Poméranie suédoise

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54° 05′ N 13° 23′ E / 54.083, 13.383

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Poméranie suédoise
Svenska Pommern (sv)

16481815

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La Poméranie suédoise (orange) au sein de l'Empire suédois en 1656.

Informations générales
Statut Dominion suédois, membre du Saint-Empire romain germanique
Histoire et événements
1648 Traités de Westphalie
1720 Traités de Stockholm
1814 Traité de Kiel

Entités précédentes :

Entités suivantes :

La Poméranie suédoise (en suédois : Svenska Pommern) était une partie de la Poméranie qui fut possession suédoise de 1648 à 1815 au bord de la mer Baltique. Ses villes les plus importantes étaient Stralsund, Greifswald, et jusqu'en 1720 Stettin. L'île de Rügen faisait partie de ces territoires. Ceux-ci appartiennent désormais à l'Allemagne et à la Pologne.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Poméranie qui est terre d'Empire, c'est-à-dire appartenant au Saint-Empire romain germanique, entre dans le conflit de la Guerre de Trente Ans et Stettin est assiégée par les troupes impériales. Le dernier duc de Stettin et de Poméranie, Bogusław XIV de Poméranie, signe un traité en juin 1628 avec le roi de Suède, Gustave-Adolphe. Le traité de Stettin du 10 juillet 1630 étend le « pacte éternel » entre la Suède et la Poméranie. Celle-ci est occupée militairement par les Suédois à la fin de l'année et Gustave-Adolphe règne dans les faits.

Le 21 janvier 1720, par le traité de Stockholm, la reine de Suède, Ulrique-Éléonore, cède au roi de Prusse, Frédéric-Guillaume Ier, la ville de Stettin (aujourd'hui, Szczecin), les îles de Wollin (Wolin) et Usedom (Uznam), la Poméranie antérieure jusqu'à la Peene[1] ainsi que les villes de (Alt-)Damm (aujourd'hui, Dąbie, quartier de Szczecin) et Gollnow (Goleniów) en Poméranie ultérieure[2].

Le 14 janvier 1814, par le traité de Kiel, le roi de Suède, Charles XIII, cède le duché de Poméranie et principauté de l'île de Rügen au roi du Danemark, Frédéric VI[3].

Le 7 juin 1814, par le traité de Vienne, le roi de Suède et Norvège cède le duché et la principauté au roi de Prusse, Frédéric-Guillaume III[4].

Le duché et la principauté constituent le district de Stralsund (en allemand : Regierungsbezirk Stralsund) de la province de Poméranie (Provinz Pommern) du royaume (1818-1918) puis de l'État libre de Prusse (1919-1932). Le 1er octobre 1932, le district de Stralsund est incorporé dans celui de Stettin.

À la suite de la seconde Guerre mondiale, l'ancienne Poméranie suédoise est aujourd'hui partagée entre :

Population[modifier | modifier le code]

La population de Poméranie suédoise était en 1767 de 82 827 sujets germanophones luthériens, dont 58 682 paysans. Quarante pour cent de ces derniers étaient encore serfs.

La population s'élève à 89 000 en 1766, 113 000 en 1802 (dont un quart dans l'île de Rügen), 118 112 en 1805, dont 79 087 paysans. 46 190 paysans étaient serfs.

Gouverneurs généraux[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Traité de Stockholm, article 3 : « Sa majesté le roi de Suède cède à perpétuité à sa majesté le roi de Prusse, à sa maison et à ses successeurs, la ville de Stettin, le district entre l'Oder et la Pehne, avec les îles de Wollin et Usedom, les embouchures de la Swine et du Dievenow, le Frische Haff et l'Oder, jusqu'à l'endroit où il se jette dans la Pehne, et perd son nom ; ladite Pehne servant de limites, et restant en commun aux deux parties, avec tous droits et appartenances, ainsi que la susdite ville, districts, îles, bouches et eaux, ont été cédées à la couronne de Suède par le traité d'Osnabrück du 13 (24) octobre 1648, et de la même manière qu'en ont dû jouir les rois et la couronne de Suède ».
  2. Traité de Stockholm, article 19 : « La reine et le royaume de Suède cèdent encore à perpétuité à sa majesté prussienne les villes de Damm et Gollnow, situées au-delà de l'Oder, avec leurs droits et juridictions, de la même manière que sa majesté et la couronne de Suède ont possédé et joui desdites places, en vertu de l'article 10 du traité de Westphalie ».
  3. Traité de Kiel, article 8 : « S. M. le roi de Suède renonce, pour elle et ses successeurs, en faveur de S. M. le roi de Danemark et de ses successeurs, irrévocablement et pour toujours, à tous droits et prétentions au duché de la Poméranie suédoise et à la principauté de l'île de Rügen. Ces provinces, avec tous leurs habitants, villes, ports, forteresses, villages et îles, ainsi que leurs dépendances, prérogatives, droits et émoluments, appartiendront dorénavant, comme pleine propriété, à la couronne de Danemark, et seront incorporés à ce royaume. À cette fin, S. M. le roi de Suède promet et s'engage de la manière la plus formelle, tant pour elle que pour ses successeurs et pour tout le royaume de Suède, de ne jamais faire aucune prétention directe ou indirecte aux provinces, îles et territoires susdits ; aussi par la présente, et en vertu de cette renonciation, tous leurs habitants sont dégagés du serment de fidélité qu'ils ont prêté au roi et à la couronne de Suède ».
  4. Traité de Vienne, article 1er : « S. M. le roi de Suède et de Norvège cède à toute perpétuité, pour lui et ses successeurs au trône de Suède, d’après l’ordre de succession du 16 septembre 1810, à S. M. le roi de Prusse et ses successeurs au trône, le duché de Poméranie et la principauté de Rügen, avec toutes ses dépendances, îles, forteresses, villes et pays ».