Politique en Nouvelle-Zélande

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Politique en Nouvelle-Zélande
Image illustrative de l'article Politique en Nouvelle-Zélande
Constitution
Pouvoir exécutif
Monarque : Reine Elizabeth II
Gouverneur général : Sir Jerry Mateparae
Conseil exécutif
Cabinet
Premier ministre : John Key
Pouvoir législatif
Parlement
Chambre des Représentants
Élections
2008, 2011, 2014
Pouvoir judiciaire
Cour suprême
Cour d'appel
Haute cour de justice
Autorités régionales
Autorités territoriales
Autorité unitaire
Autre
Partis politiques
Politique étrangère

La politique en Nouvelle-Zélande se déroule dans le cadre d'une monarchie constitutionnelle à régime parlementaire. Le système est proche du système de Westminster de la monarchie britannique même si un nombre de modifications significatives y ont été apportées. Le chef de l'État est la reine Elizabeth II (qui porte alors le titre d'Elizabeth II de Nouvelle-Zélande), mais le gouvernement est conduit par le Premier ministre et son cabinet issu de l'élection du Parlement.

La Nouvelle-Zélande est le premier pays du monde dans lequel les plus hautes charges de l'État réunies ont été occupées au même moment par des femmes. Ainsi entre mars 2005 et août 2006, le chef de l'État, la reine Elizabeth II, la Gouverneur Générale, Dame Silvia Cartwright, le Premier ministre Helen Clark, le speaker de la chambre des représentants de Nouvelle-Zélande Margaret Wilson, et le Chief Justice of New Zealand, qui préside la Haute-Cour, Dame Sian Elias, étaient toutes des femmes.

Constitution[modifier | modifier le code]

La Nouvelle-Zélande ne possède pas une constitution formelle et écrite. Elle dispose d'un cadre constitutionnel constitué par différents textes et documents dont certains actes des Parlements du Royaume-Uni et de Nouvelle-Zélande, le Traité de Waitangi et des conventions constitutionnelles. Beaucoup de dispositions constitutionnelles ont été consolidées dans le Constitution Act 1986. Certains firent des propositions pour l'établissement d'une constitution formelle mais il n'y eut aucune tentative sérieuse pour en adopter une.

Monarchie en Nouvelle-Zélande[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Monarchie en Nouvelle-Zélande.

Le chef de l'État de la Nouvelle Zélande est la reine de Nouvelle-Zélande, actuellement Elizabeth II. La monarchie néo-zélandaise a été distinguée de la monarchie britannique depuis le New Zealand Royal Titles Act de 1953, et toutes les affaires officielles d'Elizabeth II en Nouvelle-Zélande sont conduites au nom de la Reine de Nouvelle-Zélande et non à celui de la Reine du Royaume-Uni. En pratique, les fonctions de la monarchie sont exercées par un Gouverneur général, nommé par le monarque sur proposition du Premier ministre néo-zélandais. Agissant par lettres de patente qui définissent la charge de gouverneur général et accordées par la reine sur conseil du Premier ministre, quand il y a vacance du poste du gouverneur général, plusieurs des devoirs de la dite charge sont exercés par un caretaker (gardien), connu sous le nom d'administrateur du gouvernement. L'actuel gouverneur général, depuis le 31 août 2011, est le général Sir Jerry Mateparae.

voir aussi : Républicanisme en Nouvelle-Zélande

Māori[modifier | modifier le code]

Les Maori ont, depuis 1867, un petit nombre de sièges destinés à leur minorité au sein du Parlement. Le mode de représentation parlementaire des Maori a évolué au fil du temps ; aujourd'hui, tout citoyen peut s'inscrire soit sur les listes électorales nationales, soit sur les listes électorales maori. Selon le nombre d'inscrits sur ces dernières, un nombre de sièges maori est alloué. Ainsi, aux élections législatives de 2008, il y avait sept sièges maori. Par ailleurs, toute personne peut bien sûr se porter candidate à un siège national. Ainsi, aux élections de 2008, aux sept élus des sièges maori se joignirent treize députés maori élus dans les circonscriptions nationales, ou à la proportionnelle sur les listes de partis politiques. En conséquence, la proportion de députés maori correspondait à la proportion de Maori au sein de la population (environ 15 %)[1],[2].

Résultats des élections du 17 septembre 2005[modifier | modifier le code]

La commission électorale à Wellington a donné le 1er octobre) les résultats suivants  :

Nombre de bureaux de vote : 6 440 Nombre de suffrages comptés : 2 286 190 voix

Nombre de suffrages : 935 319 Pourcentage des suffrages : 41,10 % Nombre de sièges au parlement : 50

Nombre de suffrages : 889 813 Pourcentage des suffrages : 39,10 % Nombre de sièges au parlement : 48

  • Parti New Zealand First :

Nombre de suffrages : 130 115 Pourcentage des suffrages : 5,72 % Nombre de sièges au parlement : 7

  • Parti des Verts (Green) :

Nombre de suffrages : 120 521 Pourcentage des suffrages : 5,30 % Nombre de sièges au parlement : 6

Nombre de suffrages : 48 263 Pourcentage des suffrages : 2,12 % Nombre de sièges au parlement : 4

  • Parti United Future New Zealand :

Nombre de suffrages : 60 860 Pourcentage des suffrages : 2,67 Nombre de sièges au parlement : 3

Nombre de suffrages : 34 469 Pourcentage des suffrages : 1,51 % Nombre de sièges au parlement : 2

  • Parti Progressive :

Nombre de suffrages : 26 441 Pourcentage des suffrages : 1,16 Nombre de sièges au parlement : 1

Total : 121 sièges

Le 17 octobre 2005, Helen Clark, Premier ministre de Nouvelle-Zélande, a annoncé la reconduction d’un accord de coalition avec les quatre mêmes partis auxquels elle était alliée au cours du précédent mandat. Mme Clark, dans un communiqué, a annoncé une alliance de coalition à plusieurs niveaux avec le Parti progressiste, le Parti New Zealand First (7 sièges), le United Future (3 sièges) ainsi que le partis des Verts (6 sièges). Objectif : former le gouvernement qu’elle est sur le point de composer et de diriger dans le cadre de ce qui sera son troisième mandat successif, remporté à l’issue des législatives du 17 septembre. Le parti travailliste a remporté 50 des 121 sièges du Parlement, une majorité relative, mais pas suffisante pour pouvoir prétendre gouverner seul pendant les trois années du prochain mandat. Par ailleurs, le Parti national (conservateur) de Don Brash a remporté pas moins de 48 sièges au sein de la nouvelle chambre, se posant ainsi en opposition forte. Dans le cadre de cet accord, Jim Anderton, jusqu’ici ministre du Développement économique, de l'Industrie, du Développement régional, ministre de la Santé, ministre des Forêts, à conservé sa place au sein du nouveau gouvernement dans le cadre d’un accord de coalition. Les partis United Future et New Zealand First voient leurs dirigeants respectifs, Winston Peters et Peter Dunne, accéder au gouvernement, dans le cadre d’un « accord confiance et de soutien ». M. Peters est devenu ministre des Affaires étrangères (remplaçant ainsi Phil Goff, devenu ministre de la défense, du commerce, des affaires insulaires du Pacifique, du désarmement et du contrôle des armes ...) et ministre des Personnes âgées. M. Peter Dunne est devenu ministre des Revenus et ministre délégué à la Santé. Les Verts, quant à eux, ont signé un « accord de coopération » avec le gouvernement, par lequel ils s’engagent à ne pas voter de motion de censure et à apporter leur soutien à la majorité sur un certain nombre de dossiers.

Depuis l’annonce des résultats officiels, Helen Clark avait multiplié les entrevues avec les petits partis au sein de la nouvelle assemblée. Élue Premier ministre pour la première fois en 1999, réélue en 2002, Helen Clark, a donc, à 55 ans, entamé son troisième mandat en tant que Premier ministre de Nouvelle-Zélande, battant ainsi un record de longévité politique. Le gouvernement travailliste sortant reposait jusqu’ici sur une alliance avec les Verts, le United Future et le parti Progressiste.

La composition du gouvernement Clark-III[modifier | modifier le code]

19 octobre 2005 : Voici la composition du gouvernement à majorité travailliste formé mercredi par Helen Clark, Premier ministre de Nouvelle-Zélande :

Ministres siégeant au conseil des ministres :

  • Premier ministre, ministre des arts, de la culture et du patrimoine, ministre de tutelle des services de renseignements (NZ Security Intelligence Service) : Helen Clark
  • Vice-Premier ministre, ministre des finances, ministre de l’enseignement supérieur : Dr Michael Cullen
  • Ministre de l'agriculture, de la bio sécurité, Ministre des pêches, Ministre des forêts : Jim Anderton
  • Ministre de l'éducation, ministre de la recherche, des sciences et technologies : Steve Maharey
  • Ministre de la défense, ministre du commerce, ministre des affaires insulaires du Pacifique, ministre du désarmement et du contrôle des armes, ministre associé à la négociation des traités, ministre associé aux finances  : Phil Goff
  • Ministre de la police, ministre des Services État, ministre de la sécurité alimentaire, ministre associé à la défense, ministre associé au commerce, chargé des relations raciales : Annette King
  • Ministre du développement économique, de l'industrie, du développement régional, ministre des entreprises publiques, ministre des sports, ministre associé aux finances : Trevor Mallard
  • Ministre de la santé, ministre de l’information foncière : Pete Hodgson
  • Ministre des affaires māori, ministre délégué aux servies sociaux et à l'emploi, ministre associé de l’éducation, ministre associé des services de État, ministre associé des pêches : Parekura Horomia
  • Ministre de la justice, ministre des gouvernements régionaux, ministre chargé de la négociation du Traité de Waitangi : Mark Burton
  • Ministre du travail, ministre des personnes âgées, ministre des personnes handicapées, ministre associé au développement social et à l’emploi : Ruth Dyson
  • Ministre de la protection de l’environnement, ministre du logement, ministre des affaires ethniques : Chris Carter
  • Ministre de l’intérieur, ministre de la défense civile, ministre des tribunaux, ministre des anciens combattants : Rick Barker
  • Ministre du développement social et de l’emploi, ministre de l’environnement : David Benson-Pope
  • Ministre du commerce, Ministre des affaires féminines, Ministre des petites entreprises : Lianne Dalziel
  • Ministre des services pénitentiaires ministre du tourisme, ministre des affaires rurales, ministre associé à la santé : Damien O’Connor
  • Ministre de l’immigration, ministre des communications, ministre des technologies de l’information, ministre associé au développement économique : David Cunliffe
  • Ministre de l’énergie, ministre des transports, Attorney General (chef des services juridiques du gouvernement), ministre chargé des questions de changement climatique : David Parker
  • Ministre des douanes, ministre de la jeunesse, ministre associé à l’environnement, ministre associé au gouvernement régional : Nanaia Mahuta
  • Ministre de la construction, ministre des statistiques ministre associé aux finances, ministre de l’immigration, ministre associé à la justice : Clayton Cosgrove
  • Ministre des négociations commerciales : Jim Sutton

Ministres ne siégeant pas au Conseil des ministres :

  • Ministre de la consommation, ministre des archives nationales et de la bibliothèque nationale, ministre associé aux arts, à la culture et au patrimoine, ministre associé au commerce, ministre associé aux transports : Judith Tizard
  • Ministre associé au développement économique, ministre associé à l’industrie et au développement régional, ministre associé au logement, ministre associé au tourisme : Dover Samuels
  • Ministre de la sécurité des transports, ministre associé à l’énergie : Harry Duynhoven
  • Ministre associé aux services pénitentiaires, ministre associé aux négociations sur le Traité de Waitangi, ministre associé aux forêts, ministre associé à la santé : Mita Ririnui
  • Ministre des communautés, ministre associé aux questions du Pacifique insulaire, ministre associé au développement social et à l’emploi, ministre associé au développement économique : Winnie Laban
  • Ministre associé au développement social et à l’emploi, ministre associé à l’art, à la culture et au patrimoine, ministre associé à la protection de l’environnement : Mahara Okeroa

Ministres ne siégeant pas au conseil des ministres, non-travaillistes et ayant conclu des accords de « confiance et de soutien » :

  • Ministre des affaires étrangères, ministre des Courses, ministre des personnes âgées : Winston Peters (parti New Zealand First)
  • Ministre des revenus, ministre associé à la santé : Peter Dunne (parti United Future)

Liens internes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Adrien Rodd, "Du 'Maori blanc' au biculturalisme ? Évolution de la 'visibilité' maori en Nouvelle-Zélande", in Lucienne Germain & alii, Identités et cultures minoritaires dans l'aire anglophone : Entre "visibilité" et "invisibilité", L'Harmattan, 2010, ISBN 978-2-296-12336-6, pp.103-104
  2. (en) "Maori and the Vote", Elections New Zealand