Président de Géorgie
| Président de Géorgie (ka) საქართველოს პრეზიდენტი |
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Étendard présidentiel. |
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Titulaire actuel Mikheil Saakachvili depuis le 20 janvier 2008 |
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| Création | 14 avril 1991 |
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| Mandant | Suffrage universel |
| Durée du mandat | 5 ans, renouvelable une fois consécutivement |
| Premier titulaire | Zviad Gamsakhourdia |
| Résidence officielle | Palais présidentiel, Tbilissi |
| Site internet | www.president.gov.ge |
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Le président de Géorgie (en géorgien : საქართველოს პრეზიდენტი) est le chef de l'État géorgien. Il est élu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans.
Son rôle est de diriger la politique intérieure et extérieure de la Géorgie. Il doit s'assurer de l'intégrité de la Nation et du bon fonctionnement des organes étatiques. Il est le plus haut représentant de la Géorgie dans les relations internationales. Il doit aussi veiller au respect des droits et des libertés qui sont accordés aux Géorgiens par la Constitution. Le président est aussi chef d'état-major des armées. Il distribue les médailles et décorations et a autorité pour gracier les condamnés. De 1995 à 2004, pendant le mandat d'Edouard Chevardnadze, le président était aussi chef du gouvernement géorgien, le poste de Premier ministre étant aboli.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Origines [modifier]
Entre les deux indépendances [modifier]
Depuis 1991 [modifier]
Liste des Présidents [modifier]
République démocratique de Géorgie [modifier]
| Nom | Dates du mandat | Appartenance politique | Notes | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| . | ||||||
| 1 | Noé Ramichvili | 26 mai 1918 | 24 juillet 1918 | Menchevik, Parti social-démocrate |
Il est élu chef de l'État géorgien par l'Assemblée Constituante de la République démocratique de Géorgie après la Déclaration d'Indépendance de celle-ci en 1918. Avec plus des fonctions intérimaires qu'autre chose, Ramichvili fut remplacé par Noé Jordania suite à un choix unilatéral du Parlement après deux mois de mandat. | |
| 2 | Noé Jordania | 24 juillet 1918 | 21 mars 1921 | Menchevik, Parti social-démocrate |
Suite à son élection par le Parlement géorgien, il mène de longues réformes dans la République démocratique de Géorgie. Sous sa présidence, la RDG fut reconnue par la majorité des États de la Société des Nations, mais ne put empêcher l'invasion soviétique qui se produisit en mars 1921. À partir de cette date, il dirigea un gouvernement en-exil à Leuville-sur-Orge (France) jusqu'à sa mort (1953). | |
La Géorgie au sein de l'Union soviétique [modifier]
| Nom | Dates de mandat | Notes | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Comité révolutionnaire de Géorgie (1921-1922) | ||||||
| 1 | Mamia Orakhelachvili | 15 février 1921 | 6 mars 1921 | Orakhelichvili fut nommé par les autorités soviétiques de Moscou Président du Comité révolutionnaire de Géorgie quand l'Invasion soviétique de la RDG débuta. Toutefois, il faut attendre le 25 février 1921 et la prise de Tiflis par l'Armée rouge pour qu'il reçoive un pouvoir effectif. | ||
| 2 | Philippe Makharadzé | 6 mars 1921 | 7 juillet 1921 | Philippe Makharadzé acheva la conquête de la République démocratique de Géorgie et l'établissement du gouvernement en exil de Noé Jordania le 20 mars 1921 l'autorisa à devenir l'unique chef d'État géorgien pour quelques mois. | ||
| 3 | Polikarp Mdivani | 7 juillet 1921 | 12 mars 1922 | Mdivani fut nommé par les autorités soviétiques de Moscou pour succéder à Makharadzé qui était jugé trop modéré pour rester fidèle à la Russie soviétique. Toutefois, il fut à son tour suspecté d'être anti-bolchevik par Staline et dut accepter de se soumettre en entrant dans la République socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie. | ||
| Bureau central du Parti bolchevik de Géorgie (1922 - 1936) | ||||||
| 1 | Polikarp Mdivani | 12 mars 1922 | 25 janvier 1923 | Devenu Chef du Bureau central du Parti bolchevik de Géorgie quand celle-ci intégra à la République socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie, il fut bientôt contraint à démissionner quand le parti de Staline réussit à l'accuser de nationalisme auprès du Politburo. | ||
| 2 | Vissarion Lominadzé | 25 janvier 1923 | août 1924 | Nommé à la tête du BCPB de Géorgie après l'exclusion de Mdivani, il démissionna de lui-même en août 1924 pour devenir chef des relations entre l'URSS et le Parti communiste chinois. | ||
| 3 | Mikhaïl Kakhiani | août 1924 | mai 1930 | |||
| 3 | Levan Gogoberidzé | mai 1930 | 19 novembre 1930 | |||
| 4 | Samson Mamoulia | 20 novembre 1930 | 11 septembre 1931 | Nommé par Moscou en novembre 1930, il dut toutefois démissionner en raison de son hostilité envers la politique de Staline et fut finalement exécuté durant les Grandes Purges staliniennes en 1937. | ||
| 4 | Lavrenti Kartvelichvili | 11 septembre 1931 | 14 novembre 1931 | Kartvelichvili avait d'abord été membre du Comité bolchevik du Caucase avant d'être nommé à la tête du Bureau central de Géorgie au sein de la Transcaucasie. Il fut toutefois rappelé deux mois après le début de son mandat pour monter en grade au sein de la société communiste. Il fut toutefois victime des Grandes Purges et exécuté en 1937. | ||
| 5 | Lavrenti Beria | 14 novembre 1931 | 18 octobre 1932 | Nommé suite au transfert de Kartvelichvili, Beria, grand collaborateur de Joseph Staline, apporta un terme au nationalisme géorgien en répriment les anti-bolcheviks. En octobre 1932, un an après son accès au pouvoir, il démissionna suite à sa nomination à la tête de la République socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie. | ||
| 6 | Piotr Agniachvili | 18 octobre 1932 | 15 janvier 1934 | Suite à son incompétence envers les derniers récalcitrants anti-soviets, il fut remplacé par son prédécesseur, Lavrenti Beria. | ||
| 7 | Lavrenti Beria | 15 janvier 1934 | 5 décembre 1936 | De retour à la direction du BCPB de Géorgie, Beria continua sa politique pro-stalinienne et dirigea durant son mandat les Grandes Purges en Géorgie. Le 5 décembre 1936, il adopta finalement la nouvelle Constitution soviétique et établit la Géorgie en République socialiste soviétique. | ||
| République socialiste soviétique de Géorgie (1936 - 1990) | ||||||
| 1 | Lavrenti Beria | 5 décembre 1936 | 31 août 1938 | Une fois devenu chef de la République socialiste soviétique de Géorgie, Lavrenti Beria continua sa politique de répression. Toutefois, sa nomination à la tête de la police politique de Moscou (NKVD) par Staline acheva sa carrière à Tbilissi. Malgré cela, il contrôlera encore le Parti communiste géorgien jusqu'à sa mort (1953). | ||
| 2 | Candide Charkviani | 31 août 1938 | 2 avril 1952 | Charkviani, autre supporter ardent du stalinisme, fut nommé par Moscou à la tête de la RSS de Géorgie après la démission de Beria. Durant son mandat, il fut d'une grande utilité à l'Union soviétique en fournissant plusieurs centaines de milliers de soldats pour combattre les Allemands lors de la Deuxième Guerre mondiale. Toutefois, il fut contraint à l'exil en 1952 pour s'être montré hostile envers le chef de la police politique, son propre prédécesseur Lavrenti Beria. | ||
| 3 | Akaki Mgueladzé | 2 avril 1952 | 14 avril 1953 | |||
| 4 | Alexandre Mirtskhoulava | 14 avril 1953 | 19 septembre 1953 | Suite à la mort de Staline, Mirtskhoulava fut contraint à démissionner par les nouveaux leaders de l'Union soviétique, menée par Nikita Khrouchtchev. | ||
| 5 | Vassil Mjavanadzé | 19 septembre 1953 | 29 septembre 1972 | Son mandat, le plus long de l'histoire républicaine de Géorgie, fut illustrée par une soviétisation forcée de la RSSG, ce qui entraîna plusieurs révoltes populaires. Devenu mal-aimé par le peuple géorgien, il fut finalement accusé par l'État même de corruption et dut démissionner pour laisser place à son ambitieux ministre de l'Intérieur en 1972. | ||
| 6 | Edouard Chevardnadzé | 29 septembre 1972 | 6 juillet 1985 | Une fois devenu chef de la RSSG, Chevardnadzé continua la volonté politique de son prédécesseur (déstalinisation), mais s'engagea également dans des réformes démocratiques qui changèrent le pays. Pour cette raison, il fut nommé en juillet 1985 Ministre des Affaires étrangères de l'Union soviétique et laissa place à un ardent communiste. | ||
| 7 | Djoumber Patiachvili | 6 juillet 1985 | 14 avril 1989 | Patiachvili s'illustra dans sa volonté de punir les nationalistes géorgiens qui l'accusaient d'avoir enclenché les sentiments indépendantistes de l'Abkhazie. Ne contrôlant plus la situation en Géorgie, il fut contraint de démissionner en avril 1989. | ||
| 8 | Guivi Goumbaridzé | 14 avril 1989 | 14 novembre 1990 | Goumbaridzé accéda à la tête de la RSSG dans une grande période de troubles, dans le cadre de la Perestroïka de Gorbatchev. Les sentiments nationalistes géorgiens se développant, il dut organiser des élections législatives en octobre 1990 qui seront remportées par les anti-communistes. Perdant totalement le contrôle de la Géorgie, il dut se résigner à laisser place au premier président démocratiquement élu de la RSS. Il garda toutefois le titre de Premier Secrétaire du Parti communiste de Géorgie jusqu'en décembre. | ||
| Président du Conseil suprême de la République de Géorgie (1990 - 1991) | ||||||
| 1 | Zviad Gamsakhourdia | 14 novembre 1990 | 14 avril 1991 | Élu démocratiquement président du Conseil suprême de la République socialiste soviétique de Géorgie qui devient la République de Géorgie le 14 novembre 1990, il déclare l'indépendance le 9 avril 1991. | ||
Depuis 1991 [modifier]
Le tableau ci-dessous présente la liste des présidents de la Géorgie depuis son indépendance de l'URSS votée le 9 avril 1991.
| Nom | Dates du mandat | Appartenance politique | Notes | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Président de la République de Géorgie (1991-1992) | ||||||
| Zviad Gamsakhourdia | 14 avril 1991 | 26 mai 1991 | Table Ronde - Géorgie Libre | Après avoir déclaré l'indépendance, Zviad Gamsakhourdia abandonne son titre de président du Conseil suprême et assure la présidence de la République de Géorgie par intérim jusqu'à son élection le 26 mai 1991 comme premier président de la République de Géorgie. | ||
| 1 | Zviad Gamsakhourdia | 26 mai 1991 | 6 janvier 1992 | Table Ronde - Géorgie Libre | Une fois devenu président de la République de Géorgie, Gamsakhourdia doit affronter une opposition armée soutenue logistiquement par le Kremlin. Après une guerre civile, un coup d'État le renverse le 6 janvier 1992 et le force à s'exiler en Tchétchénie, où il dirige un gouvernement en exil jusqu'à sa mort en décembre 1993. | |
| Conseil militaire de Géorgie (1992) | ||||||
| 1 | Tenguiz Kitovani et Djaba Iosseliani |
6 janvier 1992 | 10 mars 1992 | Aucune | Kitovani et Iosséliani, après avoir organisé un coup d'État, dirigent temporairement le pays sous le nom de Conseil militaire de Géorgie. Mais ils font bientôt appel à Edouard Chevardnadzé, alors à Moscou, pour qu'il prenne la charge de l'État. | |
| Président du Conseil d'État de Géorgie (1992-1995) | ||||||
| 1 | Edouard Chevardnadzé | 10 mars 1992 | 26 novembre 1995 | Aucune | Le Conseil militaire est dissous et Chevardnadzé dirige alors le pays avec le titre de président du Conseil d'État de la République de Géorgie jusqu'en 1995. | |
| Présidents de la Géorgie (depuis 1995) | ||||||
| 2 | Edouard Chevardnadzé | 26 novembre 1995 | 23 novembre 2003 | Union des Citoyens de Georgie | En novembre 1995, une nouvelle Constitution établit le nouvel État de Géorgie dont Edouard Chevardnadzé est élu président et réélu en 2000. Le développement de la corruption, la défaite face aux indépendantistes abkhazes et sud-ossètes et la chute de l'économie entraîne une vaste coalition d'opposition qui mène la Révolution des Roses en novembre 2003, forçant Chevardnadzé à abandonner le pouvoir. | |
| Nino Bourdjanadzé | 23 novembre 2003 | 25 janvier 2004 | Mouvement national unifié | En sa qualité de présidente du Parlement, Nino Bourdjanadzé devient présidente de Géorgie par intérim après la démission de Chevardnadzé. Elle occupe cette fonction jusqu'à l'investiture de Mikheil Saakachvili en janvier 2004. | ||
| 3 | Mikheil Saakachvili | 25 janvier 2004 | 25 novembre 2007 | Mouvement national unifié | Après son élection, Saakachvili se lance dans la réforme de son pays et rétablit la situation économique. Toutefois, comme pour ses prédécesseurs, son échec face aux indépendantistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud augmente l'opposition au sein du gouvernement. En novembre 2007, face à d'importantes manifestations, il choisit de démissionner et d'organiser des élections anticipées. | |
| Nino Bourdjanadzé | 25 novembre 2007 | 20 janvier 2008 | Mouvement Démocratique – Géorgie Unie | Toujours en sa qualité de présidente du Parlement, Nino Bourdjanadzé remplit une nouvelle fois l'intérim présidentiel après la démission de Saakachvili. | ||
| 3 | Mikheil Saakachvili | 20 janvier 2008 | en fonction | Mouvement national unifié | Saakachvili est à nouveau élu à la présidence de Géorgie lors des élections anticipées de janvier 2008, malgré la popularité de l'opposition. Par ailleurs, ces élections sont très critiquées par certaines autorités et depuis le début de son second mandat, il doit faire face à une opposition de plus en plus grandissante qui finit par remporter les élections législatives du 1er octobre 2012. | |
Conditions [modifier]
Les élections [modifier]
Conditions pour devenir chef d'État [modifier]
Serment [modifier]
Mandats [modifier]

Succession [modifier]
Pouvoirs de la Présidence [modifier]
Cabinet [modifier]
Immunité [modifier]
Résidence [modifier]
Drapeau [modifier]
Lien externe [modifier]
- (en) (ka) Site officiel de la Présidence