Le Pouliguen
| Le Pouliguen | |||
|---|---|---|---|
Port et promenade du Pouliguen |
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| Administration | |||
| Pays | France | ||
| Région | Pays de la Loire | ||
| Département | Loire-Atlantique | ||
| Arrondissement | Arrondissement de Saint-Nazaire | ||
| Canton | Canton du Croisic | ||
| Code commune | 44135 | ||
| Code postal | 44510 | ||
| Maire Mandat en cours |
Yves Lainé 2008-2014 |
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| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Cap Atlantique | ||
| Site web | http://www.lepouliguen.fr/ | ||
| Démographie | |||
| Population | 4 977 hab. (2009) | ||
| Densité | 1 134 hab./km2 | ||
| Gentilé | Pouliguennais | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | |||
| Altitudes | mini. 0 m — maxi. 23 m | ||
| Superficie | 4,39 km2 | ||
Le Pouliguen est une commune française située dans le département de Loire-Atlantique et la région des Pays de la Loire.
Le Pouliguen est une station balnéaire de la Côte d'Amour réputée pour son port de pêche et de plaisance. Elle compte 4 977 habitants en 2009, mais la population estivale peut atteindre 40 000 habitants environ.
Avec Batz-sur-Mer, Le Pouliguen est le lieu de Loire-Atlantique où la langue bretonne s'est éteinte le plus tardivement. Certains villages du Pouliguen parlaient encore breton à la fin du XIXe siècle.
Sommaire |
[modifier] Toponymie
Le nom du Pouliguen vient du breton (KLT) Ar Poulgwenn (Ar Poulig'gwenn en breton vannetais) :« La Petite Anse Blanche ».
[modifier] Géographie
[modifier] Situation
Le Pouliguen est situé sur le littoral de la Loire-Atlantique, à l'est de la presqu'île du Croisic, à une quinzaine de kilomètres à l'ouest de Saint-Nazaire.
Les communes limitrophes sont Batz-sur-Mer, Guérande et La Baule-Escoublac.
Selon le classement établi par l’INSEE en 1999, Le Pouliguen est une commune urbaine, une des 9 communes de banlieue de l’unité urbaine de Saint-Nazaire, qui s'étend de Donges au Croisic et fait partie de l’aire urbaine de Saint-Nazaire et de l’espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Communes de Loire-Atlantique).
[modifier] Géographie physique
Le Pouliguen est bordé au nord par les marais salants de Guérande ; à l'est par l'étier qui relie ces marais à l'océan Atlantique et qui, tout en servant de limite avec la commune de La Baule abrite le port des deux cités. Au sud, le littoral est divisé par la pointe de Penchâteau : la partie est, de l'étier à la pointe fait face à la baie du Pouliguen et à la plage de La Baule ; la plage du Nau au Pouliguen prolonge la plage Benoît à La Baule, avec une structure identique (très large estran). À l'ouest de la pointe, commence la Côte Sauvage, ici appelée La Grande Côte, avec ses falaises rocheuses et quelques plages ; on atteint le territoire de Batz-sur-Mer à 2,5 km de la pointe au niveau de la baie du Scall.
Les altitudes sont faibles : hors littoral, on a 3 à 4 m le long des marais et 10 à 13 m le long de la côte sud ; le point culminant est à 18 m (vers le calvaire et le château d'eau). Le relief est peu vallonné.
[modifier] Histoire
Le territoire actuel du Pouliguen était à l'origine rattaché à la paroisse, puis commune de Batz-sur-Mer. Une paroisse indépendante a été instituée au Pouliguen en 1820 ; en 1854, la commune a été créée en réunissant les villages du Pouliguen (le port) et de Penchâteau.
La pointe de Penchâteau est l'objet d'une occupation importante à l'époque protohistorique : on a retrouvé les traces de quatre lignes de remparts qui ont pu être datés[1] assez précisément : autour de 450 avant J.-C. Une hypothèse est que ce fort faisait partie du système défensif de la cité, non localisée de façon certaine, de Corbilo.
Avant le XIXe siècle, le port du Pouliguen avait une activité axée sur la pêche et le transport du sel vers la Loire ou l'Europe du Nord. En témoignent les maisons de pêcheurs, d'armateurs et de paludiers dans le centre.
Le XIXe siècle est marqué par la création dans les années 1830 des établissements de conserve des frères Benoît, des industriels venus du Jura.
Mais le principal développement est lié au tourisme balnéaire, dès le milieu du siècle, sous une forme très élitiste, et encore plus à partir de l'arrivée du chemin de fer : l'ouverture de la ligne Saint-Nazaire-Le Croisic a lieu en 1879. Dans les années 1880, le lotissement de la plage Ouest de La Baule est aménagé par Jules Benoît, d'où le nom actuel de plage Benoît, à cette époque, elle est encore appelée Grande plage du Pouliguen et une liaison par bateau est établie à travers l'étier à partir de 1884.
La Seconde Guerre mondiale se prolongea pour Le Pouliguen et ses voisines de la région nazairienne durant 9 mois de plus (d'août 1944 au 11 mai 1945) que dans le reste du département : c'est l'épisode connu sous le nom de Poche de Saint-Nazaire.
[modifier] Politique et administration
La commune appartient au canton du Croisic et à l'arrondissement de Saint-Nazaire. La commune est membre de la communauté d'agglomération Cap Atlantique.
[modifier] Liste des maires
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1854 | 1871 | Jules Benoit | ||
| 1871 | 1878 | Jean Luglien de Jouenne | ||
| 1878 | 1888 | Jules Benoit | ||
| 1888 | 1888 | Jean Luglien de Jouenne | ||
| 1888 | 1892 | Henri Berthy | ||
| 1892 | 1896 | Pierre Marie Quellard | ||
| 1896 | 1896 | Henri Bretaulière | ||
| 1896 | 1896 | Pierre Marie Quellard | ||
| 1896 | 1907 | Alphonse Berthier | ||
| 1907 | 1922 | Philippe Delaroche-Vernet | ||
| 1922 | 1925 | Georges Gralpois | ||
| 1925 | 1944 | René Touchard | ||
| 1945 | 1945 | Léon Lescaudron | ||
| 1945 | 1969 | Louis Loday | ||
| 1969 | 1971 | Jean-Claude Labarre | ||
| 1971 | 1983 | Félix Monville | ||
| 1983 | 1989 | René Debatisse | ||
| 1989 | 1995 | Andrée Rochefort | ||
| 1995 | 2001 | René Chotard | ||
| 2001 | 2008 | Christian Canonne | DLR | Conseiller général depuis 2008 |
| mars 2008 | en cours | Yves Lainé | UMP | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Jumelage
[modifier] Démographie
[modifier] Évolution démographique
En 2009, Le Pouliguen comptait 4 977 habitants (soit une diminution de 5 % par rapport à 1999). La commune occupait le 2 027e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 780e en 1999, et le 50e au niveau départemental sur 221 communes.
L'évolution du nombre d'habitants depuis sa création en 1854 est connue à travers les recensements de la population effectués à Le Pouliguen depuis cette date. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Le Pouliguen, cela correspond à 2004, 2009, etc. Les autres dates de « recensements » (2006, etc.) sont des estimations[2],[3],[N 1].
Le maximum de la population a été atteint en 2006 avec 5 308 habitants.

[modifier] Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (43,9 %) est en effet supérieur au taux national (22,1 %) et au taux départemental (20,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,8 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :
- 45,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 13,8 %, 15 à 29 ans = 13,3 %, 30 à 44 ans = 13,9 %, 45 à 59 ans = 19 %, plus de 60 ans = 39,9 %) ;
- 54,8 % de femmes (0 à 14 ans = 10,1 %, 15 à 29 ans = 9,3 %, 30 à 44 ans = 13,3 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 47,1 %).
[modifier] Culture et patrimoine
[modifier] Lieux et monuments
[modifier] Patrimoine naturel
Outre sa plage de sable fin (plage du Nau) et son bois, un des atouts majeurs du Pouliguen, il existe sur la côte rocheuse de nombreuses criques, et des grottes qui se découvrent à marée basse. La plus célèbre est la grotte des Korrigans qui conduisait, d'après la légende, jusqu'à Guérande et qui était gardée par un terrible korrigan. On trouve également le rocher du Sphinx qui donna son nom à une anse.
[modifier] Patrimoine historique
- Les vestiges protohistoriques de Penchâteau ;
- La chapelle de Penchâteau, seul monument classé, date du XVe siècle pour sa partie ancienne. Elle renferme des statues assez anciennes et des bas-reliefs ;
- La croix de Penchâteau, devant la chapelle de Penchâteau ;
- La gare du Pouliguen construite en 1879 sur un modèle que l'on retrouve à Pornichet et au Croisic.
[modifier] Emblèmes
[modifier] Héraldique
| Blasonnement
D'azur à la nef contournée d'or, habillée et gréée du même, voguant sur une tierce ondée d'argent, au chef d'hermine.
Commentaires : Navigation et construction navale furent des activités importantes (en 1626, Gaston d'Orléans, frère du roi de France Louis XIII, assistait au lancement d'un navire de 250 tonneaux, le Saint-Jean-Baptiste). La nef est contournée, car il faut d'abord prendre vers l'est et doubler la pointe de Penchâteau avant de prendre le large. Le chef d'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par Marcel Baudry (délibération municipale du 10 novembre 1951), enregistré le 15 mai 1952 (Archives de France).
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[modifier] Devise
La devise du Pouliguen : Duc In Altum.
[modifier] Logotype
Logo du Pouliguen.
[modifier] Vie locale
- Sports
- Basket-Ball : Espérance Mouette Basket Club - Club de Batz-sur-Mer et Le Pouliguen
[modifier] Cinéma
Le film La Baule-les-Pins (1990) de Diane Kurys a été, en partie, tourné au Pouliguen.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Les frères Peyron, navigateurs français : Bruno Peyron, né le 10 novembre 1955, Loïck Peyron, né le 1er décembre 1959[9] et Stéphane Peyron, né le 1er décembre 1960, sont originaires du Pouliguen.
[modifier] Sources
[modifier] Notes
- Afin de permettre une comparaison entre communes, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999, de présenter :
* pour 2004 et 2005 la population réelle publiée dans la base Cassini (attribuée par convention à l'année 2006 par l'EHESS) si elle existe ;
* la population 2006, première population légale connue post-1999 publiée par l’Insee ;
* les populations suivantes correspondant aux années réelles de recensement publiées par l’Insee ;
* la dernière population légale publiée par l’Insee.
[modifier] Références
- Fabrice Abbad, dir., La Loire-Atlantique des origines à nos jours, éditions Bordessoules, St-Jean-d'Angély, 1984, page 64.
- Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V des « opérations de recensement »
- Calendrier de recensement sur insee.fr. Consulté le 22 juillet 2011
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur Base Cassini de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 22 juillet 2011
- Évolution et structure de la population sur Résultats du recensement de la population - 2008. Consulté le 22 juillet 2011
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 22 juillet 2011
- Recensement de la population au 1er janvier 2009 sur le site de l'Insee. Consulté le 3 janvier 2011
- Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique en 2008 sur insee.fr. Consulté le 22 juillet 2011
- (fr) Loïck Peyron, retour aux sources.
[modifier] Bibliographie
- Loire-Atlantique (coll. Le Patrimoine des communes de France), Flohic éditions, Charenton-le-Pont, (Le Pouliguen : tome 1, pages 352-357).