Politique au Burkina Faso

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Politique au Burkina Faso
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Le Burkina Faso est une république présidentielle, où le président est à la fois chef de l'État et chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et le parlement. Le pouvoir judiciaire est indépendant des deux premiers. Officiellement multipartite, la vie politique est dominée par le Congrès pour la démocratie et le progrès.

Régime[modifier | modifier le code]

Depuis l’adoption de la constitution le 11 juin 1991, le pays vit sous le régime de la IVe République. La constitution est suspendue le 31 octobre 2014.

Pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

Fonction Nom Parti Depuis
Chef de l'État Michel Kafando Diplomate 21 novembre 2014
Premier ministre Yacouba Isaac Zida Militaire 21 novembre 2014

Le président est élu pour cinq ans au suffrage populaire. Il nomme le Premier ministre avec l'accord du parlement. A la suite de la révolution de 2014 au Burkina Faso, la constitution est suspendue et le nouveau pouvoir exécutif est désigné par un conseil de désignation.

Pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

L'Assemblée nationale compte 111 membres élus pour cinq ans à la proportionnelle, methode de scrutin voulu par le President du faso dans le but de faire entrer un nombre optimal de deputes issuent de l'opposition a l'assemblee Nationale du pays dans le soucci d'avoir un debat pluriel, gage d'une vrai democratie. Il est important de noter que ce projet avait ete combatu par les membres de son propre parti le CDP.

Selon la Constitution (article 43), " en cas de vacance de la Présidence du Faso pour quelque cause que ce soit ou d’empêchement absolu ou définitif constaté par le Conseil constitutionnel saisi par le Gouvernement, les fonctions du Président du Faso sont exercées par le Président de l’Assemblée nationale ". Cet intérim dure jusqu’à l’élection du nouveau chef de l’État, dans les limites de trente jours au moins et de soixante jours au plus.

Partis politiques et élections[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle de 2005[modifier | modifier le code]

L'actualité politique au Burkina Faso est dominée par l'élection présidentielle qui a lieu le 13 novembre 2005. Le président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987, a annoncé le 8 août 2005 qu'il accepte la requête de son parti, le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), qui lui demande de se porter candidat à sa propre succession. Il a été investi dans son fief de Ziniaré et devrait remporter le scrutin face à une opposition divisée et sans repère.

C'est la première fois depuis le rétablissement du multipartisme en 1991 que l'opposition participe à un scrutin présidentiel. En 1991 et en 1998, les partis d'opposition avaient boycotté l'élection présidentielle, laissant Blaise Compaoré quasiment seul en lice.

Contestation de la rééligibilité[modifier | modifier le code]

La candidature du président Compaoré est fortement contestée par cette opposition qui y voit une violation de la constitution.

Selon les arguments des opposants, la constitution – telle que révisée après le drame de Sapouy – limite le nombre de mandats présidentiels à deux ; cela découle de l'article 37 de la loi fondamentale burkinabé, d'après lequel : Le président est élu pour cinq ans. Il est rééligible une seule fois. Le président Compaoré, ayant été élu pour une première fois en 1991 et réélu en 1998, ne peut donc se présenter une troisième fois.

Les partisans du président arguent que la loi n'est pas rétroactive et que la disposition qui impose la limitation des mandats, ayant été adoptée alors que le président était à mi-chemin de son deuxième mandat, ne peut empêcher Blaise Compaoré de se présenter à nouveau aux suffrages.

Le débat est tel que chacun semble avoir raison ; seul le Conseil Constitutionnel, chargé de valider les candidatures, peut trancher.

Selon les analystes, tout se présente en faveur du président, non pas que le Conseil soit à ses ordres, mais parce que le principe de la non-rétroactivité des lois favorise son interprétation.

Élections municipales du 23 avril 2006[modifier | modifier le code]

Les élections se sont déroulées dans les 357 communes. 70 partis politiques ont présenté des listes pour l’élection de 17 786 conseillers.

Selon les résultats définitifs de la Commission électorale nationale indépendante, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), parti du président Blaise Compaoré, a largement rapporté les élections avec 72 % des sièges à pourvoir.

Élections législatives du 6 mai 2007[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]