Présence italienne en France

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Catherine de Médicis (1519-1589) née Caterina Maria Romola di Lorenzo de' Medici à Florence, fille de Laurent II de Médicis et de Madeleine de la Tour d'Auvergne, elle grandit en Italie. Duchesse de Bretagne puis reine de France par son mariage avec Henri II elle est la mère des rois François II, Charles IX, Henri III et des reines Élisabeth (reine d'Espagne) et Marguerite (dite « la reine Margot ») et gouverne la France en tant que reine-mère et régente.

La présence italienne en France remonte au Moyen Âge avec les marchands établis dans les villes des foires de Champagne et avec les banquiers lombards. Dès la Renaissance, affluent artisans et artistes toscans, peintres ou architectes, attirés par les papes avignonais et les princes mécènes. Les XVIIe et XVIIIe siècles sont le temps des danseurs, des musiciens, des troupes de la commedia dell'arte et des comédiens italiens de l'Hôtel de Bourgogne. La France offre dès le début du XIXe siècle un refuge aux révolutionnaires se rassemblant pour préparer l'unité italienne qui prendra forme dans la deuxième moitié du siècle. Une autre révolution de ce siècle, industrielle celle-là, provoque un changement de deux ordres dans les flux migratoires qui deviennent un phénomène de masse et, s'ils sont encore le fait d'artistes et d'intellectuels, concernent plus largement des artisans, principalement dans le secteur du bâtiment, et des ouvriers des usines et des mines. Les deux guerres mondiales du XXe siècle et leurs suites amènent à la fois une immigration politique et une arrivée de populations agricoles nécessaires au repeuplement des campagnes désertées mais aussi l'installation d'Italiens dans les domaines du commerce et des services. À partir des années du miracle économique italien, le phénomène de l'immigration se réduit, concerne des travailleurs qualifiés et beaucoup d'Italiens qui vivaient déjà en France s'élèvent socialement[1].

Parmi les près de quatre millions d'Italiens et descendants d'Italiens vivant au XXIe siècle dans l'Hexagone, nombreux sont ceux qui « ayant fait souche en France se sont illustrés et ont illustré leur pays d'adoption ». Pierre Milza reprend, pour définir ces personnalités, la définition donnée par le Who's Who in France : ce sont celles qui du fait de leur « notoriété, honorabilité, mérite, talent, compétence, contribuent à l'activité et au rayonnement de la France ». Au fil des pages de son Voyage en Ritalie, Milza évoque la présence innombrable de ces figures « qui constituent une fraction [...] de l'establishment hexagonal » dans le domaine des arts, des lettres, du spectacle, des sports, de la politique ou de l'industrie, et revendiquent leur « italianité », leurs origines italiennes ou franco-italiennes, en même temps que leur attachement à la culture française[2].

Au cours de l'histoire[modifier | modifier le code]

Dès avant les grandes vagues migratoires des XIXe et XXe siècles, des personnalités originaires des régions qui ne constitueront que plus tard l'unité italienne ont traversé les Alpes ou la Méditerranée, appelées par les princes ou parties chercher fortune, quittant la péninsule pour s'installer en France et participer à son rayonnement dans le domaine des arts, de la finance, de la politique, des armes ou de la religion.

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

La fontaine de Vaucluse chère à Pétrarque (1304-1374).
Christine de Pisan (1364-v. 1430)
L'escalier à vis du château de Chambord attribué à Léonard de Vinci (1452-1519)
La fameuse salière réalisée pour François Ier par Benvenuto Cellini (1500-1571).
La cour de l'Hôtel de Gadagne à Lyon, demeure de Thomas et Guillaume de Gadagne (1534-1601).
Le chariot du Ballet comique de la reine de Baldassare da Belgioioso (v. 1535-1587).
Isabella Andreini (1562-1604).
Illustration du Cantus circaeus, l'un des ouvrages écrits à Paris par Giordano Bruno (1548-1600).
Plans de la nouvelle Charles-ville voulue par Charles Ier Gonzague (1580-1637).

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Le cardinal Mazarin (1602-1661)
Salle méridienne de l'Observatoire de Paris dirigé par la dynastie d'astronomes fondée par Jean-Dominique Cassini (1625-1712).
« Marche pour la cérémonie des Turcs »
Musique de Jean-Baptiste Lully (1632-1687) pour la scène finale du Bourgeois gentilhomme, comédie-ballet de Molière.
Le Mezzetin d'Angelo Costantini (1655-1730), par Antoine Watteau
Les feux d'artifice royaux, spécialité des frères Ruggieri arrivés de Bologne en 1730
  • Marie-Félicie des Ursins (1600-1666), (Maria Felice Orsini en italien), née au Palais Pitti à Florence. Petite-fille de Cosme de Médicis, elle devient duchesse de Montmorency en épousant Henri II de Montmorency, gouverneur du Languedoc, et vit au château de Chantilly. Après l'exécution de son mari en 1632 elle se retire au couvent de la Visitation à Moulins où elle meurt.
  • Jules Mazarin (1602-1661), (Giulio Mazarini ou Mazzarini en italien), diplomate et homme politique né à Pescina (Abruzzes) dans une famille modeste d'origine génoise. D'abord au service de la Papauté, il est vice-légat d'Avignon en 1634, puis nonce à Paris de 1634 en 1636. En 1639 il est naturalisé français et reçoit le chapeau de cardinal en 1640. Il succède à Richelieu en tant que principal ministre de 1643 à 1661. Il épaula les rois Louis XIII et Louis XIV dans l'administration du Royaume de France.
  • Giacomo Torelli (1608-1678), peintre, scénographe et ingénieur né à Fano dans les Marches. En 1641, il est ingénieur militaire à Venise où il construit deux églises et le Novissimo teatro aménagé avec une scène tournante et un système de changement de décors. Mazarin l'introduit en France vers 1645 pour la représentation de La finta pazza. Il équipe le théâtre du Petit-Bourbon à Paris avec des mécanismes efficaces pour des changements rapides ce qui favorise le développement des effets de scène élaborés. Il triomphe en 1650 avec la production de l'Andromède de Pierre Corneille. Ses inventions lui valent le titre de il stregone gran (« le grand sorcier »). Il retourne en 1662 dans sa ville natale où il meurt.
  • Tiberio Fiorilli (1608-1694), acteur de la commedia dell’arte né à Naples, créateur du personnage de Scaramouche, directeur de la troupe des Comédiens-Italiens. Son père, décoré du titre de capitaine de chevaux, avait dû fuir Capoue après un meurtre et il passe lui-même quelques jours aux galères à la suite de diverses escroqueries avant de monter sur des tréteaux avec un certain succès. Il voyage de Civitavecchia à Bologne, de Florence à Livourne, risque la pendaison, épouse une actrice de sa compagnie, quitte l'Italie vers 1640 et arrive à Paris sous le règne de Louis XIII. Son jeu plaît à la reine et il devient, dans le costume de Scaramouche, le plus grand amusement de Louis XIV enfant. Le roi le protège jusqu'à la fin de sa vie. Il partage avec Molière dont il est l’ami le théâtre du Petit-Bourbon, et le théâtre du Palais-Royal. Molière admiratif l'étudie avec soin pour ses rôles de farces. Célèbre dans toute l'Europe, il joue la comédie jusqu'à l'âge de quatre-vingt-trois ans. Il a pour biographe et ami Angelo Constantini autre acteur de la Comédie-Italienne.
  • Jean-Dominique Cassini (1625-1712), (Giovanni Domenico Cassini en italien), astronome et ingénieur né à Perinaldo, alors dans le Comté de Nice appartenant au Duché de Savoie, aujourd'hui en Ligurie. Il travaille à l'Observatoire de Panzano à Castelfranco Emilia et enseigne à l'Université de Bologne. Le sénat et le pape le chargent de plusieurs missions scientifiques et politiques. Attiré en France par Colbert en 1669, il est reçu membre de l'Académie des sciences. Il dirige, à la demande de Louis XIV, l'Observatoire de Paris à partir de 1671. Naturalisé en 1673, il épouse Geneviève Delaistre, fille du lieutenant général de Clermont en Beauvaisis. Père de Jacques Cassini, grand-père de César-François Cassini et arrière-grand-père de Jean-Dominique, comte de Cassini, il est le premier d'une dynastie d'astronomes et cartographes français.
  • Jean-Baptiste Lully (1632-1687) (Giovanni Battista Lulli en italien), musicien, danseur, chorégraphe, compositeur, surintendant de la musique de Louis XIV né à Florence. Fils du meunier Lorenzo di Maldo Lulli et de Catarina del Sera, elle-même fille de meunier, il est remarqué vers 1645 par Roger de Lorraine. Arrivé en France l'année suivante, il apprend le violon, le clavecin, la théorie et la composition musicale avec Nicolas Metru et se montre excellent danseur. Il entre au service de la duchesse de Montpensier pour laquelle il crée la « Compagnie des violons de Mademoiselle ». En 1652, Louis XIV l'engage dans la Grande Bande des Violons du Roi. Il obtient rapidement la direction d'un nouvel ensemble : la Bande des Petits Violons. Parfait courtisan, homme d'affaires habile et appuyé par Louis XIV, il devient compositeur de la chambre, puis surintendant de la musique royale. Naturalisé français en 1661, il épouse Madeleine Lambert, dont le père, Michel Lambert, dirige la musique chez la duchesse de Montpensier. Ils ont six enfants, dont trois fils musiciens à leur tour (Louis, Jean-Baptiste II et Jean-Louis) et trois filles dont l'aînée, Catherine-Madeleine, épousera Jean-Nicolas de Francine, successeur de Lully à la tête de l'Académie royale de musique. À partir de 1664, Lully travaille régulièrement avec Molière mais en 1671 les deux hommes deviennent ennemis. En 1672, Lully achète le privilège de l'Académie royale de musique. Comblé d'honneurs et de richesses il éclipse, par la faveur dont il jouit auprès du roi, tous les compositeurs dramatiques de son époque. En 1681, Lully atteint l'apogée de sa carrière en devenant secrétaire du roi. Il meurt à Paris.
  • Michelangelo Fracanzani (1632-???), acteur de la commedia dell'arte né à Naples. Il se rend en France en 1685 avec sa femme et son fils Antonio et est engagé à la Comédie-Italienne.Le Pulcinella napolitain devient avec Fracanzani le Polichinelle français que découvre la cour réunie à Fontainebleau, « bossu par devant et par derrière ». Fracanzani est naturalisé français avec toute sa famille en 1688. Il joue dans la troupe de la Comédie-Italienne jusqu'à la fermeture du théâtre de l'Hôtel de Bourgogne ordonnée par Louis XIV en 1697.
  • Domenico Giuseppe Biancolelli (1636-1688), dit Dominique, acteur né à Bologne. Fils de Francesco Biancolelli et d'Isabella Franchini (titulaire du rôle de Colombina), il est initié au rôle du second Zanni par son parrain Carlo Cantù (célèbre sous le nom de Buffetto (it)). Il vient à Paris en 1662 au retour de la troupe de Scaramouche dont il devient l'une des vedettes et l'Arlequin le plus célèbre de toute la période française de la commedia dell'arte. La Comédie-Italienne commence à jouer en français sous sa direction. Il épouse en 1663 Orsola Cortesi et tous deux sont naturalisés français en 1680. Leur fils, Pierre-François Biancolelli, débute dans la troupe avec le rôle du Pierrot.
  • Francesco Procopio dei Coltelli (1651-1727), né Procopio Cutò à Palerme. Cuisinier considéré comme le père de la crème glacée et fondateur du café Procope de Paris. Son nom sicilien, Procopio Cutò, devenu en Français, du fait d'une mauvaise compréhension, Procope-des-Couteaux, fut retraduit en italien par Procopio dei Coltelli (traduction de « couteaux »). Lors de sa période d'activité à Aci Trezza, il aurait, grâce au commerce de la neige de l'Etna, imaginé le gelato. Il arrive en 1670 à Paris où il travaille comme garçon chez un cafetier à la foire Saint-Germain et donne son nom au plus ancien café de Paris, qu'il rachète en 1686, le Café Procope. Très en vogue durant les XVIIIe et XIXe siècles, le café Procope est fréquenté par des personnalités de la politique et de la culture telles que Robespierre, Danton, Marat, Voltaire, Balzac ou Hugo. Il a treize enfants avec ses trois épouses successives.
  • Angelo Costantini (1655-1730), acteur né à Vérone. Engagé dans l’ancienne troupe italienne de Paris, pour doubler le fameux Dominique qui s’était acquis une si grande popularité dans le rôle d’Arlequin, il imagine, pour échapper à une comparaison accablante, de renouveler l’emploi en faisant un Arlequin moitié aventurier, moitié valet, qu’il appelle Mezzetin, pour exprimer ce mélange. Le personnage et l’acteur connaissent une grande vogue à Paris jusqu’à la suppression de la Comédie italienne en 1697. Il a servi de modèle à Molière pour le Scapin des Fourberies.
  • Luigi Riccoboni (1676-1753), acteur né à Modène connu au théâtre sous le nom de Lélio, par lequel on désignait l’emploi des amoureux. Il vient à Paris avec le fameux Dominique, où il partage ses succès. Il devient directeur de la Comédie-Italienne, qui obtient un rapide succès et où il joue plusieurs pièces composées dans sa jeunesse et dont le recueil paraît sous le titre de Nouveau Théâtre italien. Renonçant à l’art dramatique, il publie de nombreux ouvrages sur le théâtre. Il a de sa femme Elena Balletti, également actrice et femmes de lettres, l’acteur Antoine-François Riccoboni.
  • les frères Ruggieri, artificiers, quittent Bologne pour Paris en 1730. Les cinq frères Antonio, Francesco, Gaetano, Petronio et Pietro, formés à l'art pyrotechnique dans leur pays, donnent un spectacle éblouissant à Versailles à l'occasion du mariage de Madame avec l'infant Philippe d'Espagne en août 1739. Louis XV les charge ensuite d'organiser les divertissements destinés à son « bon peuple ». La direction de l'entreprise est assurée par l'aîné, Petronio, qui se voit accorder par le roi des lettres de grande naturalisation et le titre de gentilhomme de la Chambre. Les deux fils de Petronio (mort en 1794), Michel (mort en 1849) et Claude (mort en 1841) sont les artificiers de Napoléon Ier et de Louis XVIII. Le fils de Claude, Désiré-Eugène (1817-1885) reprend l’entreprise familiale et devient l'artificier et le protégé de Napoléon III. Grand bibliophile, il fut l’élève d'Ingres.
  • Ennius Quirinus Visconti (1751, Rome - 1818, Paris), fils d'un archéologue de renom et archéologue lui-même. Ministre de la République romaine en 1798, il est le premier conservateur des antiques et tableaux du Musée du Louvre, en 1803. Par ordonnance du roi, il lui est accordé des lettres de déclaration de « naturalité » (le 13 décembre 1814). De son union avec Angela Theresa Doria naissent quatre enfants dont Louis, célèbre architecte.
  • Luigi Cherubini (1760-1842), compositeur né à Florence. Fils d'un célèbre claveciniste, Il étudie à Bologne et Milan. Il s'installe en 1787 à Paris où il est codirecteur du Théâtre de Monsieur jusqu'en 1792. Il épouse en 1794 Anne Cécile Tourette qui lui donne trois enfants. Nommé en 1797 inspecteur de l'enseignement au tout nouveau Conservatoire, il devient en 1816 surintendant de la Chapelle de Louis XVIII. Professeur de composition puis directeur en 1822, il conserve cette fonction au Conservatoire pendant vingt ans et ne l'abandonne que quelques semaines avant sa mort, favorisant la naissance de la Société des Concerts du Conservatoire. Franc-maçon, il était membre de la loge Saint-Jean de Palestine du Grand Orient de France. Son décès donna lieu à des funérailles nationales.
  • Philippe Buonarroti (1761-1837), révolutionnaire né à Pise dans une famille de patriciens toscans descendant du frère de Michel-Ange. Avocat en 1782, initié aux écrits de Rousseau, il partage son temps entre les discussions philosophiques, la collaboration à des sociétés secrètes, l'assistance aux réunions maçonniques, la rédaction de pamphlets et s'oppose au régime du grand-duc de Toscane Léopold. Rousseauiste affilié aux Illuminés de Bavière, il publie, en 1787, une Gazetta Universale progressiste. En 1789, il s'enthousiasme pour la Révolution et se rend en France avant de passer en Corse. En 1791 il demande la nationalité française, se lie avec les Bonaparte, s'oppose à Pascal Paoli et passe en France en 1793. Grâce à l'intervention de Robespierre, il obtient la citoyenneté française. En 1794 il tente de faire de l'ancienne principauté d'Oneglia, petit port piémontais sur la riviera ligure, un refuge pour les patriotes italiens et un modèle de république. Emprisonné avec Babeuf il élabore avec lui une doctrine communiste et passe de longues années en prison, à Cherbourg. En 1806 il prend contact avec la carbonaria italienne. Fouché obtient pour lui le droit de s'installer à Genève où il participe à la fondation de la loge maçonnique Les Sublimes Maîtres Parfaits dans laquelle il réunit sa garde rapprochée de révolutionnaires. Il est finalement expulsé de la ville. À Paris après 1830, il fonde plusieurs loges maçonniques et devient un membre actif de la Charbonnerie. Il publie une Histoire de la Conspiration pour l'égalité, dite de Babeuf qui le rend célèbre et le fait apparaître comme l'ancêtre des révolutionnaires « professionnels » de l'Europe. Arrêté une dernière fois en 1833, il meurt dans la misère en 1837.

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

La lutte contre l'occupant autrichien et la préparation de l'unité italienne amènent les révolutionnaires à se réfugier ou à se rassembler en France en ce début de siècle. La transition démographique provoquée par l'industrialisation du pays unifié a ensuite été la source de plusieurs flux migratoires dès les années 1880. Le destin de millions d'immigrés se réalise notamment en France et le nom d'un grand nombre de personnalités qui ont contribué à l'éclat du pays dans le domaine des arts, des lettres ou des spectacles, des sciences ou de l'industrie, du sport ou de la politique reste dans les mémoires.

Figure emblématique de la littérature française du XIXe siècle, le romancier naturaliste Émile Zola est aussi connu pour son engagement dans l'Affaire Dreyfus.
Édith Piaf reste encore aujourd'hui une des chanteuses françaises les plus populaires.
  • Louis-Auguste Blanqui (1805-1881), homme politique. D’origine italienne, sa famille avait été francisée par l’annexion du comté de Nice en 1792.
  • Henri Cernuschi (1821-1896), (en italien Enrico Cernuschi), banquier, journaliste et collectionneur d'art né à Milan. Fils d'un industriel de Monza, il étudie le droit à Pavie et obtient en 1846 un brevet d’aptitude aux fonctions d’avocat. Se signalant lors des évènements de 1848 il devient député de la nouvelle république romaine. Il s’établit en France en 1852, entre au conseil d'administration du Crédit mobilier, prend une participation dans Le Siècle et se lie d'amitié avec Gustave Chaudey. Il obtient la nationalité française en 1871. Cofondateur de la future Paribas, il réunit d’immenses collections d’art d’Extrême-Orient léguées à la ville de Paris et abritées au musée Cernuschi.
  • Charles (Romain Joseph) Capellaro (1826-1899), sculpteur. Père de Paul-Gabriel, également sculpteur.
  • Edgar Degas (1834-1917) (de son vrai nom de Gas), peintre appartenant à une riche famille bourgeoise d'origine napolitaine
  • Léon Gambetta (1838-1882), avocat, homme politique, dont le grand-père est originaire de Gênes en Ligurie.
  • Paul Cézanne (1839-1906), peintre, originaire de Cesana Piemontese (Vallées Occitanes).
  • Émile Zola (1840, Paris - 1902, Paris), écrivain et homme politique dont le père, né à Venise, ingénieur de travaux publics et ancien officier, s'installe à Aix-en-Provence en 1843 : sa mère Émilie Aubert est native de Dourdan. Il est l'un des romanciers français les plus populaires les plus publiés, traduits et commentés au monde. Ses romans ont connu de très nombreuses adaptations au cinéma et à la télévision.
  • Philippe Solari (1840-1906), sculpteur. Il est un des proches d’Émile Zola.
  • César Ceribelli (1841-1918), sculpteur né à Rome et installé à Paris en 1866.
  • Joseph Galliéni (1849-1916), militaire et administrateur colonial, fils d'un officier d'infanterie d'origine italienne né à Pogliano Milanese en Lombardie et naturalisé en 1842.
  • Alexandre Clément Léon Joseph Luigini (1850-1906), compositeur, violoniste et chef d'orchestre.
  • Jean-François Raffaëlli, (1850-1924), est un peintre, sculpteur et graveur français.
  • Raoul Pugno (1852-1914), compositeur, pianiste.
  • François Nardi (1861-1936), artiste peintre né à Nice de parents originaires de Campi Bisenzio, près de Florence. La famille s'installe à Toulon en 1870.
  • Clément Castelli (1870-1959), artiste peintre. Originaire du Piémont, il vient habiter Paris en 1880.
  • Caroline Luigini, dite Câline (1873-1968), musicienne, harpiste, professeur de harpe.
  • Vincent Scotto (1874-1952), compositeur dont les parents sont originaires de l'île de Procida située au nord du golfe de Naples.
  • Ricciotto Canudo (1879-1923), écrivain, philosophe, scénariste, musicologue, critique d'art et critique littéraire né à Gioia del Colle et installé à Paris en 1902.
  • Ettore Bugatti (1881, Milan - 1947, Neuilly-sur-Seine), industriel et inventeur italien naturalisé français. Pionniers de l’automobile, il est un des fondateurs de l'industrie automobile de luxe et de sport automobile. Il est le père de Jean Bugatti et le frère du sculpteur Rembrandt.
  • Nina Ricci (1883-1970), née Marie Adélaïde Nielli à Turin. Elle vit à Florence avant de gagner la France à 12 ans. En 1932 elle fonde sa maison de haute-couture à Paris.
  • Rembrandt (Annibale) Bugatti (1884-1916), sculpteur animalier. Né à Milan, il s'installe à Paris à l'âge de 19 ans. Il est le plus jeune fils du décorateur et architecte Carlo Bugatti et frère d'Ettore.
  • Amedeo Clemente Modigliani (12 juillet 1884 à Livourne, Italie - 24 janvier 1920 à Paris) est un peintre et un sculpteur italien rattaché à l'École de Paris.
  • Henri Bosco (Fernand Marius Bosco, dit)(1888-1976), romancier.
  • Michel Carlini (1889-1967), avocat et homme politique
  • Louis Bertola (1891-1973), sculpteur, originaire du Piémont
  • Isidore Odorico fils (1893-1945), mosaïste issu d'une dynastie d'artisans italiens installés à Rennes. Les frères Odorico viennent de Sequals dans la province de Pordenone dans le Frioul. Ils participent au chantier de l'Opéra Garnier sous la direction de Giandomenico Facchina et s'installent à Tours en 1881 avant de fonder leur entreprise à Rennes.
  • Raoul Moretti (1893-1954), musicien
  • Jean Giono (1895, Manosque - 1970, Manosque) écrivain et scénariste français, d'une famille d'origine piémontaise. Un grand nombre de ses ouvrages a pour cadre le monde paysan provençal
  • José Corti, né Corticchiato (1895-1984), n'est pas Italien mais corse, éditeur [3]
  • Giovanni Domenico Giuseppe Jean Villeri (1896-1982), artiste peintre né à Oneglia (aujourd'hui Imperia) et dont le père, compositeur et chef d'orchestre à Monte-Carlo, s'établit définitivement à Cannes en 1906.
  • Paul Belmondo (1898-1982), sculpteur, né dans une famille originaire du Piémont et de Sicile.
  • Cino Del Duca (1899, Montedinove - 1967, Paris), éditeur de presse écrite, producteur de films italien et philanthrope. Installé en France depuis 1923, il lance plusieurs hebdomadaires de roman-photos comme Nous Deux aussi bien en France qu'en Italie ainsi que des quotidiens tel Paris-Jour. En 1952, il fonde La Bourse Del Duca qui vient récompenser de jeunes auteurs pour leur travail d’écriture : sa veuve Simone, en 1969, poursuit son œuvre et fonde le Prix mondial Cino Del Duca.
  • Henri Filipacchi (1900, Izmir - 1961, Marnay-sur-Seine), éditeur français. Il est issu d'une riche famille d'armateurs originaires de Venise. Accompagné de sa mère, il s'installe en 1922 à Marseille puis rejoint Paris. En 1934, il est directeur général de la librairie Hachette, et en 1953, il crée la collection Le Livre de poche. Marié à Edith Besnard, fille du peintre Robert Besnard, il est le père Daniel.
  • Federico Nitti (1903, Ischia - 1947, Rome), brillant pharmacologue, il est surtout connu pour avoir participé à la découverte des propriétés thérapeutiques des sulfamides. Fils de Francesco Nitti et petit-fils par sa mère du juriste et poète Federico Persico, en 1925, sa famille qui doit fuir les persécutions fascistes de l'Italie de Mussolini, choisit l'exil et s'installe à Paris en 1927. Il est naturalisé français en 1939
  • Serge Peretti (1905-1997), danseur né à Venise, formé à l'école de danse de l'Opéra de Paris et entré dans le corps de ballet en 1920.
  • Stéphane Grappelli (1908-1997), musicien, fils d'un marquis italien né à Alatri dans la province de Frosinone dans le Latium. En 1934, il crée le Quintette du Hot Club de France avec, entre autres, Django Reinhardt : collaboration qui donne naissance à un style de jazz dit jazz manouche. Avec les grands musiciens de la planète, il enregistre plus d'une centaine de disques.
  • Rina Ketty (1911-1996), de son vrai nom Cesarina Picchetto, chanteuse française née à Sarzana dans la province de La Spezia en Ligurie et installée en France dans les années 1930. Elle devient célèbre, en 1938, en interprétant J'attendrai, et Sombreros et mantilles.
  • Marcel Bich, (1914-1994), industriel, né à Turin en Italie, d'une famille du Val d'Aoste. Son père, italien, avait demandé sa naturalisation comme Français en 1931, et l'avait obtenue. Lui-même se définissait « d'une famille savoyarde, à cheval sur les Alpes, c'est-à-dire moitié française et moitié italienne »[4].
  • Marcel Fournier (1914 - 1985), fondateur de Carrefour, nom de famille francisé, était aussi d'origine italienne, de son vrai nom Forneri
  • Enrico Teodoro Pigozzi (1914 - 1985), industriel de l'automobile. Directeur général de la marque Simca puis président-directeur général de 1954 à 1963 (année de la vente de Simca à Chrysler).
  • Édith Piaf née Édith Giovanna Gassion, (1915-1963), chanteuse et auteur, dont la mère Line Marsa d'origine italo-berbère est née à Livourne.
  • Antoniucci Volti (1915-1989), sculpteur, dessinateur et graveur dont la famille est originaire de Pérouse. Le père, tailleur de pierre, s'installe à Villefranche-sur-mer dès 1905 mais retourne en Italie, à Albano pour la naissance de son fils et s'installe définitivement à Villefranche en 1920.
  • Léo Ferré (1916-1993), chanteur et auteur-compositeur dont la mère, Marie Scotto, est une couturière d'origine italienne.
  • Alfred Muzzolini (1922-2003), géologue et préhistorien, né en Italie, spécialiste de l’art rupestre saharien.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Issus de ce que Pierre Milza nomme des « dynasties », les enfants de ces personnalités au « destin hors série » vivent toujours dans l'Hexagone. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, d'autres Italiens se sont encore déplacés lors de la vague d'émigration de 1945, ou individuellement au cours des années plus récentes. Descendants de ces dynasties ou destins individuels, nombre de personnalités riches de leurs origines italiennes et de leur double culture participent toujours, au XXIe siècle, au rayonnement de la France.

Arts et spectacles[modifier | modifier le code]

Artistes peintres, plasticiens, dessinateurs, photographes, galeristes, joaillers[modifier | modifier le code]

  • Paul Facchetti (1912-2010), photographe (portraitiste) et galeriste italo-français né à Brescia. Il est le père de Pierre Facchetti, du galeriste Bruno Facchetti et du peintre Jean-Paul Agosti.
  • César Baldaccini (1921-1998) dit César, sculpteur.
  • Willy Rizzo (1928-2013), photographe et designer italo-français.
  • Raymond Moretti (1931–2005), artiste peintre et sculpteur français. Né de parents italiens, sa famille fuit l'Italie fasciste de Mussolini.
  • Olivier Mellero dit Meller (1945), joailler, orfèvre et horloger.
  • Jean-Paul Agosti (1948), artiste peintre, fils du galeriste et photographe Paul Facchetti né à Brescia.
  • Jean-Michel Peretti (1951), artiste peintre.
  • Richard Di Martino (1971), dessinateur de bande dessinée.
  • Frederico Alagna, dit Fra Delrico, artiste peintre, sculpteur, photographe et musicien, frère de Roberto et David.

Couturiers, parfumeurs[modifier | modifier le code]

  • Elsa Schiaparelli, (1890-1973), créatrice de mode et de la maison de couture éponyme (1927-1954) qui est rouverte en 2012 place Vendôme (ancienne adresse de la créatrice). Elle obtient la nationalité française le 17 octobre 1931. Baroque dans l'âme, elle casse les codes vestimentaires bourgeois, puis dans les années 1920 invente le sportswear et lance le rose pétard dit « shocking ». Proche des surréalistes, elle est considérée comme la première styliste à avoir su mélanger l’art à la mode.
  • Pierre Cardin (1922, Sant 'Andrea di Barbarana) couturier et entrepreneur. Ses parents étaient de riches agriculteurs vénitiens ruinés par la Première Guerre mondiale : ils émigrent en France en 1924. Il est le premier grand couturier à imaginer le concept de prêt-à-porter, et en 1992, également le premier couturier à entrer à l’Académie des Beaux-Arts.
  • Loris Azzaro, (1933-2003), couturier et parfumeur, né en Tunisie de parents siciliens.
  • Emanuel Ungaro, (1933-), né à Aix-en-Provence, de parents italiens qui ont fui le régime fasciste de leur pays dans l'entre-deux-guerres. Le jeune Emanuel a commencé à coudre ses premières pièces avec son père, tailleur de métier.

Chef cuisinier[modifier | modifier le code]

  • Michel Troisgros, (1958-), grand chef cuisinier, dont la mère, Olympe Forté, décédée en 2008, était originaire du Frioul. Dans un ouvrage de 2009, Michel Troisgros et l'Italie, il explique comment ces origines italiennes ont influencé sa façon de travailler les produits, de mettre en avant certaines saveurs et de présenter les plats.

Compositeurs, interprètes de musique classique[modifier | modifier le code]

  • Luc Ferrari (1929-2005), compositeur français.
  • Roberto Benzi (1937), chef d'orchestre franco-italien. De parents italiens, il naît à Marseille où son père enseignait le solfège.
  • Roberto Alagna (1963), ténor franco-italien, né de parents siciliens : origines auxquelles il rend hommage, en 2008, à travers un disque entièrement chanté en dialecte sicilien, frère de David et de Frederico.
  • David Alagna, compositeur, guitariste, arrangeur et metteur en scène, frère de Roberto et de Frederico.
  • Isabelle Moretti, harpiste.

Auteurs, compositeurs, interprètes des musiques actuelles[modifier | modifier le code]

  • Robert Ripa (1919), de son vrai nom Hector Ripa, chanteur, acteur.
  • Georges Brassens (1921-1981), chanteur et compositeur, dont la mère Elvira, était d'une famille originaire de Marsico Nuovo (Basilicate.
  • Serge Reggiani (1922-2004), acteur et chanteur. Né à Reggio d'Émilie, il arrive en France à l'âge de huit ans avec sa famille, à Yvetot en Normandie. Il est connu comme l'un des grands interprètes de la chanson française.
  • Marcel Zanini, de son vrai nom Zannini (1923), musicien de jazz et chanteur, né en Turquie. Sa famille arrive et s'installe en 1930 à Marseille.
  • Fred Mella (1924), chanteur.
  • Marcel Azzola (1927), accordéoniste français. Né à Paris, sa famille est originaire de Pradalunga, un petit village de la province de Bergame. Son père Giuseppe qui exerce le métier de maçon – et qui dirige aussi le dimanche un orchestre d'une vingtaine de mandolines – arrive en France en 1921.
  • Claude Nougaro (1929-2004), chanteur et compositeur, dont la mère, Liette Tellini, était italienne et professeur de piano.
  • Jean Corti (1929), accordéoniste et compositeur franco-italien.
  • Francesca Solleville (1932), chanteuse, de mère italienne.
  • Dalida, Iolanda Cristina Gigliotti (1933-1987), chanteuse et actrice, née en Égypte de parents originaires de Serrastretta dans la province de Catanzaro en Calabre. Son père est violoniste à l'opéra du Caire. Elle gagne Paris à l'âge de 21 ans.
  • Nino Ferrer, de son vrai nom Nino Agostino Arturo Maria Ferrari (1934-1998), chanteur et auteur-compositeur, musicien et producteur, né à Gênes.
  • (Eliane Marie Amélie) Pia Colombo (1934-1986), chanteuse et actrice.
  • Orlando-Bruno Gigliotti (1936) chanteur, producteur, éditeur. frère de Dalida. Il est le frère cadet de Yolanda Gigliotti dite « Dalida ».
  • Patricia Carli née Rosetta Ardito (1938), chanteuse-compositrice, auteur en 1963 de Demain tu te maries (arrête, arrête, ne me touche pas).
  • Claude François (1939-1978), chanteur, producteur, dont la mère, Lucia Mazzei, est originaire de Calabre. La famille s'installe à Monaco puis à Nice en 1956.
  • Guy Bontempelli (1940), auteur, compositeur, interprète frère de Bruno.
  • Gérard Filipelli (1942), chanteur, acteur, compositeur, scénariste. Il est membre de l'équipe des Charlots.
  • Salvatore Adamo (1943 à Comiso (Italie) fils d'un mineur italien émigré en Belgique où il a vécu, tout en faisant sa carrière en grande partie en France
  • Gérard Rinaldi (1943-2012) chanteur et acteur membre des Charlots.
  • Antoine (1944), nom de scène d'Antoine Muraccioli. Auteur-compositeur-interprète français, il devient célèbre, en 1966, avec la chanson Les élucubrations d'Antoine. D'origine corse, son père Toussaint Muraccioli est né en 1905 à Vivario, (CORSE) travaillait aux Travaux publics de ce qui s'appelait alors la France d'Outre-Mer. donc n'est pas Italien
  • Nicole Grisoni, dite Nicoletta (1944), chanteuse.
  • Michel Gérard Joseph Colucci dit Coluche (1944-1986), humoriste et acteur, fils d'un maçon originaire de Casalvieri dans la province de Frosinone dans le Latium installé en France avec sa famille dans les années 1920. Volontiers provocateur, il se présente à l'élection présidentielle de 1981 avant de se retirer. En 1984, il obtient un César du meilleur acteur, et en 1985, il fonde Les Restos du Cœur.
  • Daniel Bevilacqua, dit Christophe (1945), chanteur. De parents italiens, il naît à Juvisy-sur-Orge, en banlieue parisienne.
  • Vic Laurens (1945), chanteur de rock'n'roll, d'origine sicilienne.
  • Riccardo Richard Cocciante (1946), chanteur, auteur-compositeur d'origine italo-française dont le père est originaire de Rocca di Mezzo (en province de l'Aquila).
  • Alice Donadel, dite Alice Dona (1946-), chanteuse et compositice, de parents frioulans.
  • Hervé Forneri, dit Dick Rivers (1946), est un chanteur de variétés français.
  • Bruno Bontempelli (1948), compositeur, écrivain, frère de Guy.
  • Richard Galliano (1950), accordéoniste et compositeur franco-italien. Il commence à jouer de l'accordéon à l'âge de 4 ans, et est influencé par son père Luciano, également musicien.
  • Marc Perrone (1951), accordéoniste, jouant principalement de l’accordéon diatonique.
  • Marc Cerrone (1952), musicien batteur,compositeur, producteur. Il est un des grands noms du disco.
  • Francis Cabrel (1953), chanteur, auteur-compositeur-interprète, de parents frioulans.
  • Marc Beacco (1957), auteur-compositeur-interprète, musicien, arrangeur, coach vocal, de parents frioulans, frère de Jean-Claude Beacco, universitaire.
  • Bruno Gaccio (1958), rédacteur scénariste des Les Guignols de l'info
  • Serge Tomassi dit Sergio Tomassi (1960), accordéoniste
  • Stéphane Sanseverino dit Sanseverino (1961), chanteur, auteur-compositeur-interprète, d'origine napolitaine.
  • Patrick Bosso (1962) acteur et humoriste.
  • Marianne Gandolfi, dite Marianne James (1962), auteur-compositrice-interprète, musicienne guitariste, comédienne.
  • Alain Musichini (1962), compositeur, accordéoniste.
  • Michel Petrucciani (1962-1999), pianiste fils d'un guitariste de jazz d'origine sicilienne
  • Carla Bruni-Sarkozy (1967), auteure-compositrice-interprète et ancien mannequin franco-italienne. Née à Turin, ses parents sont le compositeur d'opéra et industriel Alberto Bruni Tedeschi et l'actrice et pianiste concertiste Marisa Borini. Elle est la sœur de Valeria Bruni Tedeschi et l'épouse de Nicolas Sarkozy depuis le 2 février 2008.
  • Bruno Caliciuri, dit Cali (1968), chanteur et acteur, auteur-compositeur-interprète, de descendance italo-espagnole. Son grand-père, Giuseppe Caliciuri, était un italien enrôlé dans les Brigades internationales pour combattre Franco : il rencontra alors une infirmière espagnole, Maria Pilar, qui devint son épouse.
  • Akhenaton (1968), de son vrai nom Philippe Fragione, chanteur et producteur de rap français, ainsi que réalisateur. Issu d'une famille d'immigrés italiens originaires de Naples.
  • Jean-Marc Miro, de son vrai nom Gian Marco Enrico Miroglio (1968), auteur-compositeur-interprète, musicien guitariste, chanteur, producteur.
  • Jean-Marc Fabiano (1969), pianiste et accordéoniste, professeur de musique.
  • Bruno Nicolini dit Bénabar (1969), chanteur, auteur-compositeur, acteur.
  • Calogero Maurici dit Calogero (1971), chanteur, auteur-compositeur, d'origine sicilienne.
  • Hélène Ségara (née Hélène Rizzo) (1971) chanteuse d'origine italo-arménienne.
  • Mark Maggiori (1977), chanteur, réalisateur, peintre, photographe, graphiste, fils de Robert. Jusqu'à 2008, il est le chanteur du groupe de Nu metal français Pleymo.
  • Fanny (1979), de son vrai nom Fanny Biascamano, chanteuse d'origine italienne et espagnole.
  • Seth Gueko, de son vrai nom Nicolas Salvadori (1980), rappeur français d'origine russo-italienne.
  • Vitaa, de son vrai nom Charlotte Vita Gonin (1983), chanteuse de R'n'B, d'origine italienne par sa mère.
  • Claude Costa (1984), violoniste.

Artistes de cirque[modifier | modifier le code]

  • Famille Bouglione, une des plus illustres familles du cirque en France.
  • les frères Fratellini, Paul, François et Albert, artistes de cirque.
  • Violette Annie Fratellini, artiste française, clown, multi-instrumentiste, actrice, chanteuse.
  • Famille Medrano, illustre famille du cirque en France et en Europe.
  • Achille Zavatta, artiste, clown, manager de cirque.

Acteurs de cinéma et de théâtre, humoristes, chroniqueurs[modifier | modifier le code]

La filmographie de Jean-Pierre Castaldi s'étale sur près de quarante années.

Réalisateurs, scénaristes, producteurs de cinéma[modifier | modifier le code]

Présentateurs, producteurs, réalisateurs, journalistes de radio ou de télévision[modifier | modifier le code]

La journaliste Laurence Ferrari a été présentatrice du journal de 20 heures de TF1 de 2008 à 2012.

Lettres[modifier | modifier le code]

Écrivains, dramaturges, éditeurs, journalistes de la presse écrite, universitaires[modifier | modifier le code]

La femme de lettres Aurélie Filippetti est l'actuelle Ministre de la Culture française.
  • François Cavanna (1923, Paris - 2014, Créteil), écrivain, auteur des Ritals. Son père Luigi (1880-1954) était venu de Bettola qui est aussi le village d’origine de Lazare Ponticelli, dans le Val de Nure, province de Plaisance en Émilie-Romagne. Sa mère Marguerite Charvin (1890-1976) est originaire de Sauvigny-les-Bois dans la Nièvre. À la suite des menaces de renvoi en Italie pendant les années 1930, Luigi demande la naturalisation qu’il obtient le 25 octobre 1939. Luigi Cavanna travaille comme maçon, la plupart du temps pour l’entreprise Taravella et Cavanna, entreprise fondée en 1911 par deux cousins, Domenico Taravella et Domenico Cavanna, originaires de Rocca de Ferriere dans le Val de Nure, et fermée dans les années 1960. Actuellement, la famille Taravella (les petits-enfants de Domenico) est encore active dans les secteurs du bâtiment ou de l’immobilier. Certains biens immobiliers sont désignés immeubles Taravella.
  • Rocco Femia, éditeur, journaliste et producteur de spectacles. Fondateur et directeur de la revue franco-italienne RADICI, premier magazine bilingue en France
  • Armand Gatti (1924, Monaco), de son vrai nom Dante Sauveur Gatti, poète, auteur, dramaturge, metteur en scène, scénariste, réalisateur, journaliste.
  • Remo Forlani (1927, Paris - 2009, Paris), romancier, dramaturge, critique de cinéma, réalisateur et scénariste
  • Albert Uderzo (1927, Fismes), créateur de bandes dessinées, d'origine vénète[6]. Fils d'immigrés italiens, sa famille n'acquiert la nationalité française qu'en 1934. Il est le cocréateur d'Astérix
  • Paul Virilio (1932, Paris), urbaniste, essayiste, né d'un père communiste italien.
  • Max Gallo (1932, Nice), journaliste et écrivain, historien, homme politique. Son père était originaire du Piémont et sa mère de la région de Parme. Il est membre de l'Académie française depuis le 31 mai 2007.
  • Pierre Milza (1932, Paris) historien et écrivain. Spécialiste de l’Italie contemporaine, il est professeur émérite des Universités à l’Institut d’études politiques de Paris. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire de l’Italie, du fascisme, des relations internationales et de la France aux XIXe et XXe siècles
  • Jean-Claude Beacco (1944-), universitaire grammairien en français, parents frioulans, frère de Marc Beacco.
  • Aimé Mucci (1927-2011), universitaire.
  • Paul Louis Rossi (1933, Nantes), poète, romancier, essayiste, critique d'art, de cinéma et de jazz d'origine franco-italienne.
  • André Benedetto (1934, Marseille - 2009, Nîmes), auteur dramaturge, poète, metteur en scène et directeur de théâtre. Directeur du théâtre des Carmes à Avignon depuis 1963, il est considéré comme le fondateur du « Off » du Festival d'Avignon en 1966.
  • Daniel Pennac (Daniel Pennacchioni) (1944, Casablanca), écrivain. Il reçoit le prix Renaudot en 2007.
  • Jean-Claude Izzo (1945, Marseille - 2000, Marseille), écrivain. Son père est né à Castel San Giorgio et émigre à Marseille en 1928. Sa mère est née à Marseille dans le quartier du Panier, de parents immigrés espagnols.
  • Patrick Modiano (1945, Boulogne-Billancourt), écrivain. Né d'un père italien et d'une mère flamande connue sous le nom d'actrice de Louisa Colpeyn. Il reçoit le prix Goncourt en 1978 et le prix Nobel de littérature en 2014.
  • Robert Maggiori (1947, Osimo), philosophe, journaliste, traducteur, éditeur. Il enseigne la philosophie, depuis 1985, au lycée François-Couperin de Fontainebleau. Il est également le père de trois enfants dont Mark
  • Serge Papagalli (1947, Grenoble), dramaturge, metteur en scène et comédien français. Grenoblois originaire de Gènes
  • Jean-Charles Vegliante (1947, Rome), universitaire, poète et traducteur de l'italien vers le français
  • Leonello Brandolini d'Adda (1950), éditeur français d'origine italienne, issu d'une famille vénitienne. Il est le fils de Brandolino Brandolini d'Adda di Valmareno et de son épouse, née Cristina Agnelli et sœur de Gianni Agnelli. Depuis 1998, il est le P-DG des éditions Robert Laffont
  • Manola Antonioli (1968), philosophe, essayiste et critique
  • Tonino Benacquista( 1961), romancier, scénariste
  • Serge Scotto di Rinaldi, dit Serge Scotto (1963-), écrivain, romancier, journaliste, parolier, créateur de B.D. et illustrateur
  • Alexandre Del Valle (1969, Marseille), essayiste et géopolitologue. Fils de Pieds-Noirs (mère espagnol d'Algérie et père sicilien de Tunis).
  • Aurélie Filippetti (1973, Villerupt) romancière et femme politique. Elle est la fille d'Angelo Filippetti (1938-1992), ancien mineur de fond, maire communiste d'Audun-le-Tiche, et petite-fille d'immigrés italiens venus travailler dans les mines de fer de Lorraine[7].
  • Sandrine Colombo, journaliste d'origine italo-antillaise
  • Jean-François Moruzzi, journaliste et éditeur
  • Philippe Foro, universitaire
  • Frédéric Spagnoli, universitaire
  • Mariella Colin, universitaire
  • Jean-Luc de Ochandiano, universitaire, historien
  • Mariella Righini, journaliste, de père italien et de mère suisse allemande
  • Fabrice Rizzoli (1971), criminologue, universitaire, chercheur, spécialiste de la criminalité organisée et des mafias.
  • Juliette Speranza (1985), dramaturge.

Sports[modifier | modifier le code]

Le footballeur Michel Platini est considéré comme l'un des meilleurs joueurs que l'équipe de France ait jamais connu.

Sciences et industrie[modifier | modifier le code]

Industriels, hommes d'affaires[modifier | modifier le code]

  • Lazare Ponticelli (1897, Bettola - 2008, Kremlin-Bicêtre), entrepreneur et militaire (dernier « poilu »). D'une famille très pauvre d'Émilie-Romagne (son père est occasionnellement cordonnier et menuisier, sa mère mondina), il commence à travailler dès l'âge de six ans et débarque Gare de Lyon, en 1906, à 9 ans, sans savoir ni lire, ni écrire, ni parler français. En 1921, avec deux de ses frères il fonde l'entreprise Ponticelli Frères. Engagé durant les deux derniers conflits mondiaux, il est le dernier vétéran français de la Première Guerre mondiale : il reçoit des obsèques nationales aux Invalides le 17 mars 2008. Il est une des rares hommes de nationalité française à entrer dans la liste des supercentenaires.
  • Giovanni Ubaldo Panzani dit Jean Panzani (1911-2003), industriel de l'agro-agroalimentaire, fondateur de Panzani.
  • Max Guazzini (1947), avocat, producteur, dirigeant sportif.
  • Ermenegildo Deotto (1947), dirigeant d'entreprises, fondateur du groupe de distribution automatique D8, d'origine frioulane.
  • Henri Proglio (1949), dirigeant d'entreprise, en 2012 président-directeur général d'EDF. Il est issu d'une famille de piémontais arrivés en France au début du XXe siècle.
  • Les frères Spanghero, anciens industriels de l'agro-alimentaire, originaires du Frioul.
  • César Mingori, industriel de la robinetterie.
  • Marc Pertitch, grand antiquaire à Paris.
  • Roger Zannier, (1945-), industriel du textile, fils d'un maçon italien.

Explorateur[modifier | modifier le code]

Politique, administration, associations[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Milza 1993, p. 161-217 : « Métiers italiens »
  2. Milza 1993, p. 435-492 : « Mobilité et réussite sociales »
  3. LE MONDE DES LIVRES |Par Alain Beuve-Méry "ils sont parmi les derniers libraires-éditeurs, perpétuant au cœur de Paris une tradition à l'ancienne, instaurée par José Corticchiato, dit Corti (1895-1984). Corse d'origine, cet ami des surréalistes André Breton, Paul Eluard, Louis Aragon, avait ouvert sa première librairie en 1925 et ne s'est fixé en face du jardin du Luxembourg qu'en 1938, année où il a rencontré Julien Gracq.
  4. Priouret 1970, p. 255
  5. François Alvarez, « Aylin Prandi, biographie », sur Music Story,‎ juillet 2011 (consulté le 10 juillet 2011)
  6. Olivier Andrieu, Le livre d'Astérix de Gaulois, Paris, Les Éditions Albert René,‎ 1999, 146 p. (ISBN 978-2-86497-133-7), p. 132-134
  7. Biographies d'Angel et Tommaso Filippetti dans le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, mouvement social de mai 1940 à mai 1968, tome 5, pp. 205 à 207, Éditions de l'Atelier, 2009. Accès en ligne : Angel Filippetti et Tommaso Filippetti
  8. Taïeb 1998, p. 114

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Milza, Voyage en Ritalie, Paris, Éditions Payot & Rivages,‎ 2004, 638 p. (ISBN 2-228-89850-3), 1re éd. Paris, Éditions Plon, 1993, 532 p. (ISBN 2-259-02512-9).
  • Pierre Milza et Marianne Amar "L'immigration en France au XXème siècle", Paris, A.Colin, 1990.
  • Marie-Claude Blanc-Chélard (dir.), Les Italiens en France depuis 1945, actes du colloque international, 17-19 mai 2001 organisé par le Centre d'études et de documentation de l'émigration italienne, Rennes, Presses universitaires de Rennes ; Paris, Génériques, 2003, 277 p. (ISBN 2-86847-757-7).
  • Eric Taïeb, Immigrés : l'effet Générations, Éditions de l'Atelier,‎ 1998, 399 p. (ISBN 2-7082-3353-X, lire en ligne), p. 114
  • François Cavanna, Les Ritals, Paris, Belfond, 1978, 277 p. (ISBN 2-7144-1168-1)
  • Roger Priouret, Les Managers européens, Éditions Denoël,‎ 1970, 413 p.
  • Laure Teulières "Immigrés d'Italie et paysans de France, 1920-1944", Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2002.
  • Jean-Luc de Ochandiano, Lyon à l'italienne : deux siècles de présence italienne dans l'agglomération lyonnaise, Lyon, Lieux Dits, 2013, 272 p.
  • Stefano Palombari "L'Italie à Paris", Paris, Parigramme, 2003, 223 p. ISBN 2-84096-274-8
  • Michele Canonica et Florence Vidal "Italiens à Paris et en Ile-de-France, histoire et actualité", Paris, Chambre de Commerce Italienne pour la France, Association L'Italie en Direct-L'Italia in Diretta, 2001, 191 p.
  • Annuaire "Italiens à Paris et en Ile-de-France", Paris, Chambre de Commerce Italienne pour la France, Association L'Italie en Direct- L'Italia in Diretta, 2001, 143 p.
  • Michele Canonica et Florence Vidal "Italiens de prestige à Paris et en Ile-de-France, histoire et actualité", Paris, Chambre de Commerce Italienne pour la France, Association L'Italie en Direct-L'Italia in Diretta, 2002, 400 p.
  • Antonio Beccheloni Directeur responsable de "La Trace", cahiers du Centre d'Etudes et de Documentation sur l'Emigration Italienne (C.E.D.E.I.) Institut Culturel Italien, Paris.
  • Jean-Luc Huard "Les Italiens, histoire d'une communauté en Rhône-Alpes", Veurey, Editions Le Dauphiné Libéré, 2012, 71 p.

ISBN 978-2-8110-0022-6.

  • Francesco Micelli "L'immigration italienne en Normandie, de la Troisième République à nos jours", Caen, Cahiers des Annales de Normandie, n°29, 2000.
  • Francesco Micelli "L'immigration italienne et les métiers du bâtiment", Caen, Cahiers des Annales de Normandie, n°31, 2001.
  • Racines-Radici "Mémoires d'émigration, au cœur des racines et des hommes", Toulouse, Editalie Editions.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]