Politique d'une seule Chine

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La politique d'une seule Chine ou principe d'une seule Chine (chinois simplifié : 一个中国 ; chinois traditionnel : 一個中國 ; pinyin : yī gè Zhōngguó) est une position politique de la République populaire de Chine selon laquelle la Chine est Une et unie. Selon ce principe, Hong Kong, Macao, Taïwan, le Tibet, et Xinjiang feraient partie de cette Chine unifiée.

La Chine refuse les échanges diplomatiques et commerciaux avec les pays opposés au principe d'une seule Chine. La plupart des pays de la communauté internationale ainsi que des organisations internationales (ONU...) soutiennent cette politique.

Des critiques sont émises par certains représentants des pays concernés par la politique, comme le dalaï-lama (qui n'est pas reconnu comme représentant par la Chine) ou Taïwan. Elles reposent notamment sur la non-application des droits de l'homme par le gouvernement chinois, son manque de démocratie et le fait que la République populaire de Chine ne soit pas un État de droit.

L'inauguration de la ligne ferroviaire Qing-Zang assurant l'intégration du Tibet dans les transports chinois fut critiquée dans la mesure où elle accentuerait la sinisation du Tibet.

Position de la République populaire de Chine[modifier | modifier le code]

La République populaire de Chine a posé le principe d'une seule Chine et demande à tout pays qui veut entretenir des relations diplomatiques et économiques avec elle de cautionner activement ce principe.

Position des régions concernées par la politique d'une seule Chine[modifier | modifier le code]

Point de vue de Taïwan[modifier | modifier le code]

Si depuis la prise de pouvoir du parti communiste chinois en 1949, le Kuomintang (parti nationaliste chinois) de la République de Chine s'est vu de facto réduit à gouverner sur l'ile de Taïwan, il a toujours conservé Nankin comme capitale administrative officielle et a toujours partagé avec le PCC la vision d'une seule Chine, ne divergeant que sur qui la gouverne.

Durant une courte période (2000 à 2008), le Minjindang (Parti démocrate progressiste PDD, parti indépendantiste) a eu le pouvoir sur la République de Chine et a voulu renommer la République de Chine en République de Taïwan, via un référendum en 2008. La majorité des Taïwanais ont refusé ce changement. Ce parti a poussé à l'indépendance du Tibet et de la Mongolie intérieure.

La Kuomintang, qui a repris le pouvoir sur l'île en 2008 à la présidence et au parlement et a été réélu en janvier 2012 à ces deux postes est partisan du rapprochement entre les deux rives du détroit de Formose et a œuvré dans ce sens dès sa prise de pouvoir en 2008. Le Kuomintang fait partie du courant visant « Une Chine, deux systèmes ». Il a signé des accords d'ouverture entre les deux gouvernements, les citoyens des deux régions peuvent désormais passer librement d'une partie à l'autre et de nombreuses lignes aériennes et maritimes font des liaisons quotidiennes. Des accords de libre échange ont également été mis en place. Pour le gouvernement du Kuomintang, qui avait reconquis le Tibet en 1912, le Tibet et la Mongolie intérieure sont indissociables du territoire chinois.

Point de vue du dalaï lama[modifier | modifier le code]

Le 14e dalaï lama se considère comme autorité légitime des Tibétains et du Tibet[réf. nécessaire]. Toutefois, depuis 1979, il ne demande plus l'indépendance mais une autonomie réelle du Tibet au sein de la République populaire de Chine, en se basant sur la Constitution de la République populaire de Chine, laissant à la Chine la sécurité extérieure et la politique étrangère.

Position des autres pays du monde[modifier | modifier le code]

Un soutien massif[modifier | modifier le code]

La plupart des pays (environ 160) soutiennent la politique d'une seule Chine à condition que la réunification soit faite, si possible, de façon pacifique. Sans ce soutien, la Chine n'autorise aucune relation commerciale ou diplomatique. La majeure partie des pays ne demandent donc pas l'application des droits de l'homme afin de bénéficier de la croissance économique du marché chinois. Certains pays restent neutres vis-à-vis de la politique d'une seule Chine car ils entretiennent des relations diplomatiques et commerciales avec Taïwan[réf. nécessaire][1].

Quelques réserves parmi les pays « adhérant » au principe d'une seule Chine[modifier | modifier le code]

(brèves AFP)

  • USA : Condoleezza Rice a émis des réserves quant à la politique d'une seule Chine. La loi antisécession a été jugée « regrettable ».

Organisations et alliances internationales reconnaissant la politique d'une seule Chine[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]