Pont de la Machine
| Pont de la Machine | ||
| Pays | ||
|---|---|---|
| Région | Canton de Genève | |
| Localité | Genève | |
| Latitude Longitude |
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| Franchit | le Rhône | |
| Fonction | piéton | |
| Type | pont en poutres | |
| Longueur | 160 m | |
| Largeur | 4,80 m | |
| Matériau | fer | |
| Construction | 1843-1844 : passerelle en bois[1] 1884-1887 : passerelle actuelle[1] |
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| Listes | ||
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Ponts remarquables • les plus longs • suspendus • à haubans • en arc • romains • cantilever |
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Le pont de la Machine est un pont piéton sur le Rhône situé à Genève (Suisse). Construit à l'emplacement où le fleuve se reforme en sortant du lac Léman, il constitue le plus ancien des ouvrages genevois sur le Rhône en milieu urbain.
Sommaire |
[modifier] Localisation
Le pont de la Machine est, après le pont du Mont-Blanc et le pont des Bergues, le troisième pont le plus en amont du Rhône après sa sortie du lac Léman. Ce pont, interdit à la circulation automobile, permet de rejoindre un bâtiment industriel originellement utilisé comme usine de pompage de l'eau du Rhône.
[modifier] Histoire
C'est en 1709 que la première machine hydraulique, qui donnera son nom au futur pont, est construite à l'entrée du bras gauche du Rhône[1] pour pomper l'eau du fleuve pour les fontaines de la ville. Elle nécessite la construction d'une digue constituée d'un enrochement surmonté de pieux contre lesquels sont posées des planches ; celle-ci est doublée vers 1770 par une digue de même type à l'entrée du bras droit[1]. En 1841, une nouvelle machine hydraulique, construite à peu près au centre du lit du Rhône, remplace l'ancienne installation et reste accessible par une passerelle en bois la reliant à l'île voisine. Le barrage reconstruit est complété par une passerelle piétonnière traversant la totalité du lit du fleuve et mise en service en 1844[1]. La machine devenue propriété de la ville de Genève[2] subit une importante transformation à la fin du XIXe siècle, pour devenir la première centrale électrique de Genève — appelée « Usine des forces motrices » — destinée à fournir de l'électricité, notamment pour l'éclairage urbain[2].
La division du Rhône en deux canaux étanches (canal d'alimentation sur le bras gauche et canal de régulation sur le bras droit) conduit à la reconstruction en 1887 du bras droit du pont en fer puddlé recouvert par un platelage en bois recouvert d'asphalte[1].
Ce changement de matériau est destiné à lui faire supporter une double poussée — horizontale exercée par l'eau du lac et verticale créée par le tablier — et à soutenir un nouveau barrage divisé en 39 rideaux de mélèze, déroulés comme une persienne, et produisant une retenue maximale de 3,30 m de haut[1]. L'autre section du pont avait déjà été reconstruite en 1884, l'ensemble représentant un investissement total de 246 000 francs[1].
Il fait l'objet de divers travaux d'entretien menés à partir des années 1940. En 1995, le barrage passé en 1931 aux mains des Services industriels de Genève[2], est démonté car c'est désormais le barrage du Seujet qui assure ce rôle de régulation[2],[3]. Le bâtiment est entièrement transformé en une surface commerciale ainsi qu'une arcade d'information de la ville de Genève[2],[4].
En 2007, des travaux de réfection complète du pont sont lancés ; ils visent aussi à aménager des rampes d'accès ainsi qu'une plate-forme sur l'eau destinée à un futur débarcadère pour les Mouettes genevoises[5]. La fin de l'ensemble des travaux, dont la réalisation de la plate-forme, a lieu en octobre 2009[6]. La réfection du pont a été réalisée en respectant l'aspect original de l'ouvrage, en particulier l'assemblage de la structure au moyen de rivets à chaud posés manuellement, un procédé quasiment disparu[6].
[modifier] Données techniques
Le tablier métallique du pont s'appuie sur quatre palées sur la rive gauche et trois sur la rive droite.
[modifier] Références
- [PDF] Bénédict Frommel, « Pont de la Machine, analyse historique », Conservation du patrimoine architectural de la Ville de Genève, avril 2008. Consulté le 2 janvier 2009
- Pont de la Machine, Services industriels de Genève. Consulté le 2 janvier 2009
- Massimo Simone, « Réfection du pont de la Machine, Genève », dans Chantiers et rénovations, décembre 2008, p. 25-32
- Pont de la Machine, transformation d'une usine hydraulique, Genève, a.s.s. architectes. Consulté le 2 janvier 2009
- Pont de la Machine, Département de l'aménagement et des constructions de la Ville de Genève. Consulté le 2 janvier 2009
- Pont de la Machine. Chantier, Département de l'aménagement et des constructions de la Ville de Genève. Consulté le 2 janvier 2009
