Pont de la Concorde

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Pont de la Concorde
Vu depuis la passerelle Solférino
Vu depuis la passerelle Solférino
Géographie
Pays France
Région Île-de-France
Département Paris
Localité Paris
Coordonnées géographiques 48° 51′ 49″ N 2° 19′ 10″ E / 48.863611, 2.31944448° 51′ 49″ N 2° 19′ 10″ E / 48.863611, 2.319444  
Fonction
Franchit la Seine
Fonction pont routier
Caractéristiques techniques
Type Pont en arc
Longueur 153 m
Largeur 34 m
Matériau(x) Pierre, béton armé
Construction
Construction 1787-1791, 1930-1932
Architecte(s) Jean-Rodolphe Perronet (1791)
Henri Lang (1932)
Historique
Protection  Inscrit MH (1975)

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Pont de la Concorde

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(Voir situation sur carte : Paris)
Pont de la Concorde

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(Voir situation sur carte : France)
Pont de la Concorde

Le pont de la Concorde est un pont de Paris qui franchit la Seine entre le quai des Tuileries (place de la Concorde) et le quai d'Orsay.

Il a porté les noms de pont Louis-XVI, pont de la Révolution, pont de la Concorde, à nouveau pont Louis-XVI pendant la Restauration (1814), et définitivement pont de la Concorde depuis 1830. Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 12 juin 1975[1].

(M) Ce site est desservi par les stations de métro Assemblée nationale et Concorde.

Histoire[modifier | modifier le code]

France Paris Pont de la Concorde 01.jpg

Construction (1787-1791)[modifier | modifier le code]

L'architecte Jean-Rodolphe Perronet, qui a créé en 1775 avec Daniel-Charles Trudaine l'École royale des ponts et chaussées (aujourd'hui École nationale des ponts et chaussées), est chargé en 1787 de la construction de ce pont en arc.
Ce pont était en projet depuis 1725, lors de la construction de la place Louis-XV (aujourd'hui place de la Concorde), pour remplacer le bac qui assurait alors la traversée à cet endroit.
Assurant la construction en pleine tourmente révolutionnaire, il utilise pour la maçonnerie des pierres de taille provenant de la démolition de la Bastille, prise d'assaut le 14 juillet 1789[2].
La construction sera terminée en 1791.

Sculptures ajoutées au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le pont en 1829, avec les douze statues placées sous la Restauration
Le pont de la Concorde vers 1830 avec les statues colossales d'hommes célèbres - Le Pont de la Concorde, vers 1830, Prosper Barbot, musée Carnavalet

En 1810, Napoléon Bonaparte y fit placer des statues en l'honneur de huit généraux morts au champ d'honneur pendant les campagnes du Premier Empire.

À la Restauration, on les remplaça par un ensemble de douze statues monumentales en marbre blanc de quatre grands ministres (Colbert, Richelieu, Suger, Sully), quatre militaires (Bayard, Condé, Du Guesclin, Turenne) et quatre marins (Duguay-Trouin, Duquesne, Suffren, Tourville). Mais cet ensemble est trop lourd pour le pont, et Louis-Philippe Ier fait enlever ces statues pour les transférer à Versailles.

Élargissement au XXe siècle[modifier | modifier le code]

La circulation y est très dense, et le pont a dû être élargi de chaque côté entre 1930 et 1932, pour atteindre le double de sa largeur initiale. Les ingénieurs Deval et Malet prennent soin néanmoins de conserver l'architecture néoclassique d'origine.
Il a été rénové une dernière fois en 1983.

Le pont de la Concorde est un de ceux où, depuis longtemps, la circulation est la plus active (mis à part les ponts du boulevard périphérique).

Construit à la fin du XVIIIe siècle avec une chaussée de 8,75 m de largeur et de deux trottoirs de 3 m, il s'est révélé rapidement insuffisant pour assurer convenablement dans cette partie de la capitale, la circulation entre les deux rives de la Seine.

L'exposition des Arts Décoratifs devant occuper, en 1925, le pont Alexandre-III, une grande partie de la circulation des voitures qui l'empruntaient allait être reportée sur le pont de la Concorde. Pour éviter les embouteillages, on supprima les trottoirs en conservant de simples garde-roues, ce qui porta la largeur de la chaussée à 13,50 m, et on établit à l'aval du pont une passerelle pour piétons, de 6 m de largeur.

Cette situation provisoire devait disparaître à la fin de l'Exposition, mais on se rendit vite compte que le rétablissement de la chaussée à ses dimensions initiales n'était pas envisageable.

Pont actuel avec le palais Bourbon en perspective

Le service des Ponts de Paris présenta au début de 1926 un avant-projet d'élargissement. Cependant, la pénurie des crédits à cette époque retarda le projet, jusqu'à ce que le marché définitif soit approuvé le 1er mars 1929. La largeur définitive de l'ouvrage sera de 35 m avec une chaussée de 21 m (comme celle du pont Alexandre-III) et deux trottoirs de 7 m.

Le projet a été établi dans les bureaux du Service des Ponts de Paris, par M. Deval, ingénieur en chef et inspecteur général des Ponts et Chaussées, et M. Lang, ingénieur des Ponts et Chaussées.

Les travaux qui commencèrent en juin 1929, furent supervisés par M. Mallet, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, M. Lang, ingénieur des Ponts et Chaussée, M. Gravet, ingénieur des Travaux publics de l'État et M. Retraint, ingénieur des Travaux publics de l'État[3].

Le pont de la Concorde, et ses alentours, fut le lieu d'affrontements lors de la crise du 6 février 1934.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dartein, F. de, Le Pont de la Concorde sur la seine, à Paris, Paris, C. Béranger,‎ 1907, 47 p. (lire en ligne)
  • Félix et Louis Lazare, Dictionnaire historique des rues et monuments de Paris en 1855 avec les plans des 48 quartiers, Maisonneuve & Larose, 796 p. (ISBN 2-86877-184-X)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Pont de la Concorde », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. http://paris-insolite.curiocites.com/2010/10/lhistoire-insolite-le-pont-de-la-concorde-en-pierres-de-la-bastille/
  3. Sourve : livret imprimé en 1930, émanant du ministère des Travaux publics - Pont et Chaussées - Navigation de la Seine (2e section) et Ponts de Paris.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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