Pont-Bellanger

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pont (toponyme) et Bellanger.
Pont-Bellanger
Le bourg vu de la Croix Julien.
Le bourg vu de la Croix Julien.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Vire
Canton Saint-Sever-Calvados
Intercommunalité Communauté de communes Intercom Séverine
Maire
Mandat
Christian Mariette
2014-2020
Code postal 14380
Code commune 14511
Démographie
Gentilé Tousloins
Population
municipale
65 hab. (2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 55′ 54″ N 0° 58′ 48″ O / 48.931667, -0.98 ()48° 55′ 54″ Nord 0° 58′ 48″ Ouest / 48.931667, -0.98 ()  
Altitude Min. 53 m – Max. 202 m
Superficie 3,54 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Calvados

Voir sur la carte administrative du Calvados
City locator 14.svg
Pont-Bellanger

Géolocalisation sur la carte : Calvados

Voir sur la carte topographique du Calvados
City locator 14.svg
Pont-Bellanger

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Pont-Bellanger

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Pont-Bellanger

Pont-Bellanger est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 65 habitants[Note 1] (les Tousloins)

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située au nord-ouest du Bocage virois, sur la rive gauche de la Vire, sur le site touristique des gorges de la Vire, en amont de Pont-Farcy. Son petit bourg est à 5 km à l'est de Pont-Farcy, à 11 km au sud-est de Tessy-sur-Vire et à 16 km au nord-ouest de Vire[1].

La route départementale no 185 traverse le sud-est du territoire. Elle conduit à Campeaux à l'est et à Landelles-et-Coupigny au sud. La D 307 qui en part permet à l'ouest de retrouver Sainte-Marie-Outre-l'Eau et Pont-Farcy. Le bourg est accessible par une voie communale raccordée à cette dernière. L'accès à l'A84 en direction de Rennes est à Pont-Farcy (sortie 39) à 6,5 km, celui en direction de Caen se fait à Guilberville (sortie 40) à 9,5 km par Campeaux.

Pont-Bellanger est dans le bassin de la Vire qui délimite le nord du territoire par deux méandres au fond des « gorges ». Un court affluent, le ruisseau de la Fontaine Saint-Martin, marque à l'ouest la limite avec Sainte-Marie-Outre-l'Eau.

Le point culminant (202 m) se situe au sud, près du lieu-dit la Paillardière, sur la ligne de crête des monts de Mérol. Le point le plus bas (53 m) correspond à la sortie de la Vire du territoire, à l'ouest. La commune est bocagère.

Le climat est océanique, comme dans tout l'Ouest de la France. Pont-Bellanger est à équidistance des stations météorologiques de Caen-Carpiquet et Granville-Pointe du Roc (à moins de 50 km)[2]. Le Bocage virois s'en différencie toutefois pour la pluviométrie annuelle qui, à Pont-Bellanger, avoisine les 950 mm[3].

Communes limitrophes de Pont-Bellanger[4]
Pont-Farcy (comm. ass. de Pleines-Œuvres) Bures-les-Monts Bures-les-Monts
Sainte-Marie-Outre-l'Eau Pont-Bellanger[4] Malloué
Sainte-Marie-Outre-l'Eau Landelles-et-Coupigny (dont comm. ass. d'Annebecq) Saint-Martin-Don

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pont est de toute évidence lié au passage de la Vire. Bellanger est un patronyme[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pont-Bellanger est un des hauts lieux que la chrétienté avait dédiés à l'archange saint Michel. Il est impossible de dater le premier oratoire michélien de la commune. Néanmoins au Moyen Âge, de nombreux pèlerins le fréquentaient et il en fut ainsi pendant plusieurs siècles[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1876 1886 Michel d'Amphernet   Comte de Pontbellanger
1887 1892 Georges Lafreté d'Amphernet   Comte de Pontbellanger
1893 1920 Maurice O'Mahony   Comte O'Mahony
1920 1925 Prosper Lefèvre    
1925 1926 Pierre Tudal    
1926 1929 Hippolyte Henri    
1929 1944 Gustave Juhel    
1944 1951 Alfred Nativelle    
1951 1952 Maurice O'Mahony   Comte O'Mahony
1952 1953 Auguste Briard    
1953 1965 Raymond Hamel   Entreprise de battage. Scieur ambulant. Travaux agricoles.
1965 1983 Joseph Lepeltier    
1983 1989 Léon Orieult   Agriculteur
1989 en cours Christian Mariette[6] SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de sept membres dont le maire et deux adjoints.

Particularité des élections municipales[modifier | modifier le code]

Avant la loi du 17 mai 2013, obligeant les candidats à s'inscrire préalablement, il était de tradition à Pont-Bellanger qu'il n'y ait ni liste ni candidat à l'élection municipale.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 65 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. Pont-Bellanger a compté jusqu'à 300 habitants en 1800.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
226 300 245 268 267 278 282 295 273
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
254 277 261 233 201 214 201 190 170
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
173 182 176 153 175 158 150 146 134
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
123 121 100 82 80 87 71 67 65
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château des XVIe et XIXe siècles. À l'origine, Pont-Bellanger était une maison forte donc probablement d'avant le début de la guerre de Cent Ans (les meurtrières et le mur d'enceinte détruit au XIXe siècle en témoignent. De plus la famille de Pont-Bellanger y était déjà sous le règne de Charles le Sage en 1361). Il fut habité et modifié au XVIe siècle par les d'Amphernet, on peut ainsi y trouver une cloche portant l'inscription suivant: « Noble et puissant Jacques de Pont-Bellanger m'a fait faire en 1581 ».Ce n'est qu'en 1881 que le château passe à la famille O'Mahony lorsque Maurice O'Mahony épouse Marthe Lafreté d'Amphernet, héritière du comte Adrien d'Amphernet. Plus récemment, en 1944, le château servit d'hôpital aux Allemands deux mois avant la Libération. Entièrement pillé à l'intérieur, il a subi d'importants dégâts. Aujourd'hui héritière d'un titre et d'un riche passé, la famille O'Mahony habite toujours la belle et imposante demeure de ses ancêtres.
  • Église Saint-Michel du XIXe siècle, initialement chapelle du château et oratoire sur une des routes qu'empruntaient les « michelets ». C'est vers la fin du XIVe siècle qu'elle devint une église paroissiale. Elle fut une première fois détruite en 1840 par un incendie puis une seconde fois le 4 août 1944 par les combats de la bataille de Normandie. C'est alors sans toit ni vitreaux que le 15 août, un aumônier militaire canadien put célébrer la fête de l'Assomption. Elle fut de même l'une des plus sinistrées du département par la tempête du 26 décembre 1999, le clocher, dont une partie de sa maçonnerie, étant tombé sur le toit de l'église. Son bénitier du XVe siècle est classé à titre d'objet aux Monuments historiques[9]. Pont-Bellanger dépendait avant le XIVe de la paroisse de Saint-Martin-Don dont un curé aurait eu pour habitude de ne pas commencer l'office sans demander si les habitants de Pont-Bellanger, qu'il appelait les « Tous loins », étaient arrivés[10]. Le terme est aujourd'hui le gentilé de la commune.
  • Gorges de la Vire.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Chaque année, le comité des fêtes de la commune organise un méchoui pour rassembler les habitants de Pont-Bellanger ainsi que ceux des communes alentour. La fête est toujours un succès puisqu'elle réunit 500 personnes environ d'une année à l'autre rien que pour le repas. En effet, ce méchoui est animé par des jeux qui opposent amicalement les membres du comité des fêtes à ceux des communes environnantes : Sept-Frères, Campeaux, Landelles-et-Coupigny, Pont-Farcy, Sainte-Marie-Laumont, etc. Le tir à la corde, la joute sur une poutre glissante située au-dessus d'une piscine improvisée à partir de bottes de paille et de bâche et d'autres jeux tout aussi insolites attirent chaque année les habitués de cette fête communale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. Distances orthodromiques selon le site Lion 1906
  3. « Pluviométrie interannuelle. Normale 1970-2000 » (consulté le 19 janvier 2014) (archive Wikiwix du site www.basse-normandie.ecologie.gouv.fr)
  4. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  5. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet,‎ 1996 (ISBN 2-95480-455-4), p. 200
  6. Réélection 2014 : « Christian Mariette prêt à assumer un nouveau mandat », sur Ouest-france.fr (consulté le 5 avril 2014)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. « Bénitier », base Palissy, ministère français de la Culture
  10. Arcisse de Caumont, Statistique monumentale du Calvados, t. 3 : Arrondissements de Vire et de Bayeux, Caen, Hardel,‎ 1857 (lire en ligne), p. 169

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arcisse de Caumont, Statistique monumentale du Calvados, t. 3 : Arrondissements de Vire et de Bayeux, Caen, Hardel,‎ 1857 (lire en ligne), p. 167-169

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :