Pomacle

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Pomacle
Image illustrative de l'article Pomacle
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Arrondissement Arrondissement de Reims
Canton Canton de Bourgogne
Intercommunalité Communauté de communes de la Plaine de Bourgogne
Maire Thierry Ruinart
Code postal 51110
Code commune 51439
Démographie
Population
municipale
407 hab. (2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 09″ N 4° 08′ 53″ E / 49.3358, 4.1481 ()49° 20′ 09″ Nord 4° 08′ 53″ Est / 49.3358, 4.1481 ()  
Superficie 11,19 km2
Localisation

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Pomacle est une commune française, située dans le département de la Marne en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pomacle
Boult-sur-Suippe Bazancourt Isles-sur-Suippe
Fresne-lès-Reims Pomacle
Witry-lès-Reims Caurel Lavannes

Histoire[modifier | modifier le code]

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L’occupation du territoire de Pomacle est fort ancienne comme le révèle les fouilles archéologiques réalisées sur son terroir. D’après le Dictionnaire topographique de la Marne, le vocable de « Pomacle » est attesté pour la première fois en 1145 dans les archives administratives de la ville de Reims (Pomaclum)[1]. Il s’agit d’une bulle du Pape Eugène III confirmant le privilège d’immunité pour l’abbaye de Saint Remi de Reims et pour ses dépendances.

L’étymologie de Pomacle demeure cependant inconnue. Peut-être faut-il y voir le mot « Pomum » avec un suffixe latin, forme qui serait l’équivalent de pometum ou pomerutum et désignerait un verger, un lieu planté d’arbres fruitiers. La seconde hypothèse serait que le nom même de Pommacle proviendrait du nom d’un ru, affluent de la Suippe, qui arrose le finage de Bazancourt. Un pouillé antérieur à 1312 nous apprend que Pomacle dépend de la doyenneté de Lavannes et se retrouve donc sous son bénéfice. Ce pouillé nous apprend aussi que l’église de Pomacle est placée sous le double patronage de saint Médard et de saint Gildart.

Pomacle a grandement souffert en 1650 pendant les troubles de la Fronde et durant la Première Guerre mondiale. Le 2 septembre 1914, suite à la retraite de l’armée française, les habitants de Pomacle sont obligés de fuir leur village. Cependant ils sont rapidement devancés par l’armée allemande et doivent alors faire demi-tour et rentrer chez eux. La contre-offensive victorieuse de la Marne contraint l’armée allemande à refluer. Le front se stabilise et Pomacle, occupé, se trouve durant quatre ans à proximité immédiate de la zone des combats. Durant l’année 1917, la pression de l’armée française s’accentue et les habitants sont alors évacués sur ordre allemand, le 19 mars 1917 et dirigé via la gare de Bazancourt vers Douzy puis vers Villers-Cernay où ils sont hébergés chez l’habitant. Les familles sont ensuite dirigées vers d’autres villages des alentours.

À l’issue de la guerre, lorsque les habitants de Pomacle reviennent, l’église a été détruite et les 4/5e des habitations sont sérieusement endommagées. C’est d’abord dans des habitations en ruines que les Pomacains vivent. Puis sur la demande des sinistrés, l’Office des Régions Libérées met des baraquements préfabriqués à leur disposition. Pour beaucoup, ce logement provisoire va au moins durer quatre ans.

L’activité principale de Pomacle est l’agriculture. En 1933, elle comptait 36 exploitations. En 1963, il n’y en avait déjà plus que 26, et Pomacle, à la veille de l’an 2000 comptait 10 exploitations agricoles auxquelles il faut ajouter 6 exploitations dont l’activité principale n’est pas l’agriculture. Les cultures principales sont le blé, la luzerne, l’orge et la betterave auxquels il faut ajouter quelques autres cultures telles que les asperges, dactyle, tabac, colza… Les rendements ont été largement accrus durant les 50 dernières années. De 30 quintaux par hectare pour le blé en 1949, les rendements à ce jour se situent entre 90 à 110 quintaux. L’évolution est comparable pour la betterave. En 1949 les rendements étaient légèrement supérieurs à 30 tonnes par hectare.

C’est sur ce terroir qu’a eu lieu le 21 août 1983 la Fête des Moissons et la Finale Départementale des Labours.

C'est aussi à Pomacle que le Championnat du Monde de Labour, avec l'association Terre Attitude, a eu lieu du 16 au 19 septembre 1999. A cette occasion, Jacques Chirac, alors président de la République, fera le déplacement jusque dans le village [2].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
2001 en cours Thierry Ruinart[3] UMP[4]  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 407 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
356 369 310 376 370 381 390 412 420
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
408 381 351 340 311 305 279 288 285
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
279 282 218 233 233 206 215 213 231
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
231 246 265 315 315 340 407 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Sur les territoires des communes voisines de Pomacle et Bazancourt, se développe une partie de la bio-raffinerie européenne de Pomacle-Bazancourt. Emblématique de l'activité agro-industrielle régionale, cette bio-raffinerie transforme actuellement plus de 3 millions de tonnes de matière végétale chaque année (betteraves, blé, luzerne…) et emploie en direct environ 1 500 personnes. Différentes unités industrielles composent ce site : des silos, une sucrerie, une distillerie d'éthanol, une amidonnerie-glucoserie, un centre de production de gaz carbonique. Les synergies entre ces différentes unités sont nombreuses : énergie, produits, effluents, eau , etc. Ce dispositif unique en Europe est complété par une dimension « recherche » avec la présence d'un centre de recherche mutualisé, Agro-industrie Recherches et Développements (ARD), actif avec ses laboratoires, son démonstrateur industriel BIODEMO et sa très active filiale SOLIANCE (Cosmétique). Enfin, la dimension académique est également active grâce à la présence d'un Centre d'Excellence en Biotechnologies Blanches, regroupant des laboratoires de l'École centrale Paris et d'AgroParisTech.

Il ne faut pas non plus oublier la présence du projet français de biocarburants de 2e génération, le Projet Futurol, qui a implanté sur le territoire de la commune son usine-pilote. Cette installation, de 5 000 m2 de surface, a été inaugurée en 2011, et permet d'intégrer et de mettre à l'échelle les innovations réalisées dans le réseau des 12 laboratoires partenaires du projet. Ce projet majeur regroupe 11 acteurs de la recherche, de l'industrie et de la finance.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Auguste Longnon, Dictionnaire topographique de département de la Marne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Imprimerie nationale, coll. « Dictionnaire topographique de la France »,‎ 1891 (lire en ligne), p. 216
  2. Archives de l'INA. Mentionné en point 8.
  3. Liste des maires au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, consulté le 22 décembre 2008
  4. Annuaire des mairies de la Marne, EIP/ Les Editions Céline, coll. « Annuaire des mairies de France »,‎ 2006-2007 (ISBN 9782352581512), p. 151
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011