Première République du Turkestan oriental

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Première République du Turkestan oriental
Turkestan oriental

شەرقىي تۈركىستان جۇمۇھۇرىيىتى Ouighour

1933 – 1934

Drapeau
Drapeau de la première République du Turkestan oriental
Description de l'image  First ETR in China.svg.
Informations générales
Statut Islam République constitutionnelle
Capitale Kashgar
Langue Ouighour
Religion Islam
Monnaie Cuivre (pul), argent (tanga), or (tilla) les pièces furent émises à Kashgar en 1933 sous le nom de Uyghurstan Jumhuriyetti
Le drapeau "Kok Bayraq" de la Première République du Turkestan oriental. Ce drapeau est encore utilisé par les Ouighours comme un symbole du mouvement d'indépendance du Turkestan oriental. Le gouvernement chinois interdit l'utilisation de ce drapeau en Chine. Il est presque identique au drapeau de la Turquie, sauf en ce qui concerne sa couleur de fond, bleue.

La Première République du Turkestan oriental (RTO), ou République Islamique turque du Turkestan oriental (RITO), ou République de l'Uyghurstan, est une république constitutionnelle sans lendemain, fondée en 1933. Elle fut centrée sur la ville de Kashgar dans ce qui est aujourd'hui le Xinjiang, région administrée par la République populaire de Chine. Bien que dérivant principalement des aspirations séparatistes, islamiques et nationalistes du peuple ouighour de la région, la RTO était d'une nature multiethnique, incluant des Kazakhs, Kirghizes, et autres minorités turcs dans son gouvernement et sa population.

Avec le pillage de Kashgar en 1934 par les seigneurs de la guerre Hui théoriquement alliés avec le gouvernement du Kuomintang de Nanjing, la Première RTO fut totalement éliminée. Son exemple, cependant, a servi jusqu'à un certain point comme inspiration pour la création d'une Seconde République du Turkestan oriental une décennie plus tard, et continue à influencer le support nationaliste Ouighour moderne pour la création d'un Turkestan oriental indépendant. Isa Alptekin fut le Secrétaire Général de la Première République du Turkestan oriental.

Origines du mouvement de la RTO[modifier | modifier le code]

La naissance du séparatisme ouïghour au début du XXe siècle, doit beaucoup à l'influence du mouvement Jadidist turc, diffusée par certains Ouyghours fortunés, partisans du "Panturquisme" qui avaient voyagé à l'étranger, en Turquie, en Europe et en Russie et qui revinrent déterminés à moderniser et à développer le système d'éducation au Xinjiang. La première école importante fondée selon le modèle Européen, était située dans la banlieue de Kashgar et, contrairement au programme traditionnel des Médersa, mettait davantage l'accent sur les aspects pratiques et techniques de l'enseignement tels que les sciences, les mathématiques, l'histoire et les langues. Le Jadidism croyait dans le pouvoir de l'éducation considérée comme un outil de perfectionnement personnel et national qui secouerait le statu quo traditionnel du Xinjiang. Le maitre du Xinjiang, le Gouverneur Yang Zenxin, (楊增新), réagit en fermant ou en intervenant dans le fonctionnement de plusieurs de ces nouvelles écoles.

La naissance de l'Union soviétique et des républiques socialistes d'Asie Centrale influencèrent également les ouïghours, augmentèrent la popularité des mouvements nationalistes séparatistes et diffusèrent le message communiste. Malgré la création d'une organisation révolutionnaire communiste locale dans le Xinjiang en 1921, cette zone servit également de refuge à de nombreux intellectuels fuyant l'avènement du Communisme Soviétique en Asie Centrale, formant ainsi une division à l'intérieur du mouvement nationaliste Turc au Xinjiang.

La situation au Xinjiang, se détériora avec le meurtre de Yang Zengxinen 1928 et l'arrivée au pouvoir de son adjoint Jin Shuren (金樹仁), qui se proclama lui-même Gouverneur après avoir fait arrêter et exécuter l'assassin de Yang, un fonctionnaire rival nommé Fan Yaonan (樊耀南) qui voulait lui-même s'emparer du pouvoir. Autocratique, corrompu et inefficace dans sa gestion du développement de la province, Jin s'aliéna encore davantage le peuple en réactivant une politique de " Sinisation ", en augmentant les taxes, interdisant la participation au " Hajj " et en remplaçant les chefs locaux par des fonctionnaires chinois Han.

Rébellion[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire du Xinjiang.

La situation arriva à un point critique en 1930, à la mort du Shah Mexsut, Khan de la préfecture de Hami (Hami) dans le Xinjiang oriental. Depuis l'ère des Qing, le titre de Khan était héréditaire et comme le veut l'usage féodal ou satrape, il comportait la souveraineté sur la région. L'importance du territoire Hami situé de façon stratégique de part et d'autre de la route principale reliant la province à la Chine orientale, sa richesse en terres fertiles sous-exploitées, ainsi que la volonté du gouvernement de consolider son pouvoir et d'éliminer les anciennes coutumes de gouvernement indirect, amenèrent Jin Shuren à abolir le Khannat et à proclamer sa souveraineté directe à la mort de Shah Mexsut.

Là-dessus, Jin Shuren doubla les taxes agricoles pour la population ouyghour, l'expropria des meilleures terres et les distribua à des réfugiés chinois Han de la province voisine du Gansu, à laquelle il accorda des subventions et réinstalla les Ouïghours déplacés sur des terres peu fertiles, près du désert. La nouvelle garnison stationnée à Hami s'averra encore plus sévère, et en 1931, la révolte éclata, des bandes et des mouvements de résistance se levèrent dans toute la zone. Le coup final fut porté par un officier chinois Chieng qui décida d'épouser une jeune fille ouïghoure d'un village des environs de Hami. Pour les Ouïghours, il s'est agi en fait d'un viol ou de l'intimidation de la famille, de plus, comme la loi islamique interdit aux filles musulmanes de se marier avec un non-musulman, cela est apparu véritablement comme une agression contre la communauté ouïghoure.

La rébellion éclata le 20 février 1931 avec le massacre de Chieng, de 33 de ses soldats lors de la cérémonie du mariage et de 120 Chinois Han réfugiés du Gansu. La rébellion ne s'est cantonné qu'aux seuls Ouïghours, les chefs kazakhs, kirghizes, chinois Han et Hui se joignirent tous à la révolte contre le pouvoir de Jin Shuren, même si occasionnellement ils l'interrompaient pour se battre entre eux.

Le Kuomintang (KMT) et l'Union soviétique compliquèrent encore la situation en envoyant des troupes pour soutenir Jin et son commandant militaire Sheg Shicai (盛世才) auxquels se joignirent certains Russes Blancs réfugiés de l'Union soviétique et vivant dans la région de la vallée de la rivière Ili.

Initialement, les principaux combats furent centrés autour d'Urumchi, que les forces ouïghoures et Hui assiégèrent jusqu'à ce que les troupes de Sheng Shicai soient renforcées par des soldats Mandchous et des Russes Blancs fuyant devant l'invasion japonaise de la Chine du Nord-Est. En avril 1933, Jin fut déposé par ces différents éléments et remplacé par Sheng avec le soutien des Soviétiques. Fort de ce soutien, Sheng réussit à diviser les assiégeants autour d'Urumchi en offrant à certains commandants ouïghours (sous le commandement de Xoja Niyaz Hajji, ancien conseiller du défunt Hami Khan) des postes de pouvoir dans le Xinjiang méridional s'ils acceptaient de se retourner contre les armées Hui se trouvant au Nord sous les ordres de Ma Zhongying (馬仲英).

Entre-temps, une autre faction Hui dans le Xinjiang méridional s'était alliée avec les forces ouïghoures groupées autour de Kucha sous les ordres de Timur Beg et marchait vers Kashgar. Les forces conjointes Ouïghoures-Hui encerclant la ville se divisèrent à nouveau, le commandant Hui Ma Zhancang (馬占倉) s'étant allié avec l'autorité locale dirigée par un autre Hui, Ma Shaowu (馬紹武), et attaqua les forces ouyghoures commandées par Timur Beg, tuant ce dernier.

Fondation de la RTO[modifier | modifier le code]

Parallèlement, dans la ville de Khotan, située dans le sud du Bassin du Tarim à proximité, trois frères appartenant à la riche famille Bughra et ayant reçu une éducation traditionnelle Jadidiste, dirigèrent une révolte dans les mines d'or près de la ville de Keriya ainsi que dans les vallées des rivières de montagne Yurunkash et Karakash et se proclamèrent Émirs après avoir créé l'Émirat de Khotan et déclaré son indépendance d'avec la Chine le 16 mars 1933.

Les autorités et les forces armées locales furent anéanties par les mineurs dans toute la province (vilayet) de Khotan, les populations civiles chinoises réussirent dans la plupart des cas à sauver leurs vies et leurs biens mais furent obligées pour cela de choisir entre l'Islam ou l'exécution. En juillet 1933, l'Émirat de Khotan envoya un des trois frères, Shahmansur Amin Bughra (connu aussi sous le nom d'Amir Abdulla), et un ancien propriétaire d'un journal appelé Sabit Damolla à Kashgar où ils fondèrent le Bureau des Affaires du Gouvernement de Khotan, dirigé par Muhammad Amin Bughra. Ce Bureau, dès l'automne de la même année, avait coupé la plupart de ses liens avec le Gouvernement de Khotan et s'était transformé en une Association multi-ethnique et quasi nationaliste pour l'indépendance du Turkestan oriental, s'inspirant principalement des idéaux du Réformisme Islamique du nationalisme et du Jadidisme.

En septembre 1933, Sabit Damolla proclama la fondation de la République du Turkestan Oriental avec Xoja Niyaz comme Président - et cela, en dépit du fait que le respectable Commandant faisait la guerre dans le Xinjiang septentrional et avait joint ses forces à celles de Sheng Shicai.

Le 12 novembre 1933, la République Indépendante (République Islamique Turque du Turkestan oriental RITTO ou République du Ouyghourstan, les deux noms étaient indifféremment utilisés) était proclamée.

Distincte de l'Émirat de Khotan, cette République proclamait son autorité sur un territoire s'étendant depuis Aksu située sur le bord nord du Bassin du Tarim jusqu'à Khotan au sud. En fait, le gouvernement de Kashgar qui n'avait que peu de ressources, était affligé d'une inflation gallopante et entouré de voisins hostiles - incluant les forces Hui sous les ordres de Ma Zhancang. Bien qu'ayant été créée comme une République multi-ethnique, ainsi que cela était reflété dans le nom de " Turkestan Oriental " inscrit dans sa Constitution, les premières pièces de monnaie du nouveau Gouvernement furent frappées avec le nom " République du Ouyghourstan " ( uystan Jumhuriyiti ). Dans certains textes, on s'y réfère comme à la " République Islamique du Turkestan Oriental ", suggérant un rôle plus important de l'Islam dans sa fondation. L'importance de l'Islam dans sa fondation fait l'objet de discussions; bien que sa constitution se réclame de la Sharia comme loi fondamentale, la tradition Jadidiste modernisante met davantage l'accent sur les réformes et le développement ainsi que cela ressort de certains passages de la Constitution qui insistent sur la santé, l'éducation et les réformes économiques.

Les efforts de la République islamique turque de Turkestan oriental (RITTO) en vue d'obtenir la reconnaissance internationale de son existence n'aboutit pas en dépit des nombreuses missions diplomatiques envoyées par le Premier ministre Sabit Damolla auprès de l'URSS (Tachkent, Moscou), de l'Afghanistan, de l'Iran, de la Turquie, et de l'Inde britannique. L'Union soviétique repoussa toute offre de négociation avec les Islamistes. À Kaboul, les représentants de Kashgar rencontrèrent le tout nouveau Roi d'Afghanistan, Mohammed Zaher Chah, et le Premier ministre Mohammed Hashim Khan, en vue d'obtenir assistance et armements. Mais l'un et l'autre préférèrent rester neutres et ne pas interférer avec les affaires de la Chine. Les autres pays réagirent de la même façon, refusant de considérer ces envoyés comme les représentants d'un pays indépendant. Aucun ne voulait lancer un défi politique à des puissances telles que l'Union soviétique et la Chine et se trouver engagés dans les combats ensanglantant le Sinkiang qui avaient déjà coûté la vie à 100 000 personnes dans la région. cela ne laissait ainsi peu de chances de survie à cette République encore au stade de l'enfance et entourée presque de tous côtés par des puissances hostiles (dounganes, soviétiques, chinoises).

Fin de la République du Turkestan Oriental[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire du Xinjiang.

Au Nord, une aide parvint aux forces de Sheng Shicai le 24 janvier 1934 sous forme de deux brigades soviétiques, l'Altaiskaya et la Tabarghataiskaya, déguisées en " Armée des volontaires russes blancs cosaques de l'Altaì " sous les ordres du Général Volgin de l'Armée Rouge. L'annexion de la Mandchourie par les japonais et les rumeurs sur leur soutien aux forces de Ma Zhongying préoccupaient les soviétiques; Stalin redoutait également que la rébellion du Xinjiang s'étende aux Républiques soviétiques d'Asie Centrale et constitue un sanctuaire pour les musulmans Basmachi. Les liens commerciaux entre le Xinjiang et l'Union soviétique donnait aux soviétiques une raison de plus pour soutenir Sheng.

Les brigades soviétiques, grâce au support aérien dont elles bénéficièrent, bousculèrent les forces de Ma Zhongying qui encerclaient Urumchi et les forcèrent à battre en retraite vers le sud. Le 16 février 1934, le siège d'Urumchi était levé, terminant ainsi la période d'incertitude et de désespoir qu'avaient traversé Sheng et les Gardes Cosaques Blancs piégés dans la ville par les forces de Ma Zhongying depuis le 7 janvier 1934.

Entre-temps, Hoja Niyaz Hajji était arrivé à Kashgar pour assumer la présidence de la RTO, contrairement à son accord initial avec Sheng. Avec lui, un autre chef ouïghour de première importance du Sinkiang oriental (Turpan, Kumul), Mahmut Muhiti (connu sous le nom de Mhmut Sijan c'est-à-dire, général de division) était arrivé et avait accepté l'offre du Premier Ministre Sabit Damolla d'être le Ministre de la Défense du Gouvernement de la RTO.

Néanmoins, la RTO eut une très courte existence. Les forces Hui en battant en retraite depuis le Nord, firent leur liaison avec les forces de Ma Zancang à Kashgar, s'allièrent au Kuomintang à Nankin et attaquèrent la RTO forçant Niyaz, Sabit Damolla et le reste du Gouvernement à fuir à Yengi Hissar au sud de la ville le 6 février 1934. L'armée conquérante de Hui tua un grand nombre de ceux qui restaient et une suite rapide de trahisons parmi les survivants, après leur expulsion de Kashgar, signa la fin de la RTO. Mahmut Muhiti se retira avec ce qui restait de l'armée vers Yarkand et Hotan, On lui promit toutefois une aide militaire et un grand avenir s'il acceptait d'aider Sheng Shicai et les soviets à dissoudre la RTO.

Hoja Niyaz Hajji, de son côté, s'enfuit par Artush vers Irkeshtam sur la frontière soviéto-chinoise avec les troupes Tungan sur les talons et fut chassé jusqu'à la frontière. Il se réfugia alors en URSS, où il reçût un blâme sérieux de la part des Soviets pour avoir accepté de Sabit Damolla le poste de Président de la RTO. Après avoir signé le document de la dissolution de la RTO et avoir licencié les troupes, Hoja Niyaz Hajji retourna en Tukestan oriental, où il livra Sabit et plusieurs autres ministres de la RTO à Sheng qui l'en remercia en lui donnant comme il lui avait promis le contrôle sur le Xinjiang méridional; ceux qui réussirent à s'échapper, s'enfuirent en Inde et en Afghanistan.

Les forces Hui alignées avec le KMT sous les ordres de Ma Zhonggying furent licenciées et Sheng consolida son contrôle sur la province grâce à une aide active des Soviets. Le siège du Gouvernement du Xinjiang autonome de Hoja Niyaz Hajji avait initialement été établi dans la ville d'Aksu. Par la suite, Sheng Shicai le força à se déplacer à Urumchi pour assumer les fonctions de Vice-Président du Gouvernement du Xinjiang. Ses forces reçurent 15 000 fusils et des munitions de l'URSS, mais, chaque fusil, chaque balle tirée et chaque bombe lancée contre les troupes Tungan par les avions soviétiques, avait été payés à prix d'or à l'URSS.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • James A. Millward and Nabijan Tursun, "Political History and Strategies of Control, 1884-1978" in Xinjiang: China's Muslim Borderland (ISBN 0-7656-1318-2).
  • Michael Zrazhevsky, " Russian Cossacks in Sinkiang ". Almanach " The Third Rome ", Russie, Moscou, 2001
  • Sven Gedin, " The flight of Big Horse ". New York, États-Unis, 1936
  • Burhan S. 鲍尔汗, Xinjiang wushi nian 新疆五十年 [Fifty Years in Xinjiang], (Beijing, Wenshi ziliao, 1984).
  • Clubb, O. E., China and Russia: The 'Great Game’. (NY, Columbia, 1971).
  • Forbes, A. D. W. Warlords and Muslims in Chinese Central Asia: À Political History of Republic Sinkiang, 1911-1949 (Cambridge, Cambridge University Press, 1986).
  • Hasiotis, A. C. Jr. Soviet Political, Economic and Military Involvement in Sinkiang from 1928 to 1949 (NY, Garland, 1987).
  • Khakimbaev A. A., 'Nekotorye Osobennosti Natsional’no-Osvoboditel’nogo Dvizheniya Narodov Sin’tszyana v 30-kh i 40-kh godakh XX veka' [Some Characters of the National-Liberation Movement of the Xinjiang Peoples in 1930s and 1940s], in Materially Mezhdunarodnoi Konferentsii po Problemam Istorii Kitaya v Noveishchee Vremya, Aprel’ 1977, Problemy Kitaya (Moscow, 1978) p. 113–118.
  • Lattimore, O., Pivot of Asia: Sinkiang and the Inner Asian Frontiers of China (Boston, Little, Brown & Co., 1950).
  • Rakhimov, T. R. 'Mesto Bostochno-Turkestanskoi Respubliki (VTR) v Natsional’no-Osvoboditel’noi Bor’be Narodov Kitaya' [Role of the Eastern Turkestan Republic (ETR) in the National Liberation Struggle of the Peoples in China], A paper presented at 2-ya Nauchnaya Konferentsiya po Problemam Istorii Kitaya v Noveishchee Vremya, (Moscow, 1977), p. 68–70.
  • David D. Wang, 'The USSR and the Establishment of the Eastern Turkestan Republic in Xinjiang', Journal of Institute of Modern History, Academia Sinica, Taipei, vol.25 (1996) p. 337–378.
  • Whiting, A. S., and Sheng Shih-ts’ai, Sinkiang: Pawn or Pivot? (Michigan, East Lansing, 1958).

Compléments[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]