Politique en Corée du Nord

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Selon l'article premier de la Constitution de 1972 ([1]) de la Corée du Nord, révisée en avril 1992 et en septembre 1998, "la République Populaire Démocratique de Corée est un État socialiste souverain qui représente les intérêts de tout le peuple coréen". L'article 3 précise que "la République Populaire Démocratique de Corée prend pour guide de ses activités les idées du Juche, conception du monde axée sur l'homme et idéologie révolutionnaire en faveur de l'émancipation des masses populaires".

L'article 5 de la constitution précise que les organes de l'État sont constitués et fonctionnent selon le principe du centralisme démocratique[1].

L'Assemblée populaire suprême, dont les 687 députés sont élus pour cinq ans, exerce le pouvoir législatif. Les dernières élections législatives générales, initialement prévues pour août 2008, ont eu lieu le 8 mars 2009[2]. Le Présidium de l'Assemblée populaire suprême exerce le pouvoir législatif quand l'Assemblée ne siège pas.

Le président du Présidium de l'Assemblée populaire suprême représente l'État; il reçoit les lettres de créance et les lettres de rappel des ambassadeurs étrangers.

Voir les dispositions de la Constitution relatives à l'Assemblée populaire suprême à l'adresse suivante : [2].

Le pouvoir exécutif est exercé par le cabinet des ministres, responsable devant l'Assemblée populaire suprême. Le Premier ministre représente le gouvernement.

Le chef du gouvernement est Choe Yong-rim depuis le 7 juin 2010[3]. Les vice-premier ministres sont Kwak Pom-gi (depuis le 5 septembre 1998), Jon Sung-hun (depuis le 3 septembre 2003) et Ro Tu-chol (depuis le 3 septembre 2003).

Le Comité de la défense nationale dirige les affaires militaires, mais a aussi la haute main, depuis 1998, sur les affaires économiques et politiques. Le poste de président de ce Comité est défini par la constitution de 1998 comme le poste administratif le plus élevé du pays, soit l'équivalent de chef de l'État. Le Comité a été présidé de 1993 à 2011 par Kim Jong-il. À la mort de ce dernier, son fils Kim Jong-un a pris sa succession.

Les pouvoirs locaux sont exercés par les assemblées populaires locales et, quand elles ne siègent pas, par les comités populaires locaux. Les représentants des assemblées populaires locales sont élus pour quatre ans à chacun des trois niveaux administratifs : les provinces, les villes et les arrondissements.

Les autres principales organisations sociales nord-coréennes sont : le Front démocratique pour la réunification de la patrie, l'Union de la jeunesse socialiste Kim Il Sung, la Fédération générale des syndicats de Corée, l'Union des travailleurs agricoles de Corée et l’Union démocratique des femmes de Corée, dont les positions reprennent celles du Parti de travail de Corée.

Il existe aussi une bonne dizaine d'organisations clandestines hostile au régime actuel très actives depuis le décès de Kim Il-sung en 1994, dans les régions longeant la frontière avec la Chine dans les provinces du Hamgyong, du Jagang et du Ryanggang, comme le Comité central de la construction d'une nouvelle société (Hangeul:새사회건설중앙위원회 Hanja:새社會建設中央委員會) ou encore la Ligue de la jeunesse populaire pour la liberté (Hangeul:자유청년동지회 Hanja:自由青年同士會) avec Pak Tae-hung (Hangeul:박대흥). Il y eut également un coup d'état en 1995/1996 dans la province du Hamgyong du Nord (Hangeul:함경북도 6군단 사건 ou 6군단 쿠데타모의사건).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Constitution de la Corée du Nord, site de l'Université de Perpignan
  2. (en) Site web de la CIA
  3. (en) "North Korea in leadership reshuffle", BBC, 7 juin 2010