Poutine acadienne

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Une pountine râpée, servie avec tomate et salade de chou.
Une poutine à trou, servie au Village historique acadien.

Le terme poutine acadienne désigne deux recettes très différentes, l'une servie en entrée ou en plat principal et l'autre servie en dessert. Ces deux recettes ne doivent pas être confondues avec la poutine québécoise, composée de frites, de fromage en grains et de sauce brune.

Poutine salée[modifier | modifier le code]

La poutine râpée[modifier | modifier le code]

La plus connue est la poutine râpée, qui est considérée comme le « plat national » des Acadiens, en particulier ceux du Sud-Est du Nouveau-Brunswick et peut se comparer au Klöße ou Knödel, dans la cuisine allemande. Elle se prépare en mélangeant des pommes de terre cuites et pilées à des pommes de terre crues. Le mélange est ensuite façonné en boules de la taille d'une balle de tennis dans lesquelles on insère du lard ou de la viande de porc — ou plus rarement, du bœuf, du poulet ou des pétoncles. Les poutines sont ensuite bouillies dans l'eau pendant trois heures avant d'être servies en entrée ou au plat principal.

Variantes[modifier | modifier le code]

Une autre variante de cette recette, la « rapûre » est populaire dans la région de la Baie Sainte-Marie, dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. Contrairement à la poutine râpée, la pâte de pommes de terre n'est pas servie en boule, mais plutôt étendue dans l'assiette. La râpure est habituellement accompagnée de viande ou de fruits de mer.

Peu de gens le savent, mais on retrouve aussi une poutine au Québec qui s'apparente quelque peu à la poutine râpée, mais avec quelques différences dans la recette. Grosso modo, on abaissait une pâte à tarte et en découpait des petites pièces d'environ 5" x 5" ou moins. Suivait ensuite une préparation de viande hachée (genre celle que l'on met dans les tourtières) que l'on déposait sur les petites coupures de pâte. On refermait hermétiquement la pâte sur la préparation de viande pour en faire des boulettes et on faisait mijoter le tout dans une sauce à ragoût. On la retrouve plutôt dans la région de la Mauricie (Shawinigan, Grand-Mère et Trois-Rivières entre autres), ce qui fait que même une majorité de québécois ne sont pas au courant. On la nomme simplement poutine en un seul mot (d'où souvent une confusion avec la poutine plus moderne que la plupart des québécois connaissent aujourd'hui et qui est constituée de frites, sauces et fromage), ou poutine à la viande, ou en langage plus vulgaire, plotte. Ici, on la consomme plutôt de façon traditionnelle lors du temps des fêtes. Malheureusement, il semble que l'existence de ce mets traditionnel soit de plus en plus compromise dans cette région, puisque ce sont surtout les citoyens les plus âgés qui la connaissent.

Poutine sucrée[modifier | modifier le code]

La poutine à trou[modifier | modifier le code]

Il existe aussi une autre poutine acadienne, la poutine à trou[1], servie en dessert. Elle se présente sous la forme d'un beigne farci de petits raisins secs, de bleuets ou de canneberges et de morceaux de pommes. Ces petites pâtisseries sont servies nappées d'une sauce faite d'un mélange d'eau et de cassonade.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marielle Cormier-Boudreau, La cuisine acadienne, 1975. Page consultée le 6 juillet 2006.

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]