas suivie d'effet. Le président refusa que sa femme aille témoigner devant une commission parlementaire. Il considérait qu'elle était son émissaire spécial, et que par conséquent son impossibilité légale de témoigner devant une commission parlementaire lui était étendue.
[modifier] Liste des épouses des présidents de la République française
| Portrait | Nom d'usage (à l'époque où elle était épouse) |
Nom de famille | Vie | Époux | Mariage | Période | Commentaire |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| IIIe République | 1870 - 1940 | ||||||
| Élise Thiers | Dosne | 1818-1880 | Adolphe Thiers | 1833 | 1871-1873 | Première épouse d'un président de la République française, l'épouse du président Adolphe Thiers habitait Versailles, craignant la mauvaise atmosphère de Paris. | |
| Élisabeth de Mac Mahon | de La Croix de Castries | 1834-1900 | Patrice de Mac Mahon | 1854 | 1873-1879 | ||
| Coralie Grévy | Fraisse | 1811-1893 | Jules Grévy | 1848 | 1879-1887 | ||
| Cécile Carnot | Dupont-White | 1841-1898 | Sadi Carnot | 1863 | 1887-1894 | ||
| Hélène Casimir-Perier | Perier-Vitet | 1854-1912 | Jean Casimir-Perier | 1873 | 1894-1895 | Hélène Casimir-Perier avait un goût prononcé pour les soirées mondaines et recevait volontiers le tout-Paris lors de grandes réceptions au palais de l'Élysée. | |
| Berthe Faure | Belluot | 1842-1920 | Félix Faure | 1865 | 1895-1899 | L'épouse du président Félix Faure était une première dame discrète, se tenant toujours en retrait de son époux lors des cérémonies officielles. Elle assista au décès de son mari, survenu le 16 février 1899. | |
| Marie-Louise Loubet | Picard | 1843-1925 | Émile Loubet | 1869 | 1899-1906 | Fille d'un quincaillier d'origine modeste, Marie-Louise Loubet appréciait peu le confort qu'offrait la vie élyséenne, même si elle se pliait aux règles du protocole officiel. | |
| Jeanne Fallières | Bresson | 1849-1939 | Armand Fallières | 1868 | 1906-1913 | Catholique pratiquante et économe, Jeanne Fallières se plaignait régulièrement d'être suivie par des gendarmes chargés de sa sécurité lors de ses déplacements, auxquels elle répondait souvent : « Quand j’étends mon linge dans le jardin de l’Élysée, vous n’allez tout de même pas mettre deux policiers pour m’accompagner ? ». | |
| Henriette Poincaré | Benucci | 1858-1943 | Raymond Poincaré | 1904 | 1913-1920 | Née Benucci, Henriette Poincaré est la première épouse d'un président de la République française à tenir des origines étrangères. En 1917, alors qu'elle se promène dans les jardins de l'Élysée, la première dame est surprise par un orang-outan, échappé d'un cirque qui se tenait au théâtre du Rond-Point voisin, qui s'empare de l'épouse du président et tenta de l'entraîner dans un arbre. Une fois l'animal maîtrisé, la censure interdira à la presse d'évoquer cet incident. | |
| Germaine Deschanel | Brice de Vièle | 1876-1959 | Paul Deschanel | 1901 | 1920-1920 | Alors que son époux, souffrant, n'était plus en état de promulguer les documents officiels, Germaine Deschanel se contentait de le faire, à la demande des services présidentiels. | |
| Jeanne Millerand | Levayer | 1864-1950 | Alexandre Millerand | 1888 | 1920-1924 | ||
| Jeanne Doumergue | Gaussal | 1874-1963 | Gaston Doumergue | 1931 | 1931[note 3] | Compagne secrète du président Gaston Doumergue, Jeanne Graves épousa le chef de l'État le 1er juin 1931, soit douze jours seulement avant la fin du mandat présidentiel de son mari, lors d'une cérémonie civile tenue au palais de l'Élysée et présidée par le maire du 8e arrondissement de Paris, Gaston Drucker. | |
| Blanche Doumer | Richel | 1859-1933 | Paul Doumer | 1878 | 1931-1932 | ||
| Marguerite Lebrun | Nivoit | 1878-1947 | Albert Lebrun | 1901 | 1932-1940 | Marguerite Lebrun, épouse du dernier président de la IIIe République, fut la première femme du chef de l'État français à être surnommée par la presse « first lady », après une visite en France du couple présidentiel américain. | |
| IVe République | 1946 - 1958 | ||||||
| Michelle Auriol | Aucouturier | 1896-1979 | Vincent Auriol | 1912 | 1947-1954 | Très élégante, Michelle Auriol, qui habitait l'Élysée avec son époux Vincent, tenait à décorer le palais présidentiel comme elle souhaitait. Elle fut l'une des pionnières de la communication politique, car elle invitait souvent de grands magazines comme Paris Match à organiser des séances photo du couple présidentiel à l'Élysée. | |
| Germaine Coty | Corblet | 1886-1955 | René Coty | 1907 | 1954-1955[note 4] | Germaine Coty, par sa carrure de grand-mère attentive, était très populaire auprès des Français. Lors de son décès, le magazine américain Life rendait hommage à « cette grand-mère un peu vieillotte, toujours coiffée de nattes, qui était une première dame très aimée ». | |
| Ve République | Depuis 1958 | ||||||
| Yvonne de Gaulle | Vendroux | 1900-1979 | Charles de Gaulle | 1921 | 1959-1969 | L'épouse du général de Gaulle se tenait toujours en retrait, derrière son mari, et se contentait de son rôle d'hôtesse de l'Élysée. Préférant le confort et le charme de la Boisserie à Colombey-les-Deux-Églises au palais de l'Élysée, Yvonne de Gaulle était surnommée « tante Yvonne » par les Français. | |
| Claude Pompidou | Cahour | 1912-2007 | Georges Pompidou | 1935 | 1969-1974 | Claude Pompidou, qui appréciait beaucoup l'art contemporain tout comme son mari, s'occupait personnellement de la décoration du palais et des appartements privés, faisant appel notamment au designer Pierre Paulin. Elle s'occupait, avec la Fondation Claude-Pompidou des personnes âgées et des vulnérables souffrant de la maladie d'Alzheimer. | |
| Anne-Aymone Giscard d'Estaing | Sauvage de Brantes | 1933- | Valéry Giscard d'Estaing | 1952 | 1974-1981 | Première épouse d'un président de la République mise au devant de la scène publique, Anne-Aymone Giscard d'Estaing, qui ne vivait pas à l'Élysée mais dans l'appartement parisien familial rue de Bénouville, faisait de sa Fondation pour l'enfance sa priorité. | |
| Danielle Mitterrand | Gouze | 1924-2011 | François Mitterrand | 1944 | 1981-1995 | Défendant les populations opprimées et le droit de l'eau avec sa fondation France Libertés, l'épouse du président Mitterrand, qui reste à ce jour l'unique femme d'un président socialiste de la Ve République, cultivait une image de combattante et n'hésitait pas à prendre position quant à la situation politique internationale, notamment lors de l'accueil du dirigeant cubain Fidel Castro à Paris. | |
| Bernadette Chirac | Chodron de Courcel | 1933- | Jacques Chirac | 1956 | 1995-2007 | Lorsque son époux est investi à la présidence de la République, en mai 1995, Bernadette Chirac tient à imposer son style à l'Élysée et à se conduire comme la maîtresse de maison. Très active dans les associations caritatives, la première dame est une figure emblématique de l'opération Pièces jaunes. Par ailleurs conseillère générale de Corrèze, Bernadette Chirac est à ce jour l'unique première dame de France à avoir exercé une fonction politique. | |
| Cécilia Sarkozy[note 5] | Ciganer-Albeniz | 1957- | Nicolas Sarkozy | 1996 | 2007 | Éphémère Première dame, Cécilia Sarkozy fut au cœur de l'actualité lors de la libération des infirmières bulgares, en Libye, alors qu'elle était considérée comme l'une des protagonistes de leur libération. Nicolas Sarkozy est à ce jour l'unique président à avoir divorcé au cours de son mandat. | |
| Carla Bruni-Sarkozy[note 1] | Bruni Tedeschi | 1967- | 2008 | 2008- | Première dame de France depuis son mariage à l'Élysée avec le président de la République Nicolas Sarkozy datant du 2 février 2008, Carla Bruni-Sarkozy, à l'image de celles qui l'ont précédée, s'occupe d'une association caritative qui porte son nom, et dont le combat reste la lutte contre le SIDA, maladie responsable du décès, en 2006, du frère de la première dame. Le 19 octobre 2011, l'épouse du président Sarkozy donne naissance à une fille, Giulia. C'est la première fois qu'une première dame de France donne naissance à un enfant dans l'exercice des fonctions de son mari. | ||
[modifier] Situation conjugale des présidents de la République française
À l'exception de Louis-Napoléon Bonaparte qui reste célibataire, durant tout son mandat de président de la République, de 1848 à 1852, bien qu'ayant plusieurs maîtresses successives, tous les présidents de la République française ont été mariés pendant l'exercice de leurs fonctions. Après le rétablissement de l'Empire, le 2 décembre 1852, Napoléon III épouse, les 29 et 30 janvier 1853, Eugénie de Montijo, qui sera titrée impératrice des Français.
Raymond Poincaré, marié civilement, doit régulariser religieusement sa situation maritale avec son épouse Henriette, veuve et divorcée, le 5 mai 1913. Il organise la cérémonie dans le secret, pour ne pas froisser son électorat majoritairement catholique.
En 1924, lorsqu'il accède à la présidence de la République, Gaston Doumergue est célibataire. Il épouse Jeanne Gaussal douze jours avant la fin de son mandat en 1931.
En 1955, le président René Coty est veuf après la mort de son épouse Germaine.
En 2007, le président Nicolas Sarkozy divorce de sa deuxième épouse Cécilia, cinq mois après le début de son mandat. Il épouse Carla Bruni[note 1] le 2 février 2008.
[modifier] Les fondations
Fondations antérieures à 1958 :
Chaque épouse de président de la Cinquième République a créé sa propre fondation :
- Yvonne de Gaulle : Fondation Anne-de-Gaulle ;
- Claude Pompidou : Fondation Claude-Pompidou ;
- Anne-Aymone Giscard d'Estaing : Fondation pour l'enfance ;
- Danielle Mitterrand : France Libertés - Fondation Danielle Mitterrand ;
- Bernadette Chirac : Association le Pont Neuf ;
- Carla Bruni-Sarkozy : Fondation Carla Bruni-Sarkozy.
[modifier] Annexes
[modifier] Notes
- Carla Bruni Tedeschi se fait nommer Carla Bruni en tant qu'artiste, et Carla Bruni-Sarkozy en tant qu'épouse
- Suivant les traductions, on trouve aussi « Première Dame » avec les mêmes majuscules qu'en anglais. En effet, Lady peut aussi bien être une formule de politesse, auquel cas il se traduit par « madame » ou « dame », que le féminin de Lord (seigneur), auquel cas il se traduit par « Dame ».
- Le mandat de son mari a débuté en 1924.
- Le mandat de son époux prit fin en 1959.
- Depuis son remariage, elle se nomme Cécilia Attias.
[modifier] Références
- Rapport sur la féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre - Les contraintes internes à la langue
- « Au cœur du temps », « Henri IV »
- Charles Pinot-Duclos, François Barrière (préf.), Mémoires secrets sur le règne de Louis XIV, la Régence et le règne de Louis, 1846, 425 pages, p. 303, rééd. 1865 [Lire en ligne sur books.google.fr]
- Camille Rousset, Histoire de Louvois et de son administration politique et militaire, 1863, p. 385 [lire en ligne sur books.google.fr]
- Émile Bégin, Histoire de Napoléon, de sa famille et de son époque, 1853, p. 228 [lire en ligne sur books.google.fr]
- Bertrand Meyer-Stabley, Les Dames de l'Élysée - Celles d'hier et de demain, Librairie académique Perrin, Paris
- « Gala joue les marieuses pour le président », sur le site marianne2.fr.
- Betapolitique, « Sarkozy, le « premier magistrat » de France essaye de contourner la censure du Conseil constitutionnel »
- « Michel Creton interpelle le premier citoyen de France », l'Humanité
- « La Première Dame de France – Le rôle de l'épouse du président de la République », sur le site elysee.fr, consulté le 30 mars 2010.
- article A40 (M)
- Jean Lacouture, Charles de Gaulle, I. Le rebelle 1890-1944, éd. Le Seuil, 1984, (ISBN 2-02-006968-7), p. 416
- « Lancé par le général de Gaulle », sur le site linternaute.com.
- « Vœux de monsieur et madame Giscard d'Estaing » 31 décembre 1975, sur le site de l'INA, ina.fr.
- « Un statut pour le conjoint du président de la République ? », 24 juillet 2007, sur le site blog-ump.typepad.fr, consulté le 28 septembre 2009.
[modifier] Bibliographie
- Bertrand Meyer-Stabley, Les Dames de l'Élysée – Celles d'hier et de demain, Librairie académique Perrin, Paris, 1995, 276 p. (ISBN 2262010633 et 978-2262010638) ; rééd. 1999 (ISBN 2262016208 et 978-2262016203)
- Bertrand Meyer-Stabley, Première dame – Les femmes de président, éd. Bartillat, Paris, 2008, 228 p. (ISBN 2841004368 et 978-2841004362)
- Henry-Jean Servat, Les Premières Dames de France, Albin Michel, Paris, 2007, 238 p. (ISBN 2226159932 et 978-2226159939)
- Delphine LeGuay, Femmes de président, France-Empire, Paris 1995 (ISBN 2-7048-0757-4)
- Eckard Presler, Europas First Ladies – Auf eigenen Füßen, Militzke, Leipzig 1999, (ISBN 3-86189-149-2)
- Élisabeth Chavelet, Leurs Femmes – Elles aussi ont du pouvoir, Laffont, Paris 2003, (ISBN 2-221-09904-4)
- Christine Clerc, Tigres et Tigresses, Grand livre du mois, Paris, 2006, (ISBN 978-2-286-02743-8)
- Janet Marx, Die First Ladys der Fünften Französischen Republik, von Yvonne de Gaulle bis Bernadette Chirac, Müller, Saarbrücken 2007 (ISBN 978-3-8364-4904-5)