Portrait de Simonetta Vespucci

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Portrait de femme dit Simonetta Vespucci
Image illustrative de l'article Portrait de Simonetta Vespucci
Artiste Piero di Lorenzo dit Piero di Cosimo
Date vers 1480
Type Huile sur bois
Dimensions (H × L) 57 cm × 42 cm
Localisation Musée Condé, Rotonde de la galerie de peinture, Chantilly (Drapeau de la France France)
Propriétaire Institut de France
Numéro d'inventaire PE 13

Le Portrait de Simonetta Vespucci est un tableau peint par Piero di Cosimo (1462 - 1522) et conservé au musée Condé à Chantilly (France).

Historique[modifier | modifier le code]

Ce panneau pourrait être une commande de la famille Médicis et particulièrement Giuliano da Sangallo, en l'honneur de Simonetta Vespucci, femme de Marco Vespucci et connue pour avoir été la maîtresse de Julien de Médicis, le jeune frère de Laurent le magnifique. Elle avait la réputation à Florence d'être la plus belle femme de son époque. Décédée le à 23 ans, ce portrait est probablement posthume. Il s'agit d'une œuvre de jeunesse de Piero di Cosimo.

Le tableau est repéré par Giorgio Vasari en 1568 dans les collections de Francesco da Sangallo, fils de Giuliano, et évoqué dans la Vie de Piero di Cosimo. Vasari ne signale pas l'inscription en bas du tableau ce qui indique qu'elle est postérieure, probablement de la fin du XVIe siècle. En 1586, les biens des Sangallo sont vendus et la famille Vespucci achète le tableau. On en retrouve la trace lors de son achat par Frédéric Reiset en 1841. Celui-ci signale qu'il était encore en possession des descendants des Vespucci 19 mois auparavant. En 1879, Reiset met en vente sa collection de tableaux qui est acquise par le duc d'Aumale. Celui-ci installe le portrait dans la rotonde à l'extrémité de la galerie de peinture. Ilse trouve de nos jours à côté de la Madonne de Lorette de Raphaël.

Iconographie, attribution et datation[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-Baptiste enfant

Vasari assimile la femme à Cléopâtre, mais le serpent ne mord pas le sein de la femme, comme elle est traditionnellement représentée. L'historien de l'art italien Eugenio Battisti y a vu une représentation de Proserpine, reine des enfers. Une des hypothèses les plus vraisemblables est d'y voir le portrait idéalisé d'une femme, une image de la beauté parfaite. Le serpent sur le point de se mordre la queue est le symbole néoplatonicien de la mort par laquelle il faut passer pour atteindre cette beauté.

Après avoir été attribué à Sandro Botticelli puis à Antonio Pollaiuolo, le portrait est attribué depuis 1879 à Piero di Cosimo, par l'historien de l'art italien Frizzoni, sans être remis en cause depuis. Le physique de la femme est rapproché du Saint-Jean-Baptiste conservé au Metropolitan Museum de New York ou des anges du retable de l'hôpital des Innocents à Florence. Les traits de la femme et le traitement des bijoux en font sans doute une œuvre de jeunesse, typique du Quattrocento.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Elisabeth de Boissard et Valérie Lavergne, Chantilly, musée Condé. Peintures de l'École italienne, Réunion des musées nationaux, coll. « Inventaire des collections publiques de France » (no 34),‎ 1988, 212 p. (ISBN 2-7118-2163-3), p. 118-120

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]