Politique étrangère de la Papouasie-Nouvelle-Guinée

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Politique en Papouasie-Nouvelle-Guinée

La politique étrangère de la Papouasie-Nouvelle-Guinée reflète l'histoire et la géographie de ce pays océanien. La Papouasie-Nouvelle-Guinée maintient ses relations diplomatiques les plus proches avec l'Australie (ancienne puissance coloniale) et les pays mélanésiens. Il y a, par contre, relativement peu de contacts diplomatiques entre la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le seul pays frontalier : l'Indonésie.

La Papouasie-Nouvelle-Guinée entretient des relations diplomatiques avec 56 États. Outre son haut-commissariat à Londres, une mission permanente auprès de l'Union européenne à Bruxelles, une ambassade à Washington et une mission permanente auprès des Nations unies à New York, toutes les ambassades papoues se trouvent en Océanie (Canberra, Suva, Wellington, Honiara) et en Asie (Beijing, Jakarta, Tokyo, Kuala Lumpur, Manille).

En outre, la Papouasie-Nouvelle-Guinée est membre de diverses organisations régionales, dont la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (APEC), le Forum régional de l'ASEAN, la Communauté du Pacifique Sud, le Forum des îles du Pacifique et le Groupe mélanésien Fer de lance.

Sous le gouvernement de Sir Michael Somare, la Papouasie-Nouvelle-Guinée s'est évertuée à focaliser l'attention de la communauté internationale sur des problèmes tels que le changement climatique et la déforestation.

Relations bilatérales particulières[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

Un traité signé avec les États-Unis autorise les navires américains à pêcher dans les eaux papoues, en échange d'une aide américaine au développement[1]. Les relations avaient initialement été tendues en raison de la pêche illégale pratiquée par des navires américains.

En décembre 2007, à la conférence internationale de Bali sur le changement climatique, le délégué de Papouasie-Nouvelle-Guinée interpelle la déléguée américaine : « Nous souhaitons que vous nous guidiez. Mais si, pour quelque raison que ce soit, vous n'êtes pas disposés à le faire, alors au moins laissez-nous faire. S'il vous plaît, ôtez-vous de notre chemin. » [2],[3],[4] Cette remarque est reçue avec un tonnerre d'applaudissements, et la presse internationale s'en empare, suggérant qu'il faut y voir la clef du revirement (cinq minutes plus tard) de la position américaine.

Fidji[modifier | modifier le code]

En novembre 2005, il s'avère que des mercenaires fidjiens opèrent sur l'île de Bougainville, où ils apportent des armes et un entraînement au combat à des rebelles. En conséquences, les relations diplomatiques se refroidissent entre Port Moresby et Suva.

Australie[modifier | modifier le code]

En 2006, « l'affaire Julian Moti » empoisonne durablement les relations entre Port Moresby et Canberra, et le premier ministre papou Michael Somare se voit interdit d'accès en Australie. En décembre 2007, les relations entre les deux pays semblent s'améliorer[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hearing on International Treaty Agreements (POPS, PIC, Albacore Tuna, South Pacific Tuna Access, and Polar Bear)
  2. TheStar.com | World | U.S. backs down after needling
  3. Nation & World | U.S. reversal leads to Bali climate accord | Seattle Times Newspaper
  4. In U-turn, U.S. agrees to global warming deal - CNN.com
  5. Solomons sacking ends chill - National - theage.com.au