Prairies mixtes des Sand Hills du Nebraska

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42° 08′ N 102° 11′ O / 42.13, -102.19 ()

Prairies mixtes des
Sand Hills du Nebraska
Écorégion terrestre - Code NA0809[1]

Description de cette image, également commentée ci-après

Les Sandhills dans le comté de Hooker au Nebraska.

Classification
Écozone : Néarctique
Biome : Prairies, savanes
et brousses tempérées
Global 200[2] : Prairies du Nord
Géographie et climat
Superficie[3] :
61 212 km2
min. max.
Altitude[3] : 555 m 1 335 m
Température[3] : -7 °C 24 °C
Précipitations[3] : 8 mm 106 mm
Écologie
Espèces végétales[4] :
1 185
Oiseaux[5] :
160
Mammifères[5] :
59
Squamates[5] :
27
Espèces endémiques[5] :
0
Conservation
Statut[5] :
Stable / intact
Aires protégées[6] :
2,7 %
Anthropisation[6] :
6,7 %
Espèces menacées[6] :
9
Ressources web :
Site du WWF

Localisation

Description de l'image  Nebraska Sand Hills Mixed Grasslands map.svg.

Les prairies mixtes des Sand Hills du Nebraska forment une écorégion terrestre définie par le Fonds mondial pour la nature (WWF), qui appartient au biome des prairies, savanes et brousses tempérées de l'écozone néarctique. Elles se situent dans l'Ouest de l'état du Nebraska et font partie des Grandes Plaines nord-américaines. Elles correspondent à l'écorégion Nebraska Sand Hills de l'Agence de protection de l'environnement (EPA).

Selon les organisations la taille de l'écorégion varie entre 50 760 km2[7] et 61 100 km2[8], ce qui représente un bon quart de la surface du Nebraska. Le terme sand hills signifie littéralement en anglais les « collines de sable ».

Les Sand Hills vues de l'espace

Géographie[modifier | modifier le code]

carte d'occupation des Sand hills dans le Nebraska

L'altitude des Sand Hills s'accroit progressivement d'est en ouest, passant de 550 m à 1 100 m. Les dunes de sable qui la compose peuvent dépasser les 100 m de hauteur. L'est et le centre de la région sont drainés par des affluents de la rivière Loup et de la rivière Niobrara alors que l'ouest est mal drainé et abrite essentiellement de petits bassins endoréiques. Les Sand Hills sont une région largement sous peuplée. Le comté de Cherry occupe à lui seul près d'un tiers de la région naturelle et ne compte que 6 148 habitants pour une surface de 15 566 km², soit une densité de 0,39 hab/km².

L'écorégion abrite le Valentine National Wildlife Refuge, le Crescent Lake wildlife refuge, la Niobrara Valley Preserve, Fort Niobrara National Wildlife Refuge.

Géologie[modifier | modifier le code]

Les dunes des Sand Hills se sont formées sous l'action du vent, au début de l'holocène, au moment du retrait des vastes glaciers continentaux, à partir du sable meuble que ces derniers avaient déposé. Par la suite des précipitations suffisamment abondantes ont permis à des plantes de la prairie telles que les graminées de prendre racine dans les dunes et de les stabiliser. Cependant au cours des millénaires des périodes de sécheresse ont alterné avec des périodes plus humides et le sable a été plus ou moins exposé au vent.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les dunes des Sand Hills ont longtemps été considérées comme un désert absolu. Ce n'est que dans les années 1870 que les éleveurs ont découvert le potentiel de ses pâturages pour le bétail dit longhorn (race de bovins à longues cornes). Par contre la fragilité du sol sablonneux le rend impropre à toute forme de culture agricole. Les différentes tentatives faites à la fin des années 1870 puis vers 1890 se sont toutes révélées infructueuses. Aujourd'hui l'élevage extensif de bétail demeure l'unique activité économique des Sand Hills et la région supporte un troupeau d'environ 530 000 têtes de bétail. La région connait un exode rural important de sa population en raison de l'absence de villes de taille conséquente.

Écologie[modifier | modifier le code]

Les Sand Hills sont une des zones humides les plus vastes et les plus complexes des États-Unis et abritent une faune et une flore des plus diversifiés. La quasi absence de cultures agricoles a limité la fragmentation du territoire, offrant ainsi aux plantes et aux animaux un habitat continue et étendue favorisant la biodiversité. On y dénombre ainsi pas moins de 314 espèces d'animaux dont le cerf mulet, le coyote, le renard roux, le bison mais aussi de petits mammifères comme le rat-kangourou[Lequel ?], le porc-épic et plusieurs espèces indigènes de chauve-souris, sans compter des alouettes, des dindes sauvages et des poissons. La flore est tout aussi variée et on y dénombre pas moins de 720 espèces de plantes dont seulement 7 % considérées comme étant exotiques.

Les Sand Hills sont parsemées de plusieurs milliers de plans d'eau allant du grand lac réservoir à la simple mare qui alimentent des ruisseaux et des rivières comme la rivière Niobrara et la rivière Loup. Les lacs sont le plus souvent peu profonds et ont un fond sablonneux. Ils servent de point d'eau pour le bétail ainsi que d'habitat pour divers espèces aquatiques. Certains lacs sont des lacs salés. Ces lacs sont alimentés en eau par l'aquifère de Ogallala, un des plus vastes au monde. L'eau souterraine remonte à la surface par percolation à travers le sable perméable.

Climat[modifier | modifier le code]

Les précipitations décroissent en se dirigeant vers les montagnes Rocheuses. Elles varient entre 600 mm/an à l'est des Sand Hills et 400 mm/an à l'ouest et classe la totalité de la région dans les climats continentaux semi-arides (type BSk selon la classification de Köppen).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, E. D. Wikramanayake, N. D. Burgess, G. V. N. Powell, E. C. Underwood, J. A. D'Amico, I. Itoua, H. E. Strand, J. C. Morrison, C. J. Loucks, T. F. Allnutt, T. H. Ricketts, Y. Kura, J. F. Lamoreux, W. W. Wettengel, P. Hedao et K. R. Kassem, « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, no 11,‎ 2001, p. 935-938.
  2. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, R. Abell, T. Allnutt, C. Carpenter, L. McClenachan, J. D’Amico, P. Hurley, K. Kassem, H. Strand, M. Taye et M. Thieme, The Global 200 : A representation approach to conserving the earth's distinctive ecoregions, Washington DC, Conservation Science Program, World Wildlife Fund-US,‎ 2000 (lire en ligne)
  3. a, b, c et d (en)World Wildlife Fund, « The Terrestrial Ecoregions of the World Base Global Dataset », sur http://worldwildlife.org (consulté le 29 septembre 2012). Disponible alternativement sur : Loyola RD, Oliveira-Santos LGR, Almeida-Neto M, Nogueira DM, Kubota U, et al., « Integrating Economic Costs and Biological Traits into Global Conservation Priorities for Carnivores », PLoS ONE,‎ 2009 (consulté le 20 octobre 2012), p. Table S1. Les données de température et de précipitations sont les moyennes mensuelles minimales et maximales.
  4. (en) G. Kier, J. Mutke, E. Dinerstein, T. H. Ricketts, W. Küper, H. Kreft et W. Barthlott, « Global patterns of plant diversity and floristic knowledge », Journal of Biogeography, vol. 32,‎ 2005, p. 1107–1116 (DOI 10.1111/j.1365-2699.2005.01272.x, lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  5. a, b, c, d et e (en)World Wildlife Fund, « WildFinder: Online database of species distributions »,‎ janvier 2006, données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  6. a, b et c (en) J. M. Hoekstra, J. L.  Molnar, M. Jennings, C. Revenga, M. D. Spalding, T. M. Boucher, J. C. Robertson, T. J. Heibel et K. Ellison, The Atlas of Global Conservation : Changes, Challenges, and Opportunities to Make a Difference, Berkeley, University of California Press,‎ 2010 (lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  7. U.S. Fish and Wildlife Service - Sandhills non-daté, URL du 21 juillet 2007
  8. World Wide Fund for Nature, "Nebraska Sand Hills mixed grasslands (NA0809)" non daté, URL du 21 juillet 2007