Poutine doit partir

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À Moscou le 20 mars 2010, durant l'action « La journée de la colère », un manifestant incite à signer la pétition « Poutine doit partir »[1],[2]

« Poutine doit partir », (en russe: Путин должен уйти), est un site web « (ru) PutinaVotstavku.org » et une campagne publique du même nom organisés pour la collecte de signatures pour une pétition demandant la démission de Vladimir Poutine, premier ministre de la Russie. La campagne a été lancée sur Internet le 10 mars 2010[3] par des militants de l'opposition et plusieurs intellectuels russes célèbres.

Contenu de la pétition[modifier | modifier le code]

Le texte du manifeste, adressé aux citoyens russes, contient une critique virulente de la politique de Vladimir Poutine. Il y est écrit entre autres:

« Nous affirmons que la construction socio-politique qui assassine la Russie et qui a été imposée aux citoyens de notre pays possède un architecte, un gardien et un tuteur. Son nom est Vladimir Poutine. Nous déclarons que les réformes nécessaires ne peuvent être effectuées dans la Russie d'aujourd'hui tant que Poutine contrôlera le pouvoir réel dans le pays. [...] S’affranchir du « poutinisme » est l’étape première, mais obligatoire sur la voie vers la Russie nouvelle et libre. »

Le manifeste énumère les échecs des réformes de Poutine et les crimes qui lui sont reprochés, tels que la seconde guerre de Tchétchénie et les attentats contre des immeubles d'habitation de 1999 .

Le manifeste critique également l'ancien président Boris Eltsine et son entourage (« la Famille »), qui ont nommé Poutine à la fonction présidentielle pour assurer leur propre sécurité. L'actuel président Dmitri Medvedev est appelé le « locum tenens obéissant », et le « Siméon Bekboulatovitch moderne ».

Les auteurs mettent en garde les agents de police et de sécurité de ne pas essayer de s'opposer au peuple et de ne pas mettre à exécution les ordres criminels de fonctionnaires corrompus.

Le véritable auteur du texte n'a pas été mentionné. Selon les premières sources[4],[5],[6], c’était un groupe dirigé par Garry Kasparov. Plus tard Kasparov a dit au sujet du travail sur le manifeste :

« Un rôle clé a été joué par le texte lui-même, sur lequel notre groupe d'auteurs a travaillé près de deux semaines. Ma fonction principale était de recueillir les commentaires et obtenir les approbations par tous les signataires, de Vladimir Boukovski à Youri Moukhine. Ce travail nécessitait une sélection rigoureuse des mots et des placements des accents sémantiques. Ce n'était pas aisé de formuler le message principal du manifeste. Au début, deux versions étaient examinées: « Poutine doit démissionner ! » et « À bas Poutine ! ». La première a été rejetée comme un appel clair adressé à Medvedev, la seconde sentait du bolchevisme. Deux jours avant le lancement du projet j’avais trouvé l'expression « Poutine, à la porte ! » (en russe: Путин, на выход !), qui convenait à tout le monde. Par ailleurs, la caractérisation des années 1990 était une question délicate. Tout en exprimant une attitude négative à cette période, il était nécessaire de ne pas dépasser une certaine limite provoquant un rejet de personnes comme Boris Nemtsov par exemple. Notre collaboration s'est avérée très fructueuse, parce que nous avons rédigé un texte qui a surmonté l'atomisation de la société[4]. »

Le corps du texte a été rédigé par le politologue Andrei Piontkovski. Il s'en est déclaré l'auteur le 7 juin 2010 dans une interview à Radio Liberty:

« Comme on le sait, j’étais l'initiateur et l'auteur de la lettre "Poutine doit partir"[7]. »

Signataires[modifier | modifier le code]

Au moment de la publication, la pétition a été signé par 34 personnalités publiques de diverses orientations idéologiques: les défenseurs des droits de l'homme Elena Bonner, Vladimir Boukovski et Lev Ponomarev, les politiciens Garry Kasparov, Boris Nemtsov et Youri Moukhine, l’économiste Andreï Illarionov, les écrivains Zakhar Prilepine et Victor Chenderovitch, le musicien Mikhail Borzykin, le penseur politique Geidar Dzhemal et bien d'autres. Beaucoup d'entre eux sont membres de l'organisation de l'opposition, l'Assemblée nationale de la Fédération de Russie.

Parmi les personnalités connues signataires de la pétition plus tard on retrouve les politiciens Valéria Novodvorskaïa et Marina Salïe, les militants des droits de l’homme Sergeï Kovalev et Alexandre Podrabinek, l’avocat Mikhaïl Trepachkine, les écrivains Vladimir Pribylovsky et Viktor Souvorov, le réalisateur Andrei Nekrasov, l’historien Boris Sokolov, le physicien Vladimir Zakharov, l’économiste Mikhaïl Delyagin, l’écologiste Evgenia Chirikova, l’ancien policier Alexeï Dymovski, l’avocat et blogueur d'investigation Alexeï Navalny et beaucoup d'autres (voir l’article en russe).

Les hommes publiques de l'opposition bien connus comme Mikhaïl Kassianov[8], Vladimir Ryjkov[5] et Edouard Limonov[9] ont soutenu la campagne, même s’ils n'ont pas signé la pétition.

Publication de la pétition[modifier | modifier le code]

Le 10 mars 2010, la pétition a paru dans le magazine en ligne Iejednevny Journal[10] et la collecte de signatures a pu commencer. Le même jour, ce site a été attaqué par des pirates informatiques[11],[12]. Plus tard pendant la journée, la collecte de signatures a été transférée au site web spécialement créé pour l’occasion, PutinaVotstavku.ru (désormais PutinaVotstavku.org)[13]. Le même jour la pétition a été publiée par les sites de nouvelles en ligne Grani.ru et Kasparov.ru[14]. Puis il a été mentionné par la radio Écho de Moscou, Newsru.com et d’autres médias.

Au cours de la première journée aucune confirmation des courriels n’a été pas requise par le site Iejednevny Journal. Sur PutinaVotstavku.ru les signatures étaient aussi ajoutées automatiquement. Des personnes malveillantes en ont profité pour laisser un grand nombre de fausses signatures, telles que : « Obama, Medvedev, Poutine, etc »[15]. Le 11 mars ces dernières ont été supprimées et le processus d'ajout de signatures a été supervisé par un modérateur.

L’essayiste Nikolai Starikov a lancé une contre-campagne « Poutine doit rester ». Il a publié son propre manifeste disant que tout le monde doit avoir le choix de voter pour Poutine. Le site de Starikov a rassemblé 6.616 signatures en cinq jours, puis il a arrêté de fonctionner, selon Starikov, à cause des pirates informatiques[16],[17],[18].

Déroulement de la campagne[modifier | modifier le code]

Pendant les premiers jours l’augmentation des signatures était extrêmement forte (jusqu’à 2500 signatures par jour), puis elle baissa, et pendant le premier mois, 30 000 signatures ont été collectées. Durant l’été et l’automne l'augmentation fut faible, (2 000 à 3 000 par mois), mais en décembre 2010 elle s’éleva à 4 700.
La dynamique a été la suivante[19]:

Évolution du nombre de signatures
Date Nombre de signatures
16 mars 2010 10 000
27 mars 2010 20 000
9 avril 2010 30 000
28 avril 2010 40 000
14 juin 2010 50 000
1er octobre 2010 60 000
31 décembre 2010 69 205
6 janvier 2011 70 000

Le 17 mars le Front civique unifié (FCU) a commencé de tenir des piquets à Moscou pour appuyer la campagne. Depuis mai 2010 les organisateurs ont tenu plusieurs réunions avec des signataires de plusieurs villes. Les 23 octobre et 12 décembre 2010, des rassemblements ont eu lieu dans le centre de Moscou pour le démission de Poutine, qui ont réuni environ 1 000 à 2 000 participants.

Mars 2010[modifier | modifier le code]

Le 15 mars, les organisateurs ont commencé à donner des informations sur le progrès de la campagne. Le premier message disait que le nombre de signatures aurait pu être plus grand si les confirmations du site n’avaient pas été bloquées par certains services de courriel russes. Toutefois, les organisateurs exprimaient la conviction que cela ne bloquerait pas les gens de et que la pétition serait signée par des millions de citoyens[20].

À partir du 17 mars, le FCU a commencé à tenir des piquets à Moscou pour diffuser la pétition et recueillir des signatures. Des signatures ont également été recueillies sur papier lors d'actions de protestation en Russie le 20 mars 2010, « la Journée de la colère »[21],[22].

Le 22 mars, les organisateurs ont publié leur deuxième message, informant de la création de deux communautés en ligne pour les supporteurs, sur LiveJournal et Twitter. Ils ont également proposé de discuter de la création d’un réseau social, dans lequel chaque signataire aurait automatiquement un compte[23] .

Le 26 mars, le comité de rédaction du site organisa une conférence de presse, dans laquelle Garry Kasparov déclara que la pétition avait été signée par environ 30 000 personnes, au moment même où les modérateurs en avaient validé environ 19 000[24].

Durant le mois de mars, le site se développa rapidement, se munit d'une bannière-compteur de campagne, de bannières de ses partenaires médiatiques (Grani.ru, Novaia Gazeta, Kasparov.ru, etc), de liens vers des communautés de réseaux sociaux, ainsi que d'un formulaire pour la collecte des signatures hors ligne[25].

Avril 2010[modifier | modifier le code]

En avril les sections déjà créées du site continuaient de se remplir ; un groupe de Facebook fut également ajouté.

Le 13 avril, les signataires reçurent un message par courriel dans lequel les organisateurs les informaient de l'existence de ce réseau social. Le message contenait un lien web, sur lequel les personnes intéressées de se joindre à la communauté Internet « Poutine doit partir » et de recevoir un bulletin d'information étaient invitées à cliquer[26].

Le 28 avril, les organisateurs signalèrent que 1/3 des signataires avaient confirmé l'intérêt de rejoindre au réseau social. Ils évoquèrent également leur projet de visiter les villes réunissant quelques dizaines de participants.

Mai 2010[modifier | modifier le code]

Lors du rassemblement du premier mai à Moscou, Garry Kasparov déclara que la campagne continuerait jusqu'à ce que Poutine parte et que la Russie soit libre[27].

Démarrage de la publicité du site à l'aide du référencement Google[28], et mise en ligne sur la page principale des numéros de comptes bancaires pour les dons.

Juin 2010[modifier | modifier le code]

Le 14 juin 2010 Boris Nemtsov et Vladimir Milov présentèrent leur rapport « Poutine-Résultats-10 ans », qu'ils publièrent à 1 000 000 de copies. Sur la dernière page ils fournissaient des informations sur la campagne « Poutine doit partir ». Le même jour, la distribution du rapport commença près des stations de métro de Moscou.

Le jour suivant le site web du rapport « www.putin-itogi.ru », ainsi que les sites web personnels de Boris Nemtsov et Vladimir Milov, furent soumis à des attaques informatiques DDoS[29],[30].

Le 16 juin, la police de Saint-Pétersbourg arrêta un camion avec 100 000 copies du rapport. Le lendemain, les agents des services secrets saisirent plus de 100 000 exemplaires à l'imprimerie et arrêtèrent les tirages. Le 18 juin cinq militants du FCU furent arrêtés à Saint-Pétersbourg, alors qu'ils tentaient de distribuer le rapport aux participants du Forum international économique de Saint-Pétersbourg[31].

Le 25 juin, les autorités signalèrent que l'extrémisme dans le rapport n'avait pas été trouvé[Quoi ?]. Le mois suivant les exemplaires saisis furent retournés aux militants[32].

Le FCU tint des piquets « Poutine doit partir » à Moscou le 8 et 22 juin[33],[34],[35]. Durant le piquet du 22 juin, les militants distribuèrent à la fois le texte de la pétition « Poutine doit partir » et le rapport « Poutine- Résultats-10 ans». Selon le chef du FCU à Moscou, Lolita Tsaria, les policiers tentèrent d'entraver la distribution de ces documents[36].

Le site « Non à la mandarine », créé avec le soutien de la campagne « Poutine doit partir », apparut sur Internet. Il recueillait des signatures des citoyens contre la nomination du gouverneur de la région de Kaliningrad, Gueorgui Boos, pour le deuxième terme et pour les élections générales des gouverneurs et des chefs de municipalités[37].

Juillet 2010[modifier | modifier le code]

Il apparut que Pavel Pakhayev, chef adjoint de la République de l'Altaï, avait menacé de tuer le fondateur d'un journal local, Listok, Sergei Mikhailov, en raison du contenu du journal et le fait que le compteur de la campagne « Poutine doit partir » avait été placé sur le site du journal[38].

Des réunions des militants de la campagne « Poutine doit partir » avec le responsable de la campagne Denis Bilunov eurent lieu à Novossibirsk, Tomsk et Nijni Novgorod[39],[40].

Une nouvelle section « Blogs » fit son apparition sur le site web de la campagne.

Août 2010[modifier | modifier le code]

La distribution du rapport « Poutine-Résultats-10 ans » se poursuivit. Environ 1/3 des 400 000 exemplaires furent distribués jusqu’à la fin du mois[41]. Il n'y eut pas d'autres événements importants concernant la campagne.

Septembre 2010[modifier | modifier le code]

Le 7 et 21 septembre, le FCU tint des piquets à Moscou pour la démission de Poutine[42],[43].

Octobre 2010[modifier | modifier le code]

Le 15 octobre des militants du mouvement de la jeunesse Oborona accrochèrent une banderole « Poutine, va-t'en ! » sur la clôture de la Maison Blanche à Moscou et ils en disposèrent également une sur le toit d'un bâtiment annexe[44].

Au début d’octobre des militants de l'FCU, la Solidarité et les organisations d'opposition créèrent le Comité des cinq exigences, lequel exprima les revendications suivantes:

« 

  • 1) La démission du gouvernement dirigé par Vladimir Poutine.
  • 2) La dissolution des deux chambres de l'Assemblée fédérale.
  • 3) La tenue d'élections anticipées, libres et concurrentielles.
  • 4) Le renouvellement radical de la police et du personnel des services secrets.
  • 5) Un budget transparent pour le bien de la population et le développement du pays[45] »

.

Les membres du comité participèrent à plusieurs actions de protestation à Moscou. Ils présentèrent également une demande au bureau de maire de Moscou pour la tenue d'un rassemblement pour la démission de Poutine. Leur demande fut approuvée[46],[47].

Le rassemblement, qui eut lieu le 23 octobre sur la place Pouchkine, réunit environ mille personnes. Parmi les orateurs figuraient le chef du FCU, Garry Kasparov, le coordonnateur du Front de gauche Sergei Udaltsov, le chef du mouvement « Pour les droits de l'homme », Lev Ponomarev, et bien d'autres[48].

Novembre 2010[modifier | modifier le code]

Le piquet de Ilya Yachine en face de la Maison Blanche à Moscou le 18 novembre 2010

Le 18 et 19 novembre, des militants de la Solidarité et du Comité des cinq exigences ont tenu une série de piquets en face de la Maison Blanche à Moscou. Le premier était tenu par un des leaders de la Solidarité Ilya Yachine, mais ce dernier fut battu et arrêté par des agents du Service fédéral de sécurité qui obligèrent également les journalistes présents à effacer leurs photos et enregistrements vidéo. Yachine a été condamné à une amende de 1 000 roubles au motif « d'avoir tenu un langage grossier dans un lieu public ». Les autres piquets se sont déroulés sans incidents[49],[50].

Décembre 2010[modifier | modifier le code]

La deuxième manifestation de la démission de Vladimir Poutine se déroula sous la devise « Je suis pour une Russie sans Poutine », le 12 décembre sur le même lieu, la place Pouchkine à Moscou[51].

Le bureau du maire la condamna, mais il refusa de sanctionner l'action « Le jour de colère » contre le gouvernement de Moscou, qui devait avoir lieu sur une place voisine immédiatement après la manifestation anti-Poutine[52].

L'organisateur fut à nouveau le Comité des cinq exigences. Selon diverses sources, la manifestation réunit de 1 500 à 2 500 personnes. Parmi les orateurs se trouvaient Boris Nemtsov, Garry Kasparov, Ilya Yachine, Andrei Piontkovski, Vladimir Ryjkov, Sergei Udaltsov, Yevgenia Chirikova et d'autres personnalités publiques[53],[51].

À 18 heures, l'action « La Journée de colère » devait se dérouler à proximité de la mairie de Moscou. Cependant, après l'appel aux participants, du coordonnateur du Front de gauche Sergei Udaltsov, pour que cette action se déroule à la mairie sans slogans ni banderoles, afin de pouvoir accrocher sur son mur la liste des exigences, la police commença à pousser la foule et se saisit de Udaltsov. On dénombra des blessés, dont un photographe du journal Izvestia, clavicule cassée[54]. Des participants indignés se rendirent alors à la mairie, où ils menèrent une action de protestation non autorisée[51].

Udaltsov est alors condamné à 15 jours d'arrêt pour « hooliganisme et la désobéissance envers des agents de police »[55],[56].

La prochaine manifestation pour la démission de Poutine est prévue pour le 19 février 2011.

Le 26 décembre, quelques jours avant le nouveau jugement à Mikhail Khodorkovsky et Platon Lebedev, des militants d'Oborona ont déroulée près de la Maison Blanche une bannière « Liberté pour Khodorkovsky ! Mettez Poutine au pain et à l'eau ! ». L'un des participants portait un masque de Poutine et était placé dans une cage factice. Au bout de quelques minutes, des agents du Service fédéral de sécurité se saisirent de plusieurs journalistes, mais les militants réussirent à s’enfuir[57].

Janvier 2011[modifier | modifier le code]

Le 11 janvier 2011, le nom de domaine en .ru du site fut transféré vers le .org. Sur la page d'accueil de l'ancienne adresse un message contenant un lien pointant vers la nouvelle adresse, « www.putinavotstavku.org » fut publié par les organisateurs, en mentionnant le fait qu'une communauté web pour les supporters devrait prochainement y voir le jour.

Couverture médiatique[modifier | modifier le code]

La campagne a été mentionnée dans plusieurs médias russes et étrangers, tels que :

Le 11 mars Radio Liberty a publié une traduction anglaise de l'ensemble du texte du manifeste[82].

Analyses statistiques des signataires[modifier | modifier le code]

Le 15 mars 2010, le magazine The New Times publia une analyse statistique des signataires en fonction de leurs lieux de résidence et professions, concluant que la pétition avait été signée, par la plupart, par la classe moyenne[83].

Le 22 mars, le magazine publia une deuxième analyse, sur une plus grande base de signatures (7 500) ou il était mentionné le fait que les signatures provenaient de toutes les régions. Les exceptions étaient les républiques ethniques, en particulier dans le Caucase du Nord. Les plus actives étaient Moscou (28,8 %) et Saint-Pétersbourg (11,3 %). Un nombre relativement important de signatures avait été fourni par des résidents de la Sibérie et l'Oural, où se concentraient des industries frappées par la récession. La diaspora russe avait donné 11 %. Quant aux professions des signataires, le segment le plus important était les cols blancs (21 %) et la plupart des signataires étaient les hommes (83 %)[84].

Deux mois plus tard, le magazine publia une troisième analyse, basée elle sur les 35.018 signatures recueillies sur le site depuis la seconde analyse. La proportion de femmes avait augmenté de 17 % à 21 % et la proportion de cols bleus, de 15 % à 23 %. Parmi les régions, Moscou (et sa région) ainsi que Saint-Pétersbourg (avec la région de Leningrad) continuaient d'occuper des positions prépondérantes, leur part représentant à peu près la moitié (45 %) du nombre total des signatures. Toutefois, c'est dans le district de la Volga que la croissance avait été la plus rapide, avec une multiplication par 6,9 du nombre des signatures[85].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Коммерсантъ: День гнева вышел пасмурным
  2. Голос Америки: «День гнева» в Москве
  3. Гарри Каспаров: В интернет ОМОН не пришлешь Novaya Gazeta, n° 27 du 17 mars 2010.
  4. a et b Гарри Каспаров. Возьмемся за руки, друзья... "ЕЖ", 6.04.10
  5. a et b Особое мнение. Гость: Владимир Рыжков. Écho de Moscou, 12 mars 2010
  6. Игорь Эйдман. Открытое письмо организаторам кампании по сбору подписей
  7. Станет ли борьба с «несогласными» приоритетным направлением деятельности милиции? 07.06.2010
  8. РНДС. Вместе с гражданами!, 12 марта 2010
  9. Лимонов отказался подписывать обращение за отставку Путина. // Правда.ру, 11 марта 2010
  10. «ЕЖ» опубликовал обращение с призывом «Путин должен уйти!», его подписали уже более 350 человек. // NEWSru.com, 11 марта 2010
  11. «Ежедневный журнал» атакован - Radio Liberty, 11 марта 2010
  12. a et b «Первый Кавказский» об акции «Путин должен уйти», 11.03.2010
  13. Несистемная оппозиция требует демонтажа путинского режима-Grani.ru, 10 mars 2010
  14. Борис Немцов: Путин должен уйти. // Écho de Moscou, 11 mars 2010
  15. Signatures of ill-wishers. See the comment by Alchemist, 17 mars 2010, 04:26
  16. "Putin must not go" vote, organized by N. Starikov (en russe)
  17. "Putin must not go. Putin has to stay.", by N. Starikov, NewsLand.Ru (en russe)
  18. Russian Internet votes pro and against resignment of Putin, by V. Tsiplukhin, "Business Peterburg" (en russe)
  19. Юрий Белов. Итоги десяти месяцев и наши задачи. 10.01.2010
  20. http://www.putinavotstavku.org/news.php
  21. ОГФ собирает подписи за отставку Путина 17.04.2010
  22. В Москве возле метро Кропоткинская проходит пикет ОГФ за отставку Путина 16.04.2010
  23. Message from the organisers, 22 mars 2010 г.
  24. "Стране нужно помыть руки" 26 mars 2010
  25. Message from the organisers, 30 mars 2010
  26. Message from the organisers, 13 avril 2010
  27. Фестиваль искусств и протеста. Radio Liberty, 1 mai 2010
  28. Финансирование рекламной кампании в Гугл, 15 mai 2010
  29. Сайты Немцова и Милова подверглись атаке после публикации нового доклада. Грани.ру. 15.06.2010
  30. «Путина подытожили» — блогеры о новом докладе Немцова и Милова. // ЗакС.ру, 15 июня 2010 V
  31. Сайт доклада «Путин. Итоги. 10 лет». Раздел «Новости»
  32. Власть испугалась доклада. Радио Свобода. 04.07.2010
  33. Пикет «Путин должен уйти». 22.06.2010
  34. Акцию под названием «Путин должен уйти!» провели сегодня активисты ОГФ. «Эхо Москвы». 22.06.2010
  35. ОГФ провел пикет против Путина. 23.06.2010
  36. Милиционеры препятствуют раздаче брошюр в рамках акции ОГФ «Путин должен уйти» // Газета.ру. 22 июня 2010
  37. Боос должен уйти. «Новости». 25.06.2010
  38. Учредитель алтайской газеты «Листок» заявил об угрозах со стороны местного чиновника // Газета.ру. 5 июля 2010
  39. В Новосибирске прошла встреча подписантов обращения «Путин должен уйти»
  40. На выход! Томичи готовы участвовать в развитии кампании "Путина в отставку". Каспаров.ру. 13.07.2010
  41. Распространение доклада в регионах: промежуточные итоги. 2.09.2010
  42. В Москве ОГФ 7 сентября проведёт пикет за отставку Путина. Статья из Каспаров.ру и видео акции
  43. В Москве пройдет пикет "Путин должен уйти". ОГФ
  44. Восвояси. "Оборона" у здания Белого дома призвала Путина уйти в отставку. Каспаров.ру. 16.10.10
  45. Основные требования комитета. «Комитет пяти требований», 1 mai 2010
  46. Можно Путина в отставку. Газета.ру 16.10.2010
  47. Власти согласовали антипутинский митинг на Пушкинской площади
  48. Около тысячи человек приняли участие в митинге "Путина в отставку". Грани.ру. 23.10.2010
  49. Илья Яшин оштрафован на тысячу рублей за "мелкое хулиганство". Грани.ру, 18.11.2010
  50. У дома Правительства Москвы прошла серия одиночных пикетов с требованием отправить правительство Владимира Путина в отставку. "Эхо Москвы", 19.11.2010
  51. a, b et c Митинг "Я за Россию без Путина!" (video)
  52. Мэрия Москвы согласовала митинг за отставку Путина. Газета.ру. 07.12.2010
  53. Порядка 2000 человек митинговали 12 декабря на Пушкинской площади. Экмо.ру. 12.12.2010
  54. Это нам по плечу. Грани.ру 12.12.2010
  55. Удальцов получил 15 суток ареста Грани.ру 14.12.2010
  56. Суд отказался освободить лидера «Левого фронта», отбывающего 15 суток ареста. Газета.ру 17.12.2010
  57. Активисты движения «Оборона» посадили Путина в клетку. 27.12.2010
  58. http://echo.msk.ru/programs/personalno/663813-echo/
  59. Гарри Каспаров: В интернет ОМОН не пришлешь. Novaïa Gazeta, 17 mars 2010
  60. http://www.polit.ru/author/2010/03/14/mitr140310.html
  61. http://www.izvestia.ru/sokolov/article3139565/
  62. Интернет-инструкция. Против Путина началась кампания в Сети Nezavissimaïa Gazeta 12 mars 2010.
  63. Лимонов отказался подписывать обращение за отставку Путина
  64. http://www.dp.ru/a/2010/03/16/Runet_golosuet_za_i_pr
  65. Собеседник. Путин должен уйти? Интервью Захара Прилепина
  66. Эксперт: Вековая мечта русской интеллигенции (by Maksim Sokolov)
  67. Why Putin Should Leave. By Vladislav Inozemtsev. The Moscow Times. 14 avril 2010, a free copy of this article
  68. Russische Oppositionelle sammeln Unterschriften für Putin-Rücktritt 11.03.2010
  69. Courrier international. Une pétition pour le départ de Poutine, 12.03.2010
  70. Сайт "Путин должен уйти" и барьер для оппозиции. BBC Russian, 26 mars 2010
  71. http://www.svobodanews.ru/content/article/1984383.html
  72. Neo-Soviet Russia and America, 17 mars 2010
  73. Leon Aron. Russia’s New Protesters. The Weekly Standard, June 7 2010, Vol.15, No.36
  74. «Несогласные» в России пробуют новую форму протестной борьбы: интернет-бунт. // Deutsche Welle, 14 марта 2010
  75. Frankfurter Rundschau. Putins dunkle Geheimnisse. 18.03.2010
  76. Missnöjet med Putin jäser öppet 20.03.2010
  77. Tusinder kræver Putins afgang. Ekstra Bladet, 20.03.2010
  78. Medvedev danner nyt parti. Dagbladet Information, 19.03.2010
  79. Petiţie online pentru demiterea lui Vladimir Putin 12.03.2010
  80. Guatemala en Rusia. Libertópolis. 16.03.2010. Video between 0:55:10 and 0:56:40 min
  81. Gabriele Cazzulini. Putin ha sempre saputo come si governa la Russia: col pugno di ferro. 10 Agosto 2010
  82. The Anti-Putin Manifesto, 11.03.2010
  83. «Путин должен уйти». Средний класс требует отставки премьера. // The New Times, 15 mars 2010
  84. В интернете продолжается кампания под лозунгом «Путин должен уйти». // The New Times, 22 mars 2010
  85. Просят на выход. // The New Times, 31 mai 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]