Politique aux Comores
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L'Union des Comores est une république fédérale à présidentielle multipartite largement décentralisée, où le président est à la fois chef de l'État et chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que le pouvoir législatif fédéral est partagé entre le gouvernement et le parlement.
Sommaire |
Pouvoir exécutif [modifier]
| Fonction | Nom | Parti | Depuis |
|---|---|---|---|
| Président | Ikililou Dhoinine | Parti national de la justice | 26 mai 2011 |
Le président de chaque île assure la présidence fédérale à tour de rôle. Les prérogatives du président de l'Union sont la politique extérieure et la défense. La fonction de Premier ministre a été abolie. Les îles disposent d'une large autonomie portant sur l'économie, les impôts, la santé, la justice, etc.
Les rivalités entre les îles et le pouvoir central ont perturbé la vie institutionnelle de l'île, notamment la prise de contrôle d'Anjouan par le colonel Bacar, terminée par une intervention militaire de l'Union Africaine en 2008.
La révision de la Constitution exacerbe les tensions entre le pouvoir central et l'île de Mohéli, dont devrait être issu le président succédant à M. Sambi[1].
Un référendum constitutionnel tenu le 22 mai 2009, approuvé officiellement par 93,8 % des suffrages exprimés avec une participation de 52,7 % des inscrits[2], renforce les pouvoirs du président de l'Union, ceux des îles devenant des « gouverneurs » aux pouvoirs réduits et les assemblées des îles deviendront les « conseils » des îles avec des députés devenus « conseillers ».
Le mandat du président Sambi est prolongé d'un an et ceux des présidents des îles réduits d'un an pour être tous renouvelables en 2011. L'islam deviendra « religion d'État », alors que la Constitution actuelle le définit seulement comme « inspirateur des règles et principes qui régissent l'Union des Comores »[3].
Pouvoir législatif [modifier]
Le parlement fédéral est composé d'une seule chambre de 33 membres dont 18 élus dans des circonscriptions à siège unique et 15 représentants des assemblées régionales élus au suffrage indirect. Les membres sont élus pour cinq ans.
- L'assemblée de Grande Comore possède 20 membres.
- L'assemblée d'Anjouan possède 25 membres.
- L'assemblée de Mohéli possède 10 membres.
Partis politiques et élections [modifier]
| FNR | Forum nationale de reprise | Parti pro-fédéral | |
| NJ | Front National pour la Justice | islamiste | |
| RND | Rassemblement National pour la Développement | Conservateur | |
| UCP | Union Comorienne pour le Progrès | ||
| UNF | Uni National Front | anti-Abdallah | |
| FNUK-Unikom | Front National Uni des Komoriens-Union des Komoriens | anti-Soilih | |
| MLIC | Mouvement pour la Libération des Îles Comores | pro-independence | |
| PB | Parti Blanc (Comores) | devenu le RDPC | |
| PV | Parti Vert (Comores) | devenu le RND | |
| RDPC | Rassemblement Démocratique du Peuple Comorien | Démocrate | |
| UDC | Union Démocratique des Comores | conservateur | <small<MDA <small<(mouvement démocratique pour l'avenir des comoressmall < democrate |
Pouvoir judiciaire [modifier]
La Cour suprême compte deux membres nommés par le président, deux membres élus par l'Assemblée fédérale et un par le Conseil de chaque île.
Relations internationales [modifier]
Le pays entretient une relation compliquée avec la France, en raison du contentieux sur Mayotte. La France et l'Union des Comores ont néanmoins signé en 2010 un nouvel accord de défense, alors que la coopération militaire était suspendue depuis le coup d’État d’Assoumani Azali en 1999[4].
Sous la présidence Sambi, le pays s'est fortement rapproché des pays arabes (Libye, Koweït...), de l'Iran, ainsi que de la Chine.
Notes et références [modifier]
- Bisbilles pouvoir central comorien/gouvernement de Mohéli, African Manager, 10 novembre 2008. Consulté le 11 novembre 2008
- http://www.africaintelligence.fr/loi/channels/defaultchannels.asp?channel=SAMBI&type=dossier
- Comores: Un référendum constitutionnel le 22 mars, Afrique en ligne, 14 février 2009. Consulté le 15 février 2009
- Un nouvel accord de défense rapproche Paris et Moroni, Jeune afrique, 8 octobre 2010. Consulté le 9 octobre 2010