Porsche 911

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La Porsche 911 est une voiture de sport et de prestige fabriquée par la firme allemande Porsche. La commercialisation de la première génération commence en 1963. Elle est alors la première intégralement conçue par la firme de Stuttgart. Près de cinquante ans plus tard, le modèle phare de Porsche en conserve les traits et le nom. La 911, dans la version de type 991, est toujours produite et vendue. L'architecture du moteur est restée inchangée jusqu'à aujourd'hui. Il s'agit du légendaire 6-cylindres à plat (flat-six), disposé en porte-à-faux arrière.

La Porsche 911 est reconnue comme une des plus illustres automobiles de l'histoire, et le modèle le plus célèbre de Porsche. Le modèle actuel n’a plus grand-chose à voir avec son aîné : il existe en effet une quinzaine de modèles différents de la Porsche 911, les anciens modèles font aujourd’hui partie des voitures de sport les plus recherchées par les collectionneurs[1]. Pour fêter les 50 ans de la 911, Porsche a dévoilé le 4 juin 2013 une version « 50th Anniversary Edition » dont la série est limitée à 1 963 exemplaires en hommage à l'année de sa présentation[2].

Les phares ronds des Porsche 911, inchangés depuis les origines du modèle, sauf sur la 996.

Historique[modifier | modifier le code]

Conception[modifier | modifier le code]

Illustration de la carrosserie « fastback » de la Porsche 911
Le projet « T7 » de 1959

Le premier prototype de Porsche 911 est produit en 1959. Cette étude de style, connu sous le nom de « Projet T7 », est esthétiquement très proche de la Porsche 356. En effet, la nouvelle Porsche doit être plus performante, plus spacieuse et plus confortable que la vieillissante 356, tout en conservant quelque peu la forme originelle, et ce malgré un empattement allongé de 20 cm au minimum. Ce projet constitue un véritable défi à relever pour les ingénieurs de la firme de Stuttgart, bien plus souvent habitués à optimiser les modèles existants, que de créer de toutes pièces[3].

Cette liberté dans la conception engendre un nombre relativement important de prototypes aux solutions techniques différentes : la mécanique est tour à tour refroidie par air, par eau et même par une combinaison associant l'huile pour les cylindres et air pour les culasses. Le style est quant à lui moins sujet à discussion. En effet, le chef du Département Carrosserie, Erwin Komenda, est seul décideur en ce qui concerne la ligne des produits Porsche. Pour lui, le design n'est qu'une notion superflue[3]. Une petite équipe de stylistes, sous la direction du fils de Ferry Porsche, Butzi[N 1], définit une automobile 2+2[N 2] compacte dont le profil va se révéler être intemporel. Selon Butzi, la simplicité des lignes est une évidence et la facilité de fabrication est une nécessité absolue. Fort de son expérience à l'école de stylisme d'Ulm, il dessine une voiture aux lignes fluides, mais renonce à la carrosserie tricorps de la 356 pourtant chère à son père, et adopte un arrière « fastback » dans l'optique de loger quatre adultes[3]. Cette solution offre également l'avantage d'avoir un meilleur coefficient de traînée.

Quatre ans plus tard, au Salon de l'automobile de Francfort 1963, Porsche dévoile son cinquième et dernier prototype, baptisé « 901 », qui préfigure à peu de chose près, le modèle de série[4].

Présentation[modifier | modifier le code]

Le tableau de bord d'une Porsche 911, caractéristique par son compte-tours placé au centre.

L'histoire des Porsche 911 débute au Salon automobile de Francfort, le 12 septembre 1963, avec la présentation de ce qui sera la première génération de Porsche 911, la type 901. Elle aurait dû se nommer uniquement Porsche 901 cependant, le constructeur français Peugeot a déposé l'exclusivité des noms de domaine automobile de trois chiffres avec un zéro au milieu. Porsche décide alors le 10 novembre 1964 de remplacer le zéro par le chiffre qui succède, à savoir le 1[5].

Le nouveau modèle est immanquablement une Porsche, car il retient les traits marquants des prototypes antérieurs et demeurent dans la lignée des Porsche 356. Le pare-brise est plus relevé que sur la 356 et la surface vitrée est supérieure, mais l'élément stylistique le plus caractéristique réside dans la courbure progressive et continue du toit dont la ligne, partant du bord supérieur du pare-brise, ne s'achève qu'au niveau du pare-chocs arrière. Cette ligne, satisfaisante sur le plan esthétique, favorise également la pénétration dans l'air[5].

Mythe[modifier | modifier le code]

Dès son lancement, le succès est au rendez-vous et la 911 remporte de nombreux succès en courses automobiles. Au fil des années, Porsche améliore le modèle et les 911 successives seront toute à la pointe de la technologie de leur époque. Chaque nouveau modèle créé de la 911 est plus puissant que le précédent. En 1968, le modèle proposé gagne ainsi 10 chevaux et atteint allègrement les 215 km/h, ce qui est pour l’époque exceptionnel[1].

La marque Porsche commercialise ses voitures dans le monde entier, le modèle 911, en vente aux États-Unis a toutefois subi quelques modifications afin d’être en conformité avec les normes américaines. De nombreuses célébrités outre-atlantique détiennent le modèle mythique de la marque allemande.

Modèles[modifier | modifier le code]

Modèle original : 911 Classic (1963-1973) Naissance d'une légende[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Porsche 911 (901).

La première version, alors appelée 901, a été présentée en 1963 lors du Salon de l'automobile de Francfort. Elle présentait alors un faux moteur, non opérationnel. Elle ne présentait que deux cadrans sur son tableau de bord, au lieu des cinq caractéristiques qui seront adoptés plus tard. Sa production en série a débuté en septembre 1964 et la 911 est commercialisée à partir du 16 novembre de la même année. Elle dispose alors d'un moteur six cylindres de 2,0 l développant 130 ch. Une variante de la 911, la 912, sort la même année. Elle est équipée du moteur 1,6 l de la 356 dont la puissance est réduite à 90 ch, concurrençant ainsi la 911 avec un prix inférieur. Ses ventes dépasseront même celles de sa grande sœur.

La première version de la 911 a été produite pendant trois ans, et est remplacée par la 911 L (pour « Luxus ») à partir de 1967. Puis un modèle plus puissant, la 911 S, vient élargir la série. Présentée en novembre 1966, elle est équipée d'un moteur 2,0 l de 160 ch, lui permettant d'atteindre 225 km/h. Elle se différenciait par de meilleures caractéristiques, mais aussi visuellement par ses jantes Fuchs 15 pouces, devenues célèbres. Équipée de carburateurs triple corps Weber, qui seront remplacés par l'injection mécanique Bosch de la 911 E dès l'année 1968, faisant passer la puissance de la 911 S de 160 à 170 ch. En 1967, est introduite la 911 T (pour « Touring »), d'une puissance de 110 ch. La gamme comporte alors quatre modèles, la 911 L, 911 T, la 911 S et la 912 avec la version Targa (par référence à la Targa Florio, course sicilienne où Porsche remporta plusieurs succès) lancée en 1966 qui se caractérisait par un toit partiellement découvrable, la voiture restant surmontée par un arceau fixe (de couleur chrome à l’origine puis peint en noir par la suite). Une « bulle » de verre englobant la partie arrière de l’habitacle.

En 1969, tous les modèles 911 voient leur cylindrée augmentée de 2,0 l à 2,2 l, la gamme alors se compose de la 911 T (125 ch), de la 911 E (155 ch) et de la 911 S (180 ch), la 911 L disparait des catalogues, puis la 911 passe à 2,4 l de cylindrée en 1972. Le modèle le plus puissant, la 911 S, atteint alors 190 ch ; elle est la voiture la plus rapide produite en Allemagne (environ 240 km/h de vitesse de pointe).

Carrera RS[modifier | modifier le code]

Porsche Carrera RS 2.7 de 1972

Porsche lance en 1972 la 911 2.7 Carrera RS (nommée comme la 356 d'après la course Carrera Panamericana, et RS pour « Renn Sport »), une 911 dotée d'un plus gros moteur et allégée. À la suite d'une nouvelle réglementation sportive, elle est produite à 500 exemplaires afin d'obtenir une homologation pour la compétition, mais en réponse aux importantes ventes, la production est étendue à 1 000, puis finalement 1 590 exemplaires. Elle est dotée d'un moteur boxer 6-cylindres de 2,7 l de 210 ch. Elle a participé à de très nombreuses compétitions et reste un modèle de 911 emblématique, considérée comme la voiture sportive par excellence[6].

Porsche 911 série G (1973-1989)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Porsche 911 (911).

Dix ans après la première, les ingénieurs à la Porsche ont donné a la 911 sa première transformation. Le modèle de la série G  a été produit de 1973 à 1989, plus longtemps que toute autre génération de 911. Elle dispose de pare-chocs butoirs à soufflets absorbant les impacts, une innovation conçue pour respecter les dernières normes de crash test aux États-Unis. La protection des occupants a été améliorée par l’adoption des ceintures de sécurité à trois points comme l'équipement standard, aussi bien qu'a l’intégration des appui-têtes sur les sièges.

Un des jalons les plus importants dans la saga 911 a été le dévoilement en 1974 de la première Porsche 911 Turbo avec un 3.0-litre reconnaissable à son becquet arrière. Le moteur développait 188 kW. Avec son mélange unique de luxe et de performances, la Turbo est devenu le modèle  mythique de Porsche. Le saut de performances est arrivé en 1977 avec l'Intercooler qui équipait les 911 Turbo 3.3. Sa puissance de sortie de 296 ch (218 kW) était la meilleure de sa catégorie. En 1983, les 911 Carrera avec leur 3.2-litre de 228 ch ont remplacé les SC qui sont devenues des articles de collection. En 1982, les amateurs d’air frais pouvaient commander les 911 Cabriolet. Les Carrera Speedster ont été lancées en 1989, elles évoquaient les légendaires 356 des années cinquante.

Porsche 911 SC 1981

Cette 911 est équipée de pare-chocs proéminents afin de satisfaire les normes alors en vigueur en Amérique du Nord. Les modèles 2.7 affichent 150 ch et 165 ch tandis que les 2.7 S ont une puissance portée à 175 ch.

À partir de 1976, Porsche commercialise la 3.0 Carrera et la SC. La première, distribuée sur deux années, dispose d' une injection KJetronic d'une puissance de 200 ch, pour son 6-cylindres à plat de 2 994 cm3. la SC, distribuée de 1978 à 1983, passera de 180 à 204 ch, en passant par 188 pour l’année 1980. Afin de satisfaire les normes anti-pollution, une pompe à air[Quoi ?] peut être installée[réf. souhaitée]. Elle consiste à injecter l'air du compartiment moteur dans l'échappement ce qui a pour but de diminuer la concentration des gaz d'échappement en sortie d'échappement par augmentation du volume d'air total. La voiture satisfait donc aux normes anti-pollution américaines.

À cette époque, la direction voulait mettre un terme à la 911 et privilégier les autres modèles de la marque. Cependant, la 911 va connaitre un renouveau, forcé par l'attachement des clients pour ce modèle mythique. La version Targa assuma seule le rôle de 911 découvrable jusqu’en 1982, date du lancement du cabriolet qui fut commercialisé en 1983. Ce dernier d’abord équipée du 3.0, accueillera le 3.2 l’année suivante tout comme le coupé. Ce moteur affiche 231 ch, bien que les versions catalysées subissent une baisse de puissance en affichant 217 ch en Europe et 207 ch aux États-Unis[7].

Porsche 964 (1988–1994)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Porsche 911 (964).
Porsche 964 front 20080515.jpg

Juste quand les experts automobiles prévoyaient la fin imminente d'une ère, en 1988 Porsche sort la 911 Carrera 4 (964). Après quinze ans de production, la plate-forme de la 911 a été radicalement renouvelée avec 85 % de nouveaux composants, rendant la 911 un véhicule moderne et durable.

Son moteur boxer de 3.6-litre refroidi par air délivrait 247 ch (182 kW). Extérieurement, les 964 différaient très légèrement, modifiant ses pare-chocs de polyuréthane aérodynamiques et intégrant le becquet arrière à ouverture automatique. Ailleurs les modifications étaient plus profondes, l’intérieur était très différent, le nouveau modèle était conçu pour captiver des conducteurs non seulement pour les performances sportives mais aussi pour le confort et la sécurité avec la venue de l'ABS, la direction assistée, les airbags et l'option de transmission automatique Tiptronic. Le châssis quant à lui a été complètement revu avec des trains roulants en alliage léger et des ressorts hélicoïdaux au lieu de la suspension de barre de torsion précédente. Quant à la révolutionnaire Carrera 4, elle comportait quatre roues motrices. En plus de la Carrera, du Cabriolet et des versions Targa, dès 1990 les clients pouvaient aussi commander la 964 Turbo. Initialement entrainée par l’éprouvé 6-cylindres, en 1992 le Turbo a été mis à jour et évolué en 3.6-litre (de 261 kW) plus puissant. Aujourd'hui, les 964 Carrera RS, 911 Turbo S et 911 Carrera 2 Speedster sont particulièrement prisées des collectionneurs.

Porsche 993 (1993–1998)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Porsche 911 (993).
Porsche 911 993 -- 11-26-2011.jpg

La Porsche 911 (993) est la quatrième génération de Porsche 911. C'est la dernière version de la série 911 à posséder le moteur boxer dans sa configuration d'origine, c'est-à-dire avec un refroidissement à air. Il sera par ailleurs désormais associé à une boîte de vitesses à 6 rapports. De nombreux perfectionnements électroniques apparaissent également, aussi bien en ce qui concerne la gestion du moteur que les aides à la sécurité active (antipatinage…).

La 911 (993) est officiellement présentée au public le 9 novembre 1993, le département marketing n'ayant visiblement pas choisi cette date au hasard. À cette période, le succès de ce modèle est vital pour Porsche, car ce sera pratiquement sa seule voiture à la vente pendant quatre ans ; le Boxster ne sortira qu'en 1998. Pour le millésime 1997, la boîte de vitesses est modifiée afin de rallonger les rapports et de passer ainsi les nouvelles normes anti-pollution en vigueur.

Pour beaucoup de porschistes, cette série 993 restera la dernière « vraie » 911, associant le design inimitable de la 911 à son fameux moteur 6-cylindres à plat refroidi par air. Son design est remarquable et agréable. Les pare-chocs intégrés soulignent l'élégance et la fluidité de la ligne. La section avant est plus basse et plus lancée que sur les modèles précédents, rendue possible par des nouveaux phares poly-ellipsoïdaux. Les 993 ont rapidement gagné une réputation de la fiabilité exceptionnelle et d’agilité a l’instar des premières 911 avec des nouveaux châssis en aluminium.

La version de Turbo était la première 911 à avoir un moteur bi-turbo, devenant le groupe motopropulseur d'automobile de production d'émission la plus basse dans le monde en 1995. La cavité des roues d'aluminium, jamais utilisée auparavant étaient encore une autre innovation de la version de Turbo 4 roues motrices.

La Porsche 911 GT2 a visé les puristes amateurs de voiture de sport qui cherchent le frisson de la grande vitesse. Une verrière électrique qui glissait sous la lunette arrière était une des innovations de 911 Targa. Les puristes et passionnés de 911 disent encore que les 993 produites de 1993 à 1998 sont les dernières vraies 911 avec un moteur refroidi par air.

Pour beaucoup de porschistes, cette série 993 restera la dernière « vraie » 911, associant le design inimitable de la 911 à son fameux moteur 6-cylindres à plat refroidi par air.[réf. souhaitée]

Porsche 996 (1997–2005)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Porsche 911 (996).
Porsche 996 Targa.JPG

Les 996, qui sont sorties des chaînes de montage de 1997 à 2005, ont représenté un tournant majeur dans l'histoire des 911. Elle a conservé toute la personnalité et le caractère de son héritage, mais elle était entièrement une nouvelle voiture. Cette génération revue sous tous ses aspects était la première à être équipée d’un refroidissement par eau du célèbre moteur boxer. Grâce à ses culasses à quatre soupapes, il atteint 296 ch (218 kW) et a innové en termes de réduction d’émissions, de bruit et de consommation de carburant.

Le design extérieur était une réinterprétation des lignes classiques des 911, mais avec un coefficient de traînée inférieur (Cd) de 0,30. Les lignes des 996 étaient aussi un résultat de partage de composant avec la réussie sœur Boxster. Sa caractéristique extérieure la plus évidente était les phares a clignotants intégrés, d’abord controversé, mais plus tard copié par beaucoup d'autres fabricants. À l'intérieur, les conducteurs ont pu profiter d’un nouvel habitacle. En plus des typiques caractéristiques sportives de conduite, le confort a maintenant un rôle plus important.  Avec les 996, la Porsche a lancé une offensive sans précédent avec une variation de gamme complète. Dès 1999, la 911 GT3 est devenu le point culminant de la gamme, gardant la tradition de la Carrera RS vivante. La 911 GT2 est la première voiture équipée de freins céramique en option et ce dès l’automne 2000.

Porsche 997 (2004-2012)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Porsche 911 (997).
'10 Porsche 911 997 (MIAS).JPG

En juillet 2004, Porsche a dévoilé la nouvelle génération 911 Carrera et 911 Carrera S des modèles, mentionnés « 997 ». Les phares ovales avec les clignotants séparés intègres dans le pare choc étaient un retour visuel aux modèles de 911 plus anciens. La 997 offre plus que du style, c’est une voiture très performante, avec un moteur boxer de 3.6-litre qui produit 320 ch (236 kW) tandis que le nouveau moteur de 3.8-litre du Carrera S développe 355 ch (261 kW).

Les châssis ont été aussi considérablement et en grande partie retravaillés et la Carrera S a inauguré la Suspension Active (PASM) comme équipement de série. En 2006, Porsche a présenté la 911 Turbo, la première voiture de série à essence comportant un turbocompresseur à géométrie de turbine variable. Une mise à jour modèle en automne 2008 a rendu les 997 encore plus efficaces grâce à l'injection directe de carburant (DFI) et la Porsche Doppelkupplung (PDK) à transmission à double embrayage.

Jamais auparavant la 911 ne s’est autant déclinée, cherchant à convenir aux préférences individuelles des conducteurs avec la Carrera, Targa, le Cabriolet, propulsion ou quatre roues motrices, la Turbo, la GTS, des modèles spéciaux et des versions de route GT des voitures des course, la famille 911 compte 24 versions.

Porsche 991 (2011-)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Porsche 911 (991).

La dernière génération de 911 se nomme 991. Elle est présentée officiellement le 2 septembre 2011[8].

Porsche 911 Carrera S 2012
Porsche 911 Carrera S 2012

Cette voiture, connue comme la 991, représente le saut technique le plus important dans l'évolution des 911. Déjà la référence de sa catégorie pendant des décennies, les 911 nouvelles générations élèvent le niveau de performance et d'efficacité. Le châssis totalement nouveau avec un empattement plus long, les voies plus larges, une monte pneumatique plus importante et un intérieur à l’ergonomie optimisée, tout contribue à rendre l’expérience sportive encore plus confortable et la voiture plus facile à conduire. Techniquement, les 911 sont l’aboutissement de la performance de Porsche permettant une consommation encore plus basse de carburant avec des performances encore plus hautes. Ceci est dû en partie au placement du 3.4-litre dans le modèle Carrera (développant 5 ch de plus que la deuxième génération de 997 3.6-litre) et aussi à sa construction hybride acier/aluminium, qui réduit significativement le poids.

D'autres innovations incluent le Contrôle de Châssis Dynamique (PDCC) et la première transmission manuelle à sept vitesses du monde.

De même, le design des 991 a de même reçu beaucoup d’éloges avec sa silhouette distinctive, relevant les contours et des détails précisément conçus, la septième génération de Porsche Carrera reste incontestablement une 911 qui a encore une fois réussi à définir un standard pour le design et la technique automobile. C'est la meilleure 911 de tous les temps... jusqu'à la génération suivante.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Rallyes

Titres[modifier | modifier le code]

Victoires notables[modifier | modifier le code]

(4 victoires en CIM et WRC)

Porsche 911 Carrera RS 3.0 de Antonio Sainz, au Rallye Historique de Galice en 2012.
  • Rallye automobile Monte-Carlo (CIM et WRC) : 1968 (Vic Elford), 1969 et 1970 (Björn Waldegård) et 1978 (Jean-Pierre Nicolas)
  • Rallye de Suède (CIM) : 1968, 1969 et 1970 (Björn Waldegård)
  • Rallye autrichien des Alpes (CIM) : 1970 (Björn Waldegård)
  • Rallye de Pologne (ERC) : 1967, 1969 (Sobieslaw Zasada), 1974 (Klaus Russling) et 1980 (Antonio Zanini)
  • Rallye Gulf de Londres : 1967 et 1968 (Åke Andersson)
  • Rallye Lyon-Charbonnières (ERC, Stuttgart–Solitude) : 1967 (Vic Elford)
  • Rallye des Tulipes (ERC) : 1967 (Vic Elford)
  • Rallye de Genève (ERC) : 1967 (Vic Elford) et 1968 (Pauli Toivonen)
  • Liège-Rome-Liège (ERC) : 1967 (Edgar Herrmann, Jochen Neerpasch et Vic Elford) et 1968 (Herbert Linge, Dieter Glemser et Willi Kauhsen)
  • Premier rallycross officiellement organisé sur le Lydden Circuit (en) : 1967 (Vic Elford)
  • Rallye Pneumant (DDR) : 1968 (Pauli Toivonen) et 1972 (Sobieslaw Zasada)
  • Rallye d'Allemagne (ERC) : 1968 (Pauli Toivonen)
  • Rallye RACE d'Espagne (ERC) : 1968 (Pauli Toivonen) et 1980 (Antoni Zanini)
  • Rallye Sanremo (ERC) : 1968 (Pauli Toivonen)
  • Rallye du Danube (ERC) : 1968 (Pauli Toivonen)
  • Rallye Arctique : 1969 et 1971 (Antti Aarnio-Wihuri), puis 1972 et 1979 (Leo Kinnunen)
  • Tour de France automobile : 1969 (Gérard Larrousse) et 1976 (Jacques Henry)
  • Tour de Corse (ERC) : 1969 (Gérard Larrousse)
  • Rallye de l'Acropole (ERC) : 1969 (Pauli Toivonen)
  • Rallye de Bulgarie : 1972 (Sobieslaw Zasada)
  • Rallye de Catalogne : 1974 (Marc Etchebers) et 1980 (Antonio Zanini)
  • Rallye de la Costa Brave (ERC) : 1974 (Claude Haldi) et 1980 (Antonio Zanini)
  • Rallye de Lugano (ERC) : 1975 (Claude Haldi)
  • Rallye Press on Regardless : 1975 (Sobieslaw Zasada) et 1976 (Bob Hourihan)

Podiums en WRC[modifier | modifier le code]

Autres victoires[modifier | modifier le code]

Courses de côte

Tourisme

Grand Tourisme

Endurance (essentiellement TS, GTS, GTO, GT, Sport)

Porsche 935 K3 victorieuse au Mans en 1979.
Porsche 911 Carrera RSR Turbo 2.1 aux 1 000 kilomètres du Nürburgring en 1974 (avec Gijs van Lennep).

Autres victoires (absolues) de la Porsche 911

  • 24 Heures de Spa : 1967, 1968 et 1969
  • 82 Heures du Nürburgring (Marathon de la Route) : 1967 et 1968
  • 24 Heures de Daytona : 1973, 1975 et 1977 (Carrera RSR)
  • 12 Heures de Sebring : 1973, 1976 et 1977 (Carrera RSR)
  • 24 Heures du Nürburgring : 1976, 1977, 1978, 1988, 1993 et 2000
  • 24 Heures de Zolder : 1989, 1992, 1993 et 1994
  • 1 000 kilomètres de Paris : 1995 (GT2)
Porsche 911 Carrera RSR vainqueur de la Targa Florio 1973.

Divers

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le vrai nom du fils de Ferry est Ferdinand Alexander.
  2. Le terme « 2+2 » définit communément une petite automobile de quatre places, deux à l'avant et deux petites à l'arrière.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Histoire de la Porsche 911 GT2, Un bolide de luxe », sur compte-tours.com
  2. Nouveauté : Porsche 911 50th anniversary edition, Turbo, 4 juin 2013
  3. a, b et c « T7 ..! La Porsche abandonnée... », Type 911.org
  4. Nicolas Liszewski, « Porsche 911 2.0 E », L'automobile sportive
  5. a et b « L'histoire de la Porsche 911 », sur Le Blog Porsche
  6. Sébastien Dupuis, « Œuvre d'art », L'Automobile sportive,‎ 1er mars 2004
  7. Histoire de la Porsche 930, Type911.org
  8. (en) Andrew Frankel, « All-new 911 - first ride », Autocar.co.uk,‎ 30 juin 2011

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Allain, Porsche 911 : Chronologie d'un mythe, ETAI, 1999, 158 p. (ISBN 2-72688-378-8)
  • Constantin Parvulesco, Porsche : La passion du sport, ETAI, 2006, 207 p. (ISBN 2-7268-8664-7)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]