Pokémon (série de jeux vidéo)

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Pokémon

Logo de la franchise Pokémon

Logo de la franchise Pokémon

Éditeur Nintendo
The Pokémon Company
Développeur Game Freak
Distributeur Nintendo
Personnalité clé Satoshi Tajiri
Ken Sugimori
Genre

Jeu de rôle (Série principale)

Plate(s)-forme(s)

Game Boy
Game Boy Color
Game Boy Advance
Nintendo DS
Nintendo 3DS
Nintendo 2DS

Site officiel http://www.pokemon.com/fr/

La série de jeux vidéo Pokémon est un ensemble de jeux vidéo de rôle basé sur la franchise japonaise Pokémon. Elle commenca en 1996 au Japon avec Pocket Monsters Rouge et Vert. Le duo de jeu y fit un tel succès qu'il fut décliné successivement en deux autres versions (version bleue et version jaune), puis traduit à travers le monde. Au total, le duo de jeux se vendit à plus de 31 millions d'exemplaires, ce qui en a fit en 1999, la seconde meilleure vente de jeux vidéo. Grâce à ce nombre record de vente, la Pokémania était lancée.

Tandis que le développeur Game Freak se voyait concevoir Pokémon jusqu'à la seconde génération comprenant Pokémon Or, Argent et Cristal au début des année 2000, l'équipe continua. Dans les jeux principaux sur console portable de Nintendo, Pokémon Rubis, Saphir et Émeraude sorti en 2002, suivi par Pokémon Diamant, Perle et Platine en 2006, Pokémon Noir et Blanc en 2010, Pokémon Noir 2 et Blanc 2 en 2012, et Pokémon X et Y en 2013. Deux rééditions sont également sorties en 2004 et 2009 et se nomment respectivement Pokémon Rouge Feu et Vert Feuille et Pokémon Or HeartGold et Argent SoulSilver. Une troisième réédition sortira en 2014 et se nommera Pokémon Rubis Oméga et Saphir Alpha.

Il s'agit de l'une des séries les plus prolifique de tous les temps en termes de vente, s'étant écoulé à plus de 215 millions d'exemplaires en octobre 2010 et en comptant les ventes des versions noire et blanche de la série, sorties fin 2010 au Japon, et début 2011 dans le reste du monde.

Historique[modifier | modifier le code]

Genèse[modifier | modifier le code]

Satoshi Tajiri était durant son enfance un collectionneur d'insecte, comme de nombreux enfants au Japon. Il prit le surnom de « Dr Bug », traduisible par « docteur insecte ». La légende voudrait qu'en voyant un insecte sur un câble link reliant deux Game Boy, Satoshi eu l'idée des monstres à capturer[1].

En modélisant les Pokémon, Satoshi Tajiri avait deux motivations. La première était de créer un jeu difficile mais jouable qui susciterait l'imagination des enfants. La seconde était de donner aux enfants un moyen de soulager le stress et de grandir dans une société post-industrielle[2],[3].

Il crée avec son ami Ken Sugimori les Capsule Monster en 1990[4]. Les premières espèces de Pokémon créées sont Rhinoféros (Rhydon), Mélofée (Clefairy) et Lokhlass (Laprass)[5],[6]. Pokémon a été divisé en deux jeux d'après une idée de Shigeru Miyamoto afin que les jeux communiquent mieux[7].

À l'origine, les jeux Pokémon devaient être éditées uniquement au Japon en deux valves de deux jeux[8]. Dans l'idée des concepteurs, les jeux Vert et Rouge, puis les jeux Or et Argent étaient les seuls jeux à concevoir. Ensuite, la licence se terminerait, à l'aube des années 2000[8].

Première génération[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pokémon Rouge et Bleu.

Initialement prévus pour octobre 1995[8], Pokémon Rouge et Bleu sortent le 26 février 1996 au Japon sur la vieille Game Boy de Nintendo.

Poketto monsutaa sort en 1996 au Japon sur Game Boy. Comme une autre société détient les droits du nom Monster In My Pocket aux États-Unis, le nom raccourci Pokémon, déjà utilisé au Japon devint le nom officiel.

Au final, les jeux comportent 151 Pokémon[9] et se déroulent dans la région de Kanto.

Deuxième génération[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pokémon Or et Argent.

Les version rouge et verte à peine sorti, les développeurs commençaient à programmer Pokémon Or et Argent, les jeux furent rapidement ralenti par le développement des versions bleues et jaunes, et par l'exportation vers l'Occident des jeux Pokémon Rouge et Bleu[8].

Sortis en 1999 au Japon puis en 2000 en Amérique du Nord et enfin en 2001 en Europe Pokémon Or et Argent ramènent cent nouveaux Pokémon, portant leur nombre à 251[10], de nouvelles attaques, de nouveaux dresseurs, de nouvelles options[11] et une nouvelle région: Johto, le jeu permet d'accéder aussi à la région de la 1re génération qui est Kanto.

Troisième génération[modifier | modifier le code]

Surnommée la « génération advance », la troisième génération débutée en 2002 au Japon et en 2003 dans le reste du monde se compose des jeux Pokémon Rubis, Saphir, Émeraude et des rééditions des jeux de la 1re génération Rouge Feu et Vert Feuille. La totalité des jeux se jouent sur la console portable Nintendo Game Boy Advance. Le nombre de Pokémon s'élève à 386 et se déroule dans la région de Hoenn pour les versions Rubis, Saphir et Émeraude.

Quatrième génération[modifier | modifier le code]

Cette génération qui a débutée en 2006 au Japon et en 2007 dans le reste du monde se compose des jeux Pokémon Diamant, Perle, Platine et des rééditions des jeux de la 2nde génération Pokémon Or HeartGold et Argent SoulSilver. Les jeux se jouent désormais sur Nintendo DS. Le nombre de Pokémon s'élève à 493 et la trame des jeux Diamant, Perle et Platine se déroule dans la région Sinnoh.

Cinquième génération[modifier | modifier le code]

En 2010 au Japon et en 2011 pour le reste du monde apparait la 5e génération de Pokémon et elle se compose des jeux Pokémon Noir et Blanc ainsi que de leur suite Pokémon Noir 2 et Blanc 2. Les jeux sortent sur Nintendo DS. Le nombre de Pokémon s'élève à 649 et les 4 versions se déroulent à Unys qui est une représentation de New York.

Sixième génération[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pokémon X et Y.

Pokémon X et Pokémon Y ont été dévoilés au cours d'un Nintendo Direct spécial par Satoru Iwata, le président de Nintendo, le 8 janvier 2013. Les versions sont sorties sur la Nintendo 3DS le 12 octobre 2013 en même temps pour le monde entier (sauf exception), ce qui est une première.

Les jeux portent la bande de Pokémon à plus de 700[12]. L'histoire se déroule à Kalos, une représentation de la France.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Système de jeu de Pokémon.

Les jeux Pokémon sortis en France sont tous intégralement traduits en français, à l'exception notables des cartouches de jeu Pokémon mini (qui ne présentent cependant que peu de texte).

Selon Ken Sugimori, les jeux Pokémon ne sont pas réservés aux enfants ; les jeux peuvent se jouer à n'importe quel âge. La série offre de plusieurs possibilités tactiques, comme de nombreux jeux vidéo de rôle[13].

Série principale[modifier | modifier le code]

Solo[modifier | modifier le code]

Interface de Pokémon Or et Argent lors d'un combat Pokémon.

Depuis les premiers jeux, le système de jeu n'a pas réellement changé. Junichi Masuda explique que les jeux peuvent être comparés au football ou au basketball où au fil du temps le système de jeu reste le même mais que les règles peuvent changer[14]. Quelle que soit la version ou la génération, le principe est toujours le même : le protagoniste traverse un monde, capture des Pokémon, obtient le titre ultime de « Maître Pokémon » et défait une organisation criminelle[15]. Le but ultime reste de capturer la totalité des Pokémon du monde afin de compléter la totalité du Pokédex.

Dans les deux premières versions, Bleu et Rouge, l'histoire est celle d'un jeune garçon, Red, incarné par le joueur (ce personnage change dans d'autres versions où le joueur a même la possibilité de choisir son sexe). Red reçoit du professeur Chen son premier pokémon, qu'il choisit entre Carapuce, Bulbizarre et Salamèche, ainsi qu'un Pokédex, sorte d'encyclopédie électronique servant à consigner les informations reçues sur les Pokémon. Le joueur se lance ensuite dans un grand voyage où il aura plusieurs buts :

  • Attraper des Pokémon sauvages grâce à des balles spéciales appelées Poké ball, qui se déclinent en plusieurs types selon leur puissance (les Super Ball, les Hyper Ball, ...).
  • Faire combattre ses Pokémon pour faire monter leur niveau.

Le jeu développe ainsi un type de gameplay de jeu de rôle relativement peu exploité jusqu'alors et basé sur deux piliers :

  • Le joueur doit essayer de trouver toutes les créatures Pokémon, ce qui met en avant le plaisir de la recherche et de la collection. On peut les rencontrer selon certains paramètres, qui varient selon les versions : emplacement géographique, heure du jour ou de la nuit, type d'élément (sur terre ferme ou dans la mer), etc. On peut aussi les échanger avec d'autres joueurs. En fait, des échanges entre des joueurs possédant chacun une des deux versions (qui sortent par paires) sont indispensables pour collecter tous les pokémon.
  • Les entraîner et les faire évoluer par le combat selon le procédé de la montée en puissance, largement exploité dans les jeux de rôle mais particulièrement fin et développé ici.

De plus, le joueur ne dirige plus directement une équipe de personnages (comme dans les Final Fantasy par exemple) mais un « dresseur Pokémon » qui gère les monstres de son équipe. Il ne peut cependant en porter avec lui qu'un nombre limité, les autres étant stockés. Il faut donc entraîner différentes sortes de Pokémon (faire du levelling) en fonction des différentes stratégies à adopter lors des combats.

En effet, la stratégie est aussi un élément important du jeu. Les combats se déroulent sous forme de tours. Chaque tour, le dresseur a plusieurs possibilités:

  • Utiliser une des capacités de son Pokémon pour attaquer le Pokémon adverse et faire baisser ses points de vie.
  • Utiliser une autre capacité, soit pour renforcer ses propres paramètres (vitesse, précision...), soit pour faire baisser ceux de l'adversaire. Il existe aussi des capacités pour endormir le Pokémon adverse, l'empoisonner, le brûler, etc.
  • Le dresseur peut utiliser un objet pour soigner son Pokémon ou le réveiller s'il est endormi par exemple.
  • Le joueur peut aussi choisir de changer de Pokémon et de le remplacer par un autre plus apte au combat.
  • Enfin, le joueur peut choisir de s'enfuir. Cette option n'est envisageable que contre un Pokémon sauvage. Lors d'un combat contre un autre dresseur, cette possibilité est désactivée.

Le choix du Pokémon, outre son niveau, est important de par son élément. En effet, chaque Pokémon appartient à un – parfois deux – élément ou type particulier. Il en existe au total 18 différents dont le type eau, feu, plante, roche, électrique, psychique, combat, insecte, vol... Chaque élément a ses forces et ses faiblesses : par exemple, l'eau est efficace contre le feu, qui est fort contre la plante, qui l'est à son tour contre l'eau. Le jeu s'apparente donc à une sorte de pierre/feuille/ciseaux plus complexe, car chaque élément n'a pas qu'une force ni qu'une faiblesse (l'eau, en plus de battre le feu, est aussi forte contre les Pokémon de type sol et roche), et où l'élément ne fait pas tout. Un Pokémon eau peut très bien battre, avec une bonne stratégie, un Pokémon plante.

Le jeu se déroule à la manière d'un jeu de rôle japonais classique : plusieurs villages et donjons sont présents sur la carte, au début du jeu presque toutes les routes reliant les éléments la composant sont bloquées, mais, au fur et à mesure qu'il avance dans le jeu, le joueur débloque les itinéraires possibles. Les Pokémon sauvages se rencontrent sur les routes, ainsi que les dresseurs isolés. Il y a, par ailleurs, des salles spécialisées (des arènes), dans lesquels les dresseurs ont tous des Pokémon d'un même type. Le champion de l'arène, le dresseur le plus puissant, une fois vaincu, donne au joueur le badge de l'arène. Une fois les badges de toutes les arènes collectés, le dresseur peut avancer dans le jeu. Dans les versions Bleu et Rouge, par exemple, Red peut alors affronter le Conseil des 4, qui sont les dresseurs les plus puissants du jeu.

Connectivités[modifier | modifier le code]

Les différents jeux de même génération voire d'autres générations peuvent interagir entre eux[16]. Lors de la sortie de Pokémon Rouge et Vert au Japon, l'échange entre deux Game Boy grâce au câble link était inédit[16].

Pour compléter le Pokedex national (avoir tous les Pokemon sur un seul jeux) il est indispensable de faire des échanges avec des jeux d'autre génération Pokemon car chaque nouvelle génération ne permet pas de capturer dans la région tous les Pokemon des générations précédentes.

Série dérivée[modifier | modifier le code]

Il y a eu plusieurs régions à travers les jeux Pokémon. Kanto pour la première génération, Johto pour la deuxième, Hoenn pour la troisième, Sinnoh pour la quatrième, Unys pour la cinquième, et Kalos pour la sixième. D'autres régions ont aussi eu leur heure de gloire. Fiore dans Pokémon Ranger (3G) puis Rhode dans les Pokémon Colosseum et XD.

Colisée[modifier | modifier le code]

Donjon mystère[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Donjon mystère.

Les jeux Pokémon : Donjon mystère Rouge (sur GBA) et Bleu (sur DS) sont différents. Le joueur incarne un Pokémon après un long questionnaire après le lancement d'une nouvelle partie qui sert à déterminer le Pokémon qu'il va incarner. Le joueur peut dès lors construire une équipe avec le partenaire choisi en début de partie, et évoluer dans les donjons, les missions et combattre les boss, à l'instar des RPG classiques en plus de faire évoluer les Pokémons.

Ranger[modifier | modifier le code]

Un autre jeu, Pokémon Ranger sur DS, met en place des personnes capturant les Pokémons, les « Rangers », avec un « capstick ». Pour capturer les Pokémons, il faut faire tourner une boucle autour de ceux-ci, à l'aide du stylet de la Nintendo DS, jusqu'à ce que le Pokémon puisse être capturé.

Autres séries[modifier | modifier le code]

Des jeux vidéo Pokémon de flipper sont sortis, ainsi que divers types de jeux (puzzle, jeu de cartes, ...). Il y a aussi Pokémon Donjon Mystère Bleu et Rouge, sorti respectivement sur DS et sur GBA.

Il existe aussi un jeu en ligne appelé Pokémon NetBattle, jeu qui n'a rien à voir avec Nintendo, qui permet d'affronter d'autres personnes via internet. Un patch français est aussi disponible sur le net. Ce jeu en ligne permet de créer son équipe afin d'affronter d’autres joueurs dans des combats similaires à ceux de la Game Boy Advance.

Encore un autre jeu Pokémon Link! qui est un peu le genre de Tetris, il est sur DS.

Le Pokémon Ranch est une sorte de successeur de Pokémon Box sur GameCube (bien que les Pokémon déposés ne peuvent pas retourner dans une version Pokémon dont ils ne sont pas issus). Il est téléchargeable pour 1000 Wii Points sur le Wii Ware depuis le 20 mai 2008. Situé dans le menu de la Chaine Boutique Wii, il permet de stocker jusqu'à 1000 Pokémon des versions Diamant et Perle sur Nintendo DS. Des Pokémon spéciaux sont offerts à partir d'un certain seuil de Pokémon déposés atteints.

Conception[modifier | modifier le code]

Pour la commercialisation hors Japon, les jeux vidéo ont été traduits en cinq langues différentes : l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le portugais[17].

Liste de jeux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des jeux vidéo Pokémon.

Depuis la sortie des premiers jeux, les jeux Pokémon se jouent exclusivement sur les consoles de jeux de la marque Nintendo[18]. La licence de jeux Pokémon se composent de vingt-deux jeux de la série principale, rééditions comprises, et de plusieurs séries dérivées. En novembre 2014, la série s'étoffe de deux nouveaux jeux, ce qui portera leur nombre à vingt-quatre[N 1].

Liste des jeux principaux sur console portable Nintendo.
Génération Jeu Console Année de sortie
(Au Japon)
Première Pokémon Vert, Rouge, Bleu et Jaune Game Boy 1996
Deuxième Pokémon Or, Argent et Cristal Game Boy / Game Boy Color 1999
Troisième Pokémon Rubis, Saphir et Émeraude Game Boy Advance 2002
Pokémon Rouge Feu et Vert Feuille Game Boy Advance 2004
Quatrième Pokémon Diamant, Perle et Platine Nintendo DS 2006
Pokémon Or HeartGold et Argent SoulSilver Nintendo DS 2009
Cinquième Pokémon Noir et Blanc Nintendo DS 2010
Pokémon Noir 2 et Blanc 2 Nintendo DS 2012
Sixième Pokémon X et Y Nintendo 3DS 2013
Pokémon Rubis Oméga et Saphir Alpha Nintendo 3DS 2014

Marketing[modifier | modifier le code]

Publicité pour Pokémon Noir et Blanc d'une aubette en Allemagne.
Article détaillé : Pokémania.

Au Japon, Nintendo accepte l'idée de Satoshi Tajiri et le finance. Les jeux sortent au Japon sans marketing, tout se passe par le bouche-à-oreille[19]. La licence s'est dispersée à travers le monde. En France, Pokémon France est d'abord présenté sur le plan marketing et commercial le concept à la presse professionnelle et aux acteurs de la distribution. Les jeux ont bénéficié d'une campagne marketing accompagnée d'une campagne publicitaire télévisuelle[19]. Laurent Fischer, directeur marketing français puis européen de Nintendo relativise en expliquant que les jeux ne sont pas devenus un phénomène de société : « Ne me demandez pas quelle stratégie commerciale peut expliquer le succès des Pokémon : il n’y en a pas ! C’est avant tout un concept innovant qui aurait pu totalement se passer du marketing. Celui-ci n’a servi qu’à accélérer le succès[19] ». Selon Samuel Lepastier, « Les Pokémon sont surtout un symptôme de notre société, où l'on cherche d'abord à rendre les enfants consommateurs, pour trouver ensuite des alibis pédagogiques[20],[21] ».

Selon Aymeric de Guillomont, les personnages du jeu suivent un schéma actantiel. Le dresseur que le joueur contrôle est le sujet, les Pokémon sont les objets, puis les adjuvants. Ceux-ci lui permettent de l'aider dans sa quête pour obtenir le statut de « Maître Pokémon ». La réussite des jeux vidéo Pokémon peut être indu à cette relation entre le joueur et le dresseur quelconque, mais aussi grâce à la complexité des défis contrairement aux autres jeux[22].

Habituellement dans le sens inverse[23], la licence Pokémon s'est également décliné en série animée, en jeu de cartes, en films[24] et mais aussi en jouets (Rubik's Cube, balle rebondissante), en peluches, en objet de toute sorte comme une brosse à dents, ou un distributeur d'étiquettes[25]. Le profusion des produits annexes ont permis aux jeux de se vendre plus[8].

Selon une étude britannique, 7 % des enfants de quatre ans savent reconnaître les espèces de Pokémon. Ce chiffre arrive à 78 % à l'âge de huit ans[26].

Accueil et postérité[modifier | modifier le code]

La série s'est vendue à 52 millions d'exemplaires en 2001[19], 110 millions en janvier 2004[27], 143 millions en décembre 2005[28], 155 millions en janvier 2007[29], 197 millions en mai 2010[30] et 215 millions en octobre 2010[31]. En mai 2010, la série de jeux vidéo est classée onzième parmi d'autres par les lecteurs du Livre Guinness des records[32],[33]. La série est classée deuxième meilleur licence de jeu derrière Super Mario[29],[27], également propriété de Nintendo. Pokémon Rouge et Bleu rentre, en 2009, dans le Livre Guinness des records en tant que « meilleure vente de RPG sur Game Boy » et « meilleure vente de RPG de tous les temps »[34]. À leur sortie, les jeux réalisent la seconde meilleure vente mondiale avec plus de 31 millions de jeux vendus dans le monde[35],[36]. Ces jeux obtiennent la meilleure vente de l'année au Japon, en 1996 et en 1997[37]. Pokémon Noir et Blanc deviennent le meilleur démarrage au Japon avec plus de 2,6 millions d’exemplaires vendus en deux jours, dépassant les 2,5 millions d'unités vendues de Final Fantasy VIII[38]. Sur Game Boy, Game Boy Color et Game Boy Advance, les jeux vidéo Pokémon atteignent la première place des meilleures ventes de leur console respective[37].

Les jeux vidéo Pokémon se sont transformés en une licence qui rapporte, rien qu'en France, entre 40 et 90 millions d'euros en fonction des années[39]. Ces objets ont contribué à rendre les jeux populaires auprès des enfants, à le rendre inconsciemment réservés aux enfants. Lorsque ces objets auront disparu, Game Freak espère effacer cette « stigmatisation négative »[13].

Elle a développée une nouvelle sorte de jeu vidéo appelé les « Pokémon-like »[16]. Le principe de ces jeux est identique à celui de Pokémon. Le joueur doit capturer, entraîner et faire combattre ses monstres[40]. Certains sont développés sur console de jeu ou ordinateur, tandis que d'autres sont conçu pour fonctionner sur téléphone portable[41]. D'autres fans ont créé des jeux inspirés des jeux Pokémon. Il existe par exemple Pokémon Type Wild, un jeu de combat ; PokéMMO, un jeu de rôle en ligne massivement multijoueur et Pokémon Gemme, un jeu de rôle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Vingt-cinq pour le Japon comptant en plus Pokémon version verte exclusif à ce pays

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Biographie de Satoshi Tajiri », Éternia (consulté le 6 novembre 2012)
  2. (en) Anne Allison, « Portable monsters and commodity cuteness: Pokémon as Japan’s new global power », Postcolonial Studies, vol. 6, no 3,‎ 2003 (lire en ligne)
  3. (en) Anthony Y.H. Fung, Asian Popular Culture : The Global (Dis)continuity, Routledge,‎ 2013, 288 p. (lire en ligne), p. 201-202
  4. « 15 amazing Pokemon facts and secrets », The Official Nintendo Magazine,‎ 2012 (consulté le 6 novembre 2012)
  5. (en) « Creating the Pokémon », sur glitterberri.com,‎ 2011 (consulté le 13 novembre 2012)
  6. « Pokémon », Nintendo (consulté le 13 novembre 2012)
  7. « Pokémon 2 », sur glitterberri.com,‎ 2011 (consulté le 13 novembre 2012)
  8. a, b, c, d et e « Iwata Asks - Pokémon HeartGold Version & SoulSilver Version », Nintendo (consulté le 2 novembre 2012)
  9. ALS, « Dossier : la saga Pokémon (1ère partie) », Gamekult,‎ 2010 (consulté le 18 mars 2013), p. 2
  10. ALS, « Dossier : la saga Pokémon (1ère partie) », Gamekult,‎ 2010 (consulté le 18 mars 2013), p. 2
  11. « Monster In My Pocket: The Early History Of Pokémon », Games,‎ 2011 (consulté le 9 mars 2013), p. 2
  12. Jerem, « Quelques infos de plus pour Pokémon X et Pokémon Y », sur jeuxvideo24.com,‎ 2013 (consulté le 18 mars 2013)
  13. a et b « Monster In My Pocket: The Early History Of Pokémon », Games,‎ 2011 (consulté le 9 mars 2013), p. 3
  14. Thomas East, « Why Pokemon hasn't really changed - Masuda », The Official Nintendo Magazine,‎ 2012 (consulté le 23 novembre 2012)
  15. Retrospective: Pokemon, « Retrospective: Pokemon », sur theboar.org/,‎ 2013 (consulté le 13 mars 2013)
  16. a, b et c Dharn, « Le principe gagnant de Pokémon », sur jeuxvideo.com,‎ 2009 (consulté le 6 novembre 2012)
  17. (en) Koichi Iwabuchi, Recentering Globalization : Popular Culture and Japanese Transnationalism, Duke University Press,‎ 2002, 275 p. (lire en ligne), p. 94
  18. « Guide parental sur les Pokémon », Pokémon (consulté le 24 octobre 2012)
  19. a, b, c et d Isabelle Condou, « Les tops et les flops 2/11 : Pokémon : ils les ont tous attrapés ! », sur actionco.fr,‎ 2001 (consulté le 20 mars 2013)
  20. Chartier Claire, « Faut-il avoir peur des Pokémon? », L'Express,‎ 2000 (consulté le 23 mars 2013)
  21. Jacques Henno, Les Jeux vidéo, Cavalier Bleu, coll. « Idees Recues »,‎ 2002, 128 p. (ISBN 2846700370), p. 105
  22. Sébastien Genvo, Le game design de jeux vidéo: Approches de l'expression vidéoludique, L'Harmattan, coll. « Communication et Civilisation »,‎ 2006, 380 p. (ISBN 978-2747591034), p. 159
  23. Véronique Yvernault, « Au-delà du jouet », LSA,‎ 2012 (consulté le 21 mars 2013)
  24. Ben Radford, « Pokemon Panic », sur forteantimes.com,‎ 2001 (consulté le 3 novembre 2012)
  25. « Great Pokémon Collectibles », The Officiel Nintendo Magazine,‎ 2009 (consulté le 6 novembre 2012)
  26. François Cardinal, Perdus sans la nature : Pourquoi les jeunes ne jouent plus dehors et comment y remédier, Québec Amérique,‎ 2010, 201 p. (ISBN 9782764407752)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]