Potsdamer Platz

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Potsdamer Platz
Image illustrative de l'article Potsdamer Platz
La Potsdamer Platz en 2004.
Situation
Coordonnées 52° 30′ 34″ N 13° 22′ 33″ E / 52.50944, 13.375852° 30′ 34″ Nord 13° 22′ 33″ Est / 52.50944, 13.3758  
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Ville Berlin
Quartier Berlin-Tiergarten
Morphologie
Type Place

Géolocalisation sur la carte : Berlin

(Voir situation sur carte : Berlin)
Potsdamer Platz

La Potsdamer Platz (« Place de Potsdam ») est une place du centre de Berlin, en Allemagne. Intersection routière majeure pendant la première partie du XXe siècle, la place est détruite pendant la guerre et devient un no man's land dans le cadre de la Guerre froide, coupée en deux par le mur de Berlin. La majeure partie des immeubles qui la bordent actuellement ont été construits depuis la réunification de 1990. La place compte parmi les lieux les plus marquants de Berlin et est fréquentée par nombre de touristes.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

La Place de Potsdam se situait hors du mur de l'ancienne ville de Berlin, devant la porte nommée « porte de Potsdam » ou « porte de Leipzig », et formait l'extrémité est de la chaussée venant de Potsdam (le « Versailles prussien ») au sud-ouest de la ville. Celle-ci portait auparavant les noms de Potsdamer Straße, puis Hauptstraße à Schöneberg, Schloßstraße à Steglitz, et autres[évasif]. Aujourd'hui, c'est une partie de la Bundesstraße 1, la première des Bundesstraßen (routes fédérales allemandes).

Historique[modifier | modifier le code]

C'est à cet endroit, que fut construite la première gare ferroviaire prussienne, la Potsdamer Bahnhof (en), qui fut inaugurée le 22 septembre 1838. Elle était le terminus de la première ligne des chemins de fer prussiens, la ligne Berlin-Potsdam, qui longeait la chaussée homonyme, mais était distancée de celle-ci pour ne pas perturber les chevaux qui y circulaient. Cette gare n'était pas seulement le terminus de la ligne en direction de Potsdam (ligne qui fut prolongée par la suite jusqu'à Magdeburg), elle servait également à la ligne de banlieue vers Wannsee, mais était aussi le point central de la Ringbahn, la ceinture ferroviaire de Berlin construite en 1871.

Diverses lignes de tramway, d'abord à traction chevaline, puis électrifiées, desservaient la Potsdamer Platz. Au début du XXe siècle, les lignes 1 et 2 du métro étaient dotées d'une station située à coté de la gare ferroviaire. Ainsi, la Potsdamer Platz devenait un des plus importants centres de circulation de la ville.

Dans les années 1920 et 1930, c'était un des centres les plus animés d'Europe où furent d'ailleurs installés les premiers feux de circulation d'Allemagne. La plupart des bâtiments furent détruits au cours des bombardements intensifs de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Après le conflit, la ville fut divisée entre Berlin-Est et Berlin-Ouest, la place fut alors coupée en deux par la ligne de démarcation séparant ces zones. La séparation ne fut matérialisée qu'à partir de 1961, avec la construction du mur de Berlin qui la traversait de part en part, et qui en fit un endroit complètement désolé. La partie orientale de place se situant même dans le no man's land tenu par les gardes-frontières de la République démocratique allemande, « zone militaire interdite » qui s'étendait alors jusqu'au milieu de la Leipziger Platz voisine[1].

Après la chute du mur de Berlin en 1989, Roger Waters se produisit sur une scène gigantesque pour une représentation de The Wall le 21 juillet 1990 pour commémorer la fin de la séparation entre les deux Allemagne. Le concert se tint sur la Potsdamer Platz vide et de nombreuses célébrités y participèrent.

Réplique de l'un des premiers feux de circulation routiers mise en service en Allemagne.

Après 1990, la place retint de nouveau l'attention, de par sa localisation proche du centre ville. Le conseil municipal choisit de la diviser en quatre parties, chacune laissée à un investisseur privé, qui y implantera son propre projet. Au cours de cette phase de construction, Potsdamer Platz fut le plus grand chantier d'Europe.

Le Sony Center.

Le plus imposant de ces projets était celui de Daimler-Benz, aujourd'hui Daimler AG, qui demanda à Renzo Piano de créer un plan d'ensemble pour les nouvelles constructions. Les divers bâtiments furent construits par différents architectes selon les plans. Ceci inclut l'immeuble remarquable Potsdamer Platz No. 1 par Hans Kollhoff, maintenant siège de cabinets d'avocats prestigieux (à droite sur la photo, le petit immeuble de briques au centre).

La deuxième part du projet échut à Sony, qui érigea là son nouveau quartier général européen. Ce Sony Center fut conçu par Helmut Jahn, c'est un ensemble monolithique de verre et d'acier (le bâtiment le plus à droite sur la photo), qui est considéré comme l'un des plus beaux exemples d'architecture moderne de Berlin.

Le projet en sa totalité fit l'objet de nombreuses critiques au départ et tous n'apprécient toujours pas la façon dont l'endroit fut réaménagé. Cependant, le lieu attire toujours 70 000 visiteurs par jour et de nombreux critiques sont désormais surpris par le succès rencontré par cette place. À tout moment de la journée, l'endroit est noir de monde. Il est devenu une attraction touristique, un lieu de shopping pour les Berlinois et le rendez-vous des cinéphiles, avec plus de quarante écrans dans trois complexes cinématographiques, une académie du film, un musée du cinéma et le Boulevard des stars.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Certaines scènes du film de Wim Wenders intitulé Der Himmel über Berlin (titre français : Les Ailes du désir), sorti en 1987, sont tournées sur l'ancienne Potsdamer Platz, quasiment vide, avant la chute du mur de Berlin. Le film donne une bonne image de ce qu'étaient la place et ses environs à l'époque. Wim Wenders la retrouvera au milieu des années 1990, alors qu'elle est en plein chantier, pour son film-hommage aux frères Skladanowsky, Les Lumière de Berlin (en allemand : Die Gebrüder Skladanowsky).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Potsdamer Platz et Leipziger Platz », sur Berlin.de (consulté le 21 août 2007)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]