Pons II de Mevouillon

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Première maison des comtes d’Orange-Nice.
Armoiries des Orange-Nice aux siècles suivants : D'or, au cor d'azur, lié, enguiché et virolé de gueules.

Pons II de Mevouillon (vers 920, peut-être à Arles986), précariste de l’église d’Arles à Nyons, devient un très riche propriétaire[réf. nécessaire] et a huit fils, dont plusieurs sont illustres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa famille[modifier | modifier le code]

Son père, Pons de Mevouillon (885-854/956), est l’un des ancêtres de la première maison des comtes d’Orange-Nice, des Mevouillon et des Montdragon, ainsi qu’un certain nombre d’autres familles nobles moins connues. Manassès d'Arles, archevêque d’Arles, lui donne des terres in precaria dans la région de Nyons, de Mornas à Poncio. Sa mère est Blismodis[1].

Un riche propriétaire terrien[modifier | modifier le code]

Pons II de Mevouillon se voit confirmer la villa Jocondis à Mornas, dont le terminium avait été concédé en précaire à ses parents, par l’archevêque Manassès d'Arles, en 954. On peut donc le considérer adulte à cette époque et il vit au moins jusqu’en 983. Il reçoit de l’archevêque d’Arles, Ithier, la villa Niomes et des biens à Busayrol, situés dans le comté de Vaison-la-Romaine. En 981, cette précaire lui est confirmé par Annon, successeur d’Ithier, ainsi qu’à ses deux fils : Pons III de Mevouillon et Laugier de Nice.

Le Pons qui fait un don à l’abbaye de Cluny en 956-957 c’est peut-être ce Pons II de Mevouillon. En effet, ce dernier avec sa femme Richilde, originaire de l’Uzège, tient de archevêque d’Arles, l’abbaye de Sainte Marie de Goudargues. Pons II de Mevouillon a huit fils qui font une donation à l’abbaye de Cluny en 1023.

La charte de Cluny, n° 2779, du 22 mai 1023, donnée en concile à Saint-Privat, territoire de Sarrians, révèle les prénoms des huit frères dont les domaines s’étendent sur les diocèses de Gap, Die, Vaison, Orange et Saint-Paul-Trois-Châteaux. Par cet acte, deux des frères, Laugier de Nice et Pons III de Mevouillon, ayant déterminé de se faire moine à Cluny, donnent à cette abbaye la moitié du castrum d’Auton dont l’autre a été précédemment offerte à Saint-Pierre de Cluny par leur père. Cette libéralité s’effectue sur le conseil et le consentement de leurs frères auxquels ils délaissent le reste de leur héritage. Ces six frères sont : Féraud de Nice, évêque de Gap, Pierre de Mirabel, évêque de Vaison, Arnoul, Gérard, Raoul et Rambaud[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chroniques de Haute-Provence: bulletin de la Société Scientifique et Littéraire des Alpes de Haute-Provence, Par Société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, Publié par Chroniques de Haute-Provence, 1996, no.330-331, p.132
  2. Ripert-Montclar, p. XXIV. cité par Les origines de la famille Mévouillon.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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