Portique d'Octavie

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Portique d'Octavie
Portique d'Octavie.
Portique d'Octavie.

Lieu de construction Champ de Mars
Date de construction IIe siècle av. J.-C.
Ordonné par Quintus Caecilius Metellus Macedonicus
Type de bâtiment Portique
Le plan de Rome ci-dessous est intemporel.
Planrome2b.png
Portique d'Octavie

Localisation du portique dans la Rome antique (en rouge)

Coordonnées 41° 53′ 35″ N 12° 28′ 44″ E / 41.89293, 12.47882641° 53′ 35″ Nord 12° 28′ 44″ Est / 41.89293, 12.478826  
Liste des monuments de la Rome antique

Le portique d'Octavie (en latin : Porticus Octaviae) est un ensemble de monuments situé sur le Champ de Mars à Rome, près du théâtre de Marcellus. En plus de l'enceinte à colonnade, le portique se compose de deux temples, l'un dédié à Junon Regina et l'autre à Jupiter Stator.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le portique est construit au cours du IIe siècle av. J.-C. par Quintus Caecilius Metellus Macedonicus, vainqueur des Macédoniens. Ce portique entoure deux temples, à l'ouest celui de Junon Regina et à l'est celui de Jupiter Stator. Entre 33 et 23 av. J.-C., Auguste le reconstruit et le dédie à sa sœur Octavie[n 1]. C'est tout près de ce portique que l'on trouve la grande insula du Capitole.

Description[modifier | modifier le code]

Le portique d'Octavie, gravure de Giuseppe Vasi, 1752.

Le portique s'élève sur un podium bas, à l’intérieur duquel ont été retrouvés des vestiges du portique de Metellus. Du portique d'Octavie restent essentiellement visibles le propylée d’entrée sud et un tout petit tronçon de colonnade. Deux colonnes corinthiennes du propylée sont restées intactes, tandis que les autres ont été remplacées par un arc donnant accès à l'église Sant'Angelo in Pescheria.

Les frontons ont été reconstruits en grande partie avec des matériaux réutilisés. Des deux temples qui se trouvent au centre de l'édifice ne subsistent de celui de Junon Regina que quelques éléments dans les caves des constructions modernes.

Inscription[modifier | modifier le code]

Sur l'architrave du propylée se lit encore une inscription dédicatoire sévérienne datant de 203 ap. J.-C. :

[IMP•CAES•L•SEPTIMIV]S•SEVERVS•PIVS•PERTINAX•AVG•ARABIC•AD[IABENIC•PAR]THIC•MAXIMVS
TRIB•POTEST•XI•IMP•XI•COS•III•P•P•ET
[IMP•CAES•M•AVRELIV]S•ANTONINVS•PIVS•FELIX•AVG•[TRIB•POTEST•VI]•COS•PROCOS
INCENDIO•CORRVPTAM•REST[ITVERVNT]

Ce qui peut se traduire par :

« L'empereur César Auguste Lucius Septime Sévère, Pius Pertinax Arabicus Adiabenicus Parthicus Maximus, dans sa onzième puissance tribunitienne, salué onze fois imperator, trois fois consul, père de la patrie, et l'empereur César Auguste Marcus Aurelius Antoninus [Caracalla], Pius Felix, dans sa sixième puissance tribunicienne, consul, proconsul, ont restauré ce portique ruiné par un incendie »

Temple de Junon Regina[modifier | modifier le code]

Temple de Jupiter Stator[modifier | modifier le code]

Selon Vitruve, le temple est l’œuvre de l'architecte grec Hermodore de Salamine[1],[a 1]. Le temple est entièrement construit en marbre d'après les auteurs antiques qui précisent que c'est inédit à Rome[2]. Il est périptère hexastyle avec onze colonnes latérales. L'intervalle entre les colonnes en façade est égal à celui entre les colonnes latérales et entre la rangée de colonnes et le mur de la cella[1]. Sur le plan de la Forma Urbis, le temple est représenté avec dix colonnes latérales et non onze comme l'indique Vitruve, ce qui peut être expliqué par une modification apportée au temple lors d'une restauration, par exemple sous Auguste lorsqu'est entreprise la reconstruction du portique[1]. La cella du temple abrite de nombreuses œuvres d'art[a 2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Quand Dion Cassius dit qu'il a été construit après l'an 33 av. J.-C. avec le butin des campagnes en Dalmatie, il confond ce portique (Porticus Octaviae) avec un autre, nommé Porticus Octavia.

Références[modifier | modifier le code]

  • Sources modernes :
  1. a, b et c Platner et Ashby 1929, p. 305.
  2. Platner et Ashby 1929, p. 304.
  • Sources antiques :
  1. Vitruve, De Architectura, III, 2, 5
  2. Pline l'Ancien, Histoire naturelle, XXXVI, 24, 34 et 40

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Filippo Coarelli, Guide archéologique de Rome, Hachette, 1998, pp. 192-193 (ISBN 2012354289)
  • (en) Samuel Ball Platner et Thomas Ashby, A topographical dictionary of Ancient Rome, Oxford University Press,‎ 1929

Liens externes[modifier | modifier le code]

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