Poltergeist

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Un poltergeist, de l'allemand Poltergeist, dérivé de poltern « faire du bruit » et geist « esprit », est un phénomène paranormal consistant en des bruits divers, des déplacements, apparitions ou disparitions d'objets et autres phénomènes a priori inexplicables. Les poltergeists sont, en général, considérés comme des phénomènes de « petite hantise » qui seraient liés à la présence d'un(e) adolescent(e) perturbé(e)[1], par opposition aux phénomènes de « grande hantise » qui supposent l'intervention de l'esprit d'un ou plusieurs morts, bien que la séparation ne soit pas toujours évidente[2].

Dans le système de classification de Vallée, les poltergeists entrent dans la catégorie des « anomalies à effet physique » soit AN de type II.

Représentation de la manifestation d'un poltergeist en 1911

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le terme poltergeist apparaît en 1540 dans le Nouveau dictionnaire d'Erasmus Alberus[3]. Il est employé, pour la première fois en allemand, par Martin Luther durant la Réforme protestante, dans Propos de table[N 1], pour désigner des événements qui seraient provoqués par des esprits désincarnés ou par le diable[4],[5]. Catherine Crowe l'utilise pour la première fois en anglais en 1848[6] et c'est la médium roumaine Eleonore Zugun[N 2] qui, au milieu du XXe siècle, le popularise en se faisant appeler « fille de Poltergeist »[7]. Paradoxalement, les Allemands utilisent désormais plus volontiers le terme Spuk[8].

Poltergeist est un nom absent de la quasi-totalité des grands dictionnaires français contemporains[9]. On le traduit couramment par l'expression « esprit frappeur »[10]. Pour le remplacer, l'écrivain et parapsychologue René Sudre a proposé sans succès le néologisme thorybisme, par dérivation du mot grec Θόρυβος [Thorybos] signifiant bruit ou trouble[11]. En 1948, le docteur Thomas Bret utilise, sans plus de succès, l'expression Métapsychorragie métacinétique[12].

Nature du phénomène[modifier | modifier le code]

Un ballet de chaises volantes[N 3]

Les manifestations d'un poltergeist présentent tout ou partie d'une gamme considérable d'effets défiants la raison : coups ou bruits violents de percussion, bruits divers, sans cause identifiable ; jets de pierres ou de débris inexpliqués, visant l'intérieur ou l'extérieur d'une maison (lithobolie); déplacement ou projection d'objets (parfois brisés), pouvant aller jusqu'à leur lévitation ou leur apparente téléportation à travers des parois solides. Plus rarement : combustions spontanées ; actions sur les personnes : contacts, griffures, morsures et lévitations[7],[13],[14] ; emploi d'une voix spectrale (utilisation des « fausses cordes vocales » des victimes[N 4]) et apparitions. Voici la description qu'en fait Ernest Bozzano :

« Outre les phénomènes auxquels nous avons fait allusion, de meubles qui se déplacent, de fenêtres et portes qui claquent, de vaisselle qui se brise, il s'agit très souvent de sonnettes qui ne cessent de s'agiter bruyamment sans cause apparente, même après qu'elles ont été isolées par la suppression des cordons et des fils. Tout aussi fréquents sont les cas de « pluies de pierres », présentant des traits caractéristiques fort remarquables, comme lorsque les pierres parcourent des trajectoires contraires aux lois physiques, ou s'arrêtent en l'air, ou tombent lentement, ou atteignent avec une dextérité très insolite un but déterminé, ou frappent sans faire de mal, ou bien sans rebondir ensuite, comme si elles étaient empoignées par une main invisible ; ou comme lorsque les pierres se trouvent être chaudes, voire même brûlantes. En d'autres circonstances, les draps sont violemment arrachés des lits des personnes couchées, ces dernières étant soulevées et déposées doucement sur le sol, si toutefois les lits eux-mêmes ne sont pas renversés. »

— Ernest Bozzano, Les Phénomènes de hantise[15]

Les manifestations semblent en général purement « gratuites » et totalement dénuées de cause et de logique. Malgré des dégâts matériels, parfois importants, les personnes présentes sont rarement blessées[16] :

« Mais ce qui nous a le plus étonnés, c'est qu'aucune des 300 pierres jetées n'ait touché personne ; le premier jour, mon petit garçon était au jardin, ma petite fille dormait au premier, dans son berceau près de la fenêtre ouverte ; ils n'ont été incommodés en aucune façon ; la bonne a reçu, il est vrai, un quart de brique sur la tête, mais elle n'en a presque pas souffert ; mon beau-père a été touché au bras et il s'est écrié “Tiens, je n'ai rien senti”. »

— Ernest Bozzano, Les Phénomènes de hantise[17]

Le phénomène est rapporté dans toutes les régions du monde, en Europe et aux États-Unis, mais aussi en Chine, en Afrique, en Amérique du Sud, au Japon, en Inde, en Nouvelle-Zélande, en Patagonie, aux Antilles, à Java, etc. Il est aussi présent à toutes les époques: le chercheur Hereward Carrington (en) en a identifiés cinq antérieurs à l'an mil, et 130 entre le XIe siècle et la fin du XIXe siècle[18],[19],[20]. Toutefois, une étude concernant les phénomènes « psi » dans l'antiquité, ne trouve « aucun récit préchrétien reconnaissable » décrivant un poltergeist, bien que Suétone cite le cas d'un homme qui, s'étant endormi dans un lieu sacré, s'en est trouvé soudain éjecté, avec son lit, « par une force occulte subite »[21].

Légende ou réalité ?[modifier | modifier le code]

S'agissant de phénomènes dits paranormaux ou surnaturels, de nombreux témoignages sont souvent le fruit d'une imagination excessive de la part des témoins, voire de désordres psychologiques. Dans le cas des « esprits frappeurs » il s'agit, dans la plupart des cas relevés, de bruits naturels venant du « travail » des menuiseries ou de la maçonnerie, du passage de petits animaux ou du bruit de cours d'eau souterrains[N 5]. S'y ajoutent évidemment des supercheries délibérées[N 6], des plaisanteries de mauvais goût et des actes de malveillance.

Selon le professeur Charles Richet :

Charles Richet

« Mais pour les phénomènes objectifs la difficulté est autre. Là en effet toutes les fraudes sont possibles, et l'expérience a prouvé que les fraudes étaient fréquentes, très fréquentes. Quand, dans une maison dite hantée, s'entendent des fracas divers, bruits de portes qui s'ouvrent et se ferment, roulement de meubles, bris de vaisselles, et tout le cortège ridicule de manifestations qui est de coutume dans les hantises, l'idée vient tout d'abord qu'il s'agit d'une forte plaisanterie, faite par des individus mal intentionnés, des domestiques renvoyés, des gens intéressés à faire quitter la maison à tel ou tel de ses habitants. Le plus souvent il faut incriminer, comme cause de ces infestations, de très jeunes gens, de l'un ou l'autre sexe, à demi idiots, à demi vicieux, qui, sans trop comprendre ce qu'ils font, jettent des pierres, cassent des vitres, en dissimulant leurs gestes et en laissant croire qu'ils sont restés immobiles, n'ayant d'autre motif que de tromper. » »

— Charles Richet, Traité de Métapsychique[22]

Toutefois, il reste un grand nombre de témoignages, de toutes les époques et dans toutes les cultures, qui tendent à démontrer qu'il se produit épisodiquement des phénomènes inexpliqués, constatés par des témoins dignes de foi et donnant parfois lieu à de très officiels constats de gendarmerie[N 7] ou à des enquêtes approfondies, éventuellement accompagnées d'enregistrements physiques[N 8] ou photographiques[N 9].

Comme le note Pascale Catala :

« Dans les dossiers sur lesquels ils enquêtaient, les parapsychologues ont souvent découvert que des sujets simulaient les poltergeists en provoquant eux-mêmes les dégâts (en cassant des objets ou les renversant, en lançant des pierres, etc.). Alan Gauld a relevé des “fraudes” dans 12 % des cas, et Hans Bender dans 26 %, et ceci même dans les cas où l'on avait pu mettre en évidence par ailleurs des événements paranormaux. Il convient donc de rester très prudent et d'adopter une attitude nuancée : ce n'est pas parce qu’un sujet fraude ou simule, qu'il s'agit obligatoirement d'un faux poltergeist. Tizané faisait remarquer que les gendarmes prenaient souvent un sujet en flagrant délit, et décrétaient que l'affaire était résolue, alors qu'il n'en était rien, certains phénomènes restant totalement inexpliqués. »

— Pascale Catala, Apparitions et hantises[23]

Le docteur Maxwell avait, en son temps, fait des remarques allant dans le même sens :

« Nous ne savons pas en effet quelles sont les causes qui peuvent amener certains sujets à frauder : dans la majeure partie des cas, on ne trouve aucun intérêt qui puisse les guider ; on ne s'explique pas l'origine des manifestations ; on ne comprend pas comment des petites filles de dix ou douze ans aient eu l'idée d'imaginer de lancer des pierres, de casser des vitres ou de faire danser des fauteuils et voltiger des assiettes. L'explication de leur conduite devient au contraire facile, si nous supposons que des phénomènes vrais ont précédé l'imitation qu'en fait le jeune sujet et lui en ont suggéré l'idée. Nous serions en présence de ces cas de fraude mixte, où quelques vérités se mêlent aux mensonges, cas fréquemment observables chez les sujets professionnels du somnambulisme ou du spiritisme. »

— Dr Maxwell, Bulletin de l'Institut Général Psychologique[24]

Cas expliqué ancien[modifier | modifier le code]

Londres (Angleterre) 1762[modifier | modifier le code]

Origine criminelle

En 1762, des grattements et des coups se font entendre dans un appartement situé au 20 de la rue Cock Lane à Londres, accompagnés d'apparitions fantomatiques. L'affaire défraye la chronique et va jusqu'à provoquer une controverse religieuse entre les églises méthodiste et anglicane. Finalement, une commission nommée par le maire de Londres, conclut à une fraude intéressée. Plusieurs enquêtes confirment cette opinion et un procès condamne les cinq protagonistes de la supercherie à diverses peines.

Article détaillé : Fantôme de Cock Lane.

Cas expliqués récents[modifier | modifier le code]

Montpellier (France) 1996[modifier | modifier le code]

Origine imaginaire

Une habitante de Montpellier, vivant seule avec ses quatre enfants, demande à l'office des HLM de lui trouver un nouvel appartement, celui qu'elle occupe étant le siège de phénomènes paranormaux effrayants de type poltergeist. Ayant obtenu de déménager, il apparaît que les manifestations recommencent dans le nouvel appartement. Une enquête, réalisée a posteriori par Jacques Exertier et Laurent Puech du Cercle Zététique, conduit à trouver une explication rationnelle aux rares manifestations récentes et à noter la très grande fragilité des témoignages concernant les manifestations passées, qui n'ont jamais été constatées par des tiers, et semblent, à l'évidence, imaginaires[25].

Vailhauquès (France) 1987[modifier | modifier le code]

Yves Lignon

Origine naturelle

En novembre 1987, le calme d'une maison du village de Vailhauquès est troublé par des coups sourds et répétés. La gendarmerie enquête, mais ne trouve pas la cause du phénomène. Début février 1988, le parapsychologue Yves Lignon y voit un phénomène paranormal, mais un journaliste scientifique du journal Le Midi Libre et un géologue du Laboratoire départemental d'équipement, M. Gilly, attribuent les bruits aux coups de boutoir d'une rivière souterraine dans le puits à eau attenant. Yves Lignon rétorquant[N 10] que cette hypothèse ne suffit pas à rendre compte de l'ensemble des observations effectuées. Une longue polémique entre lui et le Cercle Zététique s'ensuivra[26].

Nantes (France), XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Origine naturelle

La maison du conventionnel Jean-Baptiste Carrier, responsable des terribles noyades de Nantes, située trois place du Commerce à Nantes, était réputée hantée à cause des bruits sourds qu'on y entendait, jusqu'à ce qu'on en attribue l'origine à une rivière souterraine[27].

Séron (France) 1979[modifier | modifier le code]

Origine criminelle

Au cours du mois d'août 1979, des départs de feux se déclarent spontanément à de nombreux endroits d'une vaste maison occupée par une même famille dans le petit village de Séron. Durant une dizaine de jours, journalistes, voyants et parapsychologues (dont Yves Lignon) se bousculent et donnent chacun leur explication du phénomène. Jusqu'à ce que les gendarmes finissent par démasquer les coupables : le fils de la famille et sa complice, une adolescente qui y était employée[28].

Cas inexpliqués anciens[modifier | modifier le code]

Joigny (France) début du XIe siècle[modifier | modifier le code]

Selon le moine chroniqueur Raoul Glaber:

« Au même temps un présage merveilleux et digne de trouver place ici se manifesta près du château de Joigny, chez un noble homme, nommé Arlebaud. Pendant trois ans, il tomba presque continuellement, dans toute sa maison, des pierres de diverses grandeurs, dont on peut voir encore des monceaux tout autour de sa demeure. Venaient-elles de l'air, ou pénétraient-elles par le toit? C'est ce que personne ne peut dire. Ce qu'il y a de sûr, c'est que cette pluie, qui ne s'arrêtait ni la nuit, ni le jour, ne blessa pas une seule personne, et même ne brisa pas un vase. »

— J.-L.-J. Brière, Chronique de Raoul Glaber[29]

Paris (France) 1846[modifier | modifier le code]

En novembre 1846, une maison située en bordure des travaux de ce qui sera la rue Racine à Paris est bombardée chaque soir par des pierres de toutes tailles qui défoncent portes, fenêtres, toits et planchers. L'habitant des lieux, M. Lerrible, dépose 30 plaintes auprès de la police. Des agents sont placés en surveillance, le commissaire de police et même le chef de la sureté se rendent sur place. Un peloton du 24e régiment de chasseurs est même dépêché sur les lieux, sans résultat. Tous les journaux de l'époque relatent l'affaire, à commencer par la Gazette des Tribunaux. Au bout de trois semaines le phénomène cessa aussi brusquement qu'il avait commencé. On prétendit, sans autre précision, qu'un homme avait été pris sur le fait et emprisonné. Le journal La Patrie ayant publié que le coupable était M. Lerrible lui-même, celui-ci assigna le journal en justice pour diffamation et gagna son procès. Au cours des débats, il ne fut nullement fait état de l'arrestation d'un vrai coupable[30],[31]. Interrogé par un chercheur, la réponse du remplaçant du commissaire de police fut d'ailleurs sans ambiguïté :

« Monsieur le commissaire de police vous affirmerait comme moi, Monsieur, que malgré nos infatigables recherches, on n'a jamais pu rien découvrir, et je peux vous assurer à l'avance qu'on ne découvrira jamais rien ! »

— Ernest Bozzano, Les Phénomènes de hantise[32]

Cas inexpliqués récents[modifier | modifier le code]

Arcachon (France) 1963[modifier | modifier le code]

La clinique du docteur Cuénot[N 11] à Arcachon est bombardée de pierres, du mois de mai au mois de septembre 1963, sans que l'on puisse trouver d'explication rationnelle. Des projectiles de toutes natures et de toutes tailles tombent autour du personnel et des patients. Le commissaire de police local ne juge pas utile de procéder à une enquête. Le professeur Robert Tocquet, appelé en renfort, conclut après une étude minutieuse que cette pluie de pierres est liée à la présence d'une jeune malade névrotique. Elle ne peut en aucun cas être tenue pour responsable du lancement des projectiles, mais le phénomène cesse après son transfert dans une autre clinique[33],[34],[35],[36].

Rosenheim (Allemagne) 1968[modifier | modifier le code]

En 1968, de nombreux phénomènes de nature électrique, mais aussi des déplacements inexplicables de meubles et d'objets se produisent dans le cabinet de Me Sigmund Adam, un avocat très connu de la ville de Rosenheim près de Munich. Les machines de bureau se dérèglent, les disjoncteurs sautent, les ampoules électriques grillent ou se dévissent seules et tombent, les tubes fluorescents tournent dans leurs logements. Les téléphones sonnent sans raison, on note des appels répétés – parfois plusieurs par minute – à l'horloge parlante. Évidemment c'est le réseau électrique qui est soupçonné. La compagnie d'électricité envoie deux ingénieurs qui ne constatent aucune anomalie alors que les phénomènes se déroulent en leur présence. La pose d'une ligne d'alimentation directe et même l'installation d'un générateur spécifique, indépendant du réseau, ne règlent rien. Parallèlement des bruits d'explosion se font entendre, des tiroirs s'ouvrent seuls, une lourde armoire de 150 kg se décolle de la cloison de 28 cm, et il faut deux hommes pour la remettre à sa place. L'ingénieur Karl Bruner voit un grand tableau faire une rotation complète. Pour tenter d'éclaircir le mystère, l'avocat porte plainte contre X.

Institut Max-Planck à Munich

Les docteurs F. Karger et G. Zicha de l'Institut Max-Planck de physique de Munich[N 12] sont dépêchés sur place et, après une longue et minutieuse enquête, concluent que les phénomènes, dûment observés et enregistrés, ne sont pas explicables par les moyens actuels de la physique théorique. Les conclusions du rapport officiel de 19 pages rédigé par les deux experts sont les suivantes[37],[38] :

  1. Bien qu'ils aient été enregistrés avec toutes les facilités offertes par la physique expérimentale, les évènements défiaient toute explication par les théories physiques habituelles.
  2. Les phénomènes paraissaient résulter de forces non périodiques de courte durée.
  3. Ils ne semblaient pas être provoqués par des forces électrodynamiques connues.
  4. Il s'agissait non seulement d'explosions, mais aussi de mouvements complexes (rotations de tableaux, courbes décrites par les stylets enregistreurs).
  5. Ces mouvements donnaient l'impression d'être sous contrôle intelligent et d'avoir tendance à échapper aux recherches.

On finit par constater que les phénomènes sont liés à la présence d'une jeune employée de 19 ans, Anne-Marie Schneider. On l'éloigne sur les recommandations du professeur Hans Bender et les phénomènes cessent après son départ[39],[40],[41],[42].

Enfield (Angleterre) 1977[modifier | modifier le code]

Le plus récent phénomène spectaculaire de poltergeist s'est déroulé à Enfield, dans la banlieue nord de Londres, et a été abondamment décrit dans la presse de l'époque. Il a été déclaré « Le poltergeist le plus intéressant jamais connu »[43]. La famille Harper[N 13] est composée d'une mère divorcée et de ses quatre enfants : Margaret 13 ans, Janet 11 ans, Johnny 10 ans et Billy 7 ans. À partir du 31 août 1977, la maison fut le lieu d'un festival inouï de plus de 1 500 manifestations : objets et meubles renversés ou se déplaçant seuls, draps de lits soulevés, Janet mise en lévitation, bruits et voix diverses, aboiements de chiens, apparitions, objets semblant traverser les murs, départs de feux dans des tiroirs, objets déformés… Ces faits ont été suivis en permanence durant 13 mois par deux enquêteurs de la SPR, Maurice Grosse et Guy Lyon Playfair. Une trentaine de personnes en ont été les témoins directs, dont des policiers, des journalistes de la BBC et du Daily Mirror, des voisins et diverses personnalités. Malgré l'aveu ultérieur par Janet de quelques tentatives de fraudes pour tester les enquêteurs (qui les ont d'ailleurs repérées) la plupart des phénomènes semblent ne pouvoir avoir été provoqués artificiellement. Les voix et les bruits sont enregistrés et des scènes déroutantes sont parfois photographiées[44]. Il apparaît que c'est Janet qui est l'épicentre des évènements et la plus souvent visée. Durant le séjour qu'elle fait dans un hôpital, fin juillet 1978, les manifestations décrurent d'intensité, pour cesser définitivement après l'intervention d'un médium hollandais. Malgré le travail d'enquête considérable des deux enquêteurs, logeant souvent sur place, plusieurs personnalités affirmèrent que toutes les manifestations étaient organisées par les enfants[45],[46].

Interprétations et hypothèses[modifier | modifier le code]

Le phénomène poltergeist n'échappe pas au débat perpétuel (et souvent vif) opposant les « sceptiques » et les « croyants » en matière de faits paranormaux.

« Il est toujours surprenant de constater que, malgré un niveau général d'instruction toujours plus élevé, les croyances en des phénomènes dits « paranormaux » tendent à persister. »

— Richard Monvoisin[47]

« Douter de tout et tout croire sont deux solutions, également commodes, qui toutes deux, dispensent de réfléchir. »

— Henri Poincaré mathématicien, physicien et philosophe français

« Je n'ai jamais dit que c'était possible, j'ai seulement dit que c'était vrai. »

— Sir William Crookes chimiste et physicien britannique, président de la Royal Society

« Personne ne sait ce qu'est un poltergeist. Comme Bertrand Russel l'a dit à propos de l'électricité, ce n'est pas une chose, mais une façon que les choses ont de se comporter. »

— Guy Lyon Playfair, Cette maison est hantée[48]

Hypothèse rationaliste[modifier | modifier le code]

Les sceptiques sont essentiellement représentés par les mouvements rationalistes et zététiques, tenants du scepticisme scientifique, qui considèrent que ce type de manifestation, qui défie les bases de la physique et de la raison, a nécessairement une explication rationnelle qui n'a pas été détectée et/ou ne repose que sur des témoignages manquant de fiabilité ou d'objectivité. Ils appuient leur démonstrations sur les nombreux cas où les présumés poltergeists ont trouvé, tôt ou tard, une explication ordinaire satisfaisante, qu'il s'agisse de causes naturelles, de fantasmes, ou de supercheries avérées. Ce point de vue, appliqué à l'ensemble des phénomènes paranormaux, est partagé par une large partie de la communauté scientifique. Il est entre autres synthétisé dans les ouvrages coécrits par le prix Nobel Georges Charpak et le physicien Henri Broch[49].

Au-delà des positions de principe, les scientifiques considèrent que les connaissances actuelles en physique sont suffisamment avancées pour qu'on sache, avec certitude, que certains phénomènes décrits, tel la téléportation d'un objet à travers un corps solide, panneau ou mur[N 14], sont et resteront impossibles, quelles que soient les découvertes futures. Comme le note Carlo Rovelli :

« Ce que les théories actuelles interdisent dans leur domaine d'application ne deviendra jamais possible par la venue d'une théorie qui les engloberait : les Grecs considéraient qu'une pierre ne pouvait pas tomber vers le ciel ? Cela n'a pas changé avec la relativité ou la physique quantique. »

— Carlo Rovelli[50]

Hypothèse de la « vilaine petite fille »[modifier | modifier le code]

Au tout début du XXe siècle, un membre du comité directeur de la Society for Psychical Research d'Angleterre (Société pour la recherche psychique ou SPR), Frank Podmore[N 15] a fait l'analyse des milliers de manifestations de poltergeists recensées par son association. Il est arrivé à la conclusion que, dans la plupart des cas, un adolescent perturbé, aux alentours de l'âge de la puberté, est impliqué et plus fréquemment une fille qu'un garçon. Sa seconde conclusion est que les phénomènes sont directement provoqués par les adolescent(e)s, soit qu'ils communiquent leurs terreurs et leurs hallucinations à leur entourage, soit qu'ils sont directement les auteurs des supercheries non détectées par les témoins. Sa théorie a été désignée sous le nom de naughty little girl theory (théorie de la vilaine petite fille)[51],[52].

Hypothèse sociologique ou folkloriste[modifier | modifier le code]

Fées regardant à travers une arche gothique

Pour les sociologues et les folkloristes, les poltergeists sont une croyance populaire, née de l'inconscient collectif, au même titre que les fantômes, loup-garous, vampires, fées, lutins et autres êtres ou manifestations imaginaires. Un parallèle peut être fait avec l'approche sociopsychologique du phénomène des soucoupes volantes.

Les folkloristes notent également les nombreux parallèles existant entre les facéties attribuées aux fées ou aux lutins (ou tout autre être similaire, quel que soit son nom et ses spécificités) et les agissements des poltergeists. Ceux-ci figurent, avec les fantômes, parmi les punitions infligées à ceux présumés les avoir offensés[53].

Hypothèse psychanalytique[modifier | modifier le code]

Sigmund Freud
Karl Jung en 1910

Pour les psychanalystes, les poltergeists sont de nature hallucinatoire. Ils sont la projection extérieure de conflits psychologiques internes aux individus concernés, auxquels il faut trouver un sens. Selon Sigmund Freud :

« La phase d'agitation hallucinatoire nous apparaît ici encore comme dénotant un combat entre le refoulement et une tentative de guérison qui cherche à ramener la libido vers ses objets. Jung, avec une extraordinaire acuité analytique, a reconnu, dans les « délires » et dans les stéréotypies motrices de ces malades, les résidus des investissements objectaux d'autrefois auxquels ils se cramponnent convulsivement. »

— Sigmund Freud, Cinq Psychanalyses[54]

Dans cette approche, les manifestations physiques éventuelles sont des évènements secondaires, voire négligeables :

« La façon dont vous détournez la question de savoir si ces phénomènes sont réels ou falsifiés, et la ramenez à l'étude psychologique du médium, donc des antécédents, me semble la juste voie pour entreprendre ce genre de recherches, qui conduiront à une explication des faits en question. »

— Ernest Jones, Vie et œuvre de Sigmund Freud[55]

Freud ne croyait pas aux phénomènes de psychokinèse, ce qui n'était pas le cas de Jung, qui relate ainsi ce qui s'est passé pendant une de leurs rencontres où ils abordaient ce sujet, le 25 mars 1909 à Vienne :

« Pendant que Freud continuait sur son idée, j'eus une sensation étrange. J'avais l'impression que mon diaphragme était chauffé à blanc, comme une voûte incandescente. Et juste à ce moment, il se produisit dans la bibliothèque, juste à notre droite, une détonation si bruyante que nous nous levâmes tous les deux, effrayés, craignant qu'elle ne s'écroulât sur nous. Je dis à Freud : “Voilà un exemple de ce qu'on appelle un phénomène catalytique. — Allons donc, s'écria-t-il, c'est une blague. — Ce n'en est pas une, répondis-je. Vous vous trompez, professeur. Et pour le prouver, je prédis qu'il va y avoir une autre détonation aussi violente dans un moment.” Naturellement, j'avais à peine prononcé ces mots qu'on entendit de nouveau la même détonation. J'ignore toujours ce qui me donna cette certitude. Mais je savais, sans aucun doute possible, que le bruit allait se reproduire. Freud se contenta de me regarder bouche bée. Je ne sais pas ce qui se passait dans son esprit, ni ce que signifiait son regard. »

— Carl Gustav Jung, Ma Vie, souvenirs, rêves et pensées[56]

Selon la psychologue et psychanalyste Djohar Si Ahmed [N 16]:

« Pour moi, la réalité physique des poltergeists n'est ni plus ni moins démontrable que l'existence des fantasmes, ou même de la pensée ! Et croyez-moi : un bon poltergeist, vrai ou faux, vaut bien mieux qu’un cancer, une sclérose en plaques ou un eczéma chronique, sans parler d'une schizophrénie ! L'aspect physique du phénomène n'est pas de mon ressort et ne m'intéresse pas. J'y vois un symptôme, et si une intervention psychologique peut aider à le résoudre, à obtenir que jamais il ne revienne ni ne soit remplacé par autre chose de pire encore, c'est l'essentiel. »

— S. Michelet, Djohar Si Ahmed, Lorsque la maison crie[57]

Hypothèse parapsychologique ou métapsychique[modifier | modifier le code]

Depuis la fin du XIXe siècle, plusieurs groupes de recherches sur les phénomènes paranormaux et la parapsychologie se sont penchés sur l'étude des manifestations liées aux poltergeists, tant en France qu'à l'étranger. Citons l'Institut métapsychique international (IMI)[58] créé en 1919 en France, la Society for Psychical Research (SPR) créée en 1898 en Angleterre, l'American Society for Psychical Research (SAPR) aux États-Unis, l'Institut für Grenzgebiete der Psychologie und Psychohygiene (IGPP) en Allemagne ou encore le Brazilian Institute for Psychobiophysical Research (IBPP) au Brésil. Ces organismes, regroupés au sein de la Parapsychological Association, sont composés de chercheurs de diverses disciplines qui tentent une approche scientifique de ces phénomènes.

Fausse démonstration de psychokinèse en 1875

L'hypothèse défendue par les parapsychologues Hans Bender[59] et William G. Roll[60] est généralement retenue par ces chercheurs. Les manifestations seraient dues à un effet de psychokinèse (PK) spontanée, produite inconsciemment par une personne perturbée, et plus spécifiquement dénommée psychokinèse spontanée et répétitive (PKSR)[N 17]. Il est toutefois à noter que « l'effet PK » n'a pas été scientifiquement démontré à ce jour. Selon Alan Gauld, autre spécialiste de la question:

« Les expériences menées dans certains laboratoires ne nous en on pas assez appris sur la psychokinésie pour décider si oui ou non elle a un rapport quelconque avec les phénomènes des esprits frappeurs. Et nous ne devons pas nous laisser aller à croire qu'en leur appliquant une terminologie à consonance scientifique telle que RSPK nous avons progressé vers une explication. »

— Alan Gauld, Les mystères de l'inconnu[61]

Les parapsychologues sont partagés sur les causes profondes qui animent le sujet à l'origine des manifestations et qui pourraient être :

  • Soit des éléments dissociés de la personnalité et de la conscience du catalyseur (médium).
  • Soit la perception par ce médium d'une « imprégnation » de l'habitation par la mémoire d'un ou plusieurs défunts l'ayant occupée antérieurement.

Cette dernière éventualité se rapproche de l'hypothèse spirite, dont elle se distingue toutefois par l'absence de référence à un « Esprit » agissant[62],[63].

Modélisation du phénomène

Un physicien et psychologue allemand, Walter von Lucadou a proposé un modèle théorique et expérimental original, appelé « Modèle de l'information pragmatique » (MPI), pour décrire les phénomènes parapsychologiques. Selon lui, les poltergeists ont une évolution en quatre phases successives :

  • Surprise : Découverte de manifestations croissantes dont les causes physiques sont vainement recherchées par les témoins qui finissent par demander de une aide extérieure (police, gendarmerie, etc.)
  • Déplacement : En l'absence de causes identifiées, l'origine surnaturelle commence à être évoquée. La nature des manifestations évolue. La venue de journalistes et de parapsychologues augmente la « demande » implicite en faits observables qui, parallèlement, se raréfient.
  • Déclin : Les observateurs se lassent et se désintéressent. On découvre des fraudes.
  • Répression : La fraude est médiatisée, les témoins sont mis au pilori et ridiculisés.

Le modèle imaginé par Walter von Lucadou est extrêmement complexe. En résumé, le phénomène ne pourrait disposer que d'une quantité finie d'information pragmatique (I) échangée avec l'environnement dans un processus décrit par une équation mathématique :

I = Fiabilité x Autonomie = Confirmation x Nouveauté.

Il en découle que la recherche d'augmentation de la fiabilité des observations fait décroitre l'autonomie de celles-ci[N 18] et que l'augmentation de la perception de ces manifestations, leur confirmation, diminue leur nouveauté. Une des conséquences de cette théorie serait l'explication de la difficulté récurrente à obtenir des preuves incontestables. Par exemple, l'enregistrement vidéo intégral d'une manifestation excèderait la quantité d'information pragmatique disponible du phénomène et serait donc impossible[64],[65].

Hypothèse religieuse[modifier | modifier le code]

Un exorcisme vu par Goya

Avec de nombreuses variantes, les Églises chrétiennes ont, en général, longtemps considéré que les phénomènes de hantise et de poltergeist étaient des cas de possession diabolique[66] dus à la présence d'entités démoniaques qui pouvaient être chassées à l'aide de rituels appropriés appelés exorcismes. Cette pratique s'est développée simultanément avec l'omniprésence du démon dans la religion, de la fin du Moyen Âge jusqu'au XIXe siècle. Actuellement l'exorcisme n'est généralement plus utilisé qu'en dernier recours, avec des succès divers, après l'échec de solutions d'ordre psychologiques ou psychiatriques :

« Sous une forme simple, l'exorcisme est pratiqué lors de la célébration du Baptême. L'exorcisme solennel, appelé “grand exorcisme”, ne peut être pratiqué que par un prêtre et avec la permission de l’évêque. Il faut y procéder avec prudence, en observant strictement les règles établies par l'Église. L'exorcisme vise à expulser les démons ou à libérer de l'emprise démoniaque et cela par l'autorité spirituelle que Jésus a confié à son Église. Très différent est le cas des maladies, surtout psychiques, dont le soin relève de la science médicale. Il est important, donc, de s'assurer, avant de célébrer l'exorcisme, qu'il s'agit d'une présence du Malin, et non pas d'une maladie. »

— Catéchisme de l'Église catholique[67]

La possibilité d'infection de lieux ou de personnes par des démons, et de leur expulsion par des opérations religieuse ou magiques spécifiques, est présente dans la plupart des religions et des cultures.

Hypothèse spirite[modifier | modifier le code]

Alan Kardec fondateur du spiritisme

Selon la doctrine spirite exposée par Allan Kardec, les poltergeists sont les manifestations d'Esprits désincarnés de bas niveau, appartenant à la sixième classe du troisième ordre, selon l'échelle spirite :

« Sixième classe : Esprits frappeurs et perturbateurs. Ces Esprits ne forment point, à proprement parler une classe distincte, eu égard à leurs qualités personnelles ; ils peuvent appartenir à toutes les classes du troisième ordre. Ils manifestent souvent leur présence par des effets sensibles et physiques tels que les coups, le mouvement et le déplacement anormal de corps solides, l'agitation de l'air, etc. Il paraissent, plus que d'autres, attachés à la matière; ils semblent être les agents principaux des vicissitudes des éléments du globe, soit qu'ils agissent sur l'air, sur l'eau, le feu, les corps durs ou dans les entrailles de la terre. On reconnaît que ces phénomènes ne sont point occasionnés par une cause fortuite ou physique, quand ils ont un caractère intentionnel et intelligent. »

— Allan Kardec, Le Livre des Esprits[68]

La présence d'un médium à effet physique semble toutefois indispensable. Le médium ignore généralement qu'il possède cette faculté. Il cède involontairement de l'énergie aux Esprits qui s'en servent pour provoquer les manifestations, comme ce fut le cas pour les sœurs Fox, à l'origine du mouvement spirite.

Les poltergeists dans les arts[modifier | modifier le code]

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

Romans

Bien que s'inspirant de faits réels, ces romans sont de pures fictions, allant bien au-delà des événements les ayant inspirés.

  • L'Exorciste roman de William Peter Blatty paru en 1971, a été inspiré par un cas de poltergeist relevé dans la presse locale du Maryland en 1949, concernant un garçon de 14 ans.
  • Amityville, la maison du diable, roman de Jay Anson paru en 1977, a été inspiré par l'aventure présumée vécue par la famille de George Lutz. Un grand nombre des phénomènes décrits ont trouvé une explication banale. De nombreuses contradictions et déformations dans les propres propos de la famille Lutz jettent par ailleurs un voile de discrédit sur leur récit.
Personnage
Essai
  • Henri Michaux, Une voie pour l'insubordination, Fata Morgana, 1980.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

Dans la musique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En allemand Tischreden. Recueil des propos tenus par Luther au cours de ses dîners, de 1529 à sa mort en 1546. Publiés en 1566 et 1568.
  2. Eleonore Zugun était marquée par des griffures provoquées par un esprit invisible comme le montre ce film : [1]
  3. L'origine précise et l'authenticité de cette photographie, servant fréquemment à illustrer un cas de poltergeist à Madrid en 1999, ne sont pas établies.
  4. Au niveau du larynx, les cordes vocales sont surplombées par des bandes ventriculaires au nombre de deux, appelées également fausses cordes vocales. Chez l'homme, leur rôle n'a qu'un intérêt phonatoire restreint. Leur utilisation produit la voix rauque caractéristique de Louis Armstrong qui avait un œdème et une hypertrophie des fausses cordes vocales. In Jean Abitbol, L'odyssée de la voix, Robert Laffont, Paris, 2005, p. 65 et p. 206
  5. C'est le cas dans la maison du conventionnel Carrier, 3 place du Commerce à Nantes
  6. On trouve sur internet un grand nombre de vidéos de prétendues manifestations de poltergeists. L'immense majorité sont des faux (fakes), plus ou moins grossiers, reconnaissables à leurs caractéristiques communes : image sombre ou floue, cadrage anticipant le mouvement des objets, panique finale de l'opérateur, etc.
  7. Voir les ouvrages du commandant de gendarmerie Émile Tizané (liste non exhaustive) :
    • Les dossiers noirs des maisons hantées ;
    • L'hôte inconnu dans le crime sans cause ;
    • Le mystère des maisons hantées
  8. Voir le chapitre Rosenheim (1968)
  9. Voir le chapitre sur le poltergeist d'Enfield
  10. Dans la Revue Française de Parapsychologie, journal dirigé par Yves Lignon.
  11. Fils du biologiste Lucien Cuénot, membre de l'académie des sciences
  12. Organisme comparable au CNRS français.
  13. Harper est le pseudonyme utilisé dans les documents de l'époque, le véritable nom de la famille est Hodgson.
  14. Comme ce fut le cas à Enfield en 1977
  15. Podmore est le nom d'un sorcier de la saga Harry Potter dans l'Ordre du Phénix - Probablement un clin d'œil de l'auteur J.K. Rowling.
  16. Djohar Si Ahmed est l'auteur de plusieurs ouvrages sur ces sujets :
    • Parapsychologie et Psychanalyse, Dunod' 1990
    • Comment penser le paranormal, Éditions L'Harmattan, 2006
  17. Soit en anglais RSPK pour Recurrent Spontaneous Psycho-Kinese
  18. Ceci est nettement inspiré d'un des principes de la physique quantique qui postule que l'observation influe sur le système observé
  19. Il s'agit plus de « clichés » conventionnels de fantômes et de démons que du phénomène poltergeist en lui-même.
  20. Malgré son titre français, cet épisode n'a en fait aucun rapport avec un poltergeist, comme le suggère d'ailleurs son titre original Guardian Angels, soit Anges gardiens.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Tocquet, Médiums et fantômes, Publications premières, 1970, p. 171
  2. Didier Audinot, Les Lieux de l'Au-delà, JMG, 1999, pp. 25-26
  3. Erasmus Alberus, Novum dictionarium genus, Leipzig, 1540, Cité par C. Lecouteux dans La maison hantée, 2007, p. 19
  4. (en) Fatima Regina Machado, « A New Look at Haunting and Poltergeist Phenomena : Analyzing Experiences from a Semiotic Perspective », in Hauntings and Poltergeists: Multidisciplinary Perspectives, Edited by James Houran and Rense Lange USA - 15/03/2008, p. 228 Lien google book
  5. Extrait du livre de F. M. Machado
  6. Catherine Crowe et T.C. Newby, Night Side of Nature, Londres, 1848.
  7. a et b J. Tondriau et R. Villeneuve, Dictionnaire du diable et de la démonologie, Marabout université, 1968, p. 175
  8. Guy Lyon Playfair, Cette maison est hantée, Éditions du Rocher, 1982, p. 10
  9. Claude Lecouteux, La Maison hantée - Histoires de poltergeists, Imago, 2007, p. 13.
  10. Xavier Yvanoff, Histoire de revenants, JMG, 2007, p. 36
  11. René Sudre, Introduction à la métapsychique humaine, Payot, Paris, 1926, p. 309.
  12. P. Thomas Bret, Métapsychoses, métapsychorragie, télépathie, hantise. 2e volume. La Métapsychorragie métacinétique, anciennement "Poltergeist" , Boissière, Paris, 1948
  13. Xavier Yvanoff, Histoire de revenants T2, JMG, 2007, p. 37
  14. D. Scott Rogo, Le Défi à la matière - Les pouvoirs inconnus de l'homme, Tchou, 1977, p. 102
  15. Introduction
  16. Xavier Yvanoff Histoire de revenants T2, JMG, 2007, p. 60
  17. Chapitre 7, Cas XX
  18. D Scott Rogo, Le Défi à la matière - Les pouvoirs inconnus de l'homme, Tchou, 1977, p. 103
  19. (en)H. Carrington et N. Fodor, Haunted People : The Story of the Poltergeist Down the Centuries, Kessinger Publishing, 2006
  20. Ernest Bozzano, Les Phénomènes de hantise, Alcan, Paris, 1929, Chapitre 7
  21. Étude du Professeur E.R. Dodds citée par Guy Playfair in La vie sans frontières, J'ai lu n°A373, 1979, pp. 35-36
  22. Charles Richet, Traité de Métapsychique, Paris, Payot,‎ 1922, p. 734
  23. Pascale Catala, Apparitions et hantises, Presses du Châtelet,‎ 2004
  24. Bulletin de l'Institut Général Psychologique, 1905, p. 376
  25. Enquête de Jacques Exertier et Laurent Puech sur un cas à Montpellier en 1997
  26. La maison « hantée » de Vailhauquès
  27. Didier Audinot, Les Lieux de l'Au-delà, JMG, 1999, p. 206
  28. La maison hantée de Séron
  29. J.-L.-J. Brière, Chronique de Raoul Glaber, Paris,‎ 1824, « Pluie de Pierres », p. 232
  30. Guy Breton et Louis Pauwels, Contacts avec l’au-delà, Robert Laffont, 1980 p. 199-203
  31. Lien vers l'assignation du journal La Patrie
  32. Les Phénomènes de hantise, Chapitre 7, Cas XIX
  33. Jacques Bergier et le groupe info, Le Livre de l’inexplicable, Albin michel, 1972, pp. 209-214
  34. Guy Breton et Louis Pauwels, Contacts avec l’au-delà, Robert Laffont, 1980 p. 203-205
  35. Robert Tocquet, Médiums et fantômes, Publications premières, Paris, 1970
  36. Récit plus détaillé sur le site Ouriel
  37. Arthur Koestler, Le hasard et l'infini, Tchou, 1977, pp. 28-32
  38. (de) A. Karger & G. Zicher, Physikalische Untersuchung des Spukfalls in Rosenheim 1967 in Zeitschrift für Parapsychologie und Grenzgebiete der Psychologie, 11/1968, pp. 113–131 (ISSN 0028-3479)
  39. Jacques Bergier et le groupe info, Le Livre de l'inexplicable, Albin Michel, 1972, pp. 215-221.
  40. Guy Breton et Louis Pauwels, Contacts avec l'au-delà, Robert Laffont, 1980, pp. 203-205
  41. Pr Hans Bender, Étonnante Parapsychologie, Retz, 1977.
  42. Récit plus détaillé sur le site Ouriel.
  43. Andrew Green, New psychologist, janvier 1979
  44. (en) Photo de Janet Harper en lévitation dans un article du dailymail
  45. Guy Lyon Playfair, Cette maison est hantée, Éditions du Rocher, 1982
  46. Xavier Yvanoff, Histoires de revenants T2, Éditions JMG, pp. 72-73
  47. Site de l'Observatoire Zététique, 15 Août 2006.Définition
  48. Cette maison est hantée p. 10
  49. Devenez sorciers, devenez savants et Gourous, sorciers et savants aux Éditions Odile Jacob
  50. in revue Science et Vie no 1103 p. 59
  51. (en)H.B. Turner, Proceedings of the American Society for Psychical Research, American Society for Psychical Research, 1908
  52. (en) William Henry Salte, Zoar, reprint of the ed. published by Sidgwick and Jackson, Ayer Publishing, 1975
  53. Jean Sider, Les Ovnis et le paranormal, JMG - Éditions Le temps présent, 2009, pp. 223-237
  54. Sigmund Freud, Cinq Psychanalyses, Paris, PUF, coll. « Bibliothèque de psychanalyse »,‎ 1954, p. 319
  55. Ernest Jones, Vie et œuvre de Sigmund Freud, t. 3, p. 464-465
  56. Carl Gustav Jung, Ma Vie, souvenirs, rêves et pensées, Éditions Folio, p. 182-183
  57. S. Michelet et Djohar Si Ahmed, Lorsque la maison crie, Robert Laffont,‎ 1994, « Une vraie psy chez les paras », p. 81
  58. Site de l'IMI
  59. (de) Hans Bender, Der Rosenheimer Spuk – ein Fall spontaner Psychokinese, 1968 in Zeitschrift für Parapsychologie und Grenzgebiete der Psychologie 11 p. 104-112
  60. (en) William G. Roll, The Poltergeist, Paraview Special Éditions, 2004, ISBN 1-931044-69-4
  61. Alan Gauld, Les mystères de l'inconnu, Amsterdam, Éditions Time-Life,‎ 1989, « Les lieux hantés »
  62. Guy Lyon Playfair, Cette maison est hantée, Éditions du Rocher, 1982, p. 252
  63. Poltergeist sur le site de l'IMI
  64. (de) Walter von Lucadou, Psyche und Chaos – Theorien der Parapsychologie, Insel Verlag, Frankfort, 1995
  65. Pascale Catala, Apparitions et maisons hantées, Presses du Châtelet, 2004 pp. 225-227
  66. Possessions diaboliques
  67. Catéchisme de l'Église catholique paragraphe 1673
  68. Allan Kardec, Le Livre des Esprits, Jean de Bonnot,‎ 2000, « 106 », p. 46
  69. http://www.lyricstime.com/king-diamond-the-poltergeist-lyrics.html
  70. Ghost Hound sur Shoshosein http://www.shoshosein.com/fiche-2150-Ghost_Hound.html

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arthur Schopenhauer, Essai sur les apparitions et opuscules divers, Paris, Felix Arcan,‎ 1912
  • René Sudre, Introduction à la métapsychique humaine, Paris, Payot,‎ 1926
  • Ernest Bozzano, Les Phénomènes de hantise, Paris, Alcan,‎ 1929
  • Hans Bender, Télépathie, clairvoyance, Psychokinèse, Colmar, Alsatia,‎ 1950
  • G. N. M. Tyrell, Apparitions et fantômes, Fasquelle,‎ 1955
  • Arthur Koestler, R. Harvie et A. Hardy, Le hasard et l'infini, Tchou,‎ 1977 (ISBN 9782710700487)
  • Émile Tizané, Le Mystère des maisons hantées, Tchou,‎ 1977 (ISBN 2710700638)
  • René Sudre, Traité de parapsychologie, Paris, Payot,‎ 1978 (ISBN 9782228172608), « Téléplastie spontanée et hantises »
  • François Favre, Les Apparitions mystérieuses, Tchou,‎ 1978 (ISBN 2710701200)
  • Belanger, Beney, Dallaire et Drouin, Psi : au-delà de l’occultisme, Montréal, Québec/Amérique,‎ 1978 (ISBN 9780885520527)
  • Guy Lyon Playfair, Cette maison est hantée, Éditions du Rocher,‎ 1982 (ISBN 226800161x)
  • Daniel Cohen, Encyclopédie des fantômes, Robert Laffont,‎ 1991 (ISBN 2221068416)
  • (de) Walter von Lucadou, Psyché et Chaos – Théories de la parapsychologie [« Psyche und Chaos – Theorien der Parapsychologie »], Frankfort, Insel Verlag,‎ 1995 (ISBN 9783458167402)
  • Djohar Si Ahmed et Sylvain Mercier, Expériences autour d’un miroir, JMG,‎ 1998 (ISBN 2912507006)
  • Didier Audinot, Témoins d’au-delà, JMG,‎ 1999 (ISBN 2912507146)
  • Pascale Catala, Apparitions et maisons hantées, Presses du Châtelet,‎ 2004 (ISBN 2845921187)
  • Djohar Si Ahmed, Comment penser le paranormal, L’Harmattan,‎ 2006 (ISBN 2296016413)
  • Xavier Yvanoff, Histoire de revenants – Les temps modernes, JMG,‎ 2007 (ISBN 291516486x)
  • Claude Lecouteux, La Maison hantée - Histoires de poltergeists, Imago,‎ 2007 (ISBN 978-2849520468)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]