Plymouth (Angleterre)
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| Plymouth | ||||||
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| Administration | ||||||
| Pays | Royaume-Uni | |||||
| Nation | ||||||
| Comté | Devon | |||||
| Statut | Cité et Autorité unitaire (1928) | |||||
| Maire (Mayor) Mandat en cours |
Mary Aspinall |
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| Site web | Consulter | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Superficie | 79,78 km² | |||||
| Autres informations | ||||||
| Population | 249 900 hab. (2007) | |||||
| Densité | 3 132 hab./km² | |||||
Plymouth est une ville située dans le comté de Devon (sud-ouest de l'Angleterre), à 350 km au sud-ouest de Londres. Elle s'est développée à partir de la réunion de trois villes, Sutton, Devonport et Stonehouse. La population est estimée à 249 900 habitants (2007). Elle a le statut de Cité. Elle est localisée entre l'embouchure du fleuve Plym et celle de la rivière Tamar et est l'un des plus grands ports naturels du monde, le Sound de Plymouth. Ville exclusivement maritime, c'est la principale station navale d'Angleterre avec Portsmouth[1].
Sommaire |
[modifier] Bref historique
Les vestiges les plus anciens de la ville datent d'il y a plus d'un millénaire. Plymouth vient du nom de la rivière Plym, et de mouth ("embouchure"). La ville a un riche passé maritime. La ville s’appela Southtown (la « ville du sud »), depuis la conquête normande (1066) jusqu'au XVIe siècle. En 1339, au début de la guerre de Cent Ans, la ville est prise et pillée par une attaque de la marine française. En 1377, Plymouth subit une deuxième attaque dévastatrice mené par les navires de Jean de Vienne. Elle est de nouveau attaquée en 1403. Aussi est-elle fortifiée vers 1430, à la fin de la guerre de Cent Ans. Au XVIe siècle, appareillent de Plymouth Raleight, Drake, Grenville et Hawkins. Plymouth, très étendu, est alors un abri sûr pour la marine marchande qui en fait son port de prédilection (XVe-XVIe siècles), en attendant qu'il devienne aussi celui de la Royal Navy[1]. Sous le règne d'Élisabeth Ire, elle est la quatrième ville d'Angleterre après Londres, Bristol et York.
Son arsenal (fin XVIIe siècle) commence alors à abriter des installations immenses pour construire des vaisseaux de guerre : forges, chantier, magasins, mais aussi pour les armer, notamment Stonehouse (quartier de Plymouth), le Royal Victualling house, en granit de pierre de taille, véritable « magasin de vivre » et provisions de la marine[1]. A Devonport (autre quartier de Plymouth), le Dock Yard est un immense chantier de vaisseaux de guerre, à côté de la poudrière, de la fonderie de canons, de l'hôpital militaire. En 1643, pendant la guerre civile anglaise, Plymouth résiste à un siège de trois mois lancé contre elle par les partisans de Charles Ier. La citadelle est construite en 1670[1]. Guillaume III fait de Plymouth une place de guerre redoutable. En 1755, le phare de bois, planté sur un rocher au milieu de la mer, subit un incendie. Il est remplacé par l'actuel phare en granit d’Eddgstone-Lighthouse érigé de 1756 à 1759, en pleine guerre de Sept Ans[1]. Le célèbre brise-lame (breakwater) de 1 700 m de long, qui s'avance à trois milles de la côte, au milieu du détroit, est commencé en 1812 par l'ingénieur Rennie et 800 ouvriers. Le chantier est achevé en 1821 grâce à l'apport de deux millions de tonnes de pierres[1]. C'est de Plymouth qu'appareille en 1815 le Bellerophon qui conduit Napoléon à Sainte-Hélène. Au XIXe siècle, Plymouth Sound abrite les bâtiments marchands et Stonehouse Point est le point d'encrage des vapeurs[1].
Au XXe siècle, toujours port de pêche et d'escale en plus d'être l'une des principales bases de la Royal Navy, elle est très violemment bombardée par la Luftwaffe pendant la Seconde Guerre mondiale. Après la destruction des chantiers navals et du centre-ville durant le blitzkrieg de 1941, Plymouth est reconstruit dans un style austère sous la direction de l'architecte Patrick Abercrombie. Plymouth est aujourd'hui l'un des derniers chantiers navals de Grande-Bretagne. C'est encore la plus grande base navale en Europe de l'Ouest. Les sites importants de la ville sont la Citadelle, le chantier naval de Devonport et la Barbacane Royale d'où les émigrants (pilgrims) partirent pour le Nouveau Monde en 1620 à bord du Mayflower, où ils fondèrent la colonie de Plymouth et la ville homonyme.
[modifier] Monuments
Plusieurs monuments témoignent du rôle historique de Plymouth :
- la statue de Drake sculptée par Boehm,
- le Armada Memorial,
- le Naval War Memorial ou monument aux morts, où sont inscrits 22 443 noms.
[modifier] Jumelages
| Drapeau | Pays | Ville | Zone | Date |
|---|---|---|---|---|
| France | Brest | Bretagne | 1963[2] | |
| Pologne | Gdynia | Voïvodie de Poméranie | 1976[2] | |
| Russie | Novorossiisk | Krai de Krasnodar | 1990[2] | |
| Espagne | Saint-Sébastien | Communauté autonome du Pays basque | 1990[2] | |
| États-Unis | Plymouth | Massachusetts | 2001[2] |
[modifier] Notes et références
- Michel Vergé-Franceschi, Dictionnaire d'Histoire maritime, collection Bouquins, éditions Robert Laffont, 2002, p.1149-1150.
- (en) Plymouth City Council - Twin towns du site web de Plymouth City Council
[modifier] Articles connexes
[modifier] Bibliographie
- Michel Vergé-Franceschi (dir.), Dictionnaire d'histoire maritime, Paris, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2002, 1508 p. (ISBN 2-221-08751-8).