Posca

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Dans l'Antiquité romaine, la posca était un vin amer composé en fait de vinaigre allongé d'eau et parfois adouci au jaune d'œuf.

Description[modifier | modifier le code]

À l'origine, la posca était bien du vin, mais du fait de mauvaises méthodes de conservation, elle se transformait rapidement en vinaigre. Elle était alors coupée d'eau, ce qui la rendait plus désaltérante et permettait de réaliser des économies. Comme le vin, la posca était commercialisée, sans doute à grande échelle, dans des tonneaux et des outres, voire transportée en vrac dans de gros dolia (amphores de très grande taille) par voie maritime.

Usage[modifier | modifier le code]

Cette boisson bon marché, réputée très rafraîchissante, était essentiellement servie aux légionnaires, au peuple et aux esclaves. Chez les légionnaires, la posca était transportée dans une fiole accrochée à la ceinture.

La posca n'était pas considérée comme un vin de plaisir mais était très appréciée parce qu'elle coupait efficacement la soif. De plus, cette boisson avait semble-t-il des vertus antiseptiques. Ce qui était d'usage chez les soldats durant l'Antiquité, c'était d'ajouter des « drogues » à ce vinaigre. Soit de la myrrhe (le sopor), soit du fiel (l'opium), ce qui était censé atténuer les souffrances.

Quand un soldat romain donnait du « vinaigre » à un supplicié agonisant (par exemple Jésus Christ sur sa croix), il lui proposait en fait ce qui lui servait de boisson au quotidien. Il s'agirait donc bien dans ce cas d'un geste de charité et non d'un mauvais traitement supplémentaire infligé au condamné. De plus, à cette époque, le vinaigre était déjà connu pour avoir des vertus désinfectantes.

Il ne faut pas confondre la posca avec la lora, un vin encore plus misérable obtenu par refermentation du marc, allongé avec de l'eau.

La boisson dans les Évangiles[modifier | modifier le code]

C'est sans doute cette boisson, imprégnée dans une éponge, accrochée au bout d'un roseau et mentionnée dans le Nouveau Testament, que le centurion tendit à Jésus-Christ pendant sa crucifixion :

« Après quoi, sachant que désormais tout était achevé pour que l'Écriture fût parfaitement accomplie, Jésus dit : " J'ai soif. " (Jean 19:28)
Un vase était là, rempli de vinaigre. On mit autour d'une branche d'hysope une éponge imbibée de vinaigre et on l'approcha de sa bouche. (Jean 19:29) ».

Notes et références[modifier | modifier le code]


Liens internes[modifier | modifier le code]