Pony book

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Pony book est une expression anglo-saxonne pour désigner un genre de littérature d'enfance et de jeunesse très populaire auprès des enfants britanniques et américains, mettant généralement en scène de jeunes filles et des adolescentes qui apprennent l'équitation avec des poneys dans un centre équestre ou un poney club. Les autres noms consacrés sont pony stories (« histoires de poneys ») et pony fiction (« fiction avec des poneys »).

Naissance et développement du genre[modifier | modifier le code]

Le roman Black Beauty, bien qu'il ait pour protagoniste un cheval et non un poney, semble être précurseur des « pony books »[1],[2].

Les premiers pony books en tant que tels paraissent dans les années 1920[1]. En 1928, le magazine britannique Country Life publie l'oeuvre de Golden Gorse The Young Rider, rééditée en 1931 et une troisième fois en 1935. Dans la préface de la troisième édition, l'auteur écrit Since then the outlook on children and their ponies has changed very much for the better : « Depuis lors, le regard sur les enfants et leurs poneys a beaucoup changé pour le mieux ». Elle remarque aussi une augmentation des loisirs équestres chez les enfants : Five children seem to be learning to ride today for one who was learning seven years ago : « Cinq enfants semblent apprennent à monter aujourd'hui, contre un seul qui apprenait il y a sept ans »[1].

Définition du genre[modifier | modifier le code]

Les pony books sont souvent jugés idéalistes[3], « répond[ant] aux fantasmes typiques de la parfaite amitié avec un compagnon idéalisé »[4],[3].

Une étude critique note en 1996 que le genre a été « fermement relégué au second plan de la littérature »[5],[3]. En 2009, un autre article fait remarquer que les lecteurs de pony books pourraient faire plus que de simplement attendre d'obtenir un autre livre dans leur série, un peu comme un jeune collectionneur de jouets de My Little Pony se sent obligé d'en ajouter un à sa collection[6]. L'article donne un autre point de vue sur la valeur des pony books : ils introduisent les plus jeunes lecteurs à la littérature au sens large[6].

Auteurs de pony books[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Clarissa Cridland, « Pony Books: A Brief Introduction », sur collectingbooksandmagazines.com,‎ 5 novembre 2010 (consulté le 18 février 2012)
  2. (en) Jenny Kendrick, « Riders, Readers, Romance: A Short History of the Pony Story », Jeunesse: Young People, Texts, Cultures, vol. 1, no 2,‎ hiver 2009, p. 183-202
  3. a, b et c (en) Liz Thiel, « The Dark Horse: Ruby Ferguson and the Jill Pony Stories », The Lion and the Unicorn, vol. 26, no 1,‎ janvier 2002, p. 112-122
  4. (en) Nicholas nom1, The Child and the Book: A Psychological and Literary Exploration, Cambridge,‎ 1982, chap. 161
  5. « relegated firmly to the sidelines », voir Haymonds 1996
  6. a et b (en) Elaine Moss, « On the Tail of the Seductive Horse », Signal, no 19,‎ 1976, p. 27–30

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Alison Haymonds, « Pony Books », dans International Companion Encyclopedia of Children’s Literature, Londres, Routledge,‎ 1996
  • (en) Alison Haymonds, « Rides of Passage : Female Heroes in Pony Stories », dans A Necessary Fantasy? : The Heroic Figure in Children's Popular Culture, Psychology Press,‎ 2000 (ISBN 0815318448 et 9780815318446, lire en ligne), p. 51-72