Pont-l'Abbé

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Pont-l’Abbé
Le château servant aussi d'hôtel de ville
Le château servant aussi d'hôtel de ville
Blason de Pont-l’Abbé
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Pont-l'Abbé (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Bigouden Sud
Maire
Mandat
Thierry Mavic
2014-2020
Code postal 29120
Code commune 29220
Démographie
Gentilé Pont-l'Abbiste
Population
municipale
8 432 hab. (2011)
Densité 463 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 52′ 05″ N 4° 13′ 19″ O / 47.868056, -4.221944 ()47° 52′ 05″ Nord 4° 13′ 19″ Ouest / 47.868056, -4.221944 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 37 m
Superficie 18,21 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la Ville de Pont-l'Abbé

Pont-l'Abbé [pɔ̃labe] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. C'est la capitale du pays Bigouden.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Un site de fond d'estuaire[modifier | modifier le code]

Pont-l'Abbé se trouve en site de fond d'estuaire ou plutôt de ria, en l'occurrence la "Rivière de Pont-l'Abbé", la ville est née (à l'instar de nombreuses autres villes bretonnes comme Landerneau, Châteaulin, Quimper, Quimperlé, etc.) au niveau du dernier pont sur le fleuve côtier, à la limite de la zone d'influence de la marée, qui coïncide avec la limite de la navigabilité à marée haute, d'où le port (Cale Saint-Laurent et quai de Pors Moro). En 1385, un acte du pape Clément VII parle du port de mer de Ponte Abbatis[1]. Le site a été tôt protégé par le château de Pont-l'Abbé et les moulins barrant la Rivière de Pont-l'Abbé marquent également la limite entre la partie fluviale en amont (y compris l'étang de Pont-l'Abbé, situé juste en amont des moulins à marée de Pont-l'Abbé, et qui constitue une réserve d'eau salée indispensable à leur fonctionnement), et la partie soumise à influence maritime en aval. L'étang de Pont-l'Abbé de nos jours a perdu, à la suite des comblements de marais effectués dans le courant du XXe siècle, les trois-quarts de sa superficie antérieure[2].

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La « Rivière de Pont-l'Abbé »[modifier | modifier le code]

Quai Saint-Laurent à gauche et Quai de Pors Moro à Droite
Le Chemin du Halage longeant la rivière de Pont-l'abbé

La Rivière de Pont-l'Abbé prend sa source près de Kerfioret, à la limite communale entre Landudec et Plogastel-Saint-Germain, passant à l'ouest-sud-ouest du bourg de cette dernière commune. Coulant initialement en direction du sud-est, elle s'oriente ensuite plein sud, passant entre Peumerit et Plonéour-Lanvern à l'ouest et Tréméoc à l'est. Son cours est alors barré par une digue qui donne naissance à un étang, le "Plan du Moulin Neuf", en aval duquel le petit fleuve côtier reprend un cours en direction du sud-est jusqu'à Pont-l'Abbé. Par le passé, de nombreux moulins se sont établis le long de son cours. Parmi eux, d'amont vers l'aval, le Moulin de Quiliou (le Moulin de Hilguy est situé sur un affluent) en Plogastel-Saint-Germain, le Moulin Trévan et le Moulin Neuf en Peumerit (le Moulin Troyon est situé sur un affluent), le Moulin Maréguez (lui aussi en Plogastel-Saint-Germain), le Moulin de Callac, le Moulin du Fao, le Moulin de Trémillec et le Moulin Neuf en Plonéour-Lanvern, le moulin Hascoet (situé sur un affluent) en Pont-l'Abbé.

La partie maritime de la Rivière de Pont-l'Abbé est donc une ria qui sépare Pont-l'Abbé et Loctudy, situées sur sa rive droite (longée par un tronçon du sentier de randonnée GR 34 qui passe par le menhir semi-immergé à marée haute de Penglaouic), de Lambour (le quartier de rive gauche de la commune de Pont-l'Abbé), Combrit et l'Île-Tudy situées sur sa rive gauche. Cette ria reçoit juste avant son embouchure un ultime affluent, l'Anse du Pouldon. Plusieurs îles parsèment cet estuaire, l'Île Chevalier, l'Île Garo, l'Île Queffen, l'Île aux Rats. La presqu'île de Bodillo (en Pont-l'Abbé, sur la rive gauche) est une zone naturelle protégée. Les Vasières de la Rivière de Pont-l'Abbé[3], qui font partie du domaine public maritime et situées à cheval sur le territoire des communes de Pont-l'Abbé et de Loctudy, constituées de vasières et schorres, sont une ZNIEFF (Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique) de 208 ha, réserve de chasse et de faune sauvage, servant en particulier de zone d'hivernage à de nombreuses espèces d'oiseaux[4].

Le port et la Rivière de Pont-l'Abbé sont ainsi décrits en 1900 : « Les caboteurs peuvent venir accoster les trois quais de Pont-l'Abbé (...). Le chenal de Pont-l'Abbé n'assèche pas à mer basse et peut être utilisé comme port de relâche. C'est surtout le débouché d'une région agricole très productive, et le mouvement commercial atteint près de 15 000 tonnes, dont les deux-tiers au moins sont à l'exportation »[5].

Toponymie et origines[modifier | modifier le code]

Le nom breton actuel de la commune est Pont-'n-Abad. Le nom Pont-l'Abbé proviendrait du nom latin Pons Abbatis, désignant un pont construit en 1224 par les abbés de Saint-Tudy à Loctudy et (ou) les seigneurs du Pont. Le monastère de Saint-Tudy, situé probablement à Loctudy (ou à l'Île-Tudy) dépendait de l'abbaye Saint-Gildas de Rhuys (une chapelle Saint-Gildas a existé sur l'île Chevalier), et aurait été détruit lors d'une invasion normande à l'instar de l'abbaye de Landévennec ; ce monastère aurait eu entre 1084 et 1112 comme abbés laïcs Daniel, puis Guégon ; une fille d'un abbé laïc de Tudy, prénommée Marguerite, se serait mariée avec un sire du Pont (originaire de Pontchâteau), ce qui expliquerait le nom de Pont-l'Abbé.

Deux indices semblent corroborer cette hypothèse : d'une part, le château de Pont-l'Abbé a longtemps fait partie de la paroisse de Loctudy et d'autre part au Haut Moyen-Âge, parmi les seigneurs représentés aux États de Bretagne, les barons de Pontchâteau et de Pont-l'Abbé n'ont qu'une place dont ils jouissent alternativement, à cause qu'on n'a pu décider lequel des deux est le véritable baron de Pont[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Plaque de rue illustrant le tracé de l'ancienne voie romaine
La stèle de l'âge du fer de Keralio (Musée des antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye)

La présence humaine est attestée à Pont-l'Abbé dès le paléolithique et le néolithique. De nombreux vestiges d'un ancien village gaulois ont été trouvés à Keralio (le site est en partie occupé par l'actuel cimetière de Pont-l'Abbé). Une stèle sculptée datant de l'âge du fer, trouvée en 1898 par Paul du Chatellier, à Kermaria est conservée au Musée des antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye[7].

Une autre stèle de l'âge du fer, débitée et enfouie dans une fosse[8], a été trouvée dans une parcelle dénommée "Parc Menhir" à proximité de l'habitat gaulois de Keralio en 2001. Elle date d'environ - 400 avant J.-C. et illustre l'abandon des petits cimetières familiaux jusque-là utilisés dans la péninsule bretonne[9].

Les Romains occupèrent aussi le site de Keralio, ainsi que les sites voisins de Tréougy et de Kernuz[10]. Une voie romaine partait de Quimper et aboutit à la Pointe de Penmarch, en passant par Pont-l'Abbé.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Pont-l'Abbé[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Pont-l'Abbé fut une des puissantes seigneuries de Cornouaille. Elle occupe le centre d'une châtellenie ducale qui dut être créé en même temps que le fief d'Abbas Tudi au XIe siècle. En 1294, lors de la convocation de l'ost ducal à Ploërmel, le sire du Pont reconnut devoir deux chevaliers pour son fief de Pont-l'Abbé, ce qui faisait de celui-ci le premier de Cornouaille avec ceux de Rostrenen et de Fouesnant. Au XVe siècle, le sire du Pont fut chargé de l'organisation de la Montre générale des nobles de Cornouaille à plusieurs reprises. Il lui arriva aussi de porter le diadème du duc lors du couronnement.

Les barons du Pont au Moyen Âge

Les barons du Pont au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1038 ou 1058 apparaît un certain Eudon, chapelain de Saint-Tudy, témoin du testament du comte de Cornouaille Alain Cagnart. Ce titre de chapelain de Saint-Tudy figure dans l'acte de restitution de droits d'églises où paraît le premier seigneur de Pont-l'Abbé connu, en 1223, dans le cartulaire de Quimper, et il y a donc tout lieu de croire qu'à ce chapelain de Saint-Tudy ont succédé les "Abbas Tudi" que l'on trouve dans plusieurs actes des cartulaires de Landévennec et de Quimperlé au cours des XIe et XIIe siècles. Ces Abbas Tudi ont donc précédé les seigneurs de pont-l'Abbé dont le patronyme est, dès 1223, du Pont.

Leurs armoiries étaient d'abord d'or au lion de gueules armé, lampassé et couronné d'azur, comme en attestent l'armorial de Bayeux (vers 1360) et le minu de rachat de la seigneurie en 1480. Après l'érection de la terre de Pont-l'Abbé en baronnie (1492 ou 1493), elles devinrent simplement d'or au lion de gueules comme en atteste le minu de rachat de cette époque. À un moment indéterminé, ces armes ont été accompagnées de la devise Heb Ken ou Heb Chench, que l'on traduit par « nous seul » ou par "Sans varier".

Le premier seigneur que certains historiens attribuent à cette seigneurie est Juhel du Pont, fait prisonnier par le roi d'Angleterre au siège de Dol. Il n'est délivré qu'en 1174 après avoir donné caution pour sa rançon à l'occasion du traité fait par Henri II et ses enfants. Mais il est improbable qu'il ait appartenu à la maison de Pont-l'Abbé.

Le premier qui soit documenté l'est dans la pancarte (ou cartulaire) de la cathédrale de Quimper, dans les années 1220, est Hervé Ier du Pont. Il est possible qu'il ait succédé à une lignée laïque désignée en latin comme "Abbas Tudi", ou abbés de Saint-Tudy. Des Abbas Tudi sont mentionnés parmi les témoins laïques d'actes officiels dans les cartulaires des abbayes de Landévennec et de Quimperlé au XIIe siècle. Hervé Ier du Pont fonda le couvent des Cordeliers à Quimper où les barons du Pont prirent l'habitude de se faire inhumer jusqu'à la création du couvent des Carmes de pont-l'Abbé en 1383.

Article détaillé : Famille du Pont-l'Abbé.

La baronnie de Pont-l'Abbé comprenait les paroisses ou trèves de Loctudy, Plonivel, Treffiagat, Treguennec, Tréméoc, Combrit, Lambour (alors trève de Combrit), Bodivit, Saint-Jean-Trolimon, Plonéour, Saint-Honoré (trève de Lanvern), Tréoultré et Penmarc'h. Les barons possédaient le château de Coëtmeur (Coz-Maner) situé près de Saint-Honoré en Plonéour et le château de Kerobéran (ou Kerobéron) en Tréméoc[11].

Armand du Châtellier décrit ainsi la puissance des barons du Pont au Moyen Âge :

« Au comble de leur puissance, vers les XIVe siècle et XVe siècle, les seigneurs du Pont tinrent pendant tout ce temps le premier rang parmi les seigneurs de la Cornouaille. Chargés (...) de la levée des hommes de guerre dans l'évêché de Cornouaille, tant pour les armées de terre que de mer, ce sont eux qui sont toujours désignés dans les commandements des ducs pour faire l'ost et passer la revue des hommes pourvus de leurs montures et de leurs armes. (...) Au moment de leur pleine puissance, les seigneurs de Pont-l'Abbé s'intitulaient barons du Pont, vicomtes de Coatmeur (ou Coëtmeur)[12] et de Kerobéran[13], seigneurs de Trivilit et de Kerdégace[14], de Kerleoguy[15] et de Lestimbeach[16], seigneur de Langoet, baron de Lescoulouarn[17]. Ils fournissaient leurs aveux, suivant la coutume, devant la chambre des comptes séant [siégeant] à Nantes[18] »

Le château de Pont-l'Abbé avait un périmètre de 630 mètres, de forme presque ovale. « Une muraille épaisse, de 3 mètres sur une élévation de 5 à 6, avec mâchicoulis, flanquée de plusieurs tours, en formait la défense. Deux portes, l'une au nord, l'autre au midi du côté de la ville, y donnaient entrée. Des douves profondes (...), alimentées par les eaux de la rivière et de l'étang, cernaient le château et la place. Enfin deux très grosses tours, placées aux ailes du levant et du couchant, en se reliant par des courtines au château lui-même, faisaient de celui-ci une place forte dont le front armé de couleuvrines formait tête de pont sur la rivière »[18].

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La famille du Pont-l'Abbé tombe en quenouille, faute d'héritier mâle, lors du décès en 1526 de Louise du Pont-l'Abbé et, par le mariage de Gilette du Chastel, sa cousine, le 7 février 1517 avec Charles Ier du Quélennec, vicomte du Faou, passe aux mains de la famille du Quélennec. Au XVIe siècle, certains barons de Pont-l'Abbé sont protestants (Pont-l'Abbé est alors privée du culte catholique, les églises sont fermées et la chapelle de Saint-Tudy, abandonnée, tombe en ruines) et l'un d'eux Charles II du Quélennec, dit Soubise, né en 1548, marié avec Catherine de Parthenay, baron de 1553 à 1572, est défenestré à Paris lors des Massacre de la Saint-Barthélemy en 1572, comme en atteste le minu de rachat de cette époque.

Article détaillé : Famille du Quélennec.
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Deux aveux qui ont été conservés, l'un du 14 août 1694, l'autre du 29 septembre 1732, énumèrent la longue liste des privilèges et droits seigneuriaux dont jouissaient les barons du Pont, récapitulée par Armand René du Châtellier[19] ; parmi eux, le droit de chasse sur toute l'étendue de la baronnie, y compris les paluds de Plomeur et Tréguennec, notamment le palud de Tronoën ; un droit de préséance aux États de Bretagne ; un droit de guet et de garde du château par ses vassaux ; un droit de confiscation des biens des condamnés à mort sur toute l'étendue du fief ; un droit de bris et de "squillage" (récupération) sur les navires échoués sur les côtes de la baronnie ; droit de pêche dans l'étang salé au pied de son château ; droit de pescherie et de sécherie dans toutes les paroisses du fief (chaque pêcheur devait lui payer un droit) ; droits de banalités sur les fours, moulins et pressoirs ; droits de ports et havres sur toutes les marchandises entrant ou sortant, par voie de terre ou de mer, de la ville du Pont (Pont-l'Abbé) ; droit de "coutume grand et petit cohuage" (sur les marchandises mises en vente les jours de marchés, foires, pardons) ; droit de balances et de poids étalonnés ; droit de bienvenue (perçu sur chaque nouvel habitant de la ville) ; droit de "bazoche" ou "quaquinerie" (impôt perçu sur les nouveaux mariés) ; droit de papegai (perçu sur le jeu de papegai organisé chaque année au mois de mai en la ville du Pont ainsi qu'à Tréoultré ; droit de haute, moyenne et basse justice (ce droit s'exerçait chaque jeudi au-dessus des halles par sénéchal, bailli, procureur fiscal, substitut, greffier, notaires, sergents et autres suppôts de justice ; le droit de haute justice donnait droit de fourches patibulaires[20], piloris et carcans tant dans la ville du Pont que dans toutes les paroisses du fief ainsi qu'à Bénodet) ; droit de voyrie (le sergent voyer, outre l'entretien des rues, devait entretenir la potence et fournir le bourreau) ; droits de corvées ordinaires et extraordinaires ; droit d'un officier châtelain ayant le titre de gouverneur de la ville et château du Pont ; droit de champart (deux gerbes sur sept) ; droit de taille sur toutes les maisons de la ville du Pont ; droits de prééminence dans les églises, chapelles, hôpitaux et fondations dans la ville du Pont et dans toute l'étendue du fief ; etc.. Un droit curieux était le "droit de viande à garçon" qui concernait certaines terres du fief et qui consistait à « fournir à deux compagnons bons buveurs et bons mangeurs de la bonne chaire salée, du bon pain blanc et du bon vin tant qu'ils pourraient manger et boire sans lever le cul de table depuis le soleil levant jusqu'au coucher du soleil ».

L'essor du bourg de Pont-l'Abbé[modifier | modifier le code]

Le bourg de Pont-l'Abbé commence son essor vers 1350 avec la fondation, par Hervé III du Pont, du premier hôpital de Saint-Jean près de la Rivière de Pont-l'Abbé et de la chapelle de Saint-Tudy dans l'enceinte du château du Pont. Hervé IV du Pont et son épouse Péronnelle de Rochefort firent construire le couvent des Carmes le 4 mai 1383 pour instruire et catéchiser les personnes de leur domaine ; le couvent, l'église et son cloître furent achevés en 1441[21]. Le couvent fut embelli par la suite par Sébastien de Rosmadec[22], baron de Molac, curateur d'Hélène de Beaumanoir[11].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les guerres de la Ligue[modifier | modifier le code]

En 1596, pendant les troubles de la Guerre de la Ligue, Christophe d'Arradon[23], surnommé "Le baron de Camors", à la fois ligueur (il avait par exemple participé à la reprise de Blavet, alors tenue par les huguenots, le 11 juin 1590) et brigand, après avoir dévasté les ports d'Audierne et de Pont-Croix, s'installe au château du Cosquer en Combrit et, de là, opère des raids dans la région de l'embouchure de l'Odet, rançonnant les marchands de Pont-l'Abbé et l'Île-Tudy[24]. Les troupes fidèles au roi Henri IV finissent par le chasser de là. 106 paroisses de l'évêché de Cornouaille, dont la paroisse de Combrit et sa trève de l'Île-Tudy, adressent une requête au Roi en janvier 1599 pour demander une exonération d'impôts compte-tenu des dommages qu'elles ont subi, ce qu'elles obtiennent (remise des impôts impayés jusqu'en 1604 et réduction de la dîme des deux-tiers pour les années 1604 à 1606[25].

La "communauté de ville" de Pont-l'Abbé[modifier | modifier le code]

En 1633, une épidémie de peste ravage Pont-l'Abbé. Un pèlerinage à Sainte-Anne-d'Auray fut alors organisé et, au retour des pèlerins, l'épidémie était terminée[26].

« (...) Une chose très remarquable arrivée en l'an 1633, un peu après Pasques, la peste affligeant extrêmement ladicte ville du Pont-l'Abbé et ses voisins. Il y avoit près de six mois, à la suazion du père Hugues de Saint-François, prieur du dit couvent des Carmes, les habitantz firent un vœu à saincte Anne près d'Auray, à certain jour partirent dudict lieu du Pont, tous les religieux dudict couvent processionnellement, la croix devant eux, hommes et femmes de ladicte ville, et vinrent trois jours de chemin[27] toujours en procession avec prières et chants en la chapelle de Sainte-Anne près d'Auray rendre leur vœu, et s'en estantz retournez, la peste cessa en quelque sorte depuis qu'aucun n'en fust frappé, en mémoire de quoi ils mirent un tableau[28] de saincte Anne en une chapelle de leur église qu'ils appelaient auparavant de saincte Barbe, et à présent de saincte Anne, en mémoire de ce miracle.[29] »

Un tableau "Pont-l'Abbé délivré de la peste", du peintre Philippe, datant du 4ème quart du XVIIIe siècle, offert en ex-voto à la Basilique Sainte-Anne d'Auray, illustre cet épisode[30].

Hôtel particulier datant de 1652 (situé 14, rue De Gaulle)

Selon Armand du Châtellier, à partir du 16 juillet 1622, « les habitants de la ville du Pont commencèrent à délibérer de leurs propres affaires, et à se réunir en chambre, ou "communauté de ville", pour traiter de ce qui les concernait » et « à avoir leurs propres cahiers de délibération »[31]. Ce droit fut accordé aux habitants de Pont-l'Abbé par la famille de Richelieu en raison « de l'éloignement presque constant des barons depuis l'union de la Bretagne à la France, et l'avantage, pour les seigneurs ainsi absents, de faire prélever par la communauté des habitants eux-mêmes la prélévation [prélèvement] des taxes anciennes ou nouvelles que le Roi ou les États de la province venaient à établir » poursuit Armand du Châtellier[32].

Cette "chambre de ville" était en principe renouvelée tous les ans au mois de janvier (mais ce ne fut pas toujours le cas). Aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle, elle était composée de 25 membres, avec un syndic pour chef (aussi "maire" de la ville) élu[33] pour deux ans et représentant du "général" des habitants[34]. La généralité des habitants était divisée en trois corporations : celle des négociants et marchands, comprenant les marchands de vin et de blé, les aubergistes, qui élisait 12 "bourgeois" ; celles des arts et métiers, comprenant les chirurgiens, les sages-femmes, les barbiers, les apothicaires, les cordonniers, les cloutiers, les maçons, les charpentiers, et des métiers proprement dits, comprenant les boulangers, les bouchers, les tailleurs, les fruitiers et autres petits marchands qui, les deux réunies, élisaient les 12 autres membres. La principale fonction du syndic était de veiller à la perception des impôts car ils étaient responsables de leur recouvrement sur les propres deniers : certains[35] furent saisis, et même jetés en prison à la fin du règne de Louis XIV, en particulier en 1706 et 1707. En conséquence, de nombreux "bourgeois" tentèrent de refuser dans le courant du XVIIIe siècle les fonctions de syndic[36], ou même de membres de la "communauté de ville", mais y furent contraints par le Parlement sous peine de lourdes amendes[32].

La ville de Pont-l'Abbé était exempte du paiement des fouages car c'était une "ville close", le service des armes, le guet et l'entretien des murailles étant des charges exigibles des habitants des places fortifiées, mais devait payer les autres impôts, ceux dus à la baronnie, principalement la taille, les droits de lods et ventes, le droit de rachat[37], les coutumes[38], les droits de port et havre, les droits de voirie, les droits de justice, etc.. et ceux dus au Roi (capitation, aides, taxes sur le commerce et l'industrie (augmentée de dixièmes au XVIIIe siècle, etc..).

Lambour, l'église Saint-Jacques et la Révolte des Bonnets rouges[modifier | modifier le code]

Plan de Pont-l'Abbé à la fin du XVIIe siècle

Les paroissiens de Lambour prirent une part active à la Révolte des Bonnets rouges dans le Pays Bigouden en 1675 et au pillage du château du Pont, alors incendié. La répression qui fit suite à la révolte ordonnée au nom du roi Louis XIV par le duc de Chaulnes, fut accompagnée de l'arasement du clocher (car les cloches avaient sonné le tocsin pour appeler à l'insurrection) de l'église Saint-Jacques de Lambour, qui ne fut jamais reconstruit. L'église avait été édifiée à la fin du XIIIe siècle et remaniée au XVIe siècle. À partir de la fin du XIXe siècle, l'édifice ne fut plus entretenu et il est actuellement en ruines même si depuis 1983 une association œuvre à sa sauvegarde et à sa restauration.

Sur la trève de Lambour, qui dépendait alors de la paroisse de Combrit, existaient autrefois la chapelle Saint-Gildas, dans l'Île Chevalier, la chapelle Saint-Servais, dans le village du même nom, appelée encore "Chapelle des Justices" (elle fut vendue pendant la Révolution française comme bien national) et la chapelle Saint-Sauveur, à l'entrée du pont, au no 5 de la rue Victor-Hugo. Lambour ne fut qu'une paroisse éphémère entre février et décembre 1790 et, malgré la proclamation de l'indépendance communale par les citoyens de la rive gauche de la Rivière de Pont-l'Abbé, rattachée à la commune de Pont-l'Abbé.

Les barons du Pont aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

La baronnie du Pont, à nouveau tombée en quenouille, passe ensuite par mariage[39] aux mains de la famille de Beaumanoir, branche de Besso, puis à la suite de nouvelles quenouilles successivement dans les mains de la famille de Guémadeuc[40], puis de la Maison de Vignerot, dite du Plessis-Richelieu en la personne de François II de Vignerot du Plessis, neveu du cardinal de Richelieu, époux le 29 juin 1626 de Marie Françoise de Guémadeuc ; leur fils Armand Jean de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu et de Fronsac (1629-1715), officier de marine français et pair de France. En 1675, durant la révolte des Bonnets rouges, son château de Pont-l'Abbé est pillé, puis incendié[41]. Son fils Louis Armand de Vignerot (1654-1730) vendit la baronnie du Pont en 1685 à François Joseph Ier d'Ernothon pour la somme de 500 500 livres, très en dessous de sa valeur réelle pour un bien qui procurait un revenu annuel d'environ 60 000 livres (et même 82 000 livres en 1789), dont la moitié environ en droits féodaux[42].

François-Joseph Ier d'Ernothon (1639-1723)[43] achète en 1685 tous les biens de la baronnie du Pont au duc de Richelieu. En 1709, François-Joseph Ier d'Ernothon tente vainement de récupérer les papiers échappés aux autodafés de 1675, lors de la révolte des Bonnets rouges, afin de rétablir les droits seigneuriaux, mais ses perquisitions soulevèrent l'indignation populaire, animée par le recteur de Penmarc'h, Desrobin et son chef de paroisse, Kersaux[44] :

« Déclare ledit seigneur d'Ernothon que cette baronnie ancienne du Pont, ayant toujours été possédée par de très grands seigneurs qui ont presque toujours été absents de la province, ils ont négligé de faire servir et de conserver leurs droits qui sont expliqués dans les anciennes inféodations[45]. (...) [L'aveu est incomplet parce que] la baronnie du Pont a été beaucoup négligée, près de 200 ans (...), et que les titres de propriété ont étez enlevez, pillez, brulez, tant par les marys des dames propriétaires du Pont que par la populace et gens révoltez de la province de Bretagne, dont il fut raporté procès verbal en l'année 1675, le 24e juin[46]. »

Son fils François-Joseph II d'Ernothon (1673-1727), habite également le château, ainsi qu'ensuite son frère Jean Théophile d'Ernothon[47], puis sa sœur Charlotte Catherine d'Ernothon (1671-1767), épouse de Louis d'Argouges, laquelle vend la baronnie de Pont-l'Abbé en 1753 au chevalier Henri IV Baude de Saint-Père (né en 1711, † le 6 août 1754).

Son fils Henri V Baude de Saint-Père étant mort sans héritier, Jean-Georges-Claude Baude de Saint-Père en hérite. Celui-ci est un personnage en vue à la cour[48], à Versailles, car il a épousé la fille de Marc-Antoine Thierry, baron de Ville d'Avray, ce qui lui permet de loger dans l'hôtel du garde-meubles royal, qui est devenu ensuite le siège de l'état-major de la Marine, sur l'actuelle place de la Concorde. Ayant aidé le roi Louis XVI à fuir des Tuileries le 10 août 1792, Baude se voit contraint d'émigrer[49]. Devenu bien national, le château de Pont-l'Abbé est vendu le 12 février 1799 à François-Jérôme Le Déant[50]. Par la suite, en 1836, la ville de Pont-l’Abbé achète l’ancien château des Barons du Pont et y installe la Mairie, la Justice de Paix, l’École et la Gendarmerie.

La rivière de Pont-l'Abbé et le port aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

René Bougeard décrit ainsi les conditions de navigation sur la Rivière de Pont-l'Abbé en 1763 :

« La rivière de Pont-l'Abbé est peu fréquentée et l'on y entre que de pleine mer : elle est presque barrée de bancs qui ne lui laissent qu'un fort petit canal ; mais quand on est dedans, elle est assez large et l'on y mouille à l'abri d'une petite île nommée Isle Tudy. Les marées y sont de 3 heures 3 quarts à 4 heures[51]. »

Le commerce des grains était important ; avec quelque exagération, le recteur de Plomeur écrit en 1762 : « Tout le monde est marchand de grains au Pont-l'Abbé », dont le sénéchal Gilles Férec.

Le port de Pont-l'Abbé est ainsi décrit en 1857 par Armand René du Châtellier : 

« Placé sur la petite Rivière de Pont-l'Abbé, à environ 4 kilomètres de la mer, le port du Pont fut de tout temps fréquenté par des barques légères de 25 à 50 tonneaux, qui enlevaient du pays des blés, du bois, du miel et autres produits du sol ; portant en retour des vins, des épices et quelques autres menus articles demandés par l'industrie locale, outre ceux relatifs aux armements des pêcheries de Cornouailles, qui amenaient jusqu'à quatre et cinq cents barques dans les havres du littoral[52]. »

Armand René du Châtellier ajoute que « les seigneurs du Pont s'occupèrent (...) de très bonne heure (...) des pêcheries qui s'étaient établies sur tout le littoral du fief et notamment celles de l'île Tudy, de Sainte-Marenne (Sainte-Marine) sur la rivière de Kemper, de l'île Chevalier où il y avait une sècherie, de Penmarch et des autres paroisses baignées par la mer ». Il précise aussi que « quelques soins de curage avaient été donné par eux à la rivière elle-même, et c'était en retour de ces soins et de cette police maritime que les seigneurs du Pont prélevaient sur les navires et les marchandises qui abordaient au port, des droits de hâvre »[52].

La légende des Sonerien Du[modifier | modifier le code]

Ils tiennent leur nom (« Sonneurs Noirs » en breton) en hommage aux deux sonneurs bigoudens de Lambour qui furent injustement pendus en 1786 à Pont-l'Abbé à la place de deux brigands qui sévissaient dans la région à la même époque.

Il faut savoir qu'à cette époque, la richesse des gens se voyait sur le costume. Plus une personne avait du bien, plus son costume était brodé. Les « Sonneurs Noirs » étaient appelés ainsi car pauvres, leur costume ne portait aucune broderie et, de ce fait, était noir. Ces Sonerien Du, avaient l'habitude d'animer mariages et autres fêtes, ne demandant pour salaire qu'à boire et à manger. Jamais vraiment fatigués de jouer, leurs prestations étaient réputées interminables. Il leur arrivait souvent de s'endormir dans les fossés, rentrant chez eux, repus de trop de boisson...

On dit aussi qu'à l'époque, les mariages bretons ne se terminaient que lorsque la musique s'arrêtait, et la légende raconte que les Sonerien Du les faisaient durer souvent plus de 3 jours et 3 nuits. Adulés du « petit peuple », ces deux sonneurs, dont l'un était Pierre Canévet, de Lambour, étaient les plus populaires du pays bigouden. Cette situation ne plaisait guère aux bourgeois du pays (qui voyaient leurs ouvriers plus occupés à célébrer mariages et fêtes qu'à travailler), ni au clergé, car la musique et les danses traditionnelles étaient des rites païens. Si bien que le jour où deux brigands de grand chemin furent arrêtés par la maréchaussée à la suite d'un vol commis dans la nuit du 25 au 26 février 1786 dans une ferme de Plomeur et que, sur la route, ils trouvèrent les Sonerien Du, « ivres mort », dormant dans le fossé, nos gens d'armes acceptèrent, contre monnaie « sonnante et trébuchante », de substituer les uns aux autres. Ainsi, les deux sonneurs furent pendus, sans autre forme de procès, sur la place du Marchallac'h à Pont-l'Abbé et les corps exposés aux fourches patibulaires de la colline de Bringall, au lieu-dit « ar justiciou » (Les justices) en Pont L'Abbé, à la grande joie de l'église et de la bourgeoisie Bigoudène. Bien sûr, cette nouvelle se répandit comme une traînée de poudre dans le pays et la population fut scandalisée par cette nouvelle.

Parallèlement, une épidémie de peste dévasta le pays Bigouden, celle-ci s'ajouta à la légende. En effet, les corps des 2 sonneurs, excommuniés, furent laissés en l'état, et la légende raconte que le fait de toucher leurs corps immunisait de la peste. Ainsi, ils passèrent du statut de musiciens populaires au statut de porte-bonheur. Depuis, les femmes bigoudènes, lorsqu'elles cassaient des assiettes, allaient jeter les morceaux à l'endroit où les 'Sonerien Du ont été finalement enterrés, non loin du lieu-dit « Ar justicioù » où ils furent pendus, car cela portait bonheur. Ces morceaux de faïence étaient appelés des « bravigoù ».

Un groupe de musique bretonne, les Sonerien Du, créé en 1971 et animant entre autres des fest-noz a repris le nom.

La Révolution française[modifier | modifier le code]

La discorde lors de la rédaction du cahier de doléances[modifier | modifier le code]

Le 13 avril 1789, la discorde éclate lors de la rédaction du cahier de doléances entre les bourgeois de Pont-l'Abbé et les habitants de Lambour ; ces derniers quittent la halle de la rue Kéréon[53] pour aller rédiger dans leur quartier, à la chapelle Saint-Sauveur, leur propre cahier où ils se montrent beaucoup plus hardis, s'en prenant violemment à la noblesse et au haut-clergé, demandant que les droits de lods et ventes soient attribués aux hôpitaux, que la distribution des revenus du clergé soit réajustée, de manière à donner aux curés un traitement convenable, que les abbayes soient supprimées, de même que les domaines congéables, que les artisans et laboureurs soient représentés dans le corps municipal, réclamant l'interdiction des exportations de grains et l'impossibilité pour les hommes de loi de s'adonner au commerce car les procureurs profitent de leurs tournées pour accaparer les grains dans les campagnes et le juge a exporté tous les grains qu'il a pu[54]. En voici quelques extraits :

« Article 1 : Nous déclarons avoir l'honneur d'exposer à Sa Majesté que les peuples bretons, tant des villes que des campagnes, sont traités, menés comme des esclaves par les nobles et MM. du haut clergé. Ils forcent le Tiers Etat d'aller moudre, cuire à leurs moulins et fours banaux, pour être volés par des meuniers infâmes qui nous perdent nos grains et nous volent impunément. Les fourniers nous perdent nos pâtes par de mauvaises cuissons. Qu'il nous soit désormais permis d'aller moudre, cuire aux moulins et fours des seigneurs dont les meuniers et fourniers nous feront le mieux, sans nul empêchement quelconque de la part de personne, et qu'il n'y ait plus d'esclaves en Bretagne à ce sujet et qu'un chacun soit libre (...)[55]. »

« Nous ne paierons plus aux seigneurs de rachats ni lods ni ventes, mais nous les paierons aux hôpitaux à l’avenir, pour l’entretien, pour la nourriture des mineurs, orphelins, infirmes, vieillards, incapables de gagner leur vie dans l’étendue du fief. (...) Que toutes les abbayes soient supprimées au profit de Sa Majesté pour payer la dette nationale[56]. »

« Article 10 : Nous avons l'honneur d'exposer à Sa Majesté la plus grande, la plus affreuse des misères et des calamités du peuple breton afin qu'il plaise à Sa Majesté d'y remédier, s'il lui plaît. Les avares du siècle en sont les auteurs par les exportations continuelles de grains de toute espèce hors la Province, ce qui est cause que depuis 1760-1780 nous payons les grains d'un prix excessif et qui a causé une misère sans fin dans la Province (...). En 1760 et 1761, on ne payait la mesure de seigle du poids de 120 livres que 3 livres et 3 livres 10 sols. Lors notre canton ne fourmillait point de tant de malheureux, comme il a fait depuis ce temps-là (...). Pour prévenir de pareils malheurs, qu'il soit fait défense à tous marchands ou négociants d'exporter des grains hors de la province, dès le moment que la mesure de seigle (...) excédera dans nos marchés le prix de 4 livres (...)[55]. »

La tentative de scission de Lambour[modifier | modifier le code]

En avril 1790, les habitants de Lambour firent sécession, élisant leur propre municipalité et choisissant comme maire François Folgoas, cultivateur à Bringall (et futur maire de Pont-l'Abbé) ; la sécession prit fin le 13 décembre 1790 sur ordre des autorités départementales.

La création de la commune de Pont-l'Abbé[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1789, Pont-l'Abbé n'est qu’une communauté de hameaux, même pas une paroisse, dépendant pour partie de Loctudy (le château, le couvent des Carmes et le port), pour partie de Plobannalec (les chapelles de la Madeleine et de Saint-Yves) et Lambour, sur la rive gauche de la Rivière de Pont-l’Abbé étant une trève de Combrit. En 1791, la commune et la paroisse de Pont-l'Abbé sont constitués par l'annexion de quatre sections rurales enlevées aux communes voisines de Loctudy, Plobannalec, Plomeur et Combrit.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Pont-Marat[57]. Le couvent des Carmes fut vendu comme bien national en 1791 ; la chapelle du couvent des Carmes devient alors l'église paroissiale Notre-Dame des Carmes. Le cloître du couvent fut démonté et ses pierres, numérotées, entreposées un temps au château de Kerhuel en Plonéour-Lanvern et, rachetées par un évêque de Quimper, remonté dans le séminaire de Quimper d'alors, devenu l'actuel lycée Chaptal.

Gilles Férec[58], parlant de Pont-l'Abbé, écrit le 31 janvier 1799 : « Ce cantonnement est le plus tranquille du Finistère. Si l'on excepte dix ou douze républicains, tout le monde y déteste la Révolution ».

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le château de Pont-l'Abbé, avec une partie de ses cours, est acheté par la commune en 1836, le reste et des dépendances étant acquis par des particuliers. Ceux-ci firent raser les murailles pour se faire des jardins ou des habitations[59].

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Pont-l'Abbé en 1858 (dessin de François Louis Fritz Nierhausen Koechlin)

Pendant l'été 1896, des troubles éclatent au port de Pont-l'Abbé ainsi qu'à la cale de Loctudy en raison du mécontentement des paysans producteurs de pommes de terre à cause de l'effondrement du prix de vente de ce tubercule, les marchands anglais les achetant à moins de 3 francs le sac de 50 kg, alors que le prix habituel était de 5 francs[61].

Guy de Maupassant écrit en 1879 que Pont-l'Abbé est « la ville la plus bretonne de toute cette Bretagne bretonnante qui va de la Pointe du Raz au Morbihan »[62].

À la fin du XIXe siècle, Pont-l'Abbé est une cité de 6520 habitants « partagée entre un centre commerçant, artisan et de petite bourgeoisie largement francophone et bien-pensante et des quartiers périphériques, Lambour, Pont-Guern, le Rozic-ar-Maguer, pouilleux, miséreux, laborieux. Un centre politiquement modéré et dévotement clérical, une rive gauche contestataire, frondeuse, houleuse, révolutionnaire en un mot. Deux communautés qui s'observaient sans aménité (...) »[63].

« En ces dernières années du XIXe siècle, Pont-l'Abbé était surtout une ville cernée, minée, par la misère. Certes une classe bourgeoise tenait le haut du pavé et avait pignon sur rue, le monde artisan tenait le coup vaille que vaille, les fonctionnaires vivotaient sans histoire, mais la masse des ouvriers, journaliers, manœuvres, tiraient le diable par la queue. (...) Il n'est donc pas rare de voir deux ménages habitant le même appartement et beaucoup de personnes implorer la charité publique[64]. Des mendiants, on en trouvait à la sortie des messes (...). La misère régnait et, partant, des deux filles indissociées : l'alcoolisme et la violence. (...) Certaines voies ne respiraient guère la propreté (...). « Le côté sud de la place du Marchallac'h est un dépotoir aussi infect que la rue Dorée. Des dépôts d'immondices et de détritus séjournent continuellement sur ce côté de la place »[63] »

Les halles de Pont-l'Abbé (construites en 1899)

Des fêtes heureusement agrémentaient parfois le quotidien, principalement les "Fêtes de la Tréminou", dont l'origine remonte à l'Ancien Régime, célèbre pardon très fréquenté, mais aussi fête foraine et, depuis 1896, des courses de chevaux organisées le lundi sur l'hippodrome de Brennavec. À partir de 1897 s'y ajoute une fête organisée au printemps, la "Cavalcade", ancêtre de la future "Fête des brodeuses"[65], les festivités du 14 juillet et les deux processions des Fête-Dieu deux dimanches consécutifs.

La première école primaire privée catholique, tenue par les Frères de Saint-Gabriel, ouvre à l'automne 1894 ; désormais les deux écoles concurrentes vont se livrer une bataille sans merci, « les accrochages physiques entre élèves des deux systèmes scolaires vont devenir monnaie courante »[63].

Les nouvelles Halles, voulues par le maire Raoul de Najac et construites à l'emplacement du marché aux porcs, sont inaugurées le 21 mai 1899 ; leur construction à cet endroit, Place de la Madeleine, fut contestée par les commerçants des rues du centre-ville, leur reprochant d'être excentrées. La contestation se poursuivit plusieurs années, la nouvelle majorité municipale conservatrice élue en 1900 les fermant même, avant qu'elles ne soient réouvertes en 1904 par une municipalité radicale-socialiste[63].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Descriptions de Pont-l'Abbé au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Atelier de brodeurs et de brodeuses de la maison Pichavant vers 1909
L'église Notre-Dame des Carmes en 1893 (photo de Paul Lancrenon)
Héraldique ecclésiastique de la paroisse des Carmes de Pont-l'Abbé

L'écrivain André Suarès fait cette description de Pont-l'Abbé dans Le livre de l'Émeraude, publié en 1902 :

« Pont-l'Abbé est charmant. Pont-l'Abbé est fantasque. Pont-l'Abbé ne ressemble à rien. On s'y dirait à la fois, qui sait comment, en Sicile, en Irlande et en Suède. C'est une petite ville à souhait pour en faire la capitale d'une principauté paysanne et chimérique. Elle est rustique, elle est gaie jusqu'à la folie ; et tout de même elle prend un air tragique, selon les jours. Pont-l'Abbé a d'immenses places et de petites rues étroites. Tantôt il y a foule à Pont-l'Abbé, et tantôt Pont-l'Abbé est vide. Parfois la ville paraît grande, et parfois il semble qu'on en fait le tour d'un seul coup d'œil. On y a le sentiment étrange de l'immuable et du caprice ; et l'on sourit au paradoxe de les goûter ensemble. On peut ici ne pas entendre un mot de français si l'on veut... On dirait que cette ville en fête ne compte pas un bourgeois. Elle a les lèvres barbouillées des Ménades, et leur rire de pourpre ; elle bondit, et l'orgie puissante de la nature, l'âme païenne de l'instinct, font le rythme de la danse. On a la sensation si rare de vivre un moment dans un royaume inconnu ; et c'est à Pont-l'Abbé, comme en certaines bourgades d'Ombrie et de Toscane, que l'on pense avec délices trouver ce qu'on ne trouve pas ailleurs, et que bientôt on ne trouvera plus[66] »

Gustave Geffroy décrit ainsi cette même ville vers 1904 :

« Pont-l'Abbé n'est plus guère aujourd'hui qu'un petit port de pêche et d'échouage. (...) La ville a gardé bon aspect, et c'est un plaisir d'y entrer (...). Les maisons de granit, à moulures et à lucarnes, ont cet air sérieux des logis qui existent depuis deux ou trois siècles, qui ont été bien construits et qui sont restés solides. Le quai est ombragé d'arbres, et le port fait un joli paysage, avec ses bateaux, la ligne des maisons, et le clocher posé sur la ville comme un couvercle. Les bâtiments du couvent des Carmes ont été démolis, et le cloître a été reconstitué à Quimper, inauguré le 17 mars 1902. L'église est l'ancienne chapelle de ce couvent, de la fin du XIVe siècle, restaurée au XVIe siècle, et qui garde un portail ogival, une rosace jolie, des tombeaux d'abbés et de barons. Toutes les femmes ici sont coiffées du bigouden, que l'on croit orné de dessins phéniciens, morceau d'étoffe, drap ou velours, posé sur le dessus de la tête, qui laisse visible les cheveux de la nuque, et qui est surmonté d'une toute petite coiffe nouée sur le côté du visage. Les jupons sont de longueurs différentes, laissant voir leurs bordures de velours ; les manches aussi sont ornées, de même que les corsages jaunes ou rouges, et le tablier de couleur achève le costume. Les vestes des hommes sont aussi brodées d'ornements, lesquels sont parfois des sentences. Les hommes sont coiffés de chapeaux ronds, à petits bords, garnis de rubans de velours. Les femmes, rondes comme des cloches du fait de ces jupons, semblent des Laponnes. Elles passent pour laides, mais il y en a de fort jolies[67]. »

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L'écrivain Youenn Drezen décrit ainsi un logement ouvrier à Pont-l'Abbé au début du XXe siècle :

« Quatre murs blanchis à la chaux, un foyer de pierre, une porte sur le couloir, une fenêtre sur la rue, un sol en terre battue (...). Cette unique pièce était pleine comme un œuf : deux grands lits aux rideaux de couleur, accrochés au plafond par un anneau de bois verni, un lit plus étroit contre la fenêtre, un berceau tout contre le lit maternel et contenant un bébé, une vraie armoire, un buffet sommé de son vaisselier, une table et deux longs bancs, quelques chaises. Dans un angle, près d l'âtre, le bûcher[68]. »

Les querelles liées à la laïcité au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1903, dans le cadre de la politique anticléricale menée par le gouvernement d'Émile Combes, les Frères de Saint-Gabriel sont interdits d'enseignement et leurs biens mis sous séquestre l'année suivante. Le 6 février 1906, l'inventaire des biens de l'église des Carmes donne lieu à une protestation solennelle de M. Mauduit, ancien maire et président du conseil de fabrique pendant que les fidèles, massés à l'intérieur, récitaient le chapelet. En 1907, c'est au tour du presbytère d'être vendu.

Les tensions sociales au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

La première grève connue de l'histoire de la ville débute fin décembre 1904, c'est celle d'une trentaine de couvreurs qui réclament entre autres le respect de la loi sur la journée de 10 heures ; mais le conflit s'étend en janvier 1905 à d'autres professions et on dénombre bientôt 700 grévistes. Des manifestations, drapeau rouge en tête, sont organisées. L'hebdomadaire conservateur L'Action libérale écrit : « La terreur règne à Pont-l'Abbé ». Le Nouvelliste de Bretagne ajoute : « Les grévistes ont débauché jusqu'aux cochers de vieilles dames ». Les grévistes finirent par obtenir satisfaction, mais 53 d'entre eux furent licenciés. La plupart de ces derniers participèrent à la création éphémère d'une société coopérative ouvrière de production, L'Abeille, en 1906. En mai 1905, c'est au tour des ouvrières brodeuses de la ville, près de deux cents femmes, de se mettre en grève[63].

Déclin et évolution des traditions bretonnes à la suite des conflits du XXe siècle[modifier | modifier le code]

André Chevrillon, dès 1920, évoque, dans la "Revue des deux mondes", le déclin des traditions bretonnes consécutif à la Première Guerre mondiale :

« Si le costume de Pont-l'Abbé est encore un costume, en quelques années, son éclatante couleur a fait place au noir pur. Il est clair que la guerre en éloignant pendant quelques années tous les hommes jeunes, en introduisant dans les fermes la langue des armées, en peuplant la Bretagne de réfugiés, en paralysant les industries qui produisaient les éléments du costume (dès aujourd'hui des chapeaux de bazars remplacent les délicieux béguins XVIIIe siècle des enfants) aura beaucoup contribué à effacer la couleur et le caractère à part de cette incomparable province[69]. »

Quittant peu à peu le quotidien des Bretons, le port du costume perdurera chez les plus anciens jusqu'aux années 1990. Parmi les rendez-vous estivaux, la fête des brodeuses offre depuis 1954 l'occasion aux cercles celtiques et bagads locaux et régionaux, ainsi qu'aux jeunes bigouden de marquer la tradition à travers danses, épreuves de quatrième catégories au concours des Bagadoù, défilés et réjouissances dans les rues de la ville au deuxième dimanche de juillet.

La troisième semaine de septembre, à travers le Pardon de la Treminoù, le temps est réservé à honorer la mémoire des hommes pendus pour s'être révoltés durant la révolte du papier timbré, notamment à la Chapelle de la Treminoù. C'est pourtant une période qui rime aussi avec une tradition joyeuse, puisque l'occasion d'une fête foraine. Un lundi férié était offert à la jeunesse à cette occasion, effacée en 1989.

Pont-l'Abbé : carrefour ferroviaire[modifier | modifier le code]

Pendant plusieurs décennies entre le début et le milieu du XXe siècle, Pont-l'Abbé fut au centre d'une étoile ferroviaire formée de trois lignes, désormais fermées.

La ligne Quimper-Pont-l'Abbé
Article détaillé : Ligne de Quimper à Pont-l'Abbé.
La gare de Pont-l'Abbé en 1910 (gare de la compagnie Paris-Orléans)

En 1884, prolongeant la ligne de Paris à Quimper mise en service en 1863, la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans met en service la ligne de Quimper à Pont-l'Abbé. La construction de cette voie ferrée a été décidée en 1878 et construite à partir de 1882. Cette ligne desservait Pluguffan et Combrit-Tréméoc ; les trains y roulaient à une vitesse initialement de 20 à 30 km/h portée à environ 60 km/h en 1927. Entre 1942 et 1944, l'armée allemande se servit de cette ligne, ainsi que du "train carottes", pour acheminer les galets de la Baie d'Audierne et en particulier du campt Todt de Tréguennec, vers différents points du littoral pour permettre la construction des blockhaus du Mur de l'Atlantique. La ligne a cessé son service voyageurs en 1950 et la SNCF la ferme totalement en 1988[70]. Un service de cars, commencé dès 1934, assure désormais les liaisons avec les gares ferroviaire et routière de Quimper[71].

Le Conseil général du Finistère a décidé en 1991 l'acquisition de cette ligne et l'a transformée en chemin de randonnée entre l'ancienne gare de Pont-l'Abbé et Ti Lipig en Pluguffan.

Le "train carottes"

La ligne ferroviaire à voie métrique surnommée "train carottes", exploitée initialement par les Chemins de fer armoricains, fut inaugurée le 1er octobre 1912 et ferma le 30 juin 1935, ne fonctionnant donc que 33 ans à peine. La voie ferrée partait de Pont-l'Abbé et desservait les gares de Plonéour-Lanvern, Tréogat, Pouldreuzic, Plozévet, Plouhinec, Pont-Croix, pour aboutir à Audierne ; la ligne desservait aussi des arrêts facultatifs supplémentaires comme celui de Plovan[72]. « C'était un train mixte de marchandises et de voyageurs, qui a eu un impact important sur la vie économique et sociale en pays bigouden et dans le cap Sizun » a écrit l'historien Serge Duigou.

Un circuit de randonnée emprunte désormais une partie de l'itinéraire du "train carottes"[73].

Le "train Birinik"
Le tracé de la ligne du train birinik

Cette ligne ferroviaire à voie métrique, qui doit son surnom à un coquillage, le birinik (bernique en breton), déclarée d'utilité publique en 1899, est inaugurée le 4 juillet 1907 ; longue de 18,7 km, elle partait de Pont-l'Abbé et allait jusqu'à Saint-Guénolé, desservant au passage Plobannalec-Lesconil, Treffiagat, Le Guilvinec, Penmarc'h et Kérity. La ligne était exploitée par la compagnie des Chemins de fer départementaux du Finistère. Environ 50 minutes étaient nécessaires pour parcourir la totalité du trajet à la moyenne de 20 kilomètres par heure[74]. Après une fermeture temporaire entre 1938 et 1941, le "train Birinik" reprit du service, intégré alors au Réseau breton, et la voie ferrée fut même mise à écartement normal en 1947 pour éviter les transbordements en gare de Pont-l'Abbé, mais n'assurant plus qu'un trafic marchandises, ce qui n'évita pas la fermeture de cette ligne transbigoudène le 20 juin 1963[75].

Cette ligne joua un rôle important pour la pêche bigoudène et contribua aussi à favoriser l'essor du tourisme en pays bigouden.

Les débuts du tourisme[modifier | modifier le code]

Marie de Kerstrat, connue aussi sous le nom de Marie de Grandsaignes, développa un tourisme de luxe sur les bords de la rivière de Pont-l'Abbé entre 1882 et 1897 en créant un véritable village de vacances dans sa propriété du Suler. En 1937, le nombre des estivants à Pont-l'Abbé, séjournant tant à l'hôtel que chez l'habitant, est estimé à 1000 personnes[76].

Les guerres du XXe siècle et l'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

281 personnes de Pont-l'Abbé sont mortes pour la France au cours des diverses guerres du XXe siècle[77].

La Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

226 soldats de Pont-l'Abbé sont morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[78].

L'Hôtel-Dieu de Pont-l'Abbé fut, dès le 12 août 1914, transformé en hôpital militaire, le "HC n°38", et le resta jusqu'en février 1919, les malades civils étant relégués à l'hospice. André Marie Plougouven[79], un finistérien originaire de Plougonven, soldat de deuxième classe au 219ème régiment d'infanterie, fut le premier soldat hospitalisé à Pont-l'Abbé à décéder des suites de ses blessures de guerre dès le 28 septembre 1914; par la suite des soldats originaires de toute la France y furent hospitalisés, par exemple Jules Serayet[80], un ardéchois soldat de deuxième classe du 64ème bataillon de chasseurs alpins, décéda le 23 mars 1915 à l'"hôpital temporaire n°38", place Gambetta[81].

Le peintre Lucien Simon a peint les permissionnaires dans la cour de la gare de Pont-l'Abbé[82].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Un film en noir et blanc et sonore[83] illustre la fête du Parti communiste, très influent sur le littoral du Pays bigouden à cette époque, qui se déroula le 7 août 1938 à Pont-l'Abbé, présidée par Marcel Cachin et au cours de laquelle L'Internationale en breton[84] fut chantée par la chorale Labour Ha Kan, venue de Paris[85].

La Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

48 personnes de Pont-l'Abbé sont mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[77] dont de nombreux résistants comme Louis Lagadic[86], Marcel Cariou[87], Raymond Guenet[88], Pierre Volant[89], Pierre Nicolas[90], Jean Le Berre[91], Abel Friant, Roger Signor[92], etc..

La Kommandantur s'installa dans le bâtiment principal de l'école Saint-Gabriel, qui devint aussi une prison pour 50 résistants ; deux d'entre eux y furent fusillés en juin 1944[93]. Les camions allemands de l’organisation Todt, qui emmenaient les ouvriers au bord de mer pour la construction du Mur de l'Atlantique, étaient stationnés sur la Place de la République à Pont-l’Abbé ; de jeunes résistants décidèrent le 1er mai 1942 de crever une quinzaine de pneus ; ils furent arrêtés le 16 octobre 1942 par les gendarmes de Pont-l’Abbé à la suite d’une dénonciation collective et jugés à Rennes le 21 janvier 1943 et, condamnés à cinq ans de prison, transférés à la prison centrale de Poissy[94].

Les autres guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

7 soldats de Pont-l'Abbé sont morts pour la France pendant la guerre d'Indochine[77] : Louis-Marie Le Breton, tué à l'ennemi le 31 à Hoa Binh, François Le Cléach, mort en captivité le 28 août 1954 à Dien-Bien-Phu, Jean Lozach, tué par une mine le 23 août 1953 à Tac Ong Nhia (Cochinchine), Fernand Bois, mort le 15 novembre 1950 à Na Laing (Tonkin), Maurice Donval, René Graslin mort le 29 novembre 1950 à Hanoï et Albert Guéguen tué le 24 janvier 1947 à Hanoï.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[95]
Période Identité Étiquette Qualité
1er février 1790   Jacques René Arnoult, dit Arnoult l'Aîné[96]   Avocat, député du Tiers-État à l’assemblée de la sénéchaussée de Quimper
13 juin 1800   Jacques Félix Calloch-Kerilis   Nommé par le Préfet du Finistère
an XII   Jacques Coïc   Notaire, nommé par le Préfet du Finistère
12 janvier 1807 13 octobre 1829 Jean Marie Clément Brizel   Nommé par le Préfet du Finistère
13 octobre 1829 30 avril 1833 Michel Arnoult   Nommé par le Préfet du Finistère
2 mai 1833 13 septembre 1837 Jean-Baptiste Huard,   Nommé par le Préfet du Finistère
18 octobre 1837 7 octobre 1863 Prosper Jacques Cosmao-Dumenez   Médecin, nommé par le Préfet du Finistère, puis élu en 1848, puis à nouveau nommé par Louis-Napoléon Bonaparte et Napoléon III
28 mai 1864   Jean-Louis Paisant   Industriel, nommé par Napoléon III
16 septembre 1870   Sélim Marie Coasmao-Dumenez   Médecin
15 mai 1871 8 juillet 1872 Jean-Louis Paisant   Industriel, démissionne le 8 juillet 1872
27 septembre 1872 16 mai 1874 Joseph Fidèle Désiré Gueguen   Médecin
9 mars 1875   Armand René du Maufras du Chatellier   Archéologue, historien économiste, châtelain de Kerguz
19 mars 1878   Ernest Victor Jean Verrye   Officier en retraite, décède en 1892 dans l'exercice de ses fonctions
26 octobre 1892   Jean Baptiste Marie Desban   Négociant
24 juillet 1894   Comte Raoul De Najac[97] Républicain Aristocrate républicain vivant dans l'Île Chevalier
20 mai 1900   Alexandre Mauduit Conservateur Notaire, révoqué en 1902 pour avoir organisé illégalement une course de chevaux[98]
19 janvier 1902   Pierre Nicolas   Négociant en vins
12 mai 1904   Louis Christ Radical-socialiste Officier en retraite
17 mai 1908   Hippolyte Briec   Serrurier
22 février 1914   Alexandre Mauduit   Notaire
10 décembre 1919   Charles René Marie Le Bastard[99]   Garagiste
19 mai 1929   Auguste Coic   Commerçant cordonnier
26 février 1933   Charles René Marie Le Bastard   Garagiste
11 janvier 1943   Gabriel François Jacques Louis Marie Queinnec   Avocat, député de 1928 à 1932, sénateur de 1937 à 1945
6 août 1944   Alain Michel Dilosquer   Artisan plâtrier (président de la délégation spéciale)
6 mai 1945   Léon Le Moal   Retraité RATP
14 novembre 1945   Noël Corentin Vincent Marie Le Bleis   Artisan menuisier
26 octobre 1947 1953 Léon Le Moal   Retraité RATP
10 mai 1953   Jean Lautredou[100] Centriste Mercier en gros, conseiller général, décède au cours de son mandat le 19 mai 1958
6 juillet 1958 1983 Henry-Maurice Bénard[101] RPR Chirurgien à l'Hôtel-dieu de Pont-l'Abbé, conseiller général
20 mars 1983 1995 Sébastien Jolivet[102] RPR Clerc de notaire, conseiller général de 1985 à 1998
18 juin 1995 2001 Annick Le Loch PS Commerçante
11 mars 2001 2008 Thierry Mavic UMP Informaticien
16 mars 2008 2014 Daniel Couïc PS Retraité
30 mars 2014 2020 Thierry Mavic UMP Informaticien
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2011, Pont-l'Abbé compte 8 432 habitants (soit une augmentation de 14 % par rapport à 1999). La commune occupe le 1 160e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 141e en 1999, et le 14e au niveau départemental sur 283 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Pont-l'Abbé depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 2011 avec 8 432 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 698 1 884 1 883 2 115 2 785 3 163 3 325 3 626 3 810
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 947 4 286 4 526 4 739 4 991 5 110 5 729 5 536 5 797
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 315 6 432 6 652 6 637 6 724 6 656 6 563 6 644 6 393
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
6 396 6 791 7 325 7 266 7 374 7 849 8 001 8 132 8 065
2011 - - - - - - - -
8 432 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[103] puis Insee à partir de 2004[104].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2012, la population a atteint 8512 habitants selon le recensement.

Commentaire : La population de Pont-l'Abbé a été multipliée par 4,7 en 218 ans entre 1793 et 2011, progressant surtout au cours du XIXe siècle et du début du XXe siècle d'une part (un premier maximum relatif est atteint en 1926 avec 6 724 habitants, suivi d'une longue période de stagnation, voire de léger déclin entre 1926 et 1962 (cette année-là, la population est de 6 396 habitants, inférieure de 326 habitants à la population de 1926), d'autant plus remarquable que la France est à cette époque en cours de rapide urbanisation ; la période 1962-2011 montre toutefois une croissance modérée, la ville gagnant alors 1 946 habitants en 49 ans, soit un gain moyen d'une quarantaine d'habitants par an (le taux de croissance annuelle reste modeste : + 0,5 % l'an entre 1999 et 2010 par exemple); la population croît uniquement en raison d'une immigration nette notable ( + 1,1 % l'an entre 1999 et 2010) car le solde naturel est même négatif ( - 0,6 % l'an entre 1999 et 2010, car le nombre des décès est supérieur à celui des naissances, le taux de mortalité entre 1999 et 2010 a été de 14,6 pour mille alors que le taux de natalité n'a été que de 8,9 pour mille, ceci en raison d'une structure par âge de la population assez vieille : les moins de 20 ans ne représentent en 2010 que 20,7 % alors que les 65 ans et + représentent la même année 26,7 % de la population totale)[105]. Comme toutes les villes-centres, Pont-l'Abbé est atteint par la périurbanisation, qui profite aux communes périphériques, d'autant plus que l'exiguïté du finage communal a provoqué l'extension des zones commerciales périphériques le long de la rocade contournant la ville ; la principale zone commerciale, celle de Kerganet, se trouve par exemple sur le territoire de la commune de Plonéour-Lanvern, et les projets d'extension de cette zone décidés par la municipalité de Plonéour-Lanvern[106] ont provoqué des protestations de la part des commerçants du centre-ville de Pont-l'Abbé et aussi des polémiques entre les deux municipalités de Pont-l'Abbé et de Plonéour-Lanvern, d'autant plus qu'elles se trouvent dans deux communautés de communes différentes.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (32,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,1 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,6 %, 15 à 29 ans = 18,4 %, 30 à 44 ans = 16,9 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 26,6 %) ;
  • 54,1 % de femmes (0 à 14 ans = 13 %, 15 à 29 ans = 13,8 %, 30 à 44 ans = 16,6 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 36,7 %).
Pyramide des âges à Pont-l'Abbé en 2007 en pourcentage[107]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,9 
9,7 
75 à 89 ans
16,6 
16,4 
60 à 74 ans
18,2 
21,4 
45 à 59 ans
19,9 
16,9 
30 à 44 ans
16,6 
18,4 
15 à 29 ans
13,8 
16,6 
0 à 14 ans
13,0 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[108]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 8 février 2008.

À la rentrée 2013, 60 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue catholique (soit 6,1% des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[109].

Jumelage et partenariats[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

François Bazin : Le Monument aux Bigoudens
L'église Notre-Dame-des-Carmes, vue extérieure, la façade
L'église Saint-Jacques de Lambour, vue d'ensemble
  • Le château de Pont-l’Abbé : il abrite la mairie, mais aussi le Musée bigouden (collection de costumes et coiffes), ancien donjon seigneurial des barons du Pont, datant des XIVe siècle et XVIIIe siècle. On peut y découvrir des caves de l'époque médiévales en sous-sol. La salle des mariages est agrémentée de tableaux de Mathurin Méheut (le port de Sainte-Marine), Henri Sollier et le peintre pont-l'abbiste Jacques Godin.
  • La chapelle du Sacré-Cœur : de style néo-roman (XIXe siècle), ancienne chapelle de catéchisme, ne se visite pas.
  • L’église Notre-Dame des Carmes : ancienne chapelle d'un couvent de pères carmes, a été construite entre 1383 et 1420. De style gothique, elle renferme de nombreuses statues anciennes et une rosace. On peut y admirer plusieurs œuvres brodées de la célèbre maison Le Minor (une bannière de 1960, un devant de buffet d’orgues…). Un cloître était accolé à cette église, situé dans l’actuelle cour de l’école publique. Mais il fut démonté complètement et reconstruit au début du XXe siècle au grand séminaire de Quimper, futur lycée Chaptal. L’église Notre-Dame des Carmes est également dotée d’un grand orgue exceptionnel : instrument symphonique de la maison Beuchet-Debierre (1966-1968) agrandi par la manufacture Dargassies-Gonzales (1990), possédant 43 jeux pour 3 claviers et pédalier, équipé d’une console mobile, transmissions électriques solid-state et combinateur électronique. Par ailleurs, certains des quelques milliers de tuyaux datent du premier orgue c’est-à-dire de 1660. Les vitraux actuels datent de 1852[110].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Article détaillé : Église Saint-Jacques de Lambour.
  • Le monument aux Bigoudens : œuvre en granit de François Bazin (1931), représente un groupe de cinq Bigoudènes en habit traditionnel du début du XXe siècle (quatre femmes et un enfant) songeant à leur fils, père, époux ou petit-fils qui luttent en mer contre la tempête.
  • Le manoir de Kernuz : restauré vers 1850 par l'historien de la Bretagne, Armand du Châtellier. Il abrite dans sa cour intérieure un menhir où une image de Mercure a été sculptée à l'époque romaine[114]. C'est désormais une propriété privée non visitable[115].
Le manoir de Trévannec, portail d'entrée et campanile
  • Le manoir de Trévannec[116] : cet ancien manoir féodal est surmonté d'un campanile existant déjà en 1427. La maison actuelle date du Consulat. Le portail d'entrée est orné d'une arcade ogivale à deux têtes[117].
  • Le monastère Notre-Dame de Miséricorde : communauté de sœurs hospitalières Augustines, il appartient à la Congrégation des Augustines de la Miséricorde de Jésus.
  • La Chapelle de la Madeleine, détruite en 1970.

Tourisme, promenades[modifier | modifier le code]

Port de la ville.
  • Le chemin de halage

Promenade pédestre de 4 km, qui serpente le long de la rivière de Pont-l’Abbé. C'est un site pour observer les oiseaux, notamment des hérons. À l’extrémité du chemin, se trouve la ruine d’une maisonnette, construite à la fin des années 1800. C’était un bistrot, et une petite épicerie qui rendait service aux équipages des bateaux qui venaient s’amarrer à la jetée toute proche. Abandonnée depuis longtemps et en partie détruite, elle a été débarrassée, courant 2007, de la végétation qui l’avait entièrement envahie. Elle est connue des Pont-l’Abbistes sous le nom de « Maison Blanche ».

Patrimoine artisanal[modifier | modifier le code]

  • La broderie
  • La vannerie

pour en savoir plus: HERISSET Roger « Les vanniers en basse Cornouaille : des paniers pour les pêcheurs et les conserveries » 6 p. Ar Men no 143, novembre - décembre 2004

Tableaux représentant Pont-l'Abbé et sa région[modifier | modifier le code]

De nombreux peintres ont représenté Pont-l'Abbé, ses habitants et sa région. Parmi eux :

Événements & festivités[modifier | modifier le code]

  • La Fête des Brodeuses : (deuxième week-end de juillet). C'est une des fêtes folkloriques de Bretagne, couronnant chaque année une reine des Brodeuses, qui descend la grande rue de la ville accompagnée des bagadoù. Les brodeurs étaient une confrérie d'artisans réalisant à la commande des vêtements richement ouvragés. On dit que leur carnet de commande terminé ils festoyaient beaucoup.

La première Fête des Brodeuses a été organisée en 1954 ; si cette première édition fut organisée dans le théâtre de verdure inauguré par le maire Jean Lautrédou, par le cercle Ar Vro Vigoudenn le dernier week-end d'août, dès l'année suivante elle se déroula le deuxième week-end de juillet, ce qui provoqua la disparition de la traditionnelle Cavalcade, fête traditionnelle antérieure ; dès 1956, c'est le Comité des fêtes qui se charge de son organisation. Une "Reine des Brodeuses" est élue chaque année[122]. Depuis 1999, un cyber fest-noz est organisé[123]. En 2014, la 60ème édition de la Fête des Brodeuses a été organisée[124].

  • Le samedi suivant le 15 août : un grand fest-noz à Kervazégan.
  • Le dernier samedi du mois d'août : le festival Festi Bigoud à Kervazégan
  • Le pardon de la Tréminou : le quatrième dimanche de septembre.
  • Le pardon de Lambour : le dernier dimanche de juillet (messe et concert).

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École publique maternelle de Lambour
  • École publique maternelle de Kerarthur
  • École publique maternelle de Merville
  • École privée maternelle Sainte-Anne
  • École privée élémentaire et Maternelle Notre-Dame des Carmes
  • École publique élémentaire Jules Ferry
  • Collège public René-Théophile Laënnec
  • Collège privé Notre-Dame des Carmes
  • Lycée polyvalent et lycée professionnel Laënnec
  • Lycée privé général et professionnel Saint-Gabriel[126]

Personnalités liées à Pont-l'Abbé[modifier | modifier le code]

Amadeo de Souza-Cardoso à Pont-l'Abbé en 1912

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://fr.topic-topos.com/cale-saint-laurent-et-quai-de-pors-moro-pont-l-abbe
  2. http://www.ville-pontlabbe.fr/wp/wp-content/uploads/2013/06/diagnostic_avap.pdf
  3. http://inpn.mnhn.fr/carto/metropole/znieff/530007478/1
  4. http://inpn.mnhn.fr/zone/znieff/530007478
  5. Charles Lenthéric, Côtes et ports français de l'Océan, partie V : La Côte du Morbihan et la Fin des Terres, "Revue des deux Mondes, janvier-février 1900, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k87188t/f899.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  6. Joseph Vaissète-Desaint, "Géographie historique, ecclesiastique et civile, ou Description de toutes ...", 1755, consultable http://books.google.fr/books?id=83fILeXWyQwC&pg=PA497&lpg=PA497&dq=s%C3%A9n%C3%A9chauss%C3%A9e+Pont-l'Abb%C3%A9&source=bl&ots=_ovlB6en6r&sig=lRDuJaYQqgOL8h93gZg1cLfwF_4&hl=fr&sa=X&ei=5tbQUpH9Bca_0QXfxYGAAQ&ved=0CEYQ6AEwBA#v=onepage&q=s%C3%A9n%C3%A9chauss%C3%A9e%20Pont-l'Abb%C3%A9&f=false
  7. Anne Villard et Marie-Yvane Daire, "Les stèles de l'Age du Fer à décors géométriques et curvilignes. Etat de la question dans l'Ouest armoricain", Revue archéologique de l'Ouest, n° 13, 1996, consultable http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rao_0767-709x_1996_num_13_1_1044
  8. http://www.images-archeologie.fr/Accueil/Recherche/p-3-lg0-notice-IMAGE-Stele-de-l-age-du-Fer-debitee-et-enfouie-dans-une-fosse-decouverte-lors-de-sondages-effectues-a-Pont-l-Abbe-Finistere-a-proximite-de-l-habitat-gaulois-de-Keralio-2001..htm?&notice_id=3610&pos=2342
  9. Yves Menez et Stéphane Hingant, "Fouilles et découvertes en Bretagne", éditions Ouest-France, INRAP, 2010 [ISBN 978-2-7373-5074-0]
  10. http://fr.topic-topos.com/patrimoine-pont-l-abbe
  11. a et b http://www.infobretagne.com/pont-labbe.htm
  12. L'ancien château de Coatmeur ou Coëtmeur était situé dans la paroisse de Plonéour-Cap Caval; ses pierres ont servi à la construction du château de Pont-l'Abbé, voir http://fr.topic-topos.com/chateau-de-pont-l-abbe-pont-l-abbe
  13. La seigneurie de Kerobéran était située dans la paroisse de Tréméoc
  14. Kerdégace, aussi écrit Kerdégasse, était une seigneurie de la paroisse de Beuzec-Cap Caval, voir http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5406239c/f23.textePage.langFR
  15. La seigneurie de Kerleoguy se trouvait dans la paroisse de Plovan
  16. Un lieu-dit Lestimbeach existe dans la commune de Plomeur
  17. La seigneurie de Lescoulouarn se trouvait dans la paroisse de Plonéour-Cap Caval
  18. a et b Armand du Châtellier, La baronnie du Pont, ancien évêché de Cornouailles, "Revue des provinces de l'Ouest (Nantes)", 1857, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k208807q/f579.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  19. Armand du Châtellier, La baronnie du Pont, ancien évêché de Cornouailles, "Revue des provinces de l'Ouest (Nantes)", 1857, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k208807q/f579.image.r=B%C3%A9nodet.langFR et pages suivantes
  20. Les fourches patibulaires étaient situées au sommet de la "montagne" de Bringall, près de la route menant alors à Quimper
  21. http://fr.topic-topos.com/eglise-notre-dame-des-carmes-pont-l-abbe
  22. Sébastien de Rosmadec, baron de Molac, de Tyvarlen, de Pont-Croix, Colonel général de l'infanterie, Gouverneur du château de Dinan, Maréchal de France, considéré par le roi Henri IV " comme l'un des hommes les plus vaillants et les plus braves de son temps ". Brisé par l'affliction causée par la mort de son souverain, épuisé par les fatigues et les blessures de guerre, il mourut à Rennes le 14 septembre 1613, voir http://bretagnenet.com/pont_croix/rosmadec.htm
  23. Christophe d'Arradon, quatrième des cinq fils de René d'Arradon, seigneur de Kerdréan, Qinipily, Camors, Botblezven, La Grandville, chevalier du roi et de Claude de Guého, capitaine de 50 hommes d'armes, frère de René d'Arradon et de Georges d'Arradon
  24. Étienne Raut et Léon Lallement, La Ligue au Pays de Vannes et les Aradon, "Bulletin de la Société polymathique du Morbihan", 1934, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6561153v/f123.image.r=Tudy.langFR
  25. http://www.combrit-saintemarine.fr/histoire-epoque-moderne/
  26. http://www.orguepontlabbe.fr/histoire_eglise.php
  27. Les pèlerins firent étape à Quimper et à Hennebont
  28. En fait un retable
  29. Extrait d'un cahier conservé aux archives du Finistère, dans le fonds des Carmes de Pont-l'Abbé, cité dans "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1900, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076531/f52.image
  30. http://recherche.archives.morbihan.fr/ark:/15049/vta523d22b3aa900/dao/0
  31. Armand du Châtellier, La baronnie du Pont, ancien évêché de Cornouaille, "Revue des provinces de l'Ouest", 1857, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k208807q/f657.image.r=Ernothon.langFR
  32. a et b Armand du Châtellier, La baronnie du Pont, ancien évêché de Cornouaille, "Revue des provinces de l'Ouest", 1857, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k208807q/f658.image.r=Ernothon.langFR
  33. Les membres de la "communauté de ville" désignaient trois candidats qu'ils supposaient agréables au baron, lequel choisissait l'un des trois
  34. La liste des syndics de Pont-l'Abbé de 1677 à 1789 est en large partie connue, voir http://www.ville-pontlabbe.fr/wp/90/des-syndics-d%E2%80%99antan-aux-maires-d%E2%80%99aujourd%E2%80%99hui
  35. Ce fut le cas par exemple pour Kerguellen Larcher en 1706 et pour Jacques Traon du Ménez en 1707
  36. Par exemple Furic de Lanhef en 1725 qui allégua qu'il avait la fièvre et était déjà receveur des droits du havre [ = droits portuaires] à Kérity
  37. Impôt payé lors des successions et se montant à une année de revenu du bien concerné
  38. Droits (élevés) perçus sur les marchandises exposées à la vente
  39. Par le mariage de Jacques de Beaumanoir du Besso († 1569), vicomte du Besso, échanson d'Henri II, et gentilhomme ordinaire du Dauphin, avec Jeanne du Quélennec, fille de Charles II du Quélennec et de Catherine de Parthenay
  40. La famille de Guémadeuc vivait à Pléneuf, leur château fut détruit par les Ligueurs le 23 avril 1590, voir http://www.infobretagne.com/pleneuf-val-andre.htm
  41. Serge Duigou, Jean-Michel Le Boulanger, Histoire du Pays bigouden, Plomelin, Palantines, 2002, p. 69 et 72.
  42. Armand du Châtellier, La baronnie du Pont, ancien évêché de Cornouaille, "Revue des provinces de l'Ouest", 1857, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k208807q/f643.image.r=Ernothon.langFR
  43. François-Joseph Ier d'Ernothon, fils de Jean d'Ernothon, secrétaire du Roi en 1650, et d'Anne de Kernafflen, était seigneur de Kerlagatu (en Penhars), de Kerdegace (en Beuzec-Cap-Caval) et de Pratglas (près de Pont-l'Abbé, vendu en 1699), de Langoët, Trémilly, Hennebont et autres lieux, conseiller du Roi en ses conseils, maître des requêtes ordinaires en son hôtel ; marié avec Marie Renée de Fresnay, fille d'un baron du Faouët
  44. Marthe Le Berre, Une coiffe historique ou l'histoire d'une coiffe, Journal La Croix no 15693 du 18 avril 1934, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4139571/f4.zoom.r=Ernothon.langFR
  45. Action d'inféoder une propriété, une charge, un droit que l'on concède à quelqu'un à titre de fief
  46. Aveu de la baronnie du Pont, Archives départementales du Finistère, cité par Henri Sée, Les classes rurales en Bretagne du XVIème siècle à la Révolution, revue "Annales de Bretagne", 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1153183/f57.image.r=Ernothon.langFR
  47. Jean Théophile d'Ernothon se suicida en se jetant d'une des fenêtres de son château le 22 octobre 1738
  48. Réformer l'Ancien Régime au bout de la Bretagne, Hervé Torchet, 2006.
  49. http://fr.topic-topos.com/maison-de-francois-joseph-d-ernothon-pont-l-abbe
  50. François-Jérôme Le Déant, né le 10 février 1744 à Douarnenez, décédé le 26 février 1823 à Quimper, subrécargue de la Compagnie des Indes, fit fortune aux colonies et devint député représentant la sénéchaussée de Quimper aux États généraux de 1789 et à nouveau brièvement député pendant les Cent-Jours en 1815, voir « Le Déan (François-Jérôme, baron) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ 1889 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
  51. René Bougeard, "Le petit flambeau de la mer, ou Le véritable guide des pilotes côtiers ; où il est clairement enseigné la manière de naviguer le long de toutes les côtes de France.", 1763, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5656490g/f164.image.r=tudy.langFR
  52. a et b Armand René du Châtellier, La baronnie du Pont, "Revue des provinces de l'Ouest (Nantes)", 1857, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k208807q/f729.image.r=tudy.langFR
  53. Ils écrivent : « Depuis huit jours, nous avons nommé des députés, tant de la classe des laboureurs que des ouvriers [ouvriers agricoles]. Malgré toutes les précautions possibles qu’exige la bienséance, ces Messieurs n’ont pas voulu écouter nos doléances ».
  54. J. Savina et D. Bernard, Cahiers de doléances des sénéchaussées de Quimper et de Concarneau pour les États généraux de 1789, revue "Annales d'Histoire économique et sociale", 1930, volume 2, no 5, pages 124-125, consultable http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahess_0003-441x_1930_num_2_5_1180_t1_0124_0000_2
  55. a et b Cité par http://ju.educanet2.ch/nicolas.barre/LCP_H/textes/07hgrf/docs.html
  56. Cahier de doléances des artisans de Pont-l'Abbé
  57. http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/fiche.php?select_resultat=27572
  58. Gilles François Marie Férec, né le 2 novembre 1747 à Quimper, paroisse de Saint-Julien (fils de François Clet Férec, notaire royal et procureur au présidial), négociant (gros marchand de grains), sénéchal, subdélégué de l’Intendant de Bretagne ; pendant la Révolution française, après les fonctions d’administrateur du district, il exerça celles de commissaire national du canton à compter du 14 novembre 1795 ; seul juge au civil et au criminel, considéré comme homme cupide, malveillant, vindicatif et brutal, il fut le bourgeois le plus détesté de la population bigoudène ; il était considéré comme l’affameur n°1, toujours prêt à jeter au cachot les malheureux protestataires. Il était redouté par ses propres confrères qui ne supportent pas ses accès de colère, son esprit hautain et autoritaire. L’assemblée des artisans et laboureurs demanderont la protection du roi et du sénéchal de Quimper Le Goarze de Kervélégan contre ses agissements. Il mourut le 13 avril 1799.
  59. Armand René du Châtellier, La baronnie du Pont, ancien évêché de Cornouaille, "Revue des provinces de l'Ouest", 1857, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k208807q/f578.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  60. Marin dessinateur né à Lorient en 1821
  61. Louis Tiercelin, "La Nouvelle Revue", novembre 1896, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36011p/f178.image.r=Tudy.langFR
  62. Guy de Maupassant, Un fils, Contes de la bécasse, 1883
  63. a, b, c, d et e Serge Duigou, "La vie quotidienne à Pont-l'Abbé au début du siècle", éditions Ressac, 1983
  64. Rapport du commissaire de police en 1891
  65. La première reine des Brodeuses défile sur un char lors de la "Cavalcade" de 1909
  66. André Suarès, Le livre de l'Émeraude, 1902, cité par le journal Le Temps n° 15046 du 24 août 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k237230p/f2.zoom.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  67. Gustave Geffroy, revue "Le Tour du monde", 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k344479/f473.image
  68. Youenn Drezen, "L'école du renard", réédition La Découvrance, 2006 [EAN13 : 9782842652791]
  69. André Chevrillon, Au Pays breton, "Revue des deux mondes" du 1er juillet 1920, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5494190f/f44.image.r=Bigouden.langFR
  70. http://tercentrefan.over-blog.com/article-7101890.html
  71. http://www.lecoeur.fr/index.php/accueil
  72. http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-La-ligne-du-Train-Carottes-aurait-eu-100-ans-_29174-avd-20121229-64291986_actuLocale.Htm
  73. http://www.ouest-cornouaille.com/bretagne_sud_finistere/en-attendant-train-carottes-/article/345
  74. http://kbcpenmarch.franceserv.com/mapage11/index.html
  75. http://plm1950.msts.free.fr/CheminsDeFer71/LignePontLAbbeStGuenole/LignePontLAbbeStGuenole1000.htm
  76. Contre 5 à 6 000 à Loctudy, autant à Lesconil, 500 à Penmarch, autant à l'Île-Tudy, 200 à Sainte-Marine, 100 au Guilvinec, selon le journal Ouest-Éclair no 14924 du 19 septembre 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5012018/f4.image.r=Sainte-Marine.langFR
  77. a, b et c http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=29220&dpt=29&idsource=29615&table=bp05
  78. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=29220&dpt=29&idsource=29615&table=bp05 et http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/client/mdh/base_morts_pour_la_france_premiere_guerre/
  79. Né le 6 août 1885 à Plougonven (Finistère), voir http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/visionneuse/visionneuse.php?arko=YToxMDp7czoxMDoidHlwZV9mb25kcyI7czoxMzoic3BlY2lmX2NsaWVudCI7czoxMDoic3BlY2lmX2ZjdCI7czoyMzoiQXJrTURIVmlzaW9ubmV1c2
  80. Né le 6 novembre 1886 à Bozas (Ardèche) voir http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/client/mdh/base_morts_pour_la_france_premiere_guerre/detail_fiche.php?ref=1177961&debut=0
  81. http://www.letelegramme.fr/ig/dossiers/sur-les-pas-des-poilus-bretons/1914-1918-ces-bigoudens-tombes-pour-la-france-11-11-2011-1495616.php
  82. Lucien Simon, Départ des permissionnaires de la Grand Guerre à la gare de Pont-l'Abbé, voir http://www.flickr.com/photos/92600277@N02/11385005045/
  83. http://www.cinearchives.org/Catalogue_d_exploitation-494-61-0-0.html?q=synchrone
  84. Dans la version de Marcel Hamon, la traduction initiale en breton ayant été l'œuvre de Charles Rolland
  85. http://lherminerouge.over-blog.com/article-l-internationale-en-breton-kan-etrebroadel-al-labourerien-93063163.html
  86. Né le 5 mai 1922 à Pont-l'Abbé, franc-tireur FFI de Pont-l'Abbé, il est arrêté le 16 octobre 1942 et condamné le 19 décembre 1942 à cinq ans de prison par le tribunal de Rennes, mais transféré à la prison de Fresnes le 27 mars 1943, il est condamné à mort par le tribunal militaire allemand de Paris et fusillé le 5 avril 1944 au Mont-Valérien ; sa dernière lettre est consultable http://www.mont-valerien.fr/apprendre/lettres-de-fusilles/detail-lettres-fusiles/lettres-de-fusilles/lagadic-louis/?no_cache=1
  87. Né le 27 mars 1921 à Pont-l'Abbé, déporté, décédé le 15 avril 1945 au camp de concentration de Sandbostel (Allemagne)
  88. Né le 5 octobre 1922 à Pont-l'Abbé, décédé des suites de sa déportation le 23 mai 1945 à l'hôpital de Gotha (Allemagne)
  89. Né le 15 septembre 1925 à Pont-l'Abbé, tué par les Allemands le 23 au Huelgoat
  90. Médecin oto-rhino-laryngologiste né le 16 décembre 1879 à Pont-l'Abbé, mais exerçant à Concarneau, devint responsable cantonal du réseau de résistance Libération-Nord en avril 1943 ; arrêté le 22 avril 1944 et fusillé au Poulguen en Penmarc'h, voir http://www.lesamisdelaresistancedufinistere.com/page3/styled-20/page322/index.html
  91. Né le 10 janvier 1917 à Ergué-Armel, , lieutenant FTPF au bataillon Stalingrad, tué à la prison Saint-Charles de Quimper le 27 avril 1944
  92. Résistant FTPF arrêté le 5 janvier 1944 et fusillé au Poulguen le 25 avril 1944 âgé de 25 ans
  93. Gaëlle Samson, Un canton du Finistère dans la Seconde Guerre mondiale : Pont-L’Abbé face à l’occupation allemande, 1939 -1944, Mémoire de maîtrise d'histoire, Université de Bretagne occidentale, 2000, 221 pages, voir http://www.memoresist.org/spip.php?page=basedoc_detail&id=2175&id_rubrique=13
  94. http://www.parolesdhommesetdefemmes.fr/resistant-puis-prisonnier-mais-ils-ont-fusille-mes-copains...-article00257.html
  95. http://www.ville-pontlabbe.fr/wp/90/des-syndics-d%E2%80%99antan-aux-maires-d%E2%80%99aujourd%E2%80%99hui
  96. Né en 1744 à Plomeur
  97. Né le 4 février 1856 à Paris, fils d'Émile de Najac, librettiste français, attaché consulaire puis rédacteur en chef du journal "La Décade", auteur d'une vingtaine de comédies, farces, pantomimes, bleuettes, il parcourait la commune juché sur le dos de « Carabosse » une chamelle de Sibérie ; décédé le 25 mai 1915
  98. http://fr.geneawiki.com/index.php/29220_-_Pont-l'Abb%C3%A9
  99. Né le 29 décembre 1875 à Pont-l'Abbé, décédé le 17 octobre 1957
  100. Né à Pont-l'Abbé le 5 février 1905. Sa liste remporta par surprise les élections municipales à la faveur d'une élection triangulaire avec 338,87 % des voix, profitant de la désunion de la gauche. Il favorisa la création du cercle celtique Ar vro Bigouden et lança en 1954 la Fête des brodeuses", aménageant le théâtre de verdure dans le Bois Saint-Laurent ; il fit aussi restaurer l'ancien donjon du château de Pont-l'Abbé afin d'y accueillir le Musée bigouden, voir http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/ouest-cornouaille/pontlabbe/jean-lautredou-elu-maire-il-y-a-60-ans-10-05-2013-2097695.php
  101. Né en 1914 et décédé en mai 2011 ; il ouvrit l'hospice pour vieillards de Pors-Moro en 1962, fut à l'origine de la création de la gare routière de Pont-l'Abbé, de la retenue d'eau du Toul Dour, qui alimente le Pays bigouden en eau potable, la salle omnisports du Penker et la piscine de Pors Moro, la maison du Pays Bigouden de Kervazégan, etc..
  102. Né en 1933 et décédé le 21 décembre 2009, il a au cours de ses deux mandats de maire beaucoup œuvre pour la construction de l'"autoroute transbigoudène" (en fait la voie express Quimper-Pont-l'Abbé) et la construction du "Triskell", le centre culturel de Pont-l'Abbé
  103. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  104. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  105. http://www.insee.fr/fr/themes/tableau_local.asp?ref_id=POP&millesime=2010&nivgeo=COM&codgeo=29220
  106. http://www.ouest-france.fr/amenagement-kerganet-la-ville-dos-au-mur-1079728
  107. « Évolution et structure de la population à Pont-l'Abbé en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  108. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  109. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  110. http://fr.topic-topos.com/eglise-notre-dame-des-carmes-pont-l-abbe
  111. http://www.ville-pontlabbe.fr/wp/931/souscription-pour-lambour/
  112. http://www.yoran-embanner.com/pdf/pont-l-abbe-la-chapelle-de-lambour.pdf
  113. http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/ouest-cornouaille/pontlabbe/saint-jacques-de-lambour-un-pardon-en-deux-temps-29-07-2011-1384793.php et http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Un-toit-de-parapluies-au-pardon-de-Lambour-_29220-avd-20120730-63326298_actuLocale.Htm
  114. Revue "L'Anthropologie (Paris)", 1890, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54497646/f513.image.r=Kernuz.langFR
  115. http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/ouest-cornouaille/pontlabbe/la-vie-de-manoir-1-a-l-ombre-de-kernuz-05-08-2013-2193641.php
  116. http://fr.topic-topos.com/manoir-de-trevannec-pont-l-abbe
  117. http://fr.topic-topos.com/portail-pont-l-abbe
  118. Raymond Bouyer, L'œuvre de Lucien Simon, revue "L'Art et les artistes", tome VI, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61114257/f226.image.r=Perguet.langFR
  119. Raymond Bouyer, L'œuvre de Lucien Simon, revue "L'Art et les artistes", tome VI, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61114257/f229.image.r=Perguet.langFR
  120. Raymond Bouyer, L'œuvre de Lucien Simon, revue "L'Art et les artistes", tome VI, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61114257/f234.image.r=Perguet.langFR
  121. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=DOMN&VALUE_1=&FIELD_2=Ctyob&VALUE_2=&FIELD_3=AUTR&VALUE_3=Simon%20Lucien&FIELD_4=Clieu&VALUE_4=&FIELD_5=REPR&VALUE_5=&FIELD_6=Cdate&VALUE_6=&FIELD_7=DECV&VALUE_7=&FIELD_8=LOCA&VALUE_8=&FIELD_9=Mat%e9riaux%2ftechniques&VALUE_9=&FIELD_10=Titre&VALUE_10=&NUMBER=26&GRP=0&REQ=%28%28Simon%20Lucien%29%20%3aAUTR%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=5&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=100&DOM=All
  122. http://www.ouest-france.fr/pont-labbe-marie-leap-couronnee-reine-des-brodeuses-2697688
  123. http://www.antourtan.org/page.asp?page=actualite&statut=2013-07&festival=fete_des_brodeuses
  124. http://www.fetedesbrodeuses.com/
  125. http://arvrovigoudenn.wix.com/arvrovigoudenn
  126. http://www.saint-gabriel.fr/rubriques/droite/ensemble-scolaire-saint-gabriel/historique

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pont-l'Abbé, au cœur du Pays bigouden, Serge Duigou, Palantines, 2009.
  • La Révolution à Pont-l'Abbé, Alain Signor, Livre Club Diderot, 1969.
  • Notre-Dame bigoudenn, Youenn Drezen, Denoël, 1977.
  • Le Monde des Bigoudènes, Françoise Le Bris-Aubé, Françoise Boiteux-Colin, photographies de Michel Tersiquel, Le Télégramme, 1999.
  • L'École du Renard, Youenn Drezen, Jean Picollec, 1986.
  • Pont-l'Abbé de ma jeunesse, Pierre Campion, Rémy Pencrec'h, Le Télégramme, 2003.
  • Le brodeur de Pont-l'Abbé, Colette Vlérick, Presses de la Cité, 1999.
  • La vie quotidienne à Pont-l'Abbé au début du XXe siècle, Serge Duigou, Ressac, 1983.
  • Manoirs bigoudens, Serge Duigou, Ressac, 1995. [historique du manoir de Trévannec]
  • Pont-l'Abbé et les Pont-l'Abbistes, Serge Duigou, Ressac, 1991.
  • Lambour en Pont-l'Abbé, un quartier, une église, un projet, Serge Duigou, Ressac, 1987.
  • La révolte des pêcheurs bigoudens sous Louis XIV, Serge Duigou, Ressac, 2006. [comment et pourquoi les marins se sont élevés contre la toute puissance du baron de Pont-l'Abbé]
  • La Rivière sans nom, la rivière de Pont-l'Abbé, texte de Serge Duigou, illustrations de Jacques Godin, photos d'Olivier Garros, Les îles du désert, Pont-l'Abbé, 2008.
  • Réformer l'Ancien Régime au bout de la Bretagne, correspondance de gestion, administrative et politique à destination du dernier baron de Pont-l'Abbé (1783-1792) par ses agents à Pont-l'Abbé et Quimper, Anne-Jacques Le Coq du Parc et André de Reymond, publiée par Hervé Torchet, La Pérenne, 2006.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]