Politique au Qatar

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Politique au Qatar
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Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Le Qatar est une monarchie absolue où l'émir est à la fois chef de l'État et chef du gouvernement. Il n'y a pas de système électoral et les partis politiques sont interdits.

Pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

Fonction Nom Depuis le
Émir Tamim ben Hamad Al Thani 25 juin 2013
Premier ministre Abdullah ben Nasser ben Khalifa Al Thani 26 juin 2013

La famille Al Thani est au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1971. L'émir Tamim ben Hamad Al Thani a succédé à son père, l'émir Hamad ben Khalifa Al Thani. Ce dernier avait lui-même destitué son père, Khalifa bin Hamad Al Thani, en 1995. Plus libéral que ce dernier, Cheikh Hamad avait annoncé alors sa volonté de réformer et moderniser le pays. La liberté de la presse fait son apparition, et la chaîne de télévision Al Jazeera, fondée à la fin de l'année 1996, est considérée comme la seule source d'informations libre et non censurée dans les pays arabes(Source?).

Le Conseil suprême de l'éducation a décrété que l'arabe, et non l'anglais, serait la langue d'enseignement officielle à l'université du Qatar.

Quant aux ouvriers asiatiques, une noria de lois les empêchent de côtoyer de trop près les locaux. Interdit aussi pour ces immigrés de vivre dans les quartiers fréquentés par les Qatariens. « Cette logique de hiérachisation vise à éviter les conflits sociaux liés au rapport démographique », constate Djilali Benchabane, expert des pays du Golfe Persique et doctorant à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

Conseil consultatif[modifier | modifier le code]

Le Conseil consultatif est composé de 35 membres nommés. Comme son nom l'indique, il n'a qu'un rôle consultatif.

Partis politiques et élections[modifier | modifier le code]

Les partis politiques ne sont pas autorisés au Qatar. Des premières élections ont lieu au niveau communal en 1999, ouvertes à tous les citoyens qatariotes, hommes et femmes, âgés de plus de 18 ans et domiciliés au pays. Les élus municipaux n'ont pas de pouvoir exécutif, mais peuvent être consultés par les ministres.

La Constitution adoptée en 2003 prévoit une élection partielle du Conseil consultatif par le peuple, ainsi qu'un pouvoir législatif étendu. Les premières élections législatives sont prévues pour le 30 juin 2013[1].

Politique extérieure[modifier | modifier le code]

Organisations membres : OPEP, LA, CCG, OPAEP, Damasc.

Le Qatar est l'un des pays fondateurs du Conseil de coopération du Golfe. Depuis sa prise du pouvoir en 1995, Cheikh Hamad y a adopté des positions indépendantes et parfois d'opposition, boycottant en partie, par exemple, le sommet annuel de 1995 pour protester contre la nomination d'un Saoudien à la tête du CCG. À la fin des années 1990, le pays a accepté de fournir du gaz naturel liquide (GNL) à Israël. Malgré le souhait de conserver de bonnes relations avec l'Occident, l'émir a condamné les bombardements de l'Irak, par les États-Unis et le Royaume-Uni. Dans les négociations de l'OPEP sur les quotas pétroliers, le Qatar s'est prononcé en faveur d'un cours modéré. En 2001, le pays est parvenu à s'entendre avec l'Arabie saoudite sur leurs frontières, mais a perdu les îles de Hawar devant la Cour internationale de Justice qui a prononcé un jugement en faveur de Bahreïn.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]