Portrait d'un cardinal

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Portrait d'un cardinal
Image illustrative de l'article Portrait d'un cardinal
Artiste Raphaël
Date 1510
Type huile sur bois
Dimensions (H × L) 79 × 61 cm
Localisation Musée du Prado, Premier étage,Salle 49, Madrid (Drapeau de l'Espagne Espagne)

Le Portrait d'un cardinal est une peinture à l'huile sur bois de 79 × 61 cm, datant de 1510, du peintre Raphaël, conservée au Musée du Prado, à Madrid.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le personnage représenté est inconnu. Divers noms ont été avancés dont ceux des cardinaux Francesco Alidosi, Bibbiena, Cybo ou Trivulzio.

Le tableau a été probablement commissionné à Raphaël par un cardinal de la cour du pape Jules II dans les premières années du séjour romain de l'artiste (1510).

La peinture a été achetée à Rome par Charles IV d'Espagne (1748-1819) quand il était encore prince.

L’attribution à Raphaël fait débat car bien que l'on retrouve une composition dérivant de la géométrie de la Joconde de Léonard, on ne connaît dans aucune autre de ses œuvres une telle utilisation des lumières[1].

Description[modifier | modifier le code]

Le personnage est représenté en buste, de trois-quart vers la gauche dans ses habits rouges (cape) et blanc (manches) de cardinal sur un fond sombre, le regard dirigé vers le spectateur. Le profil du jeune cardinal établit un fort contraste avec le fond sombre grâce à un éclairage intense.

Analyse[modifier | modifier le code]

La composition est semblable à celui de La Joconde de Léonard de Vinci  : dans les deux cas, le modèle apparaît assis, formant un triangle avec son corps et son bras.

Le visage montre une personnalité réflexive et réservée, exprimant une haute sécurité en soi. Le visage en dépit de la petite taille par rapport à la toile acquiert de ce fait une importance exceptionnelle.

Le tableau est caractérisé par l'intensité de la peinture et l'absence d'artifices donnent, malgré sa sobriété, une grande solennité au personnage.

Les contrastes chromatiques entre le chapeau cardinalice rouge brillant, la manche blanche et le visage du cardinal obtenus à l'aide de l'usage de la lumière sont surprenants. Ces caractéristiques, combinées à la méticolosité des coups de pinceau, donne un effet de relief au personnage.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L. Cirlot, Museo del Prado II, Col. Museos del Mundo, Thome 7, p. 145, Espasa, 2007 (ISBN 978-84-674-3810-9)
  • L. Monreal, Grandes Museos, Vol. 1, Planeta, 1975 (ISBN 84-320-0460-X)
  • M. Olivar, Cien obras maestras de la pintura, Biblioteca Básica Salvat, 1971 (ISBN 84-345-7215-X)
  • Pierluigi De Vecchi, Raffaello, Rizzoli, Milan, 1975.
  • Paolo Franzese, Raffaello, Mondadori Arte, Milan 2008 (ISBN 978-88-370-6437-2)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Voir liens externes

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le tableau a parfois été attribué à Antonio Moro, en raison de la technique de lumière et reflets brillants sur la cape, considérée comme inhabituelle chez Raphaël

Liens externes[modifier | modifier le code]