Mer Noire

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Mer Noire
Carte de la mer Noire.
Carte de la mer Noire.
Géographie humaine
Pays côtiers Drapeau de la Bulgarie Bulgarie
Drapeau de la Géorgie Géorgie
Roumanie Roumanie
Drapeau de la Russie Russie
Drapeau de la Turquie Turquie
Drapeau de l'Ukraine Ukraine
Géographie physique
Type Mer intérieure
Localisation Mer Méditerranée, océan Atlantique
Coordonnées 43° N 34° E / 43, 3443° Nord 34° Est / 43, 34  
Subdivisions Mer d'Azov
Superficie 413 000 km2
Longueur 1 150 km
Largeur
· Maximale 600 km
Profondeur
· Maximale 2 206 m
Volume 555 000 km3

Géolocalisation sur la carte : Méditerranée

(Voir situation sur carte : Méditerranée)
Mer Noire
La mer Noire et la mer Méditerranée.
Au large dans la mer Noire, septembre 2006, 43,9°N, 30,8°E.
Le « cap des olives » (Maslen nos, Αϰροτίρι Ελάιων) en Bulgarie.
La côte ouest de la mer Noire à Costinești, en Dobrogée roumaine.
La mer Noire, blanche et gelée en hiver autour du casino de Constanța.
Vue de Sotchi depuis la mer Noire, aux pieds du Caucase.
Vue d'Amasra, en Paphlagonie (Turquie).
La "mer" Sarmatienne ou Sarmatique.
5600 avant notre ère, selon l'hypothèse de Ryan et Pitman.
Les variations relatives de niveau et de salinité entre mer Égée, Marmara et mer Noire selon les modèles actuels (2011).
Schéma de l'hydrologie de la mer Noire selon les travaux actuels (2011).

La mer Noire est située entre l’Europe, le Caucase et l’Anatolie. Large d'environ 1 150 km d’ouest en est et de 600 km du nord au sud, elle s’étend sur une superficie de 413 000 km2.

Elle communique au nord avec la mer d'Azov par le détroit de Kertch, et au sud-ouest avec la Méditerranée par le Bosphore, la mer de Marmara et le détroit des Dardanelles. Sur ses côtes ouest et nord, elle communique avec de nombreux « limans » (lagunes navigables dont la salinité et la turbidité varient avec la saison, et qui servaient de frayères pour le poisson). Le climat est méditerranéen en été (chaud, sec et ensoleillé), mais continental en hiver (froid glacial, la mer peut geler, les chutes de neige sont fréquentes), avec d'épais brouillards aux saisons intermédiaires. Pendant les tempêtes, surtout hivernales, les vagues sont courtes, mais hautes, et peuvent venir de plusieurs directions à la fois, rendant la navigation difficile.

Nom et étymologie[modifier | modifier le code]

L’étymologie du nom grec antique « Πόντος » - Pòntos, signifiant « large mer », est la même que pour les îles Pontines de la Mer Tyrrhénienne, (Italie). Dans l’Antiquité, les Grecs la désignèrent d’abord par Skythikos Pontos (la « mer Scythique »). Les Scythes, peuple de langue iranienne, la désignaient comme Axaïna (« indigo »). Les Grecs comprirent d’abord ce terme comme axeinos (de a- privatif et xeinos « étranger ») signifiant dans leur langue : « inamicale aux étrangers ». Plus tard, quand ses courants et ses vents leur devinrent familiers, elle fut désignée comme Pontos (Pontos signifiant « la mer », « le flot ») Euxeinos (eu- « bien » et xeinos « étranger » c’est-à-dire mer « amicale » ou « accueillante », traduit en français par Pont-Euxin)[1].

Les Romains l'appelèrent Pontus Euxinus ou Mare Scythicum et les grecs byzantins καικίας : kaikías, mot désignant le « vent du nord », terme qui fut repris ensuite par les Bulgares en « mer Cécile » (« море Сесил »).

Au XIIIe siècle, elle apparaît sur les portulans génois (ces derniers avaient alors des comptoirs tout autour de ses rives), ainsi que dans les chroniques de Wavrin et de Villehardouin sous les noms de mer Majoure c'est-à-dire « grande mer » (Mare maggiore en italien, Marea cea Mare en roumain).

Pour expliquer le nom de Noire, terme apparu dans les textes et les cartes à partir du XVe siècle, il existe trois théories : la plus populaire est que ce serait sa couleur lors des tempêtes. On avance parfois que son appauvrissement en oxygène et sa richesse en sulfures, dont certains sont noirs ou très sombres, lui donnerait cette couleur, mais en réalité, ces caractéristiques physico-chimiques ne concernent que les eaux profondes, et en surface la mer "noire" reflète, comme toutes les mers, la couleur du ciel.

Des deux théories scientifiques, la plus ancienne est que ce nom de "noire" serait une traduction de l'adjectif axaïna (« sombre ») donné par les Scythes : c’est celle qui a la faveur des encyclopédies anglo-saxonnes (mais le problème, c'est qu'entre la disparition des Scythes et le XVe siècle, il y a un millénaire pendant lequel seul Pont-Euxin est utilisé).

Celle que l’on préfère dans les encyclopédies de langues latines ou grecque, est plus récente : ce nom lui aurait été donné par les Turcs Selçuks (Seldjoukides) puis Osmanlıs (Ottomans) installés en Anatolie à partir du XIe siècle. Chez ces derniers, les points cardinaux sont désignés par des couleurs[2] avec différentes variantes. Ainsi, dans le cas présent :

  • Kara, le « noir » désigne le nord ;
  • Ak, le « blanc » désigne le sud ;
  • Kızıl, le « rouge » désigne l’ouest ;
  • Yeşil, le « vert » ou Sarı, le « jaune » désignent l’est.

Le Pont-Euxin étant situé au nord de la Turquie, a été donc désigné en turc : Karadeniz, « mer Noire », alors que la Méditerranée, au sud, a été appelée mer Blanche (Akdeniz) (qui ne doit pas être confondue avec la mer Blanche des Russes). Les savants turcs eux-mêmes sont divisés sur le sujet, car chez les anciens turcophones de la steppe, le nord était désigné par Ak (blanc comme la neige) et le sud par kızıl (rouge comme la chaleur). L'autre logique consiste à désigner le nord (obscur) par le noir, le sud (la clarté) par le blanc, l'ouest (soleil couchant) par le rouge.

Le tableau suivant donne le nom de la mer Noire dans les langues riveraines ; s'il n'y a pas de traduction, c'est que le terme signifie seulement « mer noire ».

Langue Vocables
Abkhaze Амшын Еиқәа (Amchyn Eïkéa)
Allemand de la mer Noire Schwarzes Meer
Arménien Սև ծով (Sok tzov)
Aroumain Amárea njágrã (anciennement Amárea lai, « mer calme »)
Bulgare Черно море (Tcherno more, plus anciennement море Сесил, « mer cécile », du grec médiéval καικίας : kaikías, « vent du nord »)
Géorgien შავი ზღვა (Shavi zgva)
Grec pontique Μάυρη Θάλασσα (Mavri thalassa, anciennement Πόντος εύξεινος : Pont euxin, « étendue d'eau accueillante »)
Génois Mar(e) Nero (plus anciennement Mare maggiore : « la grande mer »)
Latin Pontus Euxinus, Mare Scythicum
Romanès Kali Deryav
Roumain Marea Neagră (anciennement Marea cea mare : « Mer majeure » comme sur les portulans génois : Mare maggiore)
Russe Чёрное море (Tchernoïe more)
Ukrainien Чорне море (Tchorne more)
Tatar Кара диңгез (Kara dinguez)
Turc Karadeniz

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Ces données ne prennent pas en compte la mer d'Azov[3] (37 600 km2).

La mer Noire a une superficie comprise entre 417 000 et 423 000 km2 et un volume compris entre 537 000 et 555 000 km3.

Une autre source[4] donne une superficie de 422 000 km2 (en ne comptabilisant pas la mer d'Azov).

Histoire naturelle de la mer Noire[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Le bassin pontique a une profondeur maximale de 2 252 m. Sa formation fait l'objet de deux hypothèses :

Quoi qu'il en soit, les sédiments déposés au fond du bassin sont essentiellement Pléistocènes et Holocènes, de faciès détritique et dulçaquicole en profondeur (témoignant d'importants apports fluviaux lors des périodes de dégel inter-glaciaires), et marin au-dessus (sédiments de moins de 8000 ans). Les sédiments détritiques et dulçaquicoles correspondent à une période dite "sarmatique" commencée il y a 5 millions d'années, durant laquelle une mer intérieure d'eau douce recouvrait les actuelles Hongrie, Roumanie, mer Noire, Russie méridionale, mer Caspienne et Asie centrale. Le niveau de cette étendue d'eau a beaucoup varié, et à l'Holocène récent (durant la dernière glaciation, dite Würmienne), il était 180 m plus bas que le niveau actuel des mers, de sorte que seuls les bassins profonds pontique et caspien étaient en eau[5].

Théorie du remplissage de la mer Noire[modifier | modifier le code]

En 1997, les américains William Ryan et Walter Pitman découvrirent des publications bulgares, roumaines et soviétiques peu connues sur l'histoire hydrologique de la mer Noire, faisant état des couches dulçaquicoles sous les sédiments marins et d'un remplissage récent (il y a environ 7500 ans) par l'eau de mer, ayant fait monter le niveau d'environ 150 mètres. Dans les années 1970, en analysant au carbone 14 des coquillages d'eau douce trouvés dans les carottages des sédiments de la mer Noire sous les sédiments actuels marins, les chercheurs bulgares et roumains avaient découvert que l'actuelle mer Noire a été il y a près de 8 000 ans un lac d'eau douce appelé « lac Pontique » qui se trouvait à 150 mètres au-dessous du niveau général des mers. À l'époque, en lieu et place du détroit du Bosphore existait un isthme qui isolait le grand lac de la mer de Marmara qui s'arrêtait à quelques kilomètres plus au sud de ce lac. La déglaciation post-würmienne fit fondre les glaciers, entraînant une élévation du niveau de la Méditerranée et de la mer de Marmara. La vallée du Bosphore fut inondée par les eaux salées de la mer qui se seraient déversées, selon Ryan et Pitman, dans le lac Pontique sous la forme d'une cascade d'eau salée ayant 200 fois le débit des chutes du Niagara actuelles. Le niveau du lac Pontique serait alors rapidement monté, ses rives reculant d'un kilomètre par jour.

Ryan et Pitman rapprochèrent ces faits du mythe de l'arche de Noé, de la légende de Gilgamesh dans le royaume de Sumer, du déluge de Deucalion et du mythe de l'Atlantide dans la Grèce antique. Les rives de ce lac étaient déjà peuplées d'agriculteurs, car en Anatolie et en Europe orientale, l'agriculture avait commencé très tôt. Ryan et Pitman pensent que ces agriculteurs, chassés par la montée des eaux, se seraient dispersés en Anatolie et en Mésopotamie, véhiculant le mythe du Déluge. Ils en firent des livres et des documentaires[6].

L'hypothèse du remplissage catastrophique n'a toutefois pas rencontré l'approbation de tous les chercheurs : des études géologiques publiées en 2007 tendent à récuser l'idée d'un déversement catastrophique de la Méditerranée dans la Mer Noire[7]. Actuellement, il n'y a pas d'accord sur la question parmi les scientifiques et trois reconstructions très différentes de l'histoire de la mer Noire coexistent : l'hypothèse catastrophiste de Ryan et Pitman, une hypothèse gradualiste et une hypothèse pour laquelle le niveau de la mer a souvent oscillé[8].

Physique, chimie et écologie de la mer Noire[modifier | modifier le code]

Quoi qu'il en soit, en devenant salée, la mer Noire désormais reliée à la Méditerranée, reste une mer particulière : la mort du biotope lacustre a provoqué une séparation des eaux profondes et des eaux superficielles (voir ci-dessous) et la salinité est restée très en dessous de la moyenne mondiale : 12 à 16 grammes de sel par litre au lieu de 35. De ce fait, un courant d'eau salée coule toujours en profondeur à travers le Bosphore (la « cascade » d'eau marine ne s'est jamais arrêtée) tandis qu'en surface, les eaux moins salées de la mer Noire coulent vers la mer de Marmara. Les sous-mariniers notamment soviétiques et américains connaissent bien le phénomène et ont essayé d'en profiter, mais l'étroitesse du Bosphore (un demi-mille à peine à son point le plus étroit) et l'intense circulation de navires rend l'exercice extrêmement dangereux (et il y eut des accidents). Les eaux de cette mer, au-delà de 200 mètres de profondeur, sont anoxiques, c’est-à-dire pauvres en oxygène dissous.
L'eau profonde concentre assez de sulfure d'hydrogène pour que les bois, cuirs et tissus des épaves soient préservés de l'action bactérienne, au profit des chercheurs d'épaves.
Ces eaux anoxiques sont séparées des eaux de surface, plus oxygénées, par une chimiocline, au niveau de laquelle commencent à se développer des bactéries anaérobies et du plancton. Ce phénomène, également présent en mer Caspienne, en mer Baltique et dans le lac Tanganyika, est appelé euxinisme[9].

De 2005 à 2009, le projet européen Hermes[10] explore les écosystèmes marins sur 15 000 kilomètres de marge continentale profonde pour notamment mesurer les formes du méthane mer Noire et Baltique. On devrait ainsi mieux comprendre les écosystèmes microbiens anoxiques, et leurs bilans énergétiques et en termes de puits/sources de carbone et GES.
On a ainsi pu explorer le meiobenthos (de taille moyenne, c'est-à-dire de 1 mm à 63 µm ou 0,063 mm) et les espèces d'une zone active de production naturelle de gaz méthane et de H2S toxique, ses variations[11] (de -182 à -252 m, dans le canyon sous-marin du Dniepr au nord-ouest de la mer Noire). Le méïobenthos était essentiellement constitué de nématodes et foraminifères (Ciliophora notamment), cohabitant avec des polychètes[12], mais aussi de bivalves, gastéropodes, amphipodes, et Acarina. On a aussi trouvé dans des sédiments des stades juvéniles de Copépodes et Cladocères probablement d'origine planctonique. L'abondance du méïobenthos variait de 2 397 à 52 593 individus par mètre carré (plus nombreux dans la couche superficielle de sédiment pour les nématodes et foraminifères d'une zone permanente H2S à des profondeurs de 220 à 250 m). Cette forte concentration de méïobenthos a été trouvée dans un secteur d'intenses émanations de méthane, associées à un tapis microbien (biofilm méthanotrophe ou méthane-oxydant). L'étude suggère que le méthane et de ses produits d'oxydation microbienne expliqueraient la survie de nombreuses espèces benthiques adaptées à ce milieu extrême, et la bioproductivité élevée dans des zones fortement sulfurées. Une corrélation inverse a été trouvée entre la densité en méïofaune et les taux de méthane des couches superficielles de sédiments. Les chercheurs supposent que le taux de nématodes et de foraminifères des zones enrichies en méthane est un compromis entre les exigences écologiques et les besoins alimentaires de ces organismes et leurs adaptations à l'environnement rendu toxique par l'H2S[13].

La Mer Noire abrite un pic de la biodiversité planétaire avec par exemple 42 espèces d'amphipodes benthiques relevées dans la région[14], où l'on découvre encore de nouvelles espèces[15] mais elle est très menacée par la pollution et par des « espèces invasives »[16].

Pollution[modifier | modifier le code]

En juin 2008, le Conseil de l'Europe a mis en garde les pays riverains contre un désastre écologique annoncé si la situation ne change pas, et appelé à une mobilisation générale. Le Danube déverse en effet chaque année dans la mer Noire 280 tonnes de cadmium, 60 tonnes de mercure, 4 500 tonnes de plomb, 6 000 tonnes de zinc, 1 000 tonnes de chrome et 50 000 tonnes d'hydrocarbures. On cherche à mieux modéliser la cinétique environnementale de ces polluants, dont les polychlorobiphényles, dont via des modèles tridimensionnels numériques[17]

Villes côtières (par pays)[modifier | modifier le code]

La mer Noire dans l'histoire et la culture[modifier | modifier le code]

Les « penseurs » de Hamangia : musée d'histoire et d'archéologie de Constanza
Céramique de Coucouteni.
Principales colonies grecques de la mer Noire. Parmi elles, Panticapée, Nymphaion, Kimmerikon, Théodosie, Chersonèse, Phanagoria, Hermonassa, Gorgippia et Tanaïs.
Royaume du Pont (en foncé) et empire à son extension maximale.
Expansion de Gênes en Méditerranée orientale et Mer Noire.
Oleg le Sage dirigeant en personne une opération amphibie sous les murs de Constantinople en 907. Enluminure médiévale russe.
La Neuvième Vague, d'Ivan Aïvazovski.

Civilisations[modifier | modifier le code]

  • Période moderne. Aux XVIIIe siècle et XIXe siècle l'Empire turc recule face aux Russes, revenus après mille ans d'absence, et face aux autres états chrétiens des Balkans ; toutefois les Tzars échouent dans leur projet de faire de la mer Noire un « lac russe ». Progressivement, les Grecs pontiques deviennent minoritaires au milieu de l'afflux de nouvelles populations sur les rives de la mer Noire. Au XXe siècle les Pontiques sont chassés de leurs habitats millénaires ou bien deviennent Turcs ou Russes, tandis que la mer Noire est divisée entre les états riverains et politiquement rivaux (durant des décennies, le rideau de fer y passe, séparant le bloc communiste de la Turquie capitaliste).
Article détaillé : Géostratégie de la mer Noire.

Littérature[modifier | modifier le code]

  • La Mer Noire est le sujet principal d'un roman de Jules Verne (qui n'y est jamais allé) où le personnage de Kéraban-le-Têtu, un riche Stambouliote, choisit de faire le tour entier de la mer Noire plutôt que de payer un péage pour traverser le Bosphore. Depuis 1990, plusieurs reportages radio ou télé ont été réalisés par des occidentaux en suivant l'itinéraire de Kéraban-le-Têtu, tous fidèles aux approximations et aux caricatures de Jules Verne (c'est-à-dire de l'Occident, friand d'anecdotes, d'administrations pointilleuses, de situations ubuesques, de bandits, de trafiquants, de conflits...) mais ignorant les œuvres d'auteurs riverains ou connaisseurs comme Ömer Asan, Isaac Babel, Elias Canetti, Panaït Istrati, Constantin Paoustovski ou Yeşim Ustaoğlu, et par conséquent peu sensibles aux milieux naturels, à l'ambiance et au patrimoine culturel commun de cette mer, qui, quelles que soient les langues et les cultures présentes aujourd'hui sur ses rives, témoigne d'un "melting-pot pontique" passé, d'abord scythe, caucasien et cimmérien, ensuite grec, puis génois et enfin turc, bien avant de devenir un théâtre d'affrontements géopolitiques modernes.

Peinture[modifier | modifier le code]

  • La Mer Noire est le sujet de prédilection d'Ivan Aïvazovski : ses plus célèbres toiles peignent des scènes marines qui se déroulent presque toutes en mer Noire ; en particulier, le tableau La Neuvième Vague montre une scène de naufrage s'y déroulant.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire des noms de lieux - Louis Deroy et Marianne Mulon (Le Robert, 1994) (ISBN 285036195X)
  2. Rüdiger Schmitt, Considerations on the Name of the Black Sea, in : Hellas und der griechische Osten (Saarbrücken 1996), p. 219–224
  3. Encyclopédie de l'Agora
  4. (en) Black Sea NGO Network
  5. P.A. Kaplin et A.O. Selivanov, « Lateglacial and Holocene sea level changes in semi-enclosed seas of North Eurasia: examples from the contrasting Black and White Seas », Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology Volume 209, Issues 1-4, 6 juillet 2004, pages 19-36 [lire en ligne]. Voir aussi ici. Voir aussi E. Larchenkov, S. Kadurin, « Geological evidence for non-catastrophic sea level rise in the nortwestern Black Sea over the past 25 ky » résumé de communication, International Geological Congress Oslo 2008 [lire en ligne]
  6. Hors Série Capital mai/juin 2007, La fabuleuse histoire de l'économie, page 21
  7. V.M. Sorokin and P.N. Kuprin, « On the character of Black Sea level rise during the Holocene », Moscow University Geology Bulletin, 52,5, octobre 2007, p. 334-341. [lire en ligne] et P.A. Kaplin et A.O. Selivanov, « Lateglacial and Holocene sea level changes in semi-enclosed seas of North Eurasia: examples from the contrasting Black and White Seas », Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology Volume 209, Issues 1-4, 6 juillet 2004, pages 19-36 [lire en ligne]. Voir aussi ici. Voir aussi E. Larchenkov, S. Kadurin, « Geological evidence for non-catastrophic sea level rise in the nortwestern Black Sea over the past 25 ky » résumé de communication, International Geological Congress Oslo 2008 [lire en ligne]
  8. Valentina Yanko-Hombach, Allan S. Gilbert, Nicolae Panin and Pavel M. Dolukhanov editors, The Black Sea Flood Question: Changes in Coastline, Climate, and Human Settlement, Springer, Netherlands, 2007 [lire en ligne]
  9. [Hotspot Ecosystem Research on the Margins of the European Seas]
  10. (Hotspot Ecosystem Research on the Margins of the European Seas lancé en janvier 2005, avec 45 partenaires de 15 pays coordonnés par le Southampton Oceanography Centre avec Ifremer et de l'Institut océanographique de Brêm, et 15 millions d’euros sur 4 ans)
  11. (ru) Zaika, V. E. & N.G. Sergeeva (2009) The vertical distribution of the deep-water ciliates in the Black Sea Marine Ecological Journal, 8, 1: 30 -34
  12. (ru) Zaika, V.E. & N. G. Sergeeva (2008) The boundary change of benthic settlement of polychaetes Protodrilus sp. and Vigtorniella zaikai in the Black Sea. Marine Ecological Journal 7 (2), 49-53
  13. N. G. Sergeeva, M. B. Gulin ; Meiobenthos from an active methane seepage area in the NW Black Sea, 7 FEB 2007, consulté 2010 08 18
  14. (en) Amphipod Fauna of the Turkish Central Black Sea Region[PDF] (Murat Sezgün)
  15. Sergeeva N.G. & Anikeeva O.V. 2008. Goodayia rostellatum gen.n., sp.n. (PROTOZOA) – a monothalamous foraminiferan from the Black Sea. Vestnik zoologii , 42(5): 467-471.
  16. Caspers, H. La macrofauna benthique du Bosphore et les problèmes de d'infiltration des éléments Méditerranéens dans la mer Noire. Rapp. Comm. int: Mer Médit., 19 (2): 107-115. 1968
  17. Lyubartseva, S. P., Ivanov, V. A., Bagaev, A. V., Demyshev, S. G., Zalesny, V. B, Three-dimensional numerical model of polychlorobiphenyls dynamics in the Black Sea ; avril 2012, ISSN:1569-3988 ; DOI:10.1515/rnam-2012-0004 (résumé)
  18. René Desbrosse, « Les trois derniers millénaires du Tardiglaciaire entre Atlantique et Méditerranée », Gallia préhistoire, t. 37,‎ 1995, p. 321-328 doi=10.3406/galip.1995.2142 (lire en ligne)
  19. Janusz K. Kozlowski, « La recolonisation tardiglaciaire et les changements culturels à la limite Pléistocène-Holocène sur la Grande Plaine », dans Préhistoire de la Grande Plaine du nord de l’Europe, Actes du Colloque Chaire Francqui interuniversitaire au titre étranger, Liège, Université de Liège,‎ 26 juin 2001 (lire en ligne [PDF]), p. 115-127.
  20. Émile Janssens, Trébizonde en Colchide, Travaux de la Faculté de Philosophie et Lettres, t. XL, Bruxelles, Presses universitaires de Bruxelles, 1969, p. 36-38.
  21. Hérodote, Histoire, livre II, Euterpe, CIV.
  22. G.I. Brătianu, Recherches sur Vicina et Cetatea-Albă, Univ. de Iaşi, 1935, 39 p., et le Codex Parisinus latinus in Ph. Lauer, Catalogue des manuscrits latins, p. 95-6, d'après la Bibliothèque nationale Lat. 1623, IX-X, Paris, 1940.
  23. Michel Bruneau, Les Grecs pontiques, diaspora, identité, territoires et La Mer Noire : conclusion, entre Europe et Asie, éd. du C.N.R.S., 1998

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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