Circoncision

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Posthectomie)
Aller à : navigation, rechercher
Circoncision effectuée en Asie centrale, (probablement au Turkménistan) 1865-1872.

La circoncision (latin : circumcisio, « fait de couper autour, découpe ») désigne, dans sa forme la plus répandue, l’ablation totale ou partielle du prépuce, laissant ainsi le gland du pénis à découvert. Selon l’Organisation mondiale de la santé, en 2009, 661 millions d’hommes de plus de 15 ans seraient circoncis, soit environ 30 % de la population masculine mondiale[1].

La circoncision rituelle a été pratiquée pour des motifs culturels et religieux depuis l'Antiquité. Elle semble avoir pour lieu d'origine l’Égypte, où elle est attestée par les bas-reliefs et les textes dès le troisième millénaire avant J.-C[2]. Dans le judaïsme, ce rituel est appelé brit milah. Bien que n'étant pas mentionnée dans le Coran, la circoncision est pratiquée dans l'ensemble du monde musulman, où on la considère le plus souvent comme une sunna. Ce rite est également en usage chez certaines communautés chrétiennes (notamment orientales)[1].

Certaines populations pratiquent la circoncision sans motifs religieux mais pour des raisons d'hygiène, de réduction des risques d’infection, mais également par tradition, cohésion sociale, identité, ou encore masculinité[3], à l'instar des États-Unis, des Philippines, ou de la Corée du Sud, pays dans lesquels la majorité des hommes sont circoncis[1]. La pratique de la circoncision s’est accrue dans le monde anglo-saxon au début du XXe siècle jusqu'à devenir une opération de routine sur les nouveau-nés mais elle y est toutefois en baisse depuis la fin du XXe siècle[4],[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11],[12].

La circoncision peut être effectuée pour des raisons thérapeutiques, notamment dans le traitement des phimosis et des paraphimosis ; elle est alors appelée « posthectomie »[13].

Les positions des organisations médicales à propos de la circoncision prophylactique (c’est-à-dire comme prévention des maladies) des enfants et des adultes sont diverses. En effet, l'Organisation mondiale de la santé et l'ONUSIDA recommandent la circoncision à tout âge afin de contrer le sida dans les zones à haute prévalence[14], les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies estiment que le personnel médical devrait informer tous les parents de garçons ainsi que tous les adolescents et hommes adultes non circoncis sur les bénéfices médicaux de la circoncision (s'agissant de la prévention de cancers, du sida et d'autres infection sexuellement transmissible)[15],[16], quand l’American Academy of Pediatrics estime que « les avantages de la circoncision des nouveaux nés surpassent les risques » et insiste sur une bonne information des parents afin qu'ils puissent prendre un choix éclairé[17]. À l'inverse, le Royal Australasian College of Physicians, la Royal Dutch Medical Association[18], la Swedish Paediatric Society[19] ou la British Association of Paediatric Urologists[20] tempèrent les bénéfices médicaux et soulignent les risques de complications ainsi que les problèmes liés à l'éthique et au droit à l'intégrité physique. Ces derniers sont l'objet de controverses et de de débats juridiques à travers le monde. C'est ainsi que le Conseil de l'Europe considère les circoncisions religieuses d'enfants comme une violation de leur intégrité physique[21],[22].

Trois essais contrôlés randomisés[23],[24],[25],[26] ont conclu que la circoncision réduit de 51 % à 61 % le risque de transmission hétérosexuelle du VIH lors des rapports vaginaux pour le partenaire masculin[14],[27]. Se fondant sur ces études, l'OMS et l'ONUSIDA ont publié en mars 2007 des recommandations pour intégrer la circoncision dans leur programme de mesures de prévention du sida dans les zones à haute prévalence, pour les hommes informés et volontaires ainsi que pour les mineurs suffisamment matures pour prendre une décision libre et renseignée, ou avec le consentement de leurs parents s'ils ne sont pas en âge de donner leur assentiment[14]. En outre, ce document indique que « la circoncision ne confère qu’une protection partielle » et qu'il convient de préconiser pour les hommes circoncis « l’utilisation correcte et régulière des préservatifs masculins et féminins, comme pour les hommes non circoncis ».

Pratique rituelle[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Scène de circoncision gravée dans le mur interne du temple de Khonspekhrod, enceinte de Mout, Karnak, Louxor.

Les plus anciens témoignages attestés de la circoncision remontent à l’Égypte ancienne, les représentations de l’ablation du prépuce sur des dessins rupestres étant sujettes à débats[28],[29],[30]. La circoncision est donc clairement représentée sur des hiéroglyphes de tombeaux égyptiens[31]. La circoncision est mentionnée au {{Ve siècle av. J.-C.}} par Hérodote, qui l’évoque au second livre de ses Histoires et en attribue la paternité aux Égyptiens mais aussi aux Éthiopiens (nom qui, dans l'Antiquité, désignait les Nubiens du Soudan) et aux habitants de la Colchide. Cette paternité est confirmée par de nombreux vestiges archéologiques, le plus ancien étant une gravure du tombeau d’Ankhmahor (6e dynastie, entre - 2300 et - 2200), à Saqqarah, qui représente une circoncision pratiquée avec un silex sur un homme debout. Dans l’Antiquité, si la circoncision était pratiquée par les Égyptiens, elle faisait horreur aux Grecs et aux Romains, qui assimilaient la perte du prépuce à une mutilation[32]. C'est ce qui explique que les conquêtes d'Alexandre le Grand firent reculer cette pratique.

Hérodote explique la circoncision par une prescription hygiénique[33]. On a dit aussi qu’elle accroissait la vigueur sexuelle et la jouissance du mâle.[réf. nécessaire] Inversement, dans le monde juif, le philosophe Philon d’Alexandrie considère la circoncision comme une renonciation symbolique aux péchés de la chair, tandis que le théologien Maïmonide y voit une diminution du plaisir souhaitable pour des raisons morales. Une autre interprétation religieuse fait de ce rite une forme édulcorée de sacrifice : plutôt que d’offrir son corps entier à la divinité qui lui a donné la vie, l’homme lui fait présent d’une petite partie de sa chair[34].

L’interprétation la plus fréquente, dans le cas des civilisations où la circoncision a lieu à la préadolescence, est que la circoncision correspond à un rite initiatique permettant à l’enfant de passer à l’âge adulte.[réf. nécessaire]

Une autre interprétation doit être trouvée pour les civilisations où l’opération doit s'effectuer immédiatement après la naissance. La Bible a-t-elle simplement cherché là un moyen de perpétuer un rite païen antérieur ? Le rite de la circoncision, à l’instar des interdictions alimentaires et des prescriptions vestimentaires, a pu être un moyen pour une communauté religieuse de se distinguer des autres grâce à un signe ostensible[35].[réf. nécessaire]

Religions et appartenance ethnique[modifier | modifier le code]

Judaïsme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Brith milah.
Circoncision juive ou Brit milah.

La religion juive pratique la circoncision le huitième jour de la naissance, sauf avis médical contraire. C’est au père qu’il incombe de préparer la cérémonie, qui se déroule généralement tôt le matin. La circoncision s’appelle en hébreu milah (coupure), mais l’expression complète est Brith milah, Brit signifiant Alliance. En effet, cette circoncision rappelle l’alliance de Dieu avec Abraham et après lui, avec le peuple d’Israël. Le Tanakh fait d’Abraham et de sa famille les premiers circoncis ; lorsque Dieu apparaît à Abraham, il lui indique ainsi les termes de son alliance avec lui et sa postérité :

« Et voici mon alliance qui sera observée entre moi et vous, et ta postérité après toi : que tous vos mâles soient circoncis. Vous ferez circoncire la chair de votre prépuce, et ce sera le signe de l’alliance entre moi et vous.
Quand ils auront huit jours, tous vos mâles seront circoncis, de génération en génération. »

(Genèse, XVII : 10-12[36]). À noter l'importance du « huitième jour », aussi grande que celle de la circoncision elle-même.

Alors âgé de 99 ans, Abraham se circoncit, impose l’opération à son premier fils Ismaël qui a 13 ans, ainsi qu’à tous les hommes et enfants mâles de sa maison. Il répète ensuite l’opération sur le petit Isaac, âgé de 8 jours. Cette différence d’âge est celle qui se perpétue entre les traditions musulmanes et juives. La circoncision au huitième jour est la coutume identitaire la plus vivace du peuple juif, bien devant le respect du Chabbat ou de la nourriture cachère, comme l’avait compris Spinoza lorsqu’il écrivait :

« Le signe de la circoncision me paraît d’une telle conséquence que je le crois capable d’être à lui tout seul le principe de la conservation du peuple juif. » (Traité théologico-politique, 1670)

La circoncision fut de nombreuses fois interdite par les dirigeants non-juifs. Quand la Judée fut soumise aux successeurs d’Alexandre le Grand, la circoncision fut contestée par les Juifs hellénisés. La querelle tourna à l’affrontement quand le roi Antiochos IV Épiphane voulut soumettre la population à une hellénisation forcée impliquant :

  • l’éphébie (préparation militaire supposant la gymnastique nu à la palestre) ;
  • l’abandon de la circoncision ; on créa donc une opération de restauration du prépuce ; elle était d’autant plus difficile que le seul antiseptique et antidouleur connu était la feuille de saule qui favorise l’hémorragie ;
  • l’adoption de la langue grecque au détriment de l’araméen.

Cette tentative est, selon le Premier livre des Macchabées, une des causes de la révolte des Maccabées qui déboucha sur l’avènement de la dynastie hellénisée des Hasmonéens.

Chez les juifs libéraux américains, il existe un mouvement qui s’oppose à la circoncision : Jews against circumcision[37]. Ce mouvement préconise l’abandon de cette pratique et le remplacement de la Brit milah par une nouvelle cérémonie, la Brit shalom (voir l’article anglais Brit shalom (en)).

Christianisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Circoncision de Jésus.
Circoncision de Jésus sur le retable des Douze Apôtres de Friedrich Herlin de Nördlingen, 1466. Rothenburg ob der Tauber

Dans le Nouveau Testament, un seul des quatre évangélistes évoque la circoncision de Jésus, au « huitième jour ». Il s’agit de Luc (II, 21) :

« Et lorsque furent accomplis les huit jours pour sa circoncision, il fut appelé du nom de Jésus, nom indiqué par l’ange avant sa conception. »

Le même avait évoqué précédemment (I, 59) la circoncision du futur Jean le Baptiste :

« Et c’est le huitième jour. Ils viennent pour circoncire le petit enfant. Ils l’appellent selon le nom de son père : Zacharie. »

Par ailleurs une lettre de Paul de Tarse fait aussi allusion, dans le cadre d’un développement théologique, à la « circoncision du Christ » (Colossiens II, 11).

Les Églises catholiques[réf. nécessaire] et orthodoxes[Lesquelles ?], loin de nier ou de minimiser la circoncision de Jésus, la célébraient au contraire le 1er janvier, soit sept jours après le 25 décembre, date fixée, par convention, au quatrième siècle pour la célébration de sa naissance. Le 1er janvier était appelé dans l'église romaine : fête de la Circoncision ou la Circoncision[38]. La scène de la Circoncision est fréquemment représentée dans l’art du Moyen Âge. Le Saint Prépuce fut vénéré en tant que relique, que certaines églises affirmaient détenir. L'église grecque conserve le nom de cette fête dans son calendrier à la date du premier janvier ou Fête de la Circoncision de Jésus et fête de Saint Basile ; Fête que célèbre toujours du reste l'église romaine dans son rite extraordinaire ou Tridentin.

La première génération chrétienne fut confrontée à un problème difficile lorsque se convertirent en masse des personnes d’origine non juive. Après un débat animé, les non-juifs furent dispensés de la circoncision par une assemblée tenue à Jérusalem au milieu du premier siècle, traditionnellement appelée « Concile de Jérusalem » (Actes des Apôtres, chapitre XV). Cependant même après cette date persistèrent des tensions à ce sujet, comme on le voit dans les Épîtres de Saint Paul, qui continue à argumenter à l’encontre des chrétiens « judaïsants » : seule est nécessaire la « circoncision du cœur » (Romains 2, 28-29, adapté de Deutéronome 10, 16-17 et 30, 6), ou encore : « La circoncision n’est rien, et l’incirconcision n’est rien ; ce qui compte, c’est de garder les commandements de Dieu. » (1 Corinthiens, VII, 19), car il n’y a plus « ni juifs, ni païens », mais un seul corps dans le Christ Jésus. La question du lien entre circoncision et baptême est demeurée vive au fil des siècles, selon des appréciations diverses [39].

Dans les siècles qui suivirent, les communautés juives chrétiennes, excommuniées par les autorités religieuses pharisiennes au synode de Jamnia (vers 90), se fondirent progressivement dans les autres communautés chrétiennes ou disparurent. Les autorités chrétiennes en vinrent progressivement à proscrire carrément la circoncision, même dans les familles chrétiennes d’origine juive, parce que cette pratique était perçue comme un retour à une communauté qui refuse le christianisme.

Cependant la circoncision est toujours pratiquée par les Églises coptes d’Égypte et d’Éthiopie et par bon nombre de communautés chrétiennes au Liban et au Moyen-Orient, du fait que cette pratique, commune aux populations d’alentour, n'a jamais été perçue comme un reniement du christianisme et un retour au judaïsme.

Depuis le siècle dernier, la pratique de la circoncision n’a pas rencontré d’opposition lorsqu’elle est inspirée par des raisons culturelles et prophylactiques. Par exemple en Amérique du Nord ou en Océanie, dans la population d'origine européenne jusqu'à tout récemment, chez les noirs africains de confessions chrétiennes y compris à l’île de Madagascar[40], en Océanie et en Polynésie française[41], ou même aux Philippines, pays asiatique à majorité catholique et en Corée du Sud où elle est aujourd'hui généralisée (voir ci-après « distribution géographique »). De même, en Polynésie, où l'injure de « taïoro », en Tahitien désigne le non-circoncis.

Islam[modifier | modifier le code]

Jeunes garçons turcs le jour de leur circoncision.
Köçeks (en) festoyants
Fête de 14 jours à l’occasion de la circoncision des trois fils du sultan Ahmed III (1720). Miniature tirée du Surname-i Vehbi, Topkapi, Istanbul.

Bien que non-mentionnée dans le Coran, la circoncision est pratiquée par la majorité des musulmans qui représentent 68 % des hommes circoncis dans le monde[1]. Les oulémas se divisent en deux opinions au sujet de la circoncision : obligation ou forte recommandation. Elle est mentionnée dans plusieurs hadiths (appelée khitân), mais pas dans le Coran. Par exemple, le hadith 4:575 de Abu Huraira « L’envoyé de Dieu a dit, Abraham se circoncit lui-même à l’âge de 80 ans à l’aide d’une herminette. ». Ailleurs, le prophète de l’islam déclare aux nouveaux convertis « Débarrassez vous des cheveux longs des païens et soyez circoncis[42]. »

Au travers de l’« Alliance offerte par dieu à Abraham », Abraham, Ibrahim en islam, serait l’instaurateur de la circoncision pour des raisons divines. Dans la mesure où Ibrahim est l’un des plus importants prophètes pour les musulmans, cela pourrait expliquer la pratique de la circoncision. Par ailleurs, toujours dans la tradition musulmane, le premier enfant à avoir été circoncis est Ismaël, le prophète dont la lignée aurait donné les Arabes. Cela explique pourquoi la plupart des enfants sont circoncis lorsqu’ils sont âgés entre 4 et 13 ans. En Iran, elle a lieu le plus souvent le jour même de la naissance. Ailleurs, l’âge où l’enfant est circoncis est très variable, même si le plus souvent sept ans est considéré comme le meilleur âge. L’important est que l’opération ait lieu avant la puberté et les premiers signes d’éveils sexuels. La circoncision en islam pourrait aussi refléter la survivance de rites plus anciens.[réf. nécessaire]

Animisme[modifier | modifier le code]

Circoncis sénégalais, cliché d’Edmond Fortier, photographe et éditeur de cartes postales pour l’AOF à Dakar entre 1900 et 1914.

En Afrique noire (Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est et une partie de l’Afrique du Sud), la circoncision est extrêmement répandue quelles que soient l’ethnie et la religion. Cependant elle est moins courante dans certains pays d’Afrique australe (Zambie, Zimbabwe, Malawi, Botswana, Swaziland et Lesotho). Elle a subi l’attrait de la modernité et les familles des zones urbaines préfèrent largement la pratiquer, dès les premiers mois après la naissance de leurs enfants mâles, dans les services médicaux équipés à cet effet. Dans les zones rurales la circoncision est souvent effectuée durant la petite enfance par des « circonciseurs » (tradipraticiens). Chez quelques ethnies en Afrique du Sud et de l’Est comme celles des Xhosas en république Sud-Africaine ou celle des Luos au Kenya, elle a conservé son caractère initiatique.

Elle est également pratiquée par plusieurs peuples océaniens où elle est une coutume ancestrale qui existait déjà avant l’arrivée des missionnaires européens. Elle se perpétue encore comme un rite qui garantit l’appartenance à la communauté polynésienne. Elle se pratique entre 12 et 16 ans généralement et elle est célébrée par toute la famille comme étant le passage de l’enfance à l’âge adulte. Toutes les cultures polynésiennes la pratiquent, à l’exception des Māori de Nouvelle-Zélande, qui ont abandonné ce rite d’initiation ancestral, quelques générations après leur arrivée sur cet archipel situé en dehors de la Polynésie tropicale. Par suite de l'augmentation de la couverture hospitalière en Océanie à la fin du XXe siècle, l'opération se pratique principalement dans les hôpitaux sous anesthésie locale ou générale, notamment dans les communautés polynésiennes installées en Nouvelle-Zélande, en Nouvelle-Calédonie, à Hawaii, en Europe et aux États-Unis. Il existe encore des pratiques de circoncision « artisanale » dans certaines familles. Le prépuce est coupé avec une lame de rasoir ou encore un morceau de bambou taillé. L'opération, dite teheraa en Tahitien, est une supra incision : l'incision se fait longitudinalement sur la partie supérieure du prépuce, et il n'y a pas d'ablation de peau[43]. La cérémonie se fait à l’aube sur une plage, le plus souvent durant les vacances scolaires de décembre à février. Un groupe d’adolescents se fait accompagner par leurs oncles maternels et les anciens du village. Après que le maître de circoncision a procédé à l’opération, les jeunes doivent se rendre immédiatement dans l’eau de mer pour se soigner. Les risques d’hémorragies et d’infections sont limités mais existants. Pendant les deux ou trois semaines qui suivent, ce groupe de jeunes hommes se rend chaque jour en fin de journée dans la mer pour un bain thérapeutique. La mer est censée soigner la plaie. Ils sont souvent l’objet de plaisanteries de la part des adultes et des jeunes filles qui les croisent en chemin ou sur la plage. Une fois guéris et fêtés dans leurs familles respectives, ces adolescents reçoivent plus de considération et sont admis dans les cercles des jeunes hommes à marier. Ils peuvent, à partir de leur circoncision, avoir leurs premières aventures[44],[45],[46].

Ethnographie[modifier | modifier le code]

L’irruption de la modernité dans les sociétés traditionnelles colonisées se traduit notamment par la photographie à caractère ou à prétention ethnographique, par exemple en Afrique occidentale française. Dans le cas des communautés juives d’Afrique du Nord, cette fonction ethnographique se double d’une fonction identitaire, par le biais de la carte postale, qui permet à la communauté d’être représentée et de se représenter au sein d’une société ouverte et laïque, pour laquelle elle optera massivement lorsque viendra l’heure du choix.

L'acte chirurgical et ses conséquences[modifier | modifier le code]

Techniques opératoires[modifier | modifier le code]

Pénis circoncis. Au repos, le gland est exposé.
Avant et après une circoncision effectuée à l'âge adulte afin de traiter un phimosis.

La circoncision est appelée « posthectomie » quand il y a une indication médicale. L’acte chirurgical nécessite une hospitalisation de jour (ambulatoire), c’est-à-dire le patient rentre et sort de l’hôpital le même jour. Une anesthésie locale ou générale est pratiquée et le chirurgien peut utiliser différentes techniques afin de supprimer le prépuce (méthode « traditionnelle », Gomco (en), Mogen, PlastiBell (en), forceps, etc.). Les techniques où la peau est écrasée par un clamp (Gomco (en), Mogen, etc.) durant un certain temps ont tendance à laisser un halo plus foncé au niveau de la cicatrice. Dans le cas de la circoncision d’un adulte, une période d’abstinence totale (y compris la masturbation) de quatre à six semaines doit être observée.

Types de circoncision[modifier | modifier le code]

Différents types de circoncisions, de gauche à droite : "haute et lâche", "haute et serrée", "basse et lâche" et "basse et serrée"

Il existe plusieurs types de circoncisions. Tout d’abord, l’ablation du prépuce peut être partielle, dans ce cas le gland n’est pas découvert de manière permanente. En outre, si l’ablation est totale, différents types de circoncisions peuvent être esquissés ; ils correspondent à la proportion de peau et de muqueuse du prépuce qui est supprimée et à la situation de la cicatrice sur la hampe du pénis. Ainsi, si beaucoup de tissus sont excisés, la circoncision est serrée (tight en anglais), à l’inverse si une proportion variable de peau est préservée, la circoncision est lâche (loose en anglais). Ensuite, la circoncision est soit basse (low en anglais), soit haute (high en anglais). Quand elle est basse, la cicatrice est proche de la couronne du gland et le chirurgien a enlevé plus de muqueuse que de peau. À l’inverse, quand la circoncision est haute, la cicatrice est située sur la hampe du pénis et le chirurgien a enlevé plus de peau que de muqueuse. Ainsi, en fonction de ces caractéristiques, quatre combinaisons sont possibles. Elles correspondent alors à quatre types de circoncisions. De plus, il est à noter que dans tous les cas, le frein du gland peut être maintenu ou excisé (il peut également se déchirer durant l’intervention).

En France, les circoncisions médicales sont basses et lâches et un reste de frein de quelques millimètres est généralement préservé. La cicatrice y est peu visible, dans la mesure où la peau retombe sur le gland au repos, et il reste suffisamment de peau afin de maintenir une forme de coulissement du pénis. En outre, la majeure partie de la muqueuse du prépuce est enlevée, ce qui prive le pénis d'une zone fortement sensible et érogène[47]. À l’inverse, outre-Atlantique, les circoncisions sont hautes et serrées. Cela peut induire une cicatrice visible et une différence de pigmentation entre la muqueuse, ici conservée, et la peau de la hampe du pénis, d'où un pénis qui peut être « bicolore ».

Enfin il existe un dernier type de circoncision, la fente dorsale ou superincision. Cette dernière correspond à une seule incision sur la longueur supérieure du prépuce, exposant le gland sans enlever tous les tissus. C’est une pratique très ancienne, certains auteurs affirment d’ailleurs que la fente dorsale était le type de circoncision pratiqué dans l'Égypte antique[48]. Aujourd’hui, elle est courante chez les peuples autochtones du pacifique, de Hawaï[49] aux Philippines[50].

Hygiène[modifier | modifier le code]

L'association de la circoncision à une meilleure hygiène est établie depuis l'Antiquité, Hérodote évoquant au Ve siècle av. J.-C. dans le second livre de ses Histoires que les prêtres d'Egypte se circoncisaient par mesure d'hygiène.
Cette meilleure hygiène qu'offre la circoncision est de nos jours toujours avancée. Ainsi, dans un dossier d'information sur la circoncision et la prévention du VIH, l'OMS indique que « l’hygiène du pénis est plus facile pour les hommes circoncis. Les sécrétions ont tendance à s’accumuler entre le gland et le prépuce, ce qui oblige les hommes non circoncis à décalotter le gland pour nettoyer régulièrement le prépuce »[51]. De la même manière, l'American Academy of Pediatrics note en 2012 que « L'humidité du pénis (...) est considérée comme un marqueur de la mauvaise hygiène du pénis et est plus fréquente chez les hommes non circoncis que chez les hommes circoncis »[52].
Toutefois, cette même organisation indiquait en 2005 que si « la circoncision a été suggérée comme un moyen efficace de maintenir l'hygiène du pénis depuis l'époque des dynasties égyptiennes, qu'il y a peu de preuves pour affirmer le lien entre la circoncision et l'hygiène optimale du pénis »[53]. De la même manière, la Royal Dutch Medical Association rappelle « qu'il n'existe aucune preuve convaincante que la circoncision est utile ou nécessaire sur le plan de la prévention ou de l'hygiène. »[54].

Prévention des risques d'infections et de cancers[modifier | modifier le code]

Sida[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Circoncision et sida.
Schéma de la section d'un VIH.

La circoncision permet de réduire la propagation du sida de 38 % à 66 % lors des rapports vaginaux pour le partenaire masculin[55]. L'hypothèse de cette réduction des risques d'infections fut avancée dès 1986[56],[57], puis confirmée au cours des années 2000 par trois essais contrôlés randomisés[23],[24],[25],[26].

Fortes de ces résultats, en mars 2007, l’OMS et ONUSIDA ont indiqué que la circoncision médicale est une stratégie additionnelle dans la lutte contre l’épidémie de sida dans les zones qui connaissent une épidémie généralisée du virus (prévalence supérieure à 3 %) et où sa transmission est essentiellement hétérosexuelle[58]. En juillet 2010, l’OMS affichait l’objectif d’étendre la circoncision à 80 % des hommes et des nouveau-nés de l’est et du sud de l’Afrique[59]. En 2013, l'ONUSIDA et l'OMS indiquaient que 3,2 millions d'hommes d’africains ont été circoncis dans le cadre de services spécifiques et que 20 millions d'hommes devraient l'être d'ici 2015[60].

Hors des zones africaine à haute prévalence, certains pays ont indiqué vouloir implanter des programmes de promotions de la circoncision[61],[62]. Différentes études d'acceptabilité de la procédure ont été conduites dans ce cadre[63],[64],[65]. L'utilisation de la circoncision comme moyen de réduction des risques dans les pays développés est sujette à controverse : si l’American Academy of Pediatrics et les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies estiment que la prévention du sida par la circoncision est incluse dans les avantages liés à l'opération[15],[16],[66], le Conseil national du sida français estime que la circoncision est « une modalité discutable de réduction des risques de transmission du VIH » qui n'est « pas applicable dans les pays du Nord »[67].

Papillomavirus, herpes simplex virus et syphilis[modifier | modifier le code]

La circoncision est moyen de prévention des infections à herpes simplex virus virus de type 2 (HSV-2) et à papillomavirus (HPV) lors des rapports hétérosexuels. Elle n'est cependant pas associée à un moyen de réduction des risques de transmission de la syphilis[68].

Cancer du col utérin[modifier | modifier le code]

Limitant les risques d'infections à papillomavirus (HPV) chez l'homme, la circoncision réduit celui du cancer du col utérin chez leur partenaire (les papillomavirus humains jouent un rôle épidémiologique majeur dans cette maladie). Ainsi, une étude estime que la généralisation de la circoncision dans le monde permettrait de réduire de 20 à 40 % la prévalence du cancer du col utérin[69].

Infections urinaires[modifier | modifier le code]

Diminuant jusqu'à 12 fois le risque d'infections urinaires chez les jeunes garçons, la circoncision est considérée comme "aussi efficace que les antibiotiques"[70].

Cancers du pénis et de la prostate[modifier | modifier le code]

La circoncision permet d'élimination des sécrétions qui s'accumulent entre le gland et le prépuce[71], favorisant ainsi une meilleure hygiène, ce qui amène l'American Cancer Society à affirmer en 2005 que "les hommes qui sont circoncis dans l'enfance ont un taux plus faible de cancer du pénis"[71]. L'année suivante, l'American Cancer Society tempère son propos et estime que d’autres facteurs doivent être pris en compte (population pratiquant et ne pratiquant pas la circoncision auraient un taux de risque différent même si on met de côté la circoncision, non prise en compte de l’hygiène intime des sondés)[72]. En outre, une étude menée par Wallerstein montre que la circoncision n’a aucune influence sur le cancer du pénis, car les risques de développer ce cancer au Japon, en Norvège ou en Suède (des pays développés où les taux de circoncision sont) sont les mêmes (1 sur 100 000 par an) qu’aux États-Unis (pays développé où la majorité des hommes sont circoncis)[73]. Par ailleurs, le cancer du pénis est un cancer extrêmement rare ne représentant que 0,4% des cas de cancers chez l'homme[74]. Il faudrait ainsi, selon la prévalence, circoncire 900 hommes pour prévenir un cas de cancer du pénis[75].

En 2014, une étude menée par l'Université de Montréal indique que, pratiquée après 35 ans, la circoncision diminue par deux le risque de cancer de la prostate[76]. Deux ans plus tot, une autre étude concluait que "la circoncision avant la première relation sexuelle a été associée à une réduction de 15% du risque de cancer de la prostate par rapport à celui des hommes non circoncis"[77].

Effets sur la sexualité[modifier | modifier le code]

Les effets de la circoncision sur la sexualité restent l’objet de nombreux débats.

En 2010, une revue de la littérature médicale publiée entre 1997 et 2008 conclue que « la preuve suggère que la circoncision à l'âge adulte n'affecte pas la satisfaction et la fonction sexuelle »[78]. De la même manière, l'American Academy of Pediatrics note en 2012 que « la revue de la littérature n'appuie pas l'idée que la circoncision masculine affecte négativement la fonction sexuelle du pénis ou la sensibilité, ou la satisfaction sexuelle, indépendamment de la façon dont ces facteurs sont définis »[79]. D'autres études concluent que la présence ou l’absence du prépuce n’a aucune incidence sur les fonctions érectiles et éjaculatrices, la circoncision n’influant donc en rien sur les capacités « d’endurance »[80],[81],[82],[83],[84]. Une étude conduite à Montréal en 2007, affirme que la circoncision ne réduit pas la sensibilité[85],[86], tandis que des études conduites en Ouganda en 2009 indiquent les hommes circoncis à l'âge adulte rapportent davantage de satisfaction sexuelle et une facilité accrue à atteindre l'orgasme [87], quand leurs partenaires notent une amélioration de leur sexualité dans 39,8% des cas, aucun changement pour 57,3% et une sexualité amoindrie pour 2,9% d'entre elles[88].

Une étude du Statens Serum Institut de Copenhague en 2011 indique que la circoncision est associée à une difficulté plus importante pour les hommes circoncis à atteindre l’orgasme, une plus grande insatisfaction des femmes partenaires d'hommes circoncis, ainsi que des douleurs plus fréquentes lors des rapports sexuels (dyspareunie)[89].

Phimosis et paraphimosis[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Phimosis.

Le phimosis est l’incapacité de rétraction du prépuce derrière le gland. La paraphimosis est l’état où le prépuce est bloqué derrière le gland et ne peut pas revenir à sa position normale à l’état de flaccidité. Ces deux cas sont dus à un anneau prépucial trop petit. Du fait de la suppression du prépuce, la circoncision permet de remédier à ces deux affections. Toutefois, elle n'est pas l'unique traitement, la plastie de Duhamel permet en effet de corriger les cas peu graves de phimosis et de paraphimosis sans procéder à l'ablation du prépuce.

Risques[modifier | modifier le code]

L'ONUSIDA indique que si la circoncision est réalisée par un professionnel de santé formé et équipé, les risques de complications sont faibles, le taux de complications post-opératoires étant de 0,2 % à 2 %. L'organisation de santé note également que quand les circoncision sont effectuées dans « de mauvaises conditions d’hygiène par des praticiens inexpérimentés et mal équipés, sans le suivi postopératoire adéquat, des complications très graves, voire mortelles, peuvent survenir ». [90]  L’American Medical Association rappelle que les complications immédiates les plus fréquentes d’une circoncision sont l’hémorragie et les infections, comme une infection des voies urinaires[91].

Complications post-opératoires[modifier | modifier le code]

Staphylocoque doré (Staphylococcus aureus)

L'American Academy of Pediatrics indique que, après une circoncision, les « complications aiguës significatives sont rares, survenant chez environ 1 nouveau-né circoncis pour 500 » et que ces complications aiguës « sont généralement mineures et le plus souvent impliquent un saignement, une infection ou une quantité imparfaite de tissus prélevés ». S'agissant des complications graves, l'American Academy of Pediatrics note que « la majorité des blessures graves ou même catastrophiques sont trop rares pour être signalée dans les rapports de cas »[92].
Parmi les complications immédiates de la circoncision (qu'elles soient rares ou fréquentes), ont été rapportées dans la littérature : la fistule urinaire, la chordée (courbure du pénis à ne pas confondre avec la maladie de La Peyronie), l'apparition de Kystes, le lymphœdème, l'ulcération du gland, la nécrose de tout ou partie du pénis, l'hypospadias, l'épispadias et le phimosis secondaire (si trop de tissus sont enlevés)[93]. Des cas d'infections au staphylocoque doré suite à l'opération ont été rapportés dans la littérature. Ces infections peuvent par la suite se développer en infections pulmonaires, méningites ou encore en fasciites nécrosantes[94].

S'agissant des patients hémophiles, le risque d'hémorragie provoquée par la circoncision est très élevée, une étude portant sur ce sujet indiquant que « la circoncision des personnes atteintes d'hémophilie devrait pas être considérée comme une procédure mineure et ne doit pas être effectuée sans prendre les précautions adéquates ». Les auteurs de l'étude concluent toutefois que « la circoncision des personnes atteintes d'hémophilie peut être fait en toute sécurité » si un équipement adéquate (qui ne provoque pas d'effusions de sang) est utilisé[95].

Certaines circoncisions rituelles (la technique de circoncision dite « Metzitzah b'peh » pratiquée par les juifs ultra-orthodoxes) exigent que le mohel aspire le sang de la plaie de la circoncision. Cette pratique expose les enfants à des risques d'infection par l'herpès[96]. Suite à plusieurs cas de contamination déclarés, des chercheurs de l’Université Ben Gourion du Néguev en Israël demandent à ce que cette technique rituelle soit abandonnée[97].

Une étude effectuée en 2010 par le Directeur de l'International Coalition for Genital Integrity (Coalition Internationale pour l'Intégrité Physique) indique que « les taux de mortalité liés à la circoncision ne sont pas connus avec certitude » et propose une estimation de 117 morts par an. L'auteur indique ainsi que « le problème est le suivant: la circoncision est un tueur de bébés garçons. Personne, sauf pour certains militants des droits de l'homme, tente de les sauver »[98].

Complications tardives[modifier | modifier le code]

Exemple d’un pont de peau situé entre le reste du prépuce et la couronne du gland.

Parmi les complications tardives, il existe la sténose du méat urinaire se caractérise par un rétrécissement (sténose) de l’ouverture de l’urètre à l’extérieur du méat. C’est une complication tardive courante qui touche les hommes circoncis. En effet, des études ont montré que la circoncision peut potentiellement entrainer un rétrécissement de l’urètre, l’incidence de cette affection touchant suivant les études, 0,9 %[99], 2,8 %[100], 7,29 %[101], 9-10 %[102] et 11 %[103] des hommes circoncis. Dans une de ces études (celle de Van Howe), tous les cas de sténose du méat urinaire concernent uniquement des hommes circoncis[101].

Comme complications tardives, il existe également : la rétention aiguë d’urine[104], la stase veineuse (ralentissement de la circulation sanguine)[105], le développement d’un cancer du pénis sur la cicatrice de circoncision[106],[107], le "pénis caché"[108],[109], des adhérences[110], des ponts de peau entre le reste du prépuce et la couronne du gland (appelés en anglais skin bridge), des érections douloureuses[111].

Gestion de la douleur[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, selon l’American Academy of Pediatrics (en) en 1999 dans une « Déclaration de politique de circoncision » : il est largement prouvé que les nouveau-nés qui sont circoncis sans analgésique ressentent une douleur et un stress physiologique[112]. Une étude a montré qu'il existe une corrélation entre la circoncision et l'intensité de réponse à la douleur pendant des mois. Tout en reconnaissant qu'il peut y avoir d'autres facteurs que la circoncision pour tenir compte des différents niveaux de réponse à la douleur, les responsables de l'étude ont déclaré qu'ils n'avaient pas trouvé de preuves de tels facteurs. Ils ont donc recommandé d'utiliser des analgésiques pour soulager la douleur de la circoncision[113]. D'autres associations médicales citent également des preuves que la circoncision sans anesthésie est douloureuse[114],[115]. En France, selon Michel Cymes, le sujet de la douleur de la circoncision est un sujet si sensible que personne ne s’en occupe[116]. Le docteur Daniel Annequin, spécialiste de la douleur chez l'enfant a, lors d'une conférence à l'Unesco en 2010, fait l’état des lieux de la prise en charge de la douleur de la circoncision chez le nouveau né notamment[117]. On sait, contrairement à ce que l'on pensait il y a quelques décennies, que le nouveau-né ressent la douleur comme l'adulte[118]. Or la circoncision est une opération chirurgicale douloureuse. Dans le cas d'une circoncision pour raison médicale, phimosis notamment, cet acte chirurgical est fait sous anesthésie générale. Ce n'est pas toujours le cas lors d'une circoncision rituelle. Dans ce dernier cas l'anesthésie est locale, à base de pommade EMLA (EMLA est l'acronyme de Eutectic Mixture of Local Anesthetics), or Daniel Annequin a prouvé que cela n'était pas efficace du tout[119]. Le docteur Marcel Klusky, urologue et mohel, quant à lui, déclare « à la lumière de toutes nos observations sur des dizaines et des dizaines d'études sur la douleur de la circoncision, actuellement on doit utiliser ces moyens. Alors évidemment faire des anesthésies générales pour tous ces enfants, ce n'est pas aussi simple que ça car c'est un coût. » Il précise : « je n'ai aucune légitimité pour parler au niveau religieux, mon domaine, c'est la douleur[120]. » L'argument selon lequel la circoncision ne serait pas douloureuse pour le nourrisson car « les terminaisons nerveuses ne seraient pas encore en place » est un « argument qu'avancent les partisans de la circoncision pour justifier la pratique de cette opération à vif ». Pour le Dr Barbara Wildhaber, médecin-chef du service de chirurgie pédiatrique du CHU de Genève[121], « ces explications semblent d'un autre âge », « on sait depuis les années quatre-vingt » que les nourrissons ressentent la douleur. Elle rajoute : « même un prématuré de 24 semaines (six mois de grossesse) ressent la douleur (…) Il m'est arrivé de faire une piqûre anesthésique à des bébés pour une circoncision, ils hurlent, ils se tordent, c'est parfois bouleversant. » En 2011, la SFAR, Société française d’anesthésie et de réanimation, conclut dans un rapport sur la question que « La circoncision est un acte chirurgical à envisager après 3 mois (hors urgence), qui nécessite une bonne prise en charge analgésique pour éviter le risque de mémorisation de la douleur[122]. »

Restauration du prépuce[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Restauration du prépuce.

La restauration du prépuce est le processus d’augmentation de la peau du pénis, par des techniques chirurgicales (on parle alors de reconstruction du prépuce) ou des méthodes non chirurgicales d’expansion, visant à restaurer le prépuce.

Distribution géographique[modifier | modifier le code]

Selon l’Organisation mondiale de la santé, en 2009, au moins 661 millions d’hommes de plus de 15 ans étaient circoncis[1]. Cependant, son incidence n’est pas répartie de façon homogène dans le monde, elle varie considérablement selon les pays et les continents.

Dans le monde anglo-saxon[modifier | modifier le code]

La circoncision se développa à partir de la fin du XIXe siècle dans le monde anglo-saxon (aux États-Unis, au Canada anglophone, en Afrique du Sud, en Australie, en Nouvelle-Zélande et dans une moindre mesure au Royaume-Uni) jusqu'à devenir une opération de routine effectuée sur l'ensemble des nouveaux-nés masculins pour des raisons hygiéniques et prévention des maladies, mais également pour lutter contre la masturbation qui était alors considérée comme une névrose[123]. Ainsi, à la fin du XIXe siècle, John Harvey Kellogg, médecin et « inventeur des corn flakes », prônait la circoncision sans anesthésie des jeunes garçons et des jeunes filles pour lutter contre la masturbation[124]. Une fois la pratique de la circoncision socialement installée, elle fut perpétuée pour des raisons d'hygiène, de réduction des risques d’infection, mais également par tradition, cohésion sociale, identité, ou encore masculinité[3]. Cependant, à partir des années 1950, la pratique de la circoncision diminua dans les pays anglo-saxons, sa prévalence variant selon les différents pays.

Aux États-Unis, en 2009, selon l’OMS, 79 % des hommes sont circoncis[1] . Après un apogée dans les années 1960 (avec un taux d’environ 80 %), la circoncision néonatale dans les hôpitaux entame une lente et irrégulière régression à partir des années 1970, pour chuter à 56,1 % en 2006. Selon les statistiques de septembre 2011 du CDC (Centers for Disease Control and Prevention) , les taux de circoncision officiels à la naissance aux États–Unis sont de 56,7 % en 2008 puis de 54,7 % en 2010[125]. Il est à noter que ces chiffres sont contestés tant par les militants qui soutiennent la circoncision que par ceux qui la condamnent. Les premiers affirment en effet que ces taux ne prennent pas en compte les circoncisions tardives dont l'incidence serait d'après eux très élevée[126]. À l'inverse les militants anti circoncision avancent un taux de circoncision contesté de 32,5 % pour l'année en 2009, chiffre rapporté par le New York Times en 2010[10] En outre, contrairement à une idée reçue, aux États-Unis, la circoncision n’est pas pratiquée de manière homogène ; elle varie considérablement suivant les régions (par exemple, en 2006, le taux de circoncision était de 63,6 % dans le Nord-Est et de 33,8 % dans l’Ouest[9]) et selon les groupes ethniques (88 % des hommes blancs, 75 % des afro-américains et 42 % des hispaniques étaient circoncis en 2010)[127]. Une étude menée en 2010 auprès de la population hispanique du sud de la Floride indique que 97% des hommes et 79% des femmes souhaitent faire circoncire leur enfant si l'opération est gratuite. De plus, 57% des hommes non-circoncis de cette même étude souhaitent se faire circoncire[128]. Cette recherche montre le poids social prépondérant de la pratique de la circoncision aux États-Unis, y compris chez les nouveaux migrants.

Au Canada, en 1999, selon l’American Academy of Pediatrics (en), 48 % des hommes sont circoncis[129]. Dans ce pays la circoncision est en déclin, son taux néonatal étant en 2006-2007 de 31,9 %[130]. Enfin son incidence varie considérablement suivant les régions, elle est d’ailleurs plus élevée chez les anglophones que chez les francophones. Ainsi, en 2006-2007, le taux de circoncision néonatale était de 6,8 % en Nouvelle-Écosse, de 43,7 % en Ontario et de 12,3 % au Québec. En mars 2013 une étude conduite auprès de 230 parents dans la province anglophone de Saskatchewan indiquait que 56%, des parents envisageraient de circoncire leurs enfants, dans le cas où le père est circoncis le chiffre grimpe à 82%, et à l'inverse quand le père n'est pas circoncis, le chiffre tombe à 15%[131].

En Australie, 58,7 % des hommes sont circoncis[5]. Cependant, il est à noter que dans ce pays, la circoncision est depuis 30 ans en déclin[4], son incidence variant donc considérablement selon les âges. Par conséquent, si la circoncision concerne la majorité des 50-59 ans (65,68 %), elle est minoritaire chez les 16-19 ans (31,64 %)[5]. La circoncision néonatale sans motif médical ou religieux est d’ailleurs interdite dans tous les hôpitaux publics australiens[132].

La Nouvelle-Zélande est le pays anglo-saxon qui a connu la plus spectaculaire régression du taux de circoncision. En effet, dans les années 1940, environ 95 % des nouveau-nés étaient circoncis alors qu’en 1991 la circoncision ne concernait que 7 % de ceux-ci[6],[4]. De ce fait, une minorité de néo-zélandais sont aujourd’hui circoncis[1].

Au Royaume-Uni, en 2000, 11,7 % des 11-19 ans étaient circoncis, 15,8 % des 16-44 ans et 19,6 % des 40-44 ans[8]. Il est à noter que la reine Victoria avait fait circoncire ses enfants, notamment le futur roi Édouard VII, sous le prétexte que la famille royale d’Angleterre descendait du roi David, monarque juif. La coutume s’est perpétuée par la suite, Lady Diana aurait toutefois interrompe cette pratique et refuse que les princes William et Harry soient circoncis[133].

En Europe[modifier | modifier le code]

En Europe, selon l'OMS, l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, la Macédoine et le Monténégro possèdent un pourcentage d'hommes circoncis situé entre 20 et 80 %[1]. En dehors de ces pays, le taux de circoncision est partout inférieur à 20%. Ainsi, en France, selon un sondage téléphonique effectué en 2008, 14 % des hommes se déclarent circoncis[134], en Espagne, le taux est estimé à 1,8 %[135], tandis qu'au Danemark, en 1986, le taux de circoncision était de 1,6 %[136].
En Belgique, le nombre de circoncisions remboursées par l'assurance maladie ainsi que la natalité en général sont en hausse depuis cinq ans. 5 % de ces interventions nécessitent une hospitalisation de plus d'un jour[137]. Selon les statistiques du ministère de la santé, 1 homme sur 3 né dans les 25 dernières années serait circoncis. Selon les données recueillies par La Libre Belgique auprès des hôpitaux wallons et bruxellois, de 80 % à 90 % des circoncisions sont effectuées pour des raisons religieuses ou culturelles[138].

En Amérique latine[modifier | modifier le code]

En Amérique latine, la prévalence de la circoncision est estimé à moins de 20%[1]. Ainsi au Mexique, la prévalence de la circoncision serait de 10 % à 31 %[139],[140]. Au Brésil, 7,4 % des hommes sont circoncis[135] tandis qu'en Colombie, 6,9 % de la population masculine a fait l’objet d’une circoncision[135].
Parmi ces pays, la République dominicaine[62] a notamment indiqué à l'ONUSIDA la mise en place de campagnes de promotion de la circoncision afin d'endiguer l'épidémie du sida. Une étude menée dans ce pays montre qu'après une session d'informations sur les avantages et risques liés à l'opération, 67% des hommes acceptent de se faire circoncire, tandis que 74% indiquent vouloir procéder à la circoncision de leur enfant[63]. De la même manière, une étude conduite en Jamaïque et publiée en 2013 indique que, dans le cadre de la prévention des infections sexuellement transmissibles, 45% des hommes non-circoncis souhaitent se faire circoncire, 66% seraient prêts à faire circoncire leur nourrisson et 71,6% leur jeune garçon[64].

En Asie[modifier | modifier le code]

En Asie, l’incidence de la circoncision est très hétérogène, certains pays ayant une population masculine majoritairement circoncise alors que d’autres présentent des taux de circoncision parmi les plus bas du monde.
En Israël et dans l’Asie musulmane, c’est-à-dire au Moyen-Orient, en Iran, en Afghanistan, au Pakistan, au Bangladesh ainsi que dans les pays musulmans de l’Extrême-Orient tel que l’Indonésie, les hommes sont majoritairement circoncis[1]. Dans les pays musulmans de l’ex-URSS, la circoncision est légèrement moins pratiquée[1].
En outre, deux pays asiatiques pratiquent massivement la circoncision (plus de 80% des hommes sont circoncis principalement à l'adolescence) sans motif religieux ou médical : la Corée du Sud et les Philippines. Dans le premier, la pratique se généralisa suite à l’influence des États-Unis lors de la guerre de Corée, l'hygiène étant citée aujourd'hui comme première raison de la circoncision[141]. Toutefois, une étude parue en 2012 indique un fléchissement de la pratique : en 2002, 86.3% des adolescents et des jeunes adultes se faisaient circoncire contre 75.8% aujourd'hui[142]. Aux Philippines la pratique de la circoncision est bien plus ancienne : déjà présente lors la colonisation espagnole et de la christianisation, elle possède aujourd'hui une dimension sociale prépondérante, les deux tiers des adolescents faisant l’objet d’une ablation du prépuce simplement "pour éviter de ne pas être circoncis"[3].

Dans le reste de l’Asie, la prévalence de la circoncision est partout inférieure à 20%[1]. Ainsi, en Thaïlande, la circoncision concerne 13,3 % de la population masculine[135], tandis que la Chine et le Japon présentent le taux extrêmement bas de moins d’1 % d’hommes circoncis (selon des statistiques du gouvernement irlandais)[143].
Enfin parmi ces pays, la Chine a notamment indiqué à l'ONUSIDA la mise en place de campagnes de promotion de la circoncision afin d'endiguer l'épidémie du sida[61]. Dans ce cadre, une étude traversable effectuée dans l'ouest de la Chine indique que l'acceptabilité de la circoncision est de 44.6% des hommes non-circoncis[65].

En Océanie[modifier | modifier le code]

Outre l'Australie et la Nouvelle-Zélande (voir ci-dessus le monde anglo-saxon), dans les îles du Pacifique et dans toutes les îles du triangle polynésien, la circoncision rituelle est très répandue, de Tahiti à Samoa en passant par les Tuvalu, Tonga, Tokelau, îles Cook, îles Marquises, Niue, Wallis-et-Futuna[1].

En Afrique[modifier | modifier le code]

En 2006, une étude estime que 62 % des hommes africains sont circoncis[144]. Cependant, son incidence varie suivant les régions, les religions et les ethnies.

Dans l’Afrique musulmane, les hommes sont majoritairement circoncis[1]. En Afrique subsaharienne, le nombre d’hommes circoncis varie considérablement suivant les pays. En Afrique de l'Ouest environ 90 % des hommes adultes sont circoncis quelles que soient les ethnies et les religions, c'est un facteur traditionnel ancré dans la culture[145] . Au Mozambique 56 % des hommes sont circoncis alors qu’au Rwanda ils ne sont que 10 %[146]. En Afrique du Sud, une étude indiquait en 2005 que 35 % des hommes sont circoncis[146]. En 2012, une autre étude indiquait que la moitié moitié des sud-africains ont fait l'objet d'une ablation du prépuce.][147]
De plus, afin de tenter de freiner la progression du VIH, l’OMS veut étendre la circoncision à 80 % des hommes et des nouveau-nés de l’est et du sud de l’Afrique[59], affichant ainsi l'objectif de circoncire 20 millions d'hommes[60].

Aspects juridiques[modifier | modifier le code]

Généralement pratiquée sur des enfants sans motifs médicaux, la circoncision soulève à travers le monde de nombreuses questions liées à l'éthique et au droit à l'intégrité physique.
Aucun acte chirurgical n’est censé pouvoir être pratiqué sur une personne si elle ne donne son consentement éclairé. Dans le cas d’un mineur, ce sont les parents ou tuteurs qui doivent donner ce consentement, même si les médecins essaient parfois de tenir compte de l’avis de l’enfant s’il est d’âge à le donner. Or, la circoncision se pratique généralement sur des mineurs (souvent même sur des nourrissons), et certains remettent en cause la légitimité des parents à choisir pour l’enfant une modification corporelle irréversible en l’absence de toute nécessité médicale. Des problèmes juridiques ont été ainsi soulevés en Europe (au Conseil de l'Europe, en Scandinavie, en France, en Allemagne ou en Suisse), ainsi qu'aux États-Unis, au Canada ou en Afrique du Sud.

Controverses sur la circoncision[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Controverses sur la circoncision.

Des polémiques secouent depuis une trentaine d’années la circoncision, et ce, particulièrement les pays anglophones. Ces controverses placent le débat, selon les cas, dans une opposition ou sur le plan d'une critique de l'acte par rapport à l'éthique, à la santé, à la sexualité, à la religion, à la psychologie et à la justice. Laudateurs et contempteurs de la circoncision s’affrontent. Les premiers affirment qu’il faut systématiquement procéder à l’ablation du prépuce de tous les nouveau-nés mâles (et étendre cette pratique au monde entier), argumentant que la circoncision offre une prophylaxie qui l’emporte sur les risques, qu’elle n’a pas d’effets importants sur la sexualité et qu’elle a un faible taux de complications lorsqu’elle est effectuée par un médecin expérimenté[126]. À l’inverse, les contempteurs (mouvements pour l’intégrité physique nommés "inactivisme") affirment que la circoncision altère le plaisir sexuel, qu’elle est justifiée par des mythes médicaux, qu’elle porte atteinte au droit à l’intégrité physique et qu’elle devrait être effectuée sur des enfants uniquement pour des raisons médicales, laissant le choix à l’adulte de disposer ou non de son prépuce[148]. Le débat est régulièrement soulevé dans les grands quotidiens anglophones, à l'instar par exemple du New York Times[149].

Perspectives psychanalytiques et psychologiques[modifier | modifier le code]

Il convient de rester prudent quand il s’agit d’évaluer les conséquences psychologiques de la circoncision. Cette question touche au vécu et au ressenti individuel et ne saurait souffrir de généralisations :

  • certains hommes circoncis considèrent leur état comme tout à fait normal ;
  • d’autres sujets peuvent ne pas l’accepter ou s’en sentir diminués.

Il faut également distinguer le traumatisme que peut causer l’opération elle-même d’un mal-être que peut éventuellement entraîner l’état d’être circoncis. A. S. Neill envisage le cas où elle serait vécue comme une castration symbolique (Retour à Summerhill, Payot).

Wilhelm Reich considère que la règle de la circoncision, une des croyances les plus sacrées des Juifs, montre clairement que les organes génitaux sont considérés comme la source de la malveillance (Le meurtre du Christ, page 138)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n (en)Male circumcision Global trends and determinants of prevalence, safety and acceptability[PDF], Document de l’OMS, publié en 2009.
  2. http://www.interbible.org/interBible/decouverte/comprendre/2008/clb_080926.html
  3. a, b et c Circoncision masculine : contexte, critères et culture, document de ONUSIDA, publié le 26 février 2007.
  4. a, b et c Le Royal Australasian College of Physicians indique que « In Australia, circumcision peaked at 85% prevalence in the 1950s and has declined since to between 10 and 20%. » et que « In Australia and New Zealand, the circumcision rate has fallen in recent years and it is estimated that currently 10-20% of newborn male infants are circumcised. » "Circumcision Of Infant Males", septembre 2010.
  5. a, b et c (en) Richters J, Smith AMA, de Visser RO et al. « Circumcision in Australia: prevalence and effects on sexual health » Int J STD AIDS 2006;17:547–54.
  6. a et b (en) Lawrenson RA (1991) « Current practice of neonatal circumcision in the Waikato » N Z Med J. 104(911):184–5. PMID 1898442
  7. (en) « Data Tables — The Maternity Experiences Survey (MES) 2006–2007 Canadian Maternity Experiences Survey », Public Health Agency of Canada, p. 267
  8. a et b (en) Dave SS, Johnson AM, Fenton KA et al. « Male circumcision in Britain: findings from a national probability sample survey » Sex Trans Infect. 2003;79:499-500.
  9. a et b (en) National Hospital Discharge Survey, Circumcision Trends, by U.S.region 1980-2006.
  10. a et b Le taux de circoncision en 2009 aux États-Unis aurait chuté à 32,5 %. Ce chiffre a été présenté en juillet 2010 à la International AIDS Conference de Vienne par un chercheur américain travaillant pour l’État (« a federal health researcher »). Contactée par une journaliste du New York Times, la porte-parole des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies n'a pas confirmé le chiffre. Cependant, elle a indiqué qu'il existe une diminution du taux de circoncision en une décennie (« What we can tell you is that male infant circumcision rates have declined somewhat in this decade ») (en)U.S. Circumcision Rates on the Decline, New York Times, publié le 16 août 2010.
  11. « Circoncision : en Californie, l'avenir du prépuce en question »
  12. « By the closing decades of the 20th century, it had generally fallen out of favour except in cases of medical or religious necessity. » in « circumcision », Encyclopædia Britannica Ultimate Reference Suite 2010.
  13. Association Française d'Urologie "POSTHECTOMIE"
  14. a, b et c « Nouvelles données sur la circoncision et la prévention du VIH : conséquences sur les politiques et les programmes » [PDF], consultation technique de l’OMS et de l’ONUSIDA
  15. a et b "Prévention des IST: la circoncision encouragée par le CDC aux États-Unis", Vincent Richeux, Medscape, 04 décembre 2014
  16. a et b "Male circumcision benefits outweigh risks", U.S. CDC says", Reteurs, 02 décembre 2014
  17. (en) New York Times Benefits of Circumcision Are Said to Outweigh Risks
  18. (en) « Non-therapeutic circumcision of male minors (2010) », KNMG,‎ 12 juin 2010 : « The official viewpoint of KNMG and other related medical/scientific organisations is that non-therapeutic circumcision of male minors is a violation of children’s rights to autonomy and physical integrity. Contrary to popular belief, circumcision can cause complications – bleeding, infection, urethral stricture and panic attacks are particularly common. KNMG is therefore urging a strong policy of deterrence. KNMG is calling upon doctors to actively and insistently inform parents who are considering the procedure of the absence of medical benefits and the danger of complications. »
  19. (en)Swedish docs in circumcision protest
  20. (en)« Rowena Hitchcock, president of the British Association of Paediatric Urologists, says that she is disappointed with the AAP policy because it recommends an “irreversible, mutilating surgery”. She says that her organization is considering a review of its current policy, which recommends circumcision for infants who are at severe risk of urinary tract infections, because the evidence of medical benefit is not definitive. » « Doctors back circumcision » Nature 28 août 2012
  21. Résolution 1952 du Conseil de l'Europe portant sur "Le droit des enfants à l’intégrité physique", adoptée le 1er octobre 2013
  22. Le Nouvel Observateur, article intitulé "Le Conseil de l'Europe condamne la circoncision rituelle : le droit des enfants avant tout" publié le 26/10/2013
  23. a et b Auvert B, Taljaard D, Lagarde E, Sobngwi-Tambekou J, Sitta R, Puren A, « Randomized, controlled intervention trial of male circumcision for reduction of HIV infection risk: the ANRS 1265 Trial », PLoS Med., vol. 2, no 11,‎ novembre 2005, e298 (PMID 16231970, PMCID 1262556, DOI 10.1371/journal.pmed.0020298)
  24. a et b Fink AJ, « A possible explanation for heterosexual male infection with AIDS », N. Engl. J. Med., vol. 315, no 18,‎ octobre 1986, p. 1167 (PMID 3762636, DOI 10.1056/nejm198610303151818)
  25. a et b Bailey RC, Moses S, Parker CB, et al., « Male circumcision for HIV prevention in young men in Kisumu, Kenya: a randomised controlled trial », Lancet, vol. 369, no 9562,‎ février 2007, p. 643–56 (PMID 17321310, DOI 10.1016/S0140-6736(07)60312-2)
  26. a et b Gray RH, Kigozi G, Serwadda D, et al., « Male circumcision for HIV prevention in men in Rakai, Uganda: a randomised trial », Lancet, vol. 369, no 9562,‎ février 2007, p. 657–66 (PMID 17321311, DOI 10.1016/S0140-6736(07)60313-4)
  27. Réduire la propagation du sida par la circoncision ?, LeMonde.fr, 4 septembre 2013
  28. (en) F.M. Hodges, « The ideal prepuce in ancient Greece and Rome: male genital aesthetics and their relation to lipodermos, circumcision, foreskin restoration, and the kynodesme. », The Bulletin of the History of Medicine, vol. 75, no 3,‎ Fall 2001, p. 375–405 (PMID 11568485, DOI 10.1353/bhm.2001.0119).
  29. (en) P. Wrana, « Historical review: Circumcision », Archives of Pediatrics, vol. 56,‎ 1939, p. 385–392 cité dans Joseph Zoske, « Male Circumcision: A Gender Perspective », The Journal of Men’s Studies (en), vol. 6, no 2,‎ Winter 1998, p. 189–208 (lire en ligne).
  30. (en) David L. Gollaher, Circumcision: a history of the world’s most controversial surgery, New York, NY, Basic Books,‎ février 2000 (ISBN 978-0-465-04397-2, LCCN 99040015), p. 53–72
  31. (en) Wrana, P. (1939) « Historical review: Circumcision » Archives of Pediatrics 56: 385–392, cité par : Zoske, Joseph (Winter 1998) « Male Circumcision: A Gender Perspective » Journal of Men’s Studies 6(2): 189–208.
  32. (en) F.M. Hodges, « The ideal prepuce in ancient Greece and Rome: male genital aesthetics and their relation to lipodermos, circumcision, foreskin restoration, and the kynodesme », The Bulletin of the History of Medicine, vol. 75, no 3,‎ Fall 2001, p. 375–405 (PMID 11568485, DOI 10.1353/bhm.2001.0119).
  33. Hérodote, Histoire, vol. II,37 (lire en ligne)
  34. La circoncision, Mohel Brit Milah.
  35. Cela est délicat en ce qui concerne la verge, si ce n’est de supposer que les gens soient nus.
  36. Français et hébreu sur Sefarim.
  37. (en) Site web du mouvement.
  38. [Arnaud Join-Lambert, La disparition de la fête liturgique de la Circoncision du Seigneur. Une question historico-théologique complexe, in : Ephemerides liturgicae 127 (2013) 307-327]
  39. [Arnaud Join-Lambert, Circoncision et baptême, un recto verso qui s’ignore, in : Régis BURNET – Didier LUCIANI (dir.), La circoncision aujourd’hui, Paris, Éd. Feuilles, 2014 (coll. Questions de religion), p. 45-67]
  40. Voir « cette page » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-12.
  41. un pays d’outre-mer à majorité chrétienne (mais où la répartition des confessions est de type « américain »), la super incision ou supercision est également généralisée dans tous les milieux à dominante autochtone, pratiquants ou non. Elle y est considérée comme le pilier de l’identité masculine et l’état de non circoncision fournit, pour les hommes, les premières insultes contre les éléments allochtones.
  42. Chapitre 3, 4e partie « Al-amr bi al-Ma‘ruf », in Islam de John A. Williams, 1962.
  43. La transgression verbale en Océanie: le cas du tahitien et du nengone, Polynésie française et Nouvelle-Calédonie, par Alexandre Juster
  44. Le blog de la circoncision en Polynésie
  45. ONUSIDA
  46. « Circoncision, le sacrifice du prépuce » SexandThink
  47. (en) [1]
  48. (en) Tasmania Law Reform Institute « Non-Therapeutic Male Circumcision [PDF] » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-29, Issues Paper, no 14, 2009. (p. 14)
  49. (en) Diamond, Milton, « Sexual Behavior in Pre Contact Hawai‘i: A Sexological Ethnography », Revista Española del Pacifico, no 16,‎ 2004, p. 37–58 (lire en ligne).
  50. (en) Boyle, G and Ramos, S (2000). « Ritual and Medical Circumcision among Filipino boys: Evidence of Post-traumatic Stress Disorder », Humanities & Social Sciences papers, Bond University (p. 5).
  51. http://www.who.int/hiv/pub/malecircumcision/infopack_fr_3.pdf
  52. http://pediatrics.aappublications.org/content/130/3/e756.full
  53. « Circumcision has been suggested as an effective method of maintaining penile hygiene since the time of the Egyptian dynasties, but there is little evidence to affirm the association between circumcision status and optimal penile hygiene. » "Circumcision policy statement. American Academy of Pediatrics. Task Force on Circumcision" Pediatrics mars 1999;103(3):686–93. http://pediatrics.aappublications.org/cgi/content/abstract/103/3/686
  54. « There is no convincing evidence that circumcision is useful or necessary in terms of prevention or hygiene. »(en) « Non-therapeutic circumcision of male minors (2010) », KNMG,‎ 12 juin 2010
  55. « Male circumcision for prevention of heterosexual acquisition of HIV in men. », Siegfried N, Muller M, Deeks JJ, Volmink J., avril 2009.
  56. V Alcena, « AIDS in Third World countries », PLOS Medicine,‎ 19 octobre 2006 (lire en ligne)
  57. V Alcena, « AIDS in Third World countries », New York State Journal of Medicine, vol. 86, no 8,‎ août 1986, p. 446 (lire en ligne)
  58. « Nouvelles données sur la circoncision et la prévention du VIH : conséquences sur les politiques et les programmes » [PDF], consultation technique de l’OMS et de l’ONUSIDA, conclusions 7 : « La circoncision aura les plus grandes retombées potentielles pour la santé publique dans les zones où le VIH est hyperendémique (c’est-à-dire quand la prévalence dans la population générale dépasse 15 %), où le virus se propage principalement par voie hétérosexuelle et où une forte proportion (supérieure à 80 %) des hommes n’est pas circoncise. Les avantages sur la santé publique seront également considérables dans les zones qui connaissent une épidémie généralisée de VIH (c’est-à-dire quand la prévalence dans la population générale est comprise entre 3 % et 15 %), où la transmission du virus est essentiellement hétérosexuelle et où relativement peu d’hommes sont circoncis. »
  59. a et b « La circoncision, moyen peu coûteux de prévention du sida », Nouvel Obs,‎ 21 juillet 2010 (lire en ligne)
    dépêche Reuters
    .
  60. a et b Rapport ONUSIDA sur l'épidémie mondiale de sida 2013
  61. a et b (en) « China Report NCPI », UNAIDS,‎ 2012.
  62. a et b (en) « Dominican Republic Report NCPI », UNAIDS,‎ 2012.
  63. a et b (en) « Acceptability of Male Circumcision for the Prevention of HIV/AIDS in the Dominican Republic », PLOS ONE,‎ novembre 2009.
  64. a et b (en) « Factors Associated with the Acceptability of Male Circumcision among Men in Jamaica », PLOS ONE,‎ novembre 2013.
  65. a et b (en) « Factors Influencing Chinese Male's Willingness to Undergo Circumcision: A Cross-Sectional Study in Western China », PLOS ONE,‎ janvier 2012.
  66. (en) « Circumcision Policy Statement », Pediatrics, vol. 130, no 3,‎ 27 août 2012, p. 585–586 (DOI 10.1542/peds.2012-1989)
  67. Le Conseil national du sida français estime que la circoncision est « une modalité discutable de réduction des risques de transmission du VIH » qui souffre d'une « communication confuse », concluant que « la circoncision comme moyen de réduction des risques s’adresse uniquement aux pays à haute prévalence » et qu'elle n'est donc « pas applicable dans les pays du Nord » Rapport sur la circoncision : une modalité discutable de réduction des risques de transmission du VIH, 24 mai 2007
  68. Tobian AA, Serwadda D, Quinn TC, (en)Male circumcision for the prevention of HSV-2 and HPV infections and syphilis, New Eng J Med, 2009;360:1298-1309.
  69. La circoncision efficace contre le cancer ?, Dr Corinne Tutin, Doctissimo
  70. La circoncision réduit les infections urinaires des petits, Le Figaro, 16 juillet 2012
  71. a et b (en) American Cancer Society, « What Are the Risk Factors for Penile Cancer? »,‎ 11 décembre 2014 (consulté le 25 décembre 2014)
  72. (en) American Cancer Society, « Can Penile Cancer Be Prevented? »,‎ 11 décembre 2014 (consulté le 25 décembre 2014)
  73. (en) Wallerstein E, « Circumcision. The uniquely American medical enigma », Urol. Clin. North Am., vol. 12, no 1,‎ février 1985, p. 123–32 (PMID 3883617)
  74. Persky L & Dekernion JB (1986) Carcinoma of the penis. CA Cancer J Clin . 36, 258-273
  75. Cancer.org, The American Cancer Society, "Can penile cancer be prevented?"
  76. La circoncision, pour mieux prévenir le cancer de la prostate, Le Parisien 8 avril 2014
  77. La circoncision réduit les risques de cancer de la prostate Slate 15/03/2012
  78. « The evidence suggests that adult circumcision does not affect sexual satisfaction and function.. »(en) « Safety and efficacy of nontherapeutic male circumcision: a systematic review », PubliMed,‎ 2010
  79. http://pediatrics.aappublications.org/content/130/3/e756.full
  80. (en) S Masood, « Penile sensitivity and sexual satisfaction after circumcision: are we informing men correctly? », Urol Internationalalis, vol. 75, no 1,‎ 2005, p. 62–6 (PMID 16037710, DOI 10.1159/000085930, lire en ligne)
  81. (en) Krieger JN, Mehta SD, Bailey RC et al., « Adult Male Circumcision: Effects on Sexual Function and Sexual Satisfaction in Kisumu, Kenya », The journal of sexual medicine, vol. 5, no 11,‎ août 2008, p. 2610–22 (PMID 18761593, PMCID 3042320, DOI 10.1111/j.1743-6109.2008.00979.x)
  82. (en) S Collins, « Effects of circumcision on male sexual function: debunking a myth? », Journal of Urology, vol. 167, no 5,‎ 2002, p. 2111–2112 (PMID 11956452, DOI 10.1016/S0022-5347(05)65097-5, lire en ligne)
  83. (en) G Kigozi, « The effect of male circumcision on sexual satisfaction and function, results from a randomized trial of male circumcision for human immunodeficiency virus prevention, Rakai, Uganda », BJU International, vol. 101, no 1,‎ janvier 2007, p. 65–70 (PMID 18086100, DOI 10.1111/j.1464-410X.2007.07369.x, lire en ligne [PDF])
  84. (en) DaiSik Kim, « The effect of male circumcision on sexuality », BJU International, vol. 99, no 3,‎ mars 2007, p. 619–622 (PMID 17155977, DOI 10.1111/j.1464-410X.2006.06646.x, lire en ligne [PDF])
  85. (en) Payne K, Thaler L, Kukkonen T, Carrier S, Binik Y. « Sensation and sexual arousal in circumcised and uncircumcised men » J Sex Med. 2007 May;4(3):667-74. PMID 17419812
  86. Study: Circumcision does not dull sensation, par Dr Yitzchak de l'Université McGill, ainsi Lea Thaler, Tuuli Kukkonen et Dr Serge Carrier du Jewish General Hospital
  87. "Les circoncis auraient plus de plaisir", Le Figaro, 20 juillet 2011
  88. (en) Kigozi G, Lukabwe I, Kagaayi J. et al., « Sexual satisfaction of women partners of circumcised men in a randomized trial of male circumcision in Rakai, Uganda », BJU Int., vol. 104, no 11,‎ juin 2009, p. 1698–701 (PMID 19522862, DOI 10.1111/j.1464-410X.2009.08683.x)
  89. (en) Frisch M, Lindholm M, Grønbæk M, « Male circumcision and sexual function in men and women: a survey-based, cross-sectional study in Denmark », Int J Epidemiol., vol. Epub ahead of print,‎ juin 2011 (PMID 21672947, lire en ligne)
  90. (en) [PDF] Fact sheet on male circumcision, daté du 26 juillet 2005.
  91. (en) « Report 10 of the Council on Scientific Affairs (I-99):Neonatal Circumcision », 1999 AMA Interim Meeting: Summaries and Recommendations of Council on Scientific Affairs Reports, American Medical Association,‎ décembre 1999 (consulté le 13 juin 2006), p. 17.
  92. http://pediatrics.aappublications.org/content/130/3/e756.full
  93. (en) George W., M.D. Kaplan, « Complications of Circumcision », Urologic Clinics of North America, vol. 10, no 3,‎ August 1983, p. 543–549 (PMID 6623741, lire en ligne).
  94. Methicillin-Resistant Staphylococcus aureus: An Emerging Risk for Circumcised Boys, George Hill, 2009
  95. Circumcision in Hemophilia, and Overview, Bulent Zulfikar, Ihsan Karaman et Fahri Ovali, juillet 2003
  96. Centers for Disease Control and Prevention, Neonatal Herpes Simplex Virus Infection Following Jewish Ritual Circumcisions that Included Direct Orogenital Suction, juin 2012
  97. (en) Gesundheit, G Grisaru-Soen, D Greenberg, O Levtzion-Korach, D Malkin, M Petric, G Koren, MD Tendler et B Ben-Zeev, « Neonatal genital herpes simplex virus type 1 infection after Jewish ritual circumcision: modern medicine and religious tradition », Pediatrics, vol. 114, no 2,‎ 2004, e259–63 (PMID 15286266, DOI 10.1542/peds.114.2.e259).
  98. (en)Lost Boys: An Estimate of U.S. Circumcision-Related Infant Deaths, 2010, Journal of Boyhood Studies.
  99. (en) R.A. Yegane, « Late complications of circumcision in Iran », Pediatr Surg Int, vol. 22, no 5,‎ May 2006, p. 442–445 (PMID 16649052, DOI 10.1007/s00383-006-1672-1).
  100. (en) D.M Griffiths, « A prospective survey of the indications and morbidity of circumcision in children », Eur Urol, vol. 11, no 3,‎ 1985, p. 184–7 (PMID 4029234).
  101. a et b (en) R.S. Van Howe, « Incidence of meatal stenosis following neonatal circumcision in a primary care setting », Clin Pediatr (Phila), vol. 45, no 1,‎ 2006, p. 49–54 (PMID 16429216, DOI 10.1177/000992280604500108).
  102. (en) Angel, C.A., « Meatal stenosis », eMedicine,‎ 12 juin 2006 (consulté le 7 septembre 2008).
  103. (en) Stenram A, Malmfors G, Okmian L, « Circumcision for phimosis: a follow-up study », Scand. J. Urol. Nephrol., vol. 20, no 2,‎ 1986, p. 89–92 (PMID 3749823, DOI 10.3109/00365598609040554).
  104. (en) Eason, J D, M McDonnell et G Clark, « Lesson of the Week: Male ritual circumcision resulting in acute renal failure », BMJ, vol. 309, no 6955,‎ 1994, p. 660 (PMID 8086994, PMCID 2541489, lire en ligne).
  105. (en) Ly, Linh et K Sankaran, « Acute venous stasis and swelling of the lower abdomen and extremities in an infant after circumcision », Canadian Medical Association Journal, vol. 169, no 3,‎ 2003, p. 216 (PMID 12900483, PMCID 167126, lire en ligne).
  106. (en) Post-circumcision carcinoma of the penis. I. Clinical aspects. J Urol. 1986.
  107. (en)The American Journal of Surgical Pathology - Abstract: Volume 28(1) January 2004 p. 115-125 Leiomyosarcoma of the Penis: A Clinicopathologic Study of 14 Cases With Review of the Literature and Discussion of the Differential Diagnosis.
  108. (en) CIRP.org.
  109. (en) Esen, G Aslan, H Kazimoğlu, D Arslan et I Celebi, « Concealed penis: rare complication of circumcision. », Urologia internationalis, vol. 66, no 2,‎ 2001, p. 117–8 (PMID 11223758, DOI 10.1159/000056585).
  110. (en) CIRP.org
  111. (en) CIRP.org.
  112. (en) American Academy of Pediatrics. Task Force on Circumcision « Circumcision policy statement » Pediatrics mars 1999;103(3):686–93.
  113. (en) Taddio, Anna; Joel Katz, A Lane Ilersich, Gideon Koren. « Effect of neonatal circumcision on pain response during subsequent routine vaccination » Lancet 1997;349(9052):599–603. DOI:10.1016/S0140-6736(96)10316-0 PMID 905773
  114. (en) « Circumcision: Position Paper on Neonatal Circumcision » American Academy of Family Physicians. 2007 Circumcision: Information for parents. Caring for kids. Canadian Paediatric Society, novembre 2004. Consulté le 21 janvier 2012.
  115. (en) « Circumcision is a “non-therapeutic” procedure, which means it is not medically necessary. Parents who decide to circumcise their newborns often do so for religious, social, or cultural reasons. To help make the decision about circumcision, parents should have information about risks and benefits. It is helpful to speak with your baby's doctor. After reviewing the scientific evidence for and against circumcision, the CPS does not recommend routine circumcision for newborn boys. Many paediatricians no longer perform circumcisions. »
  116. http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-un-peu-d-humilite-pr-montagnier--3111.asp?1=1
  117. http://www.pediadol.org/IMG/pdf/U2010_DA.pdf
  118. http://www.cnrd.fr/IMG/pdf/Memoire_douleur.pdf
  119. Les réponses avec le professeur Daniel Annequin, anesthésiste et responsable de l'unité douleur à l'hôpital Armand-Trousseau : « Grâce à des études menées aux États-Unis, on a pu mesurer le niveau de douleur lors de la circoncision des petits garçons. On a pu constater que les nouveau-nés qui n'ont pas d'antalgiques ont des scores de douleur maximum. On est dans le cas d'une chirurgie certes brève, mais ça reste une chirurgie. C'est vrai qu'il existe les solutions sucrées, les anesthésies locales mais toutes les études montrent que cela ne suffit pas. Il est sûr que l'on va faire baisser les scores de douleur mais globalement il faut associer trois, quatre voire cinq moyens antalgiques pour pouvoir opérer en ambulatoire, l'idéal est quand même le gold standard c'est-à-dire l'anesthésie générale. » http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-circoncision-comment-diminuer-la-douleur--3244.asp?1=1
  120. http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante--3245.asp?1=1&idbloc=1
  121. http://www.letemps.ch/Page/Uuid/f119e88c-d2a1-11e1-a884-b5966dfa6449/Un_nourrisson_peut-il_avoir_mal
  122. Rapport de la Société Française d’Anesthésie et de Réanimation en 2011
  123. (en) P.C. Remondino, History Of Circumcision,‎ 1891 (lire en ligne), p. 65–69.
  124. « Un remède presque toujours efficace contre la masturbation chez les jeunes garçons est la circoncision. L’opération doit être faite par un chirurgien sans anesthésie, car la douleur de courte durée pendant cette opération a un effet salutaire sur l’esprit, surtout si elle est associée à l’idée de punition. Pour ce qui est des femmes, l’auteur a découvert que l’application de phénol pur sur le clitoris était un excellent moyen de maîtriser l’excitation anormale (Les brûlures au phénol sont très douloureuses et longues à guérir.) »

    (en)« A remedy for masturbation which is almost always successful in small boys is circumcision. The operation should be performed by a surgeon without administering an anesthetic, as the brief pain attending the operation will have a salutary effect upon the mind, especially if it be connected with the idea of punishment. In females, the author has found the application of pure carbolic acid to the clitoris an excellent means of allaying the abnormal excitement. » (John Harvey Kellogg, M.D. Treatment for Self-Abuse and its Effects, 1888, p. 295).
  125. (en)Trends in In-Hospital Newborn Male Circumcision --- United States, 1999--2010, Document du Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, publié en 2009.
  126. a et b (en) (en) Edgar J Schoen, « Should newborns be circumcised? Yes », Can Fam Physician, vol. 53, no 12,‎ 1er décembre 2007, p. 2096–8, 2100–2 (PMID 18077736, PMCID 2231533, lire en ligne)
  127. http://www.publichealthreports.org/archives/issueopen.cfm?articleID=2352
  128. Acceptability of neonatal circumcision by Hispanics in southern Florida, Int J STD AIDS. Aug 2010; 21(8): 591–594
  129. (en) « American Academy of Pediatrics: circumcision policy statement », Pediatrics, vol. 103, no 3,‎ 1999, p. 686–693 (PMID 10049981, DOI 10.1542/peds.103.3.686, lire en ligne).
  130. (en) « Data Tables - The Maternity Experiences Survey (MES) 2006-2007 Canadian Maternity Experiences Survey », Public Health Agency of Canada, p. 267
  131. http://www.bullfax.com/?q=node-more-half-canadians-would-consider-circumcising-their-s
  132. Australie-Méridionale étant le dernier État australien à interdire cette pratique en 2007(en) « Public hospitals ban circumcision », The Australian,‎ 12 novembre 2007 (lire en ligne)
  133. http://www.princess-diana.com/diana/diana-news/diana_news.php?subaction=showfull&id=1291055107&archive=&start_from=&ucat=7&
  134. (en) « Sondage TNS sur la circoncision en France ».
  135. a, b, c et d (en) Castellsagué, X, « Chlamydia trachomatis infection in female partners of circumcised and uncircumcised adult men », Am J Epidemiol, vol. 162, no 9,‎ 2005, p. 907–916 (PMID 16177149, DOI 10.1093/aje/kwi284, lire en ligne).
  136. (en) Frisch, M, « Falling incidence of penis cancer in an uncircumcised population (Denmark 1943-90) », BMJ, vol. 311, no 7018,‎ 2 décembre 1995, p. 1471 (PMID 8520335, PMCID 2543732, lire en ligne).
  137. Le nombre de circoncisions en hausse en Belgique, la Libre Belgique, 14 février 2012
  138. La circoncision rituelle en hausse en Belgique, la Libre Belgique, 10 août 2012
  139. http://cebp.aacrjournals.org/content/15/2/405
  140. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16492939
  141. (en) Ku, J H, « Circumcision practice patterns in South Korea: community based survey », Sex Transm Inf, vol. 79, no 1,‎ 2003, p. 65–67 (PMID 12576619, PMCID 1744613, DOI 10.1136/sti.79.1.65, lire en ligne).
  142. « Decline in male circumcision in South Korea », DaiSik Kim, Sung-Ae Koo et Myung-Geol Pang, BMC Public Health, 11 décembre 2012
  143. (en) « Cultural Male Circumcision Report of Committee 2004/2005 » [PDF], (Irish) Department of Health and Children.
  144. (en) « Questions and answers: NIAID-sponsored adult male circumcision trials in Kenya and Uganda », National Institute of Allergy and Infectious Diseases,‎ décembre 2006.
  145. http://www.pubmedcentral.nih.gov/articlerender.fcgi?tool=pmcentrez&artid=1489185
  146. a et b (en) Williams, B G, « The potential impact of male circumcision on HIV in sub-Saharan Africa », PLos Med, vol. 3, no 7,‎ 2006, e262 (PMID 16822094, PMCID 1489185, DOI 10.1371/journal.pmed.0030262).
  147. http://za.news.yahoo.com/circumcision-case-nothing-074011280.html
  148. (en) Marilyn Fayre Milos, « Circumcision: A medical or a human rights issue? », Journal of Nurse-Midwifery, vol. 37, no 2 S1,‎ mars-avril 1992, S87–S96 (PMID 1573462, DOI 10.1016/0091-2182(92)90012-R, lire en ligne).
  149. « An Age of Consent for Circumcision? » Room for Debate, New York Times, juillet 2012

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]