Pont-Bellanger
| Pont-Bellanger | ||
Le bourg vu de la Croix Julien. |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Basse-Normandie | |
| Département | Calvados | |
| Arrondissement | Vire | |
| Canton | Saint-Sever-Calvados | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Intercom Séverine | |
| Maire Mandat |
Christian Mariette 2008 - 2014 |
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| Code postal | 14380 | |
| Code commune | 14511 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Tousloins | |
| Population municipale |
65 hab. (2010) | |
| Densité | 18 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 53 m — Max. 202 m | |
| Superficie | 3,54 km2 | |
| Localisation | ||
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Pont-Bellanger est une commune française, située dans le département du Calvados et la région Basse-Normandie, peuplée de 65 habitants[Note 1] (les Tousloins)
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune est située au nord-ouest du Bocage virois, sur la rive gauche de la Vire, sur le site touristique des gorges de la Vire, en amont de Pont-Farcy. Son petit bourg est à 5 km à l'est de Pont-Farcy, à 11 km au sud-est de Tessy-sur-Vire et à 16 km au nord-ouest de Vire.
Pont-Bellanger est dans le bassin de la Vire qui délimite le nord du territoire par deux méandres au fond des « gorges ». Un court affluent, le ruisseau de la Fontaine Saint-Martin, marque à l'ouest la limite avec Sainte-Marie-Outre-l'Eau.
Le point culminant (202 m) se situe au sud, près du lieu-dit la Paillardière, sur la ligne de crête des monts de Mérol. Le point le plus bas (53 m) correspond à la sortie de la Vire du territoire, à l'ouest. La commune est bocagère.
Toponymie [modifier]
Pont est de toute évidence lié au passage de la Vire. Bellanger est un patronyme[2].
Histoire [modifier]
Pont-Bellanger est un des hauts lieux que la chrétienté avait dédiés à l'archange saint Michel. Il est impossible de dater le premier oratoire michélien de la commune. Néanmoins au Moyen Âge, de nombreux pèlerins le fréquentaient et il en fut ainsi pendant plusieurs siècles[réf. nécessaire].
Administration [modifier]
Le conseil municipal est composé de neuf membres dont le maire et deux adjoints.
Particularité des élections municipales [modifier]
Il est de tradition à Pont-Bellanger qu'il n'y ait ni liste ni candidat à l'élection municipale.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 65 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. Pont-Bellanger a compté jusqu'à 300 habitants en 1800.
Économie [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- Château des XVIe et XIXe siècles. À l'origine, Pont-Bellanger était une maison forte donc probablement d'avant le début de la guerre de Cent Ans (les meurtrières et le mur d'enceinte détruit au XIXe siècle en témoignent. De plus la famille de Pont-Bellanger y était déjà sous le règne de Charles le Sage en 1361). Il fut habité et modifié au XVIe siècle par les d'Amphernet, on peut ainsi y trouver une cloche portant l'inscription suivant: « Noble et puissant Jacques de Pont-Bellanger m'a fait faire en 1581 ».Ce n'est qu'en 1881 que le château passe à la famille O'Mahony lorsque Maurice O'Mahony épouse Marthe Lafreté d'Amphernet, héritière du comte Adrien d'Amphernet. Plus récemment, en 1944, le château servit d'hôpital aux Allemands deux mois avant la Libération. Entièrement pillé à l'intérieur, il a subi d'importants dégâts. Aujourd'hui héritière d'un titre et d'un riche passé, la famille O'Mahony habite toujours la belle et imposante demeure de ses ancêtres.
- Église Saint-Michel du XIXe siècle, initialement chapelle du château et oratoire sur une des routes qu'empruntaient les « michelets ». C'est vers la fin du XIVe siècle qu'elle devint une église paroissiale. Elle fut une première fois détruite en 1840 par un incendie puis une seconde fois le 4 août 1944 par les combats de la bataille de Normandie. C'est alors sans toit ni vitreaux que le 15 août, un aumônier militaire canadien put célébrer la fête de l'Assomption. Elle fut de même l'une des plus sinistrées du département par la tempête du 26 décembre 1999, le clocher, dont une partie de sa maçonnerie, étant tombé sur le toit de l'église. Son bénitier du XVe siècle est classé à titre d'objet aux Monuments historiques[5]. Pont-Bellanger dépendait avant le XIVe de la paroisse de Saint-Martin-Don dont un curé aurait eu pour habitude de ne pas commencer l'office sans demander si les habitants de Pont-Bellanger, qu'il appelait les « Tous loins », étaient arrivés[6]. Le terme est aujourd'hui le gentilé de la commune.
- Gorges de la Vire.
Activité et manifestations [modifier]
Chaque année, le comité des fêtes de la commune organise un méchoui pour rassembler les habitants de Pont-Bellanger ainsi que ceux des communes alentour. La fête est toujours un succès puisqu'elle réunit 500 personnes environ d'une année à l'autre rien que pour le repas. En effet, ce méchoui est animé par des jeux qui opposent amicalement les membres du comité des fêtes à ceux des communes environnantes : Sept-Frères, Campeaux, Landelles-et-Coupigny, Pont-Farcy, Sainte-Marie-Laumont, etc. Le tir à la corde, la joute sur une poutre glissante située au-dessus d'une piscine improvisée à partir de bottes de paille et de bâche et d'autres jeux tout aussi insolites attirent chaque année les habitués de cette fête communale.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Antoine-Henry d'Amphernet de Pontbellanger (1759 à Pont-Bellanger - 1796), général de l'« armée rouge » lors de l'expédition de Quiberon.
- René d'Amphernet (1661-1736), marquis d'Amphernet, seigneur et patron de Pont-Bellanger, vicomte, conseiller du roi et maire de Vire de 1688 à 1732.
Voir aussi [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Population municipale 2010.
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[7].
- Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée
- René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, 1996 (ISBN 2-95480-455-4), p. 200
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Bénitier, base Palissy, ministère français de la Culture
- Arcisse de Caumont, Statistique monumentale du Calvados, t. 3 : Arrondissements de Vire et de Bayeux, Caen, Hardel, 1857 [lire en ligne], p. 169
- Pont-Bellanger sur le site de l'Institut géographique national (archive Wikiwix)
Bibliographie [modifier]
- Arcisse de Caumont, Statistique monumentale du Calvados, t. 3 : Arrondissements de Vire et de Bayeux, Caen, Hardel, 1857 [lire en ligne], p. 167-169
