Politique aux Tonga

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Politique aux Tonga
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Les Tonga sont une monarchie constitutionnelle, où le roi détient de jure le pouvoir exécutif. Le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et l’Assemblée législative.

Jusqu'en 2010, le roi exerçait une autorité politique, et seule une minorité des députés étaient élus au suffrage universel. Les députés pro-démocratie exercèrent une pression constante sur le gouvernement, exigeant l'instauration d'une véritable démocratie. L'élection d'un Parlement réformé, qui accorderait une place plus importante aux élus des citoyens, fut finalement prévue pour 2010[1].

En juillet 2008, trois jours avant son couronnement, le roi Siaosi Tupou V annonça qu'il renonçait à l'essentiel de son autorité, et qu'il se conformerait désormais aux recommandations de son Premier ministre[1]. En 2010, le roi et le Parlement entérinèrent des réformes permettant l'élection au suffrage universel d'une majorité des députés de l'Assemblée législative (monocamérale), dont serait issu un premier ministre -élu par les députés et non plus nommé par le roi-, exerçant l'essentiel du pouvoir exécutif. Le roi conserverait le droit de dissoudre le gouvernement et d'opposer son véto à la législation adoptée par le Parlement. Les premières élections sous ces nouvelles dispositions démocratiques se sont tenues le 25 novembre[2].

Pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

Fonction Nom Parti Depuis
Roi Tupou VI[3] - 18 mars 2012
Premier ministre Lord Tu‘ivakano aucun 21 décembre 2010
Vice-Premier ministre Samiu Vaipulu sans étiquette 30 décembre 2010

Jusqu'en 2010, la composition du gouvernement dépendait du bon plasir du roi, le Premier ministre et le Vice-Premier ministre étant nommés à vie, ou jusqu'à leur révocation par le monarque. Depuis 2010, le Premier ministre est un député élu par ses pairs.

Le roi et ses ministres constituent ensemble un Conseil privé, corps exécutif du Royaume.

Pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Assemblée législative des Tonga.

L'Assemblée législative (Fale Alea) compte, suite aux réformes et aux élections législatives de 2010, 26 membres, dont 17 élus au suffrage universel par les citoyens dans 17 circonscriptions à siège unique, et 9 élus par (et parmi) les 33 membres de la haute noblesse héréditaire[2]. L'Assemblée comptait auparavant 30 membres, dont 9 élus pour trois ans dans des circonscriptions à sièges multiples ; 9 élus pour trois ans par (et parmi) les 33 nobles héréditaires ; les 10 membres du gouvernement et deux gouverneurs.

Partis politiques et élections[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2010, le système électoral ne permettait pas à un parti de former un gouvernement et détenir seul le pouvoir, puisque seuls neuf des trente députés étaient élus au suffrage universel. Les partis avaient davantage un rôle de groupes de pression. Suite aux réformes de 2010, toutefois, les députés élus au suffrage universel disposent d'une majorité absolue au Parlement, qui choisit dorénavant le premier ministre. Les candidats aux élections sont tenus de s'inscrire à titre individuel, et non en tant que représentants officiels d'un parti politique[4].

Les deux seuls partis conséquents sont le Parti démocrate des îles des Amis (issu du Mouvement pour les droits de l’homme et la démocratie, Human Rights and Democracy Movement), et le Parti démocratique populaire (People's Democratic Party).

Pouvoir judiciaire[modifier | modifier le code]

Le système judiciaire des Tonga est à trois niveaux, avec la Cour suprême comme dernière instance. Les juges sont nommés par le roi.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) "Tonga's king to cede key powers", BBC, 29 juillet 2008
  2. a et b (en) "Tonga: Power to the People", Sunday Star Times, 14 novembre 2010
  3. Après la mort du roi George Tupou V le 18 mars, son frère, le prince héritier Tukuʻaho, lui succède automatiquement.
  4. (en) « Political parties can't register candidates », Matangi Tonga, 14 février 2008