Politique aux Comores

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Politique aux Comores
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L'Union des Comores est une république fédérale à présidentielle multipartite largement décentralisée, où le président est à la fois chef de l'État et chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que le pouvoir législatif fédéral est partagé entre le gouvernement et le parlement. La Constitution prévoit qu'un représentant de chacune des îles accède tous les 4 ans au poste de président du gouvernement. La Grande Comore a été représentée entre 2002 à 2006 et Anjouan l'a été de 2006 à 2010. Depuis, le représentant de Mohéli Ikililou Dhoinin, a accédé à la magistrature suprême et c'est qui est actuellement en poste. Considérant que Mayotte fait partie intégrante de son territoire, la constitution de l'Union des Comores a prévu dans sa Constitution que cette présidence tournante échoie à l'île aux Parfums en 2016. La constitution prévoie qu'un mahorais deviennent président en 2016. Alors que Mayotte est devenu département français, une période de vacance ou un problème constitutionnel naitra de cette situation. Le journaliste Hakim Ali Saïd s'est présenté comme candidat[1].


Pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

Fonction Nom Parti Depuis
Président Ikililou Dhoinine Parti national de la justice 26 mai 2011

Le président de chaque île assure la présidence fédérale à tour de rôle. Les prérogatives du président de l'Union sont la politique extérieure et la défense. La fonction de Premier ministre a été abolie. Les îles disposent d'une large autonomie portant sur l'économie, les impôts, la santé, la justice, etc.

Les rivalités entre les îles et le pouvoir central ont perturbé la vie institutionnelle de l'île, notamment la prise de contrôle d'Anjouan par le colonel Bacar, terminée par une intervention militaire de l'Union Africaine en 2008.

La révision de la Constitution exacerbe les tensions entre le pouvoir central et l'île de Mohéli, dont devrait être issu le président succédant à M. Sambi[2].

Un référendum constitutionnel tenu le 22 mai 2009, approuvé officiellement par 93,8 % des suffrages exprimés avec une participation de 52,7 % des inscrits[3], renforce les pouvoirs du président de l'Union, ceux des îles devenant des « gouverneurs » aux pouvoirs réduits et les assemblées des îles deviendront les « conseils » des îles avec des députés devenus « conseillers ».

Le mandat du président Sambi est prolongé d'un an et ceux des présidents des îles réduits d'un an pour être tous renouvelables en 2011. L'islam deviendra « religion d'État », alors que la Constitution actuelle le définit seulement comme « inspirateur des règles et principes qui régissent l'Union des Comores »[4].

Pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

Le parlement fédéral est composé d'une seule chambre de 33 membres dont 18 élus dans des circonscriptions à siège unique et 15 représentants des assemblées régionales élus au suffrage indirect. Les membres sont élus pour cinq ans.

  • L'assemblée de Grande Comore possède 20 membres.
  • L'assemblée d'Anjouan possède 25 membres.
  • L'assemblée de Mohéli possède 10 membres.

Partis politiques et élections[modifier | modifier le code]

FNR Forum nationale de reprise Parti pro-fédéral
NJ Front National pour la Justice islamiste
RND Rassemblement National pour la Développement Conservateur
UCP Union Comorienne pour le Progrès
UNF Front national uni anti-Abdallah
FNUK-Unikom Front National Uni des Komoriens-Union des Komoriens anti-Soilih
MLIC Mouvement pour la Libération des Îles Comores pro-independence
PB Parti Blanc (Comores) officiellement le RDPC
PV Parti Vert (Comores) officiellement le RND
RDPC Rassemblement Démocratique du Peuple Comorien Démocrate
UDC Union Démocratique des Comores conservateur
MDA (mouvement démocratique pour l'avenir des comores democrate

Pouvoir judiciaire[modifier | modifier le code]

La Cour suprême compte deux membres nommés par le président, deux membres élus par l'Assemblée fédérale et un par le Conseil de chaque île.

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Le pays entretient une relation compliquée avec la France, en raison du contentieux sur Mayotte. La France et l'Union des Comores ont néanmoins signé en 2010 un nouvel accord de défense, alors que la coopération militaire était suspendue depuis le coup d’État d’Azali Assoumani en 1999[5].

Sous la présidence Sambi, le pays s'est fortement rapproché des pays arabes (Libye, Koweït...), de l'Iran, ainsi que de la Chine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Hakim Ali Said vise la présidence de l’Union des Comores », sur Comores Info (consulté en 26 décembre 2013)
  2. « Bisbilles pouvoir central comorien/gouvernement de Mohéli », African Manager,‎ 10 novembre 2008 (consulté le 11 novembre 2008)
  3. http://www.africaintelligence.fr/loi/channels/defaultchannels.asp?channel=SAMBI&type=dossier
  4. « Comores: Un référendum constitutionnel le 22 mars », Afrique en ligne,‎ 14 février 2009 (consulté en 15 février 2009)
  5. « Un nouvel accord de défense rapproche Paris et Moroni », Jeune afrique,‎ 8 octobre 2010 (consulté le 9 octobre 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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