Poisson-clown à trois bandes

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Poisson-clown ocellé, Poisson-clown à trois bandes

Des poissons-clown à trois bandes se tiennent près d'une anémone de mer.

Le Poisson-clown à trois bandes ou Poisson-clown ocellé (Amphiprion ocellaris) est une espèce de poisson marin de la famille des Pomacentridés qui regroupe les poissons-clowns et les demoiselles.

Description[modifier | modifier le code]

Le Poisson-clown à trois bandes est un poisson de petite taille pouvant atteindre 11 cm de long.Son corps est d'apparence trapue, de forme ovale, comprimé latéralement et avec un profil arrondi[1]. Sa livrée est de teinte orange à rouge-brun, voire noire dans le secteur côtier du Territoire du Nord de l'Australie[2], avec trois larges bandes blanches bordées d'un fin trait noir. La première au niveau de la tête passe derrière l’œil. La seconde au centre du corps s'élargit en son centre en direction de la tête. La troisième cerne la base du pédoncule caudal. Toutes les nageoires sont bordées d'un fin trait noir[3]. Amphiprion ocellaris est souvent confondu avec Amphiprion percula qui possède exactement la même apparence à première vue mais qui se distingue par l'épaisseur des traits noirs bordant les nageoires et les bandes[4].

Distribution[modifier | modifier le code]

Cette espèce fréquente les eaux tropicales du centre du bassin Indo-Pacifiquesoit les îles Andaman et Nicobar,la Thaïlande, la Malaisie, le nord-ouest de l'Australie, l'Indonésie, les Philippines et jusqu'à Taiwan et les îles Ryukyu[5].

Habitat[modifier | modifier le code]

Le Poisson-clown à trois bandes apprécie les récifs coralliens et plus particulièrement les pentes externes ainsi que les lagons abrités jusqu'à une profondeur de 15 m[3]. Il peut vivre en association avec trois espèces d'anémone: Heteractis magnifica (Anémone magnifique), Stichodactyla gigantea (Anémone carpette) et Stichodactyla mertensii (Anémone de Mertens)[6].

Alimentation[modifier | modifier le code]

Amphiprion ocellaris est omnivore, il se nourrit d'algues , de petits crustacés benthiques et de zooplancton[6].

Comportement[modifier | modifier le code]

Le Poisson-clown ocellé a une activité diurne. Il est hermaphrodite protandre, c'est-à-dire que l'animal est d'abord mâle puis devient femelle, et vit en harem au sein duquel la hiérarchie est très marquée et basée sur l'agressivité physique constante du dominant envers les dominés. Il est territorial et lié à son anémone. Ce n'est pas un poisson nageur, il demeure toujours à proximité directe de son hôte et s'en éloigne d'à peine quelques mètres pour chercher sa nourriture[6]. Le mutualisme est le terme qui définit le type de relation associative entre l’anémone de mer et le poisson-clown. En effet, un mucus protecteur, développé depuis le stade larvaire, est réparti sur le corps du poisson et l'immunise contre le venin urticant produit par l’anémone. Le poisson trouve un abri au sein de l’anémone. En contrepartie le poisson-clown peut servir de leurre pour attirer des proies vers l’anémone et déparasiter cette dernière. Il peut aussi défendre son anémone contre des attaques de certains poissons pouvant brouter l’anémone comme les Poissons-papillons[6].

Aquariophilie[modifier | modifier le code]

Son comportement, son allure et sa résistance ont fait de ce poisson-clown un hôte très répandu des aquariums récifaux. Autre fait qui a concouru grandement à l'explosion des ventes de cette espèce pour l'aquariophilie réside dans le succès mondial du film des studios Disney Le Monde de Nemo sorti en 2003[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ewald Lieske et Robert F. Myers (trad. Yollande Bouchon-Navaro), Guide des poissons des récifs coralliens, Delachaux & Niestlé,‎ 2009 (ISBN 9782603016749)
  2. (en) Gerald R. Allen, Marine Fishes of Tropical Australia and South-East Asia, Western Australian Museum,‎ 1997 (ISBN 9780730987512)
  3. a et b EOL, consulté le 20 mai 2013
  4. Andreas Vilcinskas, La vie sous-marine des tropiques, Vigot, coll. « Guide Vigot De La Nature »,‎ 2002 (ISBN 2711415252)
  5. http://eol.org/pages/212597/details#distribution
  6. a, b, c et d Animal Diversity Web, consulté le 20 mai 2013
  7. C'est l'espèce Amphiprion percula qui a servie de modèle pour Nemo. Il est cependant fréquemment identifié — à tort — comme étant un individu de l'espèce Amphiprion ocellaris. A. percula et A. ocellaris sont en effet les deux espèces du Percula complex et se ressemblent beaucoup.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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