Polysporangiophytes

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Polysporangiophyta

Description de cette image, également commentée ci-après

Une vue d'artiste de Cooksonia

Classification
Règne Plantae
Sous-règne Embryophyta

Super-division

Polysporangiophyta
Kenrick & Crane (1997)

Les Polysporangiophytes sont des plantes apparues à l'Ordovicien final et qui existent toujours aujourd'hui. Elles constituent les plantes les plus répandues. Toutes les Polysporangiophytes actuelles sont des Trachéophytes, cryptogames et vasculaires. L'une des plus anciennes, Cooksonia, est âgée de 425 millions d'années et vivait au Silurien.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Reproduction[modifier | modifier le code]

Ces plantes se caractérisent fondamentalement par des sporanges au somment des tiges des sporophytes ramifiées et ornées de sporanges, même si chez plusieurs clades les sporanges se développent sur les tiges (cas des Psilophytes), la face abaxiale des feuilles (chez les Filicinées), ou sur des tiges spéciales, les sporangiophores (cas des Equisétinées). Cette structure de forme arrondie contient les spores. Chez les polysporangiophytes, contrairement à ce que l'on observe chez les Bryophytes, Anthocérotes et Marchantiophytes, la phase sporophytique diploïde est dominante par rapport à la phase gamétophytique haploïde. Le sporophyte devient indépendant du gamétophyte et ramifié, ce n'est plus un parasite du moins sur la majorité du cycle.

Vie végétative[modifier | modifier le code]

Ces plantes sont vascularisées et elles sont les premières à avoir existé sur la terre ferme : leur développement y ralentit l'érosion, favorisant la sédimentogenèse et la pédogenèse[1]. Elles possèdent aussi pour synapomorphie des trachéides (cellules rigides mortes) et de la lignine (formée de polymères de phénols). La présence de trachéides à parois annelées lignifiées est une synapomorphie des Trachéophytes et est donc partagée par toutes les polysporangiophytes actuelles. Les chloroplastes sont généralement nombreux par cellule et les flagelles des anthérozoïdes sont nombreux (cas des Psilophytes) ou seulement deux (comme chez les Lycopodiales et les Selaginellales). Le sporophyte possède des tiges, des feuilles et des racines dans la plupart des cas, exceptées les Psilophytinées (les plus basales) qui ne disposent pas de racines. Un système conducteur existe chez toutes les Polysporangiophytes actuelles, il est constitué de phloème et de xylème et disposé en stèles qui peuvent être de très nombreux types.

Fossiles[modifier | modifier le code]

Deux des plus célèbres et plus anciennes polysporangiophytes du Silurien sont Cooksonia et Aglaophyton. Les Rhyniophytes de plus de 400 millions d'années, sont l'un des plus anciens groupes à avoir divergé, et sont parmi les premières plantes vasculaires connues. Les premières polysporangiophytes ne portaient ni feuilles ni fleurs. Aucun fossile retrouvé ne présente de racines. La plante était attachée au sol au moyen de filaments racinaires très fins. Certains fossiles présentent une bande noire au centre de leur tige, ce qui a pu être interprété comme les restes de trachéides.

Reconcstiution du sporophyte de Cooksonia pertoni.

Phylogénie et évolution[modifier | modifier le code]

Les Polysporangiophytes sont placées dans les phylogénies actuelles en groupe-frère des Bryophyta au sein des Stomatophyta. Elles se divisent en deux groupes: les Lycophytes, avec le lycopode ou l'immense Lepidodendron, et les Mégaphyllophytes, contenant les fougères, les gymnospermes et les angiospermes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gérard Cobut, Comprendre l'évolution : 150 ans après Darwin, De Boeck Supérieur,‎ 2009 (lire en ligne), p. 31

Sources[modifier | modifier le code]