Politique en Bolivie

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Politique en Bolivie
Image illustrative de l'article Politique en Bolivie

La Bolivie est une république unitaire et parlementaire avec une forte influence du président de l'État sur le régime politique. Le 26 janvier 2009, les Boliviens ont approuvé par référendum à environ 60 % des voix une nouvelle constitution qui octroie plus de droits aux populations indigènes, renforce le pouvoir de l'État en matière économique et garantit pour la première fois la séparation de l'Église et de l'État[1].

Pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

Le président de l'État est à la fois chef de l'État et du gouvernement. Il est élu au suffrage universel direct. Pour être élu au premier tour, un candidat doit obtenir la majorité absolue des suffrages ou bien obtenir un minimum de 40 % des voix avec au moins 10 % de plus que le candidat arrivé en seconde position. Dans le cas contraire, un second tour est organisé entre les deux candidats les mieux placés au premier tour (article 166 de la Constitution).

Pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

Il est exercé par l'Assemblée législative plurinationale qui comprend la Chambre des députés et la Chambre des sénateurs.

Partis politiques[modifier | modifier le code]

Le spectre politique bolivien aujourd’hui est composé de trois partis politiques importants et plusieurs organisations politiques plutôt éphémères. Ces trois partis sont le Pouvoir démocratique social (Poder democrático social|PODEMOS), conservateur, Unité nationale (UN), centre-droit et Mouvement au socialisme (MAS) de gauche indianiste, ce dernier étant le parti du président Evo Morales.

Tous ces mouvements sont très récents. Jusqu’en 2003 et pendant toute la période démocratique initiée en 1982 les partis les plus importants étaient le Mouvement nationaliste révolutionnaire (MNR) d’idéologie très éclectique fondée sur les principes nationalistes des années 1930, l’Action démocratique nationaliste (ADN), conservateur, le Mouvement de la Gauche révolutionnaire-Nouvelle Majorité (MIR- NM), initié comme marxiste mais qui transite jusqu’une position de droite libérale, ou avec bien moins de succès le Parti ouvrier révolutionnaire (POR), trotskyste, la Phalange socialiste bolivienne (FSB), de centre droit malgré son nom, le Mouvement katariste de libération nationale (MRTKL), indianiste, Conscience patriotique (CONDEPA), populiste et nombreux d’autres.

Il faut signaler que bien de militants de ces vieux partis politiques ont rejoint les trois mouvements actuels. Ainsi, PODEMOS tient beaucoup du MNR, ADN, MIR et autres partis de droite, les militants de l'UN proviennent principalement du MIR mais aussi en partie du MNR ; quant au MAS, il est un groupement d’anciens communistes, socialistes, indigénistes, populistes et même de quelques anciens fondateurs du MIR. À noter que le Mouvement de la gauche révolutionnaire, avec tous les changements idéologiques qu’il a subi, a engendré plusieurs divisions, de sorte qu’aujourd’hui les anciens militants de ce parti sont répartis dans toute la gamme politique.

Mis à part ces grands partis nationaux, il existe plusieurs mouvements très localisés. Ainsi, le maire de La Paz est le leader du Mouvement sans peur (MSM), celui de Potosí est le chef de l'Alliance sociale (AS), etc. Certains, comme la Nouvelle force républicaine (NFR) de l’ancien maire de Cochabamba et actuel préfet du même département ont eu un relatif succès en se lançant aux élections nationales, mais ont eu une courte durée à ce niveau-là.

Pouvoir judiciaire[modifier | modifier le code]

Quant à l’organisation juridique de la Bolivie, celle-ci se caractérise par une très forte hétérogénéité. En effet, l’actuelle Constitution suit tantôt le modèle américain, tantôt le modèle européen continental. Ceci est dû à de nombreuses réformes qui se sont succédé tout au long de la vie républicaine depuis 1825.

Il existe aux espaces ruraux un droit parallèle basé sur les coutumes et mœurs des communautés indigènes, oral et non codifié mais qui, même avec une base traditionnelle non négligeable, dégénère parfois en des interprétations perfides et autoritaires des dirigeants de ces communautés. Sous le titre de « justice communautaire », des atrocités telles que les lynchages sommaires, le bannissement de familles entières ou l’expulsion d’autorités politiques légitimement élues font parfois la une des journaux boliviens.

Tout ceci explique, du moins en partie, les raisons pour lesquelles en Bolivie, bien qu'il existe une démocratie formelle et continue depuis 1982, que l'État de droit ne s’est jamais vraiment établi. C'est le grand défi de l'Assemblée constituante installée depuis le 6 août 2006. Il s’agit donc, sans approfondir sur les caractéristiques politiques du nouveau texte constitutionnel, d’établir un nouveau pacte social qui permette d'instaurer l'État de droit.

Diplomatie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]