Pomors

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Pomors

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Pomors dans une photographie datant d'avant la révolution

Populations significatives par région
Autres
Langues

Russe

Religions

Orthodoxie russe

Les Pomors sont des colons russes qui furent installés et qui vivaient sur le littoral ou dans le bassin de la mer Blanche et qui venaient principalement de la république de Novgorod.

Histoire[modifier | modifier le code]

La république de Novgorod[modifier | modifier le code]

La république de Novgorod administrait plus ou moins toute la région de la mer Blanche du XIIe au XVe siècle en fondant notamment au XIIe le comptoir et d'Arkhangelsk et surtout en administrant la ville de Kholmogory, principale ville de la région à l'époque jusqu'au XVIe siècle, à quelques kilomètres en amont d'Arkhangelsk sur la Dvina septentrionale. Des conflits récurrents entre la république de Novgorod et les marchands scandinaves marquèrent la région, ces marchands ne respectant pas les taxes de Novgorod et pratiquant des pillages épisodiques dans la région.

Exploration[modifier | modifier le code]

Depuis la ville de Kola, ils explorèrent la région de Barents, de la péninsule de Kola, du Spitzberg et la Nouvelle-Zemble. Ils fondèrent également des villages le long de la côte de Ter au bord de la mer Blanche. Plus tard, les Pomors découvrirent et maintinrent la route maritime entre Arkhangelsk et la Sibérie. Grâce à leurs navires, les koches, les Pomors pénétrèrent les régions de l'Oural du Nord et de la Sibérie, où ils fondèrent l'établissement de Mangazeïa, à l'est de la péninsule de Yamal, au début du XVIe siècle.

Le grand duché de Moscou[modifier | modifier le code]

En 1478, la grande-principauté de Moscou annexa définitivement la république de Novgorod, et investit peu de temps après la région de la mer Blanche.

En 1553, l'anglais Chancellor entreprit son voyage dans la région puis jusqu'à Moscou, et fonda ensuite en 1555 la compagnie de Moscovie, elle devint vite la première grande compagnie de commerce de ce type. Elle détint le monopole du commerce entre la Moscovie et l'Angleterre, le commerce se concentra dans le delta de Dvina notamment à Arkhangelsk. Il s'ensuivit un commerce important entre la Russie et des marchands anglais, écossais et hollandais qui fournirent une partie importante des revenus de l'État russe. La région constitua à l'époque l'unique débouché maritime de la Moscovie, jusqu'à la construction de Saint-Pétersbourg en 1704, et le traité de Nystad, qui mit fin à la Grande guerre du Nord qui permet à la Russie d'accéder à la Livonie, l'Estonie, l'Ingrie et de la Carélie, qu'avait alors conquis la Suède après une série de guerres durant les deux siècles précédents, cela ajouté à l'annexion de la Finlande de 1809 à 1917, qui ouvrait encore plus la mer Baltique à la Russie.

Jusqu'en 1914, la région connaissait alors une baisse de son trafic commercial. Un commerce plus modeste se fit entre le nord de la Norvège et les côtes de Pomorie qui voyaient passer des échanges de grain et de farine russe contre du poisson scandinave qui étaient déchargés dans les villes d'Onega et d'Arkangelsk, le commerce était aussi composé d'avoine, de sel, de pois, de viandes.

Société[modifier | modifier le code]

Barque et équipement de pêche de Pomors du XIXe siècle au musée régional de Mourmansk.
Pomors dans leur bateau de pêche, avant la révolution.

Ces populations étaient souvent marginalisées religieusement par leur métropole nouvellement christianisée ou cherchaient de nouvelles richesses, loin du servage qui se mettait en place dans la Russie européenne et agricole. La région était alors essentiellement constituée de monastères dont les activités importantes étaient la chasse, la pêche, l'élevage de rennes, le commerce du sel gemme avec le monde scandinave, la salaison du poisson, l'extraction d'apatite et le travail du fer. Le monastère des Solovki possédait plusieurs villages côtiers, comme Oumba par exemple. Les îles Solovki sont alors la principale forteresse historique de la région avec la ville de Kem. Des vieux-croyants se réfugièrent dans ces îles après un schisme avant d'être rattrapés et assiégés par le pouvoir. Par dérivation de ce nom, une confession de vieux-croyants s'appelle encore aujourd'hui : Église vieille-orthodoxe pomore. C'est aussi là que furent contrés plusieurs attaques suédoises et livoniennes.

Sources[modifier | modifier le code]

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