Politique en Égypte

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Politique en Égypte
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La République arabe d'Égypte est une république démocratique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le pouvoir exécutif est détenu par le président de la République. Entre 1981 et 2011, Hosni Moubarak occupe le poste de président de la République, réélu lors de référendums tous les six ans. En 2005, l'élection pour la présidence était pour la première fois ouverte à d’autres candidats. Le pouvoir législatif appartient à l'Assemblée du Peuple (membres élus pour une durée de cinq ans par suffrage universel). Enfin une assemblée consultative, appelée la Choura, est consultée par le président de la République et l'Assemblée du Peuple sur les décisions politiques. Cette assemblée est composée de 264 membres dont deux tiers sont élus et un tiers nommé par le président de la République.

Une vague de protestations populaires entraîne le départ du président Hosni Moubarak en février 2011.

En juin 2012, Mohamed Morsi remporte l'élection présidentielle et devient ainsi le premier président du pays élu au suffrage universel dans une élection libre.

Un an après son arrivée au pouvoir, le président Morsi est massivement contesté par l'opposition qui regroupe diverses factions entre laïcs de gauche, anciens partisans du régime de Moubarak et différents groupes révolutionnaires, dont Tamarod (Rebellion). Une grande partie de la population reproche au nouveau président une dérive dictatoriale et une politique menée dans le seul intérêt de son organisation, les Frères musulmans. Après des rassemblements massifs dans tout le pays, l'armée, dirigée par le général Abdelfatah Khalil al-Sisi, lance un dernier ultimatum le 1er juillet 2013. Celui-ci est rejeté le lendemain par Mohamed Morsi qui défend sa légitimité en soulignant qu'il a été élu démocratiquement, avec 52 % des voix. Cependant, selon des observateurs, l'ultimatum a été lancé dès le mois d'avril 2013, par la coalition des opposants, alors que la situation économique était au plus mal.

Il est remplacé par le président de la Haute Cour constitutionnelle, Adli Mansour, qui prête serment comme président par intérim[1],[2]. Le 4 juillet 2013, on apprend que Mohamed Morsi est détenu par l'armée et que des mandats d'arrêt sont émis à l'encontre des dirigeants des Frères musulmans. Le 5 juillet 2013, le Parlement est dissout. Le 26 juillet 2013, l'armée déclare que Mohamed Morsi est en prison dans l'attente de son procès pour collusion avec le mouvement palestinien du Hamas.

Un référendum constitutionnel a lieu en janvier 2014.

L'organisation d'élections législatives se déroule entre février et mars 2014, de même que l'élection présidentielle au début de l'été de la même année, le pouvoir intérimaire exerçant ses prérogatives jusque là[3]. Fin 2013, le nouveau pouvoir militaire est à son tour la cible de contestations, notamment à cause de la répression de manifestations et de l'arrestation d'activistes démocrates[4].

Gouvernement égyptien[modifier | modifier le code]

Principaux partis politiques[modifier | modifier le code]

Les principaux partis politiques en 2013 sont [5] :

  1. Les Frères musulmans
  2. Alliance pour l'Égypte (bloc islamique)
  3. Parti Al Nour
  4. Parti Al-Wasat
  5. Parti de la Constitution [Mohammed ELBARADEI]
  6. Parti de l'alliance démocratique pour l’Égypte
  7. Parti de la paix démocratique
  8. Parti des citoyens égyptiens
  9. Parti de la liberté
  10. Parti national [Hazem Abu ISMAIL]
  11. Parti national de l’Égypte
  12. Parti du nouveau
  13. Parti du peuple
  14. Parti du courant populaire [Hamdin SABAHI]
  15. Parti de la réforme et du développement
  16. Parti : la révolution continue
  17. Parti d'une Égypte forte [Abdel Aboul FOTOUH]
  18. Alliance de la révolution continue
  19. Front de salut national (FSN), créé en novembre 2012
  20. Tamarod soutenu par les forces politiques suivantes : le shayfeencom, le mouvement Kefaya Movement, le Front de Salut National constitué fin 2012 et le mouvement révolutionnaire de la jeunesse du 6 Avril.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Égypte : Morsi retenu par l'armée, le juge Mansour prête serment, Le monde, 4 juillet 2013
  2. Reports : Morsi under house arrest, military coup underway in Egypt, sur HotAir. Consulté le 3 juillet 2013
  3. « Égypte : des législatives en février-mars », in Le Figaro, samedi 9 / dimanche 10 novembre 2013, page 8.
  4. Samuel Forey, « En Égypte, le régime harcèle les démocrates », in Le Figaro, samedi 30 novembre / dimanche 1er décembre 2013, page 9.
  5. https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/eg.html

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]