Prazépam

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Prazépam
Prazépam
Identification
Nom IUPAC 7-Chloro-1-(cyclopropylméthyl)-1,3-dihydro-5-phényl- -2H-1,4-benzodiazepin-2-one
No CAS 2955-38-6
Code ATC N05BA11
Apparence poudre cristalline blanche à blanc cassé[1]
Propriétés chimiques
Formule brute C19H17ClN2O
Masse molaire[2] 324,804 ± 0,019 g/mol
C 70,26 %, H 5,28 %, Cl 10,92 %, N 8,62 %, O 4,93 %,
Propriétés physiques
Solubilité soluble dans l'alcool, le chloroforme et les acides minéraux dilués, librement soluble dans l'acétone[1]
Précautions
Classification du CIRC
Groupe 3 : Inclassable quant à sa cancérogénicité pour l'Homme[3]
Considérations thérapeutiques
Classe thérapeutique Benzodiazépine
Caractère psychotrope
Risque de dépendance Moyenne
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le prazépam est une substance chimique de la famille des benzodiazépines notamment commercialisée sous le nom de Lysanxia (d'autres spécialités existent comme Demetrin ou Serax, ainsi que sous forme de médicament générique). Comme toutes les molécules de cette famille, elle possède des propriétés essentiellement anxiolytiques.

Indications[modifier | modifier le code]

Traitement symptomatique de l'anxiété, notamment lors de la phase de sommeil.

Effets indésirables[modifier | modifier le code]

Le prazépam, comme tout autre médicament, peut avoir des effets indésirables :

  • maux de tête ;
  • sensation d'ivresse ;
  • somnolence ;
  • faiblesse musculaire ;
  • vision double ;
  • éruption cutanée ;
  • modification des phases du sommeil (les phases de sommeil profond ou paradoxal se réduisent en faveur des phases de sommeil léger)

Tolérance, dépendance[modifier | modifier le code]

Comme toutes les benzodiazépines, le prazépam provoque une tolérance et une dépendance.

Contre-indications et précautions d'emploi particulières[modifier | modifier le code]

  • Allergie (hypersensibilité) ;
  • antécédent d'allergie à d'autres benzodiazépines ;
  • myasthénie (maladie caractérisée par une tendance excessive à la fatigue musculaire) ;
  • difficultés respiratoires sévères ;
  • enfant de moins de 6 ans ;
  • syndrome d'apnée du sommeil (pauses respiratoires au cours du sommeil) ;
  • insuffisance hépatique sévère (maladie du foie sévère).

Mécanisme d'action[modifier | modifier le code]

Pharmacocinétique[modifier | modifier le code]

Le prazépam est transformé en différents catabolites :

  • Déméthyldiazépam, plus connu sous le nom de nordazépam (et décyclopropylméthylprazépam) qui a une demi-vie d'environ 30 à 200 heures.
  • 3-Hydroxyprazépam (qui est ensuite lui-même catabolisé en oxazépam).

Le prazépam est une substance qui a globalement une demi-vie très longue (36-200 h). Ceci en fait un très bon candidat pour un sevrage lent.

Interactions[modifier | modifier le code]

Spécialités pharmaceutiques[modifier | modifier le code]

Risques toxicologiques[modifier | modifier le code]

Surdosage[modifier | modifier le code]

Un surdosage de prazépam se caractérise par les effets suivants : somnolence, agitation et ataxie. Dans des cas graves une hypotonie musculaire peut aussi survenir. Un surdosage chez l'enfant entraîne généralement des symptômes plus sévères[4].

Abus possibles[modifier | modifier le code]

Comme toutes les benzodiazépines le prazépam peut potentiellement avoir un usage détourné et entraîner une dépendance. Néanmoins, les chances seraient moindres qu'avec d'autres benzodiazépines étant donné que le prazépam a une vitesse d'action relativement moins élevée[5],[6].

Toxicité[modifier | modifier le code]

Des essais sur animaux ont montré que le prazépam entraine un retard de croissance et des anomalies reproductives lorsqu'il est absorbé pendant la grossesse[7],[8],[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Prazepam sur inchem.org, consulté le 29 juin 2009
  2. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  3. IARC Working Group on the Evaluation of Carcinogenic Risks to Humans, « Evaluations Globales de la Cancérogénicité pour l'Homme, Groupe 3 : Inclassables quant à leur cancérogénicité pour l'Homme », sur http://monographs.iarc.fr, CIRC,‎ 16 janvier 2009 (consulté le 22 août 2009)
  4. (en) Pulce C, Mollon P, Pham E, Frantz P, Descotes J. « Acute poisonings with ethyle loflazepate, flunitrazepam, prazepam and triazolam in children » Vet Hum Toxicol. 1992 Apr;34(2):141-3. PMID 1354907
  5. (en) Shader RI, Greenblatt DJ (1981) « The use of benzodiazepines in clinical practice » Br J Clin Pharmacol. 11 Suppl 1: 5S–9S.
  6. (en) Dorman T (1983) « A multi-centre comparison of prazepam and diazepam in the treatment of anxiety » Pharmatherapeutica 3 (6): 433–40. PMID 6353434
  7. (en) Fox KA, Guerriero FJ (July 1978) « Effect of benzodiazepines on age of vaginal perforation and first estrus in mice » Res Commun Chem Pathol Pharmacol. 21 (1): 181–184. PMID 28555
  8. (en) Guerriero FJ, Fox KA (April 1976) « Benzodiazepines and reproduction of swiss-webster mice » Res Commun Chem Pathol Pharmacol. 13 (4): 601–10. PMID 4863
  9. (en) Guerriero FJ, Fox KA (May 1975) « Benzodiazepine-induced suppression of estrous cycles in C57BL/6J mice » Res Commun Chem Pathol Pharmacol. 11 (1): 155–158. PMID 239442

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Compendium suisse des médicaments : spécialités contenant Prazépam