Police du Maroc

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Police du Maroc
Sceau de la Police marocaine
Sceau de la Police marocaine

Création 16 mai 1956[1]
Type Police nationale
Siège Rabat, Drapeau du Maroc Maroc
Langue(s) arabe, berbère, français
Budget 618 millions de MAD (budget 2007)[2]
Effectifs 46 000 (2007)[3]
Directeur général de la sûreté nationale Bouchaib Rmail
(depuis le 8 février 2012)
Affiliation(s) Ministère de l'Intérieur

La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), communément connue sous le nom de Sûreté nationale (arabe : الأمن الوطني), est le principal corps de la police nationale du Maroc. Elle a été fondée le 16 mai 1956[1] par le roi Mohammed V. Elle est placée sous la tutelle du Ministère de l'Intérieur.

Missions[modifier | modifier le code]

La Sûreté nationale est chargée d'appliquer l'ordre public conformément à la loi marocaine. Elle travaille en collaboration avec la Gendarmerie royale marocaine.

Corps de la DGSN[modifier | modifier le code]

La police du Maroc est organisée comme suit :

Histoire[modifier | modifier le code]

Anciens dirigeants[modifier | modifier le code]

Nom Début mandat Fin mandat
Général Kadiri 1979 1983
Hamid El Boukhari 1983 1988
M hamed Dryef 1989 1990
Général Ouazzani 1990 1993
Ahmed El Midaoui 1993 1997
Hafid Benhachem 1997 2003
Hamidou Laanigri 2003 2006
Charki Draiss 2006 2012

Groupes urbains de sécurité[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Les Groupes urbains de sécurité (GUS appelés communément Croatia) furent une réminiscence de la police spéciale chargée du contrôle urbain, et appliquant les principes des "forces rapides d'intervention".

Les GUS furent créés par la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) le 17 octobre 2005. Leur création répondait à un principe général : Les Forces de police, plus près de vous pour votre sécurité.

En octobre 2006, les GUS comprenaient entre 4 000 et 5 000 agents[4].

Les GUS furent d'abord considérés comme des unités de premier secours et leurs membres parlaient l'anglais. Chaque GUS était attaché à un arrondissement déterminé. En tant qu'unité de police auxiliaire, les GUS, par exemple, n'avaient pas le droit de confisquer un permis de conduire ou d'établir de rapports officiels.

Les GUS furent équipés de vans Peugeot et motos Honda. Ils étaient surnommés « Croatia » en raison de leurs coiffes décorées de carrés rouges et blancs similaires au drapeau de la Croatie[5]

Démantèlement[modifier | modifier le code]

Alors même que plusieurs étaient satisfaits du combat efficace de ces unités contre le crime, plusieurs voix considérèrent l'unité comme un outil de répression et critiquèrent sa violence. La corruption fut une autre accusation contre cette unité dans un univers policier souffrant d'une image négative dans le pays en général.

Exactement un an après sa création, le 16 octobre 2006, ce corps a été dissous. Le GUS comprenait alors 6 groupes. Ceci résulta des réformes engagées dans le domaine de la police et des forces armées.

Les membres de GUS doivent être redéployés vers d'autres départements de la police comme la police criminelle et judiciaire.

Affaires célèbres[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Sûreté nationale : 52 ans au service de la nation et du citoyen », maroc.ma, 15 mai 2008.
  2. « Chakib Benmoussa: 618 millions dh consacrés en 2007 au renforcement des moyens de travail de la police », maroc.ma, 9 novembre 2006.
  3. Abdelhak Najib et Karim Serraj, « La police de proximité est née », La Gazette du Maroc, 24 février 2004.
  4. Karim Douichi, « Les GUS partent, la police nationale reste », Le Matin, 16 octobre 2006.
  5. I.B., « Groupes Urbains de Sécurité », Finances News Hebdo, 5 mai 2005.