Portique écotaxe

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Portique de prélèvement de l'écotaxe portant une bannière d'opposition à sa mise en place à hauteur de Bignan dans le Morbihan.

Un portique à écotaxe (ou simplement portique écotaxe) est un dispositif de contrôle relatif à la perception de la taxe poids lourds (dite « écotaxe ») en France.

Description[modifier | modifier le code]

La taxe poids lourds est une redevance imposée aux poids lourds circulant sur le réseau routier français national et départemental. À compter de la date d'entrée en vigueur de cette nouvelle taxe, chaque poids lourd de plus de 3,5 tonnes devra s’acquitter d'une redevance dont le montant varie en fonction du réseau routier emprunté et de la classe de pollution du véhicule. La perception de cette taxe est effectuée au moyen d'un boitier GPS qui enregistre le trajet effectué par le poids lourd et transmet les données recueillies au service chargé de calculer et de percevoir l'écotaxe[1].

Les portiques écotaxe sont des dispositifs de contrôle qui permettent d'identifier les poids lourds qui circulent sur le réseau routier et de vérifier que ceux-ci sont bien munis du boitier GPS permettant le calcul de la taxe à percevoir. Chacun de ces portiques est constitué de deux éléments verticaux, de chaque côté de la route, qui soutiennent une partie horizontale, surplombant les voies de circulation et équipée d'appareillages électroniques. Cette partie horizontale est accessible par une passerelle de contrôle.

Chaque portique supporte les éléments électroniques suivants[2] :

  • des capteurs lasers permettant d'établir la silhouette du véhicule afin d'en distinguer le type (voiture particulière, moto, camion, etc.) et de déterminer s'il doit s'acquitter de la taxe ;
  • des récepteurs radios haute fréquence dialoguant avec le boitier GPS contenu dans les camions. Ce boitier est obligatoire dans les véhicules soumis à la taxe ;
  • des caméras permettant de prendre en photo les camions non équipés de boitier, afin de dresser des contraventions.

En complément de ces portiques installés de manière permanente, des bornes mobiles de contrôle peuvent être déployées par les forces de l'ordre afin d'effectuer des contrôles plus ponctuels.

Installation[modifier | modifier le code]

L'application de la taxe poids lourds requiert l'installation de 173 portiques sur les routes françaises. La grande majorité d'entre eux (environ 150) sont construits par la société Lacroix Signalisation basée à Saint-Herblain en Loire-Atlantique[2].

À la fin octobre 2013, la mise en place de cette taxe provoque une vague de protestation en Bretagne. Début novembre, sur les quinze portiques installés dans la région, cinq sont mis hors service[3]. Le portique de Pont-de-Buis est démonté par précaution et quatre sont totalement détruits : à Guiclan en août, Melgven début octobre, Saint-Allouestre le 2 novembre et Lanrodec le lendemain[4]. La protestation continue en Bretagne avec l'incendie et le démontage de portiques peu avant l'été 2014, le portique de Jugon-les-Lacs est vandalisé le 4 juin 2014 et démonté le 5 juin 2014, le portique de Brec'h est vandalisé dans la nuit du 10 juin 2014 au 11 juin 2014 et démonté dans la foulée, portant à 10 le nombre de portails démontés en un an en Bretagne

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Valérie Collet, « La taxe poids lourd entrera en piste début 2013 », Le Figaro,‎ 16 février 2011
  2. a et b Guillaume Bouniol, « Les portiques écotaxe, comment ça marche ? », Ouest-France, no 20975,‎ 29 juillet 2013, p. 4 (lire en ligne)
  3. http://www.franceinfo.fr/economie/ecotaxe-onze-bornes-et-quatre-portiques-detruits-1202489-2013-11-05
  4. « Voici la carte des portiques écotaxe en Bretagne », Breizh Journal,‎ 4 novembre 2013