Politique au Guatemala

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Politique au Guatemala
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Le Guatemala est une république présidentielle multipartite, où le président est à la fois chef de l'État et chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et le Congrès de la République. Le pouvoir judiciaire est indépendant de l'exécutif et du législatif.

La constitution de 1993 réduisit la durée des mandats présidentiels et parlementaires de cinq à quatre ans, et augmenté celle des conseillers communaux de 30 mois à quatre ans.

Pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

Le président et le vice-président sont élus au suffrage universel directe pour une période limitée à un terme. Le président désigne l'ensemble de son cabinet. Un vice-président peut se présenter à une élection présidentielle quatre ans après la fin de son mandat.

Charge Nom Parti Depuis
Président Álvaro Colom UNE
Vice President José Rafael Espada UNE

Composition du gouvernement[modifier | modifier le code]

  • Ministre des Affaires étrangères
  • Ministre de l'Éducation
  • Ministre de l'Intérieur
  • Ministre de la Défense
  • Ministre des Finances
  • Ministre de l'Énergie
  • Ministre de l'Économie
  • Ministre de la Santé publique
  • Ministre du Travail
  • Ministre de l'Agriculture
  • Ministre des Communications et des Infrastructures
  • Secrétaire exécutif de la présidence
  • Secrétaire du Tourisme
  • Secrétaire du Développement social

Pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

Le pouvoir législatif est exercé par une seule chambre, le Congrès de la République (Congreso de la República), composée de 158 membres, élus pour quatre ans, partiellement dans les circonscriptions départementales et partiellement par représentation nationale à la proportionnelle.

Partis politiques et élections[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle de 2003[modifier | modifier le code]

Lors du premier tour des élections du , l'ex-dictateur Efraín Ríos Montt a été battu par Óscar Berger (droite) et Alvaro Colom (centre-droit).

Le , le second tour a vu la victoire de Óscar Berger face à Alvaro Colom, par 54 % des voix.

Élection présidentielle de 2007[modifier | modifier le code]

Aux présidentielles du , 13 candidats se sont présentés dans un climat de violence électorale marqué par plusieurs assassinats. Au premier tour, Álvaro Colom (Unión Nacional de la Esperanza) est arrivé premier avec 28,23 % des voix devant Otto Pérez Molina (Partido Patriota) 23,51 %, Alejandro Giammatei (Gran Alianza Nacional) 17,23 %, Eduardo Suger (Centro de Acción Social) 7,45 %, Luis Rabbé (Frente Republicano Guatemalteco) 7,29 %, Rigoberta Menchú (Encuentro por Guatemala) 3,09 %, Fritz-García-Gallont (Partido Unionista) 2,92 %, Mario Estrada (Partido Unión Cambio Nacionalista) 3,16 %, Pablo Monsanto (Alianza Nueva Nación) 0,59 %, Miguel Ángel Sandoval (Unidad Revolucionaria Nacional Guatemalteca) 2,14 %, Manuel Conde (Union Democratica) 0,76 %, Marco Cerezo (Democracia Cristiana, candidat écologiste et fils d'un ancien président) 0,50 % et Héctor Rosales (Desarrollo Integral Autentico) 0,57 %.

Au second tour, Álvaro Colom a été élu président avec 52 % des voix devant Otto Pérez Molina 48 %.

Élection présidentielle de 2011[modifier | modifier le code]

Le , Otto Pérez Molina, candidat du Parti patriote, arrive en tête du premier tour avec 36 % des voix, devançant Manuel Baldizón, également issu de la droite (parti Lider), avec 23,5 % des voix2. Eduardo Suger, un autre candidat de droite, est arrivé en troisième position avec 16 % des voix.

Seule candidate de gauche, Rigoberta Menchú (prix Nobel de la paix en 1992) n'a obtenu que 3,2 % des voix.

Le second tour, le , oppose l'ancien général Otto Pérez Molina à l'avocat Manuel Baldizon3. Otto Pérez Molina est élu président du Guatemala avec 53,8 % des suffrages.

Pouvoir judiciaire[modifier | modifier le code]

La réforme constitutionnelle de 1993 augmenta le nombre de juges de la Cour suprême de 9 à 13, et la durée de leur mandat passa de 6 à 5 ans. Le président de la Cour exerce le contrôle des juges locaux, nommés pour cinq ans.

La Cour constitutionnelle est composée de cinq juges élus pour cinq ans, qui exercent la présidence pour une année à tour de rôle. Un est élu par le Congrès, un par la Cour suprême, un par le Conseil supérieur de l'Université San Carlos, un par l'Ordre des avocats, le dernier est nommé par le président.

Organisation territoriale[modifier | modifier le code]

Le Guatemala possède 22 subdivisions administratives (départements) administrées par des gouverneurs nommés par le président. La ville de Guatemala et 330 autres municipalités sont gouvernés des maires ou des conseils élus par le peuple.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Nicola Short, The international politics of post-conflict reconstruction in Guatemala, Palgrave Macmillan, Basingstoke, New York, 2007, 188 p. (ISBN 978-0-230-60051-5)
  • (es) Virgilio Álvarez A., Máximo Bá Tiul, Gustavo Berganza (et al.), Izquierdas y construcción de orden democrático en Guatemala : una aproximación a las elecciones de 2007, Fredrich Ebert Stiftung, Guatemala, 2008, 186 p. (ISBN 978-99922-6853-7)
  • (es) Paola Ortiz (dir.), Partidos politicos en Guatemala : entre institucionalidad y pragmatismo politico, FLACSO, Guatemala, 2008, 236 p. (ISBN 978-99939-7260-0)
  • (fr) Mathias Rulls, Les indigènes et la politique dans le Guatemala post-dictatorial (1985-2004), Université de Perpignan, 2010, 2 vol., 808 p. (thèse d'Études ibériques et latino-américaines)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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