Politique étrangère de l'Azerbaïdjan

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Politique en Azerbaïdjan
Image illustrative de l'article Politique étrangère de l'Azerbaïdjan

L’Azerbaïdjan est membre entre autres des Nations unies, de l'OSCE, du partenariat de l'OTAN pour la paix, du Conseil de partenariat euro-atlantique, de l'Organisation mondiale de la santé, de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, du Conseil de l'Europe, du Conseil turcique, du Traité sur les forces conventionnelles en Europe, de la Communauté des démocraties, du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.

Relations bilatérales[modifier | modifier le code]

Missions diplomatiques de l'Azerbaïdjan.

166 états ont établi des relations diplomatiques avec l'Azerbaïdjan. 52 ambassades, 2 consulats généraux et 11 missions diplomatiques et bureaux de représentation sont établis à Bakou. L'Azerbaïdjan dispose d'ambassades dans 56 pays et 9 consulats généraux dans 7 pays.

Arménie[modifier | modifier le code]

Les relations avec l'Arménie sont très conflictuelles en raison de la question du Haut-Karabagh, république autoproclamée en sécession de l'Azerbaïdjan à majorité arménienne. Il n'existe pas de relations diplomatiques officielles entre les deux États qui sont dans un état de guerre depuis la fin de la guerre du Haut-Karabagh de 1988-1994, quand une trêve a été négociée par la Russie le 12 mai 1994. Le Haut-Karabagh maintient son indépendance de facto. Le visa d'entrée en Azerbaïdjan est systématiquement refusé à tout citoyen arménien et à toute personne d'origine arménienne[1]. Il est également refusé à toute personne détentrice d’un visa délivré par les autorités du Haut-Karabagh ou d’un tampon signalant un séjour au Haut-Karabagh, ou encore dans l’une des sept régions occupées d’Azerbaïdjan. Cela se traduit par une interdiction permanente d'entrée en Azerbaïdjan[2].

France[modifier | modifier le code]

Alors que l’Azerbaïdjan proclame son indépendance le 31 août 1991, la France est le deuxième pays à la reconnaître, le 31 décembre 1991. Moins d’un an plus tard, en 1992, l’hexagone y ouvre une ambassade à Bakou, la capitale. Depuis, les deux pays se rapprochent économiquement culturellement et politiquement. Le Président azerbaïdjanais Ilham Aliyev choisit la France comme destination de sa première visite officielle à l’étranger en janvier 2004. Une visite qui sera suivie de nombreuses autres. La France est coprésidente du Groupe de Minsk de l’OSCE, pour une solution pacifique au conflit qui oppose l’Azerbaïdjan et l’Arménie, le conflit du Haut-Karabagh. Elle joue également un rôle majeur dans les collaborations entre l’Union européenne et l’Azerbaïdjan, ceci dans le cadre de la politique européenne de voisinage[3].

Géorgie[modifier | modifier le code]

L'Azerbaïdjan a une ambassade à Tbilissi. La Géorgie a une ambassade à Bakou. Les deux pays sont d'anciennes républiques de l'Union soviétique et sont membres à part entière du Conseil de l'Europe, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et l'Organisation de la Coopération économique de la mer Noire (CEMN). Les deux pays sont parmi les membres fondateurs de la GUAM.

Le président géorgien Mikheïl Saakachvili a déclaré en 2011 dans une interview « quiconque s'oppose à l'Azerbaïdjan et la Géorgie est un ennemi de nos deux pays » à propos des relations bilatérales[4].

Iran[modifier | modifier le code]

Les relations avec l'Iran sont également fortes. Malgré la différence idéologique entre les deux pays, l'Iran étant un État théocratique et l'Azerbaïdjan un État laïc, l'Iran s'est rapproché du pays en raison de la présence d’une forte minorité azéri d'environ 12,6 millions de personnes en Iran. Bien que les deux nations ont une histoire commune (l'Azerbaïdjan fut une partie de l'Iran avant la conquête russe en 1800) et sont tous deux chiites, contrairement aux Turcs qui sont principalement sunnites, l'Azerbaïdjan veut conserver sa relation privilégiée avec la Turquie tout en cultivant des relations étroites dans de très nombreux domaines avec l'Iran.

Israël[modifier | modifier le code]

L'Azerbaïdjan est le seul pays de majorité musulmane (chiite) à entretenir des relations diplomatiques avec Israël depuis son indépendance. Les relations diplomatiques bilatérales ont été officialisées dés le 7 avril 1992.

Roumanie[modifier | modifier le code]

Russie[modifier | modifier le code]

Turquie[modifier | modifier le code]

Les relations avec la Turquie ont toujours été très fortes. Les deux pays ont des langues et des cultures similaires (en fait, la langue azéri et la langue turque sont mutuellement intelligibles), une histoire partagée et un ennemi commun, l'Arménie. Précédemment, en 1993, en pleine guerre du Haut-Karabagh, la Turquie avait, pour soutenir son allié azerbaïdjanais, décidé de fermer ses 268 km de frontière commune avec l'Arménie[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Azerbaijan Country Page », sur National Conference on Soviet Jewry (NCSJ).
  2. (en) « Consular Issues - Visa Section », sur The Embassy of the Republic of Azerbaijan in Romania.
  3. Ayaz Godjaev, Les relations contemporaines franco-azerbaïdjanaises,‎ 1999, p. 52
  4. (en) Whoever Opposes Azerbaijan is Georgia’s ‘Enemy,’ Says Saakashvili, Asbarez.com, 4 août 2011
  5. (fr) « L'Arménie suspend l'accord passé avec la Turquie », sur http://www.france24.com,‎ 22 avril 2010 (consulté le 2 janvier 2011)

Articles connexes[modifier | modifier le code]