Porte d'Auteuil

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Porte d'Auteuil
Illustration de la Porte d'Auteuil
La porte d'Auteuil en 2011
Précédent Sens anti-horaire
Porte Molitor
Porte d'Auteuil Sens horaire
Porte de Passy
(enceinte de Thiers)
Porte de Boulogne
(limite extérieure de
la ville de Paris)
Suivant
Géographie
Boulevard (s) Boulevard Suchet
Boulevard Murat
Arrondissement (s) 16e
Coordonnées 48° 50′ 53″ N 2° 15′ 31″ E / 48.84806, 2.2586148° 50′ 53″ Nord 2° 15′ 31″ Est / 48.84806, 2.25861  
Transports en commun
Petite Ceinture Auteuil - Boulogne
Petite ceinture RATP PC1
Métro (M)(10)
Porte d'Auteuil
Bus (BUS) RATP 32 52 123 241
Routes
Autoroute A13

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Point carte.svg
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La porte d'Auteuil est une porte de Paris située dans le 16e arrondissement à proximité immédiate du quartier d'Auteuil. Elle marque la jonction entre la rue et le boulevard d'Auteuil et entre les boulevards Suchet et Murat.

Description[modifier | modifier le code]

Le Paris de la Belle Époque, porte d'Auteuil, Eugène Atget
La porte d'Auteuil avec l'ancienne gare SNCF en 2014

La porte d'Auteuil correspond à une zone relativement récente et peu dense de Paris, fortement marquée par l'architecture post-haussmanienne des années 1920 et 1930 : les anciens immeubles de la ville de Paris situés à la jonction du boulevard Suchet, le lycée Jean-de-La-Fontaine, les tribunes de l'hippodrome d'Auteuil, la piscine Molitor (détruite en juin 2012 malgré son inscription à l'inventaire des monuments historiques) et la tribune présidentielle du stade Jean-Bouin (détruite à l'été 2010 malgré une procédure de classement d'urgence), sont considérés comme emblématiques de l'architecture de cette période.

Elle donne accès au Sud du bois de Boulogne et à ses nombreux aménagements récréatifs, comme le complexe de Roland-Garros, l'hippodrome d'Auteuil, le stade Jean-Bouin et des parcs et jardins, notamment celui des serres d'Auteuil.

Projets de « densification de la porte d'Auteuil »[modifier | modifier le code]

cartographie des projets

Depuis plusieurs années, le quartier s'étirant de la porte d'Auteuil à la porte Molitor fait l'objet de nombreux projets de restructuration. Cette opération est souvent désignée comme une densification de la porte d'Auteuil et se trouve particulièrement contestée par les riverains, des universitaires comme Alexandre Gady et les associations de défense du patrimoine, notamment SOS Paris et la SPPEF[1]. Deux types de programmes sont à distinguer.

D'une part, l'actuelle municipalité souhaite profiter des réserves foncières récemment libérées par la SNCF et la congrégation des Petites sœurs des pauvres pour construire de nouveaux immeubles de logement social[2], dans l'îlot situé derrière l'ancienne gare d'Auteuil-Boulogne, entre les boulevard Suchet et Montmorency et sur le parc de l'ancienne maison de retraite de la rue de Varize. Riverains et associations de protection du patrimoine dénoncent les choix urbanistiques de la municipalité[2]. Le projet du boulevard Montmorency prévoit en effet la construction de trois tours d'une douzaine d'étages, dans un quartier au contraire marqué par des gabarits plus modestes[réf. nécessaire]. Les tours écraseraient la place et supprimeraient l'espace occupée auparavant par les entrepôts peu élevés de la SNCF[non neutre]. Ces associations avaient déposé un autre projet, négocié avec les riverains et la mairie d'arrondissement, prévoyant un jardin et des services publics (école, garderie, bibliothèque, résidence étudiante), ainsi que des immeubles plus modestes[3], projet rejeté par la mairie de Paris[réf. nécessaire]. Sur le jardin de la rue de Varize, c'est la suppression d'un espace vert au profit de tours de logement qui fait débat. Dans ce dernier cas, la congrégation a finalement décidé de ne plus vendre la parcelle à la COGEDIM[4]. À la gare d'Auteuil, en revanche, c'est une procédure juridique qui bloque pour l'instant le projet [5].

C'est la question des installations sportives, très présentes dans le quartier, qui constitue le second volet de projets de construction. Il s'agit de la reconstruction du stade Jean-Bouin, de l'agrandissement du complexe de Roland-Garros, de la reconstruction de la piscine Molitor et du réaménagement de l'hippodrome d'Auteuil. Toutes ces opérations sont particulièrement contestées pour diverses raisons[réf. nécessaire]. La question principale est celle du sport scolaire : les stades Jean-Bouin et Georges-Hébert, concernés par ces projets seraient reconvertis en stades strictement professionnels alors qu'ils sont actuellement utilisés par les sportifs amateurs et les nombreux élèves du Sud de l'arrondissement. L'impact des événements sportifs sont également au cœur des débats dans un quartier situé à proximité du parc des Princes et du stade Roland-Garros, qui occasionnent congestion et dégradations diverses à chaque manifestation. Dans le cas de Roland-Garros, enfin, se pose la question de l'avenir du jardin des serres d'Auteuil[6],[7].

Cette importante concentration de projets contestés à amené le maire de l'arrondissement, Claude Goasguen, à dénoncer une politique de brimade systématique des « ennemis de classe » menée par le maire de Paris, Bertrand Delanoë[8],[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le patrimoine en question n°3 sur le site de La Tribune de l'art le 22 juin 2012.
  2. a et b Pascale Krémer, La villa Montmorency entre en résistance, Le Monde du 2 octobre 2008, p.3
  3. Association Porte d'Auteuil Environnement - Le contre-projet
  4. Claude Goasguen - Ca bouge rue du côté de la rue de Varize
  5. Paris en friche dans le ghetto des riches dans Libération du 18 mai 2010.
  6. Delanopolis
  7. Bulletin n°69 de SOS Paris
  8. interview publiée dans le journal Valeurs actuelles le 17 juin 2010
  9. Claude Goasguen accusé d'avoir dérapé dans Le Parisien du 8 juin 2010.